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DIRECT DU MIN'BAR - ACHURA 1434 : Le jour J – celui du triomphe des Vertueux et de la désuétude des oppresseurs

Prêche de Masjidul Haràm à Makkah Al Mukarrama


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L’Imam de Saconnex à Genève s’est offusqué dans sa prêche des crises qui frappent la communauté Musulmane, prétextant des affrontements de cette semaine sur la bande de Gaza et qui ont causé la mort de plus de 150 personnes parmi les Palestiniens. Son argument est que l’espoir de la communauté de voir l’aide d’Allah survenir cale à la condition que l’ Aide d’Allah est assujettie à ce que les croyants aident d’abord dans le respect des règles de la religion (V.7, S.47) et qu’une fois l’Aide d’Allah acquise, nul ne peut les dominer (V.160, S.3). Il a donc parcouru les différents domaines de l’existence à l’échelle individuelle (soi) comme collective (famille, société et communauté) pour démontrer que notre attitude est très souvent aux antipodes de ce que Allah attend de nous – et donc point d’illusion de voir Allah venir au secours de la communauté. Mais, alors comment ne pas saisir cette occasion du ‘Âchurà pour rappeler la densité de son contenu et sa signification quant à la délivrance de bon nombre de prophètes dans leur parcours et mission (Vs 51 – 98, S.22).



DIRECT DU MIN'BAR - ACHURA 1434 : Le jour J – celui du triomphe des Vertueux et de la désuétude des oppresseurs
Le Qur’ân relate deux parmi les récits les plus illustratifs, les plus pédagogiques et les plus magnifiques (V.4, S.12) avec le prophète Mûsà (S.2, 6, 7, 10, 20, 26, 28,…) et le prophète Yûsuf, exclusivement à la S. 12. Au temple de la Tawhîd à Makkah, la prêche de ce jour s’est concentrée sur le premier, avec un accent particulier sur une dualité dialectique – le triomphe des vertueux combiné à la désuétude des oppresseurs (V.70, S.22). La beauté de l’Histoire du prophète Mûsà - qui a encore davantage été magnifiée par cette prêche - est qu’elle est non seulement riche de toutes sortes de récits (S. 20, S. 28) depuis avant sa naissance jusqu’à débarrasser l’Egypte d’un règne de plus de 400 ans d’oppression et d’ostentation , mais aussi regorge de tant de morale qui se résument à une maxime infaillible – Seul le Camp d’Allah triomphe ! Alors, rangeons-nous dans le camp d’Allah !

Le jour que célèbre la communauté des Croyants en cette (9ème jour de Muharram) veille de ‘Âchurà – heureuse coïncidence du Vendredi - est celui de la libération du peuple d’Egypte de la tyrannie de Pharaon, et ce grâce à la détermination du prophète Mûsà, aidé par son frère Hàrûn, son collègue Yûcha’ Ibn Nûn, et les rebelles légitimes à Pharaon que le Qur’ân décrit comme ‘un croyant dans la clandestinité parmi la famille de Pharaon’ (V. 28, S.40). Et voilà la preuve que lorsque les croyants aident la religion d’Allah dans le respect de Sa Voie, l’Aide d’Allah leur survient en retour et en puissance (Prêche de Genève).

Le 10ème jour (demain Samedi 25 Nov.) correspond à l’arrivée du Prophète Muhammad à Médine, et qui étalonne le calendrier musulman, remis à zéro des années après l’évènement, sur ordonnance de Seydina ‘Umar comme Amîrul Mûminîn. Toutefois - et c’est une des significations de l’anticipation de la Salàtu ‘alan-Nabiyy dans le monde divin, donc pré-existentiel – ce jour correspond aussi à la délivrance de bon nombre de prophètes dans leur mission et parcours. La Baraka du prophète avait été anticipée à toutes les échelles, y compris sur la plus importante - le temps/calendrier - par lequel Allah dit qu’Il Programme les évènements, Explicite les indices pour nous amener à la conviction que nous retournerons vers Lui (V. 6, S.13). Pourvu que ce soit avec Son Agrément (Vs 27 – 30, S.89).

