contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
Asfiyahi.Org
ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD

Publicité



Direct du Min'bar – 30 Chawwàl 1434 – 06 Sept. 2013 – Le Recours Absolu (Tawakkul) a Allah : Bénéfices et risques


Cet Article a été lu plus de 415 fois


Le jeune Imam Abou Assia de la Fondation Culturelle Islamique de Genève, dans une prêche courte et dense (sunna) a rappelé le sens du Tawakkul, non sans revisiter ses fondements dans le Qur’ân et dans la Sunna, avec en prime un rappel des bénéfices immenses de l’appliquer en toute circonstance et des énormes risques encourus de s’en détourner ou de le corrompre.



Direct du Min'bar –  30 Chawwàl 1434 – 06 Sept. 2013 – Le Recours Absolu (Tawakkul) a Allah : Bénéfices et risques
N’est-ce pas rappelle- t-il, Allah cite le Tawakkul comme condition de la Foi (V.84, S.10), Foi dont la complétude (six piliers) est à la base de tout espoir de bien ici et là-bas. Et donc parmi les actes de corruption du Tawakkul figure la confusion avec le Tawassul (intercession par la Bénédiction auprès d’un Prophète, d’un Véridique, d’un Martyr ou d’un Sage – V.69, S.4) pour transmettre sa requête à Allah (Seul Destinataire de l’invocation du croyant). Le prophète avait alerté que les crises nous assailliraient du fait de notre faiblesse à retomber dans les coutumes préislamiques (Jàhilliya). Et c’est toute la pertinence de la conclusion sociologique la plus existentialiste de Cheikh Seydil Hadj Malick il y a presque cent ans - que de toutes façons dans nos sociétés, inutile de se démener pour le triomphe de la religion pure (V.3, S.39), car jamais la religion pure ne prédominerait sur nos coutumes, tout au contraire avait-il martelé, ce sont les coutumes qui triompheront de la religion dans les sociétés négro-Africaines.

Le recours absolu à Allah dira l’Imam est un acte exclusif qui exige du croyant (i) le préalable de l’effort personnel dans ce qui motive son élan vers le bien, (ii) le rejet de tout autre supposé recours, fut-il une promesse, une menace ou injonction, et (iii) la confiance totale en ce que Allah aura décidé, même si cela ne convient pas à ses attentes – car et c’est tout le bénéfice, si Allah vous Soutient, nul ne peut vous dominer, mais s’Il vous Lâche, qui peut prétendre vous relever (V.160, S.3)…autre que Lui !? Le Qur’ân relate dans plusieurs circonstances et selon diverses formes (+ de 40 fois) le Tawakkul. Ainsi, le Prophète Ibrahim lorsque jeté dans le brasier de Nemrûz a usé du Tawakkul dans la plus totale des sérénités jusqu’à dérouter l’Ange Djibril (V.173, S.3). Formule d’ailleurs qui est restée ancrée dans l’héritage de la communauté selon la promesse absolue d’Allah d’en tirer le même salut que Seyyidunà Ibrahim (V.36, S.14). Le Prophète Mûsa coincé entre le (marteau) bataillon farouche de Pharaon et la (enclume) mer profonde qui ne saurait être traversée à pied sans l’aide d’Allah par les milliers de fidèles qui lui ont fait confiance et qui se croyaient trahis, a usé du Tawakkul (V.62, S.26) et l’aide d’Allah peut rendre TOUT possible - y compris ouvrir un couloir de terre ferme dans la mer pour sauver ses partisans, et remettre les conditions initiales tout de suite après pour engloutir leurs opposants (Vs. 65-66, S.26). Le Prophète Yûsuf tourmenté par les manigances de la Princesse dans la cour Royale qui lui a valu sept ans de prison en étant innocent a usé du Tawakkul (V.39, S.12) et sa formule est aussi restée dans le registre des perles rares des Ismul-Làh Al A’zam. Le Prophète Ya’qûb, son père, lorsque attristé pendant de longues années par la disparition de Yûsuf, accru par celle subite de Benyamin (ses deux plus jeunes enfants) a aussi usé du Tawakkul (V.86, S.12). Le Sceau des Prophètes Seyyidunà Muhammad lors de Hunaïn (V. 25, S.9) a aussi usé du Tawakkul. Combien sont-ils à illustrer cet arme à la disposition du croyant et qui souvent reste ignoré ou mal utilisé, faute de conformité au manuel d’usage. La chance des croyants est de pouvoir récupérer toutes ces faveurs universellement accessibles sous forme d’héritage légué par les Prophètes (V.88, S.22) - et dans le cas du Tawakkul, se résume au V.51 de la S.9, verset que les Sages utilisent comme arme à double tranchant – pour repousser le mal et ancrer le bien.