Et l’Imam de s’attarder sur le récit le plus récurrent et le plus pédagogique du Qur’ân, celui du Prophète Mûsà (le nom le plus cité dans le Qur’ân parmi les prophètes, à plus de 130 fois) pour rappeler quelques Attributs d’Allah qui se manifestent dans les évènements et tout au long de l’histoire. La lecture qu’il a partagée est d’une pédagogie remarquable par rapport à l’exploration des significations des attributs d’Allah. En puisant principalement des S. 26, 28 et 20, il reprit quelques passages.

· (Vs 61 – 66, S.27) – pour rappeler que l’inquiétude humaine face au danger est naturelle, mais le croyant ne doit pas douter de l’imminence de la solution qu’offre Allah, puisque c’est Sa Promesse qu’Il s’est assujetti à lui-même (V. 103, S. 10) de sauver les vertueux et d’anéantir les plans des mafieux. Le peuple de Mûsà s’est cru perdu (ils allaient être noyés), Mûsà leur tient fermement malgré tout que Celui qui l’a mis en scelle ne trahit jamais et qu’une indication est en voie. Allah Ordonna à Mûsà de poser son bâton sur la berge, et le résultat est connu, Allah sauva le peuple qui était avec son prophète. Remarquez les attributs d’Allah qui se manifestent dans cette séquence !

· (Vs 5 – 13, S. 28) – pour davantage illustrer la prédominance du Plan d’Allah sur tout autre, et surtout sur la tournure dramatique que peut prendre les évènements sous son ordre, en faisant des opprimés d’hier les héritiers du trône (aussi dans l’histoire de Yusuf, ou encore à travers tous ces dénouements du printemps Arabe en Egypte – oui encore l’Egypte !, en Tunisie, en Libye et aussi lors des dernières élections présidentielles au Sénégal). Comment Allah installe les opprimés d’hier (V.5) au sommet de l’héritage de leurs oppresseurs ! Pharaon avait anticipé la prédiction des mages que celui qui le détrônera allait naître pendant ces années, et il ordonna l’assassinat de près de 500 mille bébés garçons durant une décennie. El Hadj Ibrahim Sakho – qu’Allah lui ajoute de la Nûr - a relaté ce passage de l’histoire de Mûsa mieux que quiconque, en faisant remarquer que Mûsà a atterri dans la cour de Pharaon et y a été élevé comme un prince, alors que Pharaon avait ordonné de tuer tout bébé garçon dans le pays avec un dispositif presqu’infaillible. Et Allah de démontrer sa Puissante Sagesse – ‘Aziz Hakîm (à inspirer la maman de Mûsà de le poser sur le fleuve Nil), Sa Protection (à veiller sur lui), Sa Suprématie sur les évènements (à décider de faire de lui un Prophète qui viendra dans 40 ans sauver ce peuple), Sa Bienveillance - à Rassurer sa maman de le retrouver pour l’allaiter tout en n’ayant plus le droit de le garder. Quelle combinaison de Capacités !

· (Vs 65 – 82, S.20) – pour une variété de thèmes, y compris la voie sans issue de la sorcellerie, des manigances et de toute autre pratique occulte ; de la non acceptation de la peur comme moyen de défense pour les envoyés d’Allah ; de l’assurance que les partisans d’Allah sont toujours au-dessus et nul ne peut les dominer, de la permanence de la promesse d’Allah de récompenser les vertueux, de pardonner à ceux qui commettent les pêchés et qui sollicitent son pardon aprés, de la veille d’Allah à l’exécution de la mission qu’Il confie aux prophètes en leur donnant les indications idoines en temps opportun (V.77), de la dialectique de la perdition pour tous ceux qui se rebellent contre Allah, contre ses prophètes et contre sa religion, de la tenue de Sa promesse d’aider ses partisans à triompher sur leurs ennemis, même si cela prend du temps (V. 80) et de la bonté incommensurable d’Allah de conditionner la terre pour qu’elle regorge de toute sorte de variété agricole, de Sa Bonté à inviter les populations à en consommer - mais sans esprit ostentatoire, sans gaspillage, sans reniement, et enfin de Réitérer sa Promesse de Pardon unilatéral (Ghafûr) pour ceux qui après faute se repentent, raffermissent leur foi et se reprennent (V.82).