Et l’Imam d’insister sur ce comportement propre aux Mutawakkilûn (que le Qur’ân désigne trois fois seulement comme un groupe privilégié au sens mathématique du terme) et qui consiste à rester ferme sur leur voie et leur choix de ni craindre les menaces des uns, ni se réjouir de l’éloge des autres, mais rester uniquement attaché à ce que Allah Aura Prescrit pour eux. Or, dira l’Imam, Allah Aime les Mutawakkilûn (V.159, S.3) ainsi qu’Il Confirme parmi les 16 catégories de qualités qu’Il A explicitement cités Aimer Lui-même chez Ses serviteurs. Et le Prophète d’expliciter le comportement des Mutawakkilûns, à savoir ils sont (i) aimés d’Allah, (ii) patients par nature, (iii) entreprenants et non fatalistes, (iv) sains de cœur et apaisé d’esprit, (v) au-delà des opinions et verbiages, (vi) hors de portée des suspicions, des manigances et des manœuvres, et (vii) inébranlables dans leur cheminement vers Allah.

Le Prophète d’ailleurs pour illustrer le mauvais usage de ce puissant instrument à la disposition des croyants avait alerté que si nous savions usé du Tawakkul, nous ne nous plaindrions d’aucun manque, car Allah nous aurait suffi et pourvu abondamment comme il le fait chaque jour avec l’oiseau qui quitte son nid le matin ventre vide et rentre le soir rassasié.

L’Imam de commenter ce comportement en insistant que l’oiseau n’est pas resté dans son nid en comptant sur Allah. Il est sorti de son nid, comme pour dire que l’usage du Tawakkul requiert un minimum d’investissement de soi, et ne pas se laisser dans sa pesanteur au prétexte de compter sur Allah. Seydinà ‘Umar connu pour sa bravoure et son attachement à l’effort humain avait averti un groupe de croyants qui s’autodéterminaient comme les Mutawakkilûns et qui ne faisaient rien d’autre que tendre la main. Il leur avait reproché leur fainéantisme et les avait désignés comme plutôt des Mutawàti-ûns, autrement les comploteurs (de la foi et de l’effort).

N’est-ce pas le prophète lorsque le berger lui a demandé s’il devait attacher sa bête et recourir à Allah ou le laisser libre et recourir à Allah, le Prophète lui a répondu de l’attacher et de recourir à Allah, comme quoi la précaution que le croyant prend n’est pas partie prenante de son Tawakkul. Allah l’explicite bien en ces termes - Quiconque prouve de son endurance (d’abord) ET recours (ensuite) à Son Seigneur (V.59, S.29)…le point culminant du Tawakkul étant (Vs. 2-3, S.65) gagner l’Alliance d’Allah et donc la confiance en LUI, qui annihile toute crainte de tout autre évènement ou créature. Allah rassure encore ce groupe qu’Il Aime au point de les désigner comme les porte-drapeaux de la communauté du Prophète (Hadith), ceux-là qui entreront au paradis sans jugement, sans châtiment préalable et auréolé de l’Agrément d’Allah. Le Prophète dans le Riwàya indique même leur nombre (70 Mille) et leur gratifie d’un coefficient de 70 Mille, soit chacun de ces bienheureux aura un quota de 70 Mille autres à choisir…autant rassurer qu’au risque de corrompre le groupe (au sens mathématique du terme), les autres ne peuvent être que du même acabit.


Que nous arriverait-il maintenant que nous savons de ne pas aspirer à être parmi ces Mutawakkilûn, surtout que Allah nous A Guidé en nous Montrant ce chemin vertueux (V.12, S.14) et en nous Armant suffisamment pour que nous sortions par endurance indemnes de ce qui nous aurait affecté…en vérité le Tawakkul n’a de destination autre qu’Allah- CQFD!

Qu’Allah nous compte parmi ce groupe privilégié des Mutawakkilûns

Best Zyars

Par Al Amine KEBE (Genève)
Vendredi 6 Septembre 2013

Cet Article a été lu plus de 415 fois





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Telechargez l'application Mobile Asfiyahi pour plus de navigabilité ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD


Dans la même rubrique :