Et l’Imam de tirer de cette belle histoire du prophète Mûsa quelques conclusions

· Le Tawakkul – recours ultime et absolu à Allah en toute circonstance par l’invocation sincère et pure (V.65, S.40), tel que démontré par le prophète Mûsà - et surtout par le Prophète Muhammad S’AwS lors de la bataille de Badr, pour laquelle les forces ennemies étaient 10 fois supérieures à ses troupes - et qui a vu le Secours d’Allah survenir du Ciel avec des bataillons d’anges comme combattants (V.123, S.3).

· La foi à l’Ouverture (Fath) par Allah en toute circonstance. Allah rassure que si vous cherchez l’ouverture, Il vous la fera Parvenir (V.19, S.8). Le prophète Mûsa au vu de la Mer devant et des troupes farouches de Pharaon derrière a entendu le cri de son peuple qu’Il les a trahis en les menant à un piège ! Sa demande d’une ouverture (Fath, différent de miracle) fut immédiatement reçue et Allah (V.63, S.27) à la dimension de ses attentes. Ibn ‘Abbàs raconte que le terme kullu firqin – correspond à 12 voies qui se sont ouvertes sur la mer rouge pour chacune des équipes constituées lorsque Mûsà a tapé une fois sur la berge.

· La joie du croyant illustré par le devoir de reconnaissance suite à l’ouverture offerte par Allah (Vs 4 – 5, S.30) – enseigné par le prophète Muhammad lorsqu’il apprit que les juifs de Médine jeûnait ce jour pour rendre grâce à Allah d’avoir (i) sauvé Mûsà et (ii) fait périr Pharaon. Toute grâce de la part d’Allah doit être reconnu par le croyant par un acte d’adoration – pour garantir que la bénédiction d’Allah demeure dans son giron (Hadith). Donc l’adoration doit être pérenne sous toute forme !

· L’incontournable moment de vérité – face à Allah. Les signes de la Révélation s’adressent aux humains et à leur intelligence (V.21, S.59) pour les inviter à ne pas attendre le jour J avant de se voir contraint de reconnaître la toute-puissance ou la divinité d’Allah, et de voir leur attestation rejetée par Allah pour cause de forclusion (Vs 90 – 92, S.10). Pharaon a attendu de faire face à la toute-puissance d’Allah au milieu de l’océan lorsque Allah a ordonné la mer - qu’Il venait d’ouvrir pour sauver son prophète - de se refermer sur les injustes, pour reconnaître qu’il n y a de Divinité qu’Allah. Seulement, Allah n’a pas accepté sa Foi et a averti que pour quiconque, ce jour de vérité, aucune repentance, aucune attestation de foi, aucun ralliement ne sera accepté (V. 158, S.6). J’ai appris la semaine dernière une dame qui s’est converti à la Foi Islamique à 91 ans, elle a ainsi évité le jour J et semble être chanceuse !

Voilà peut-être une lecture inédite qu’a offert l’Imâm de Makkah ce Midi et qui démontre encore si besoin en était l’immense trésor du Qur’ân pour offrir des réponses à tout moment, à toute question, sur tout sujet, en toute circonstance, et accessible à tous. Il ne nous reste plus qu’à approfondir les signes et indications… et d’ailleurs Allah nous y invite (V. 24, S.47), dans un style qui interpelle notre capacité émotionnelle à étudier la Révélation.

Excellente fête de Tamxarit 1434 et qu’Allah nous accorde encore la grâce de célébrer des dizaines et de centaines d’années encore dans sa Nûr permanente.

Par Al Amine Kébé, Président de la Hadara Tijâny de Genève
Vendredi 23 Novembre 2012

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