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Direct du Min'bar - Vendredi 02 Mai 2014 L’équilibre du comportement de noblesse: tendresse envers les plus petits, respect envers les plus âgés


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A Makkah, Cheikh As-Sudaïs a prêché sur la responsabilité de l'humain à préserver l'environnement, et dans son approche, il a parcouru tout type d'environnement jusqu'à ce qu'il appelle l'environnement émotionnel (cœur) et spirituel (intellect) qui peuvent tout aussi subir pollution et pillage. L'environnement écologique (Al Bî-a) dira-t-il est un don de Dieu pour la création et le privilège que Allah a accordé à l'espèce humaine de l'exploiter et de vivre de ses ressources (animales, végétales, hydriques) ou de s'en réjouir (minéral, fossile, gaz) a peut être masqué une responsabilité primordiale d'instaurer un équilibre dans l'usage qui garantit le renouvellement des disponibilités avec une distribution plus équitable et donc plus durable des richesses A Genève pendant ce temps, le jeune Imam Abou Assia, dans la lancée de Cheikh Aymani (prêche de la semaine dernière) sur le thème du bon comportement est encore monté un cran plus haut dans ce que le Prophète S'AwS appelle 'Parfaire le bon comportement'. Et dans cette couche de perfection - parmi les motifs de sa mission -, il a puisé deux attitudes très prisées par le Prophète S'AwS au point de se démarquer de ceux qui l'ignoreraient. Il s'agit de la tendresse à l'endroit des plus petits et du respect dû à leur rang à l'endroit des plus âgés.



Faites preuve de tendresse/attention à l'endroit des plus petits et de respect/égard à l'endroit des plus âgés et vous serez aussi bénéficiaires de la bienveillance divine (Hadith). Le Prophète S'AwS enseigne à ses adeptes tous les comportements et attitudes requis pour garantir l'équilibre social à chaque niveau de la sphère (enfants, adultes, vieux, femmes, souverains, citoyens). Il a expliqué que cette responsabilité de tendresse et d'attention envers les petits ainsi que celle du respect et de l'égard envers les plus âgés installent chacun en tant que citoyen dans un statut de droit et devoir - car chacun dans la sphère sociale interagit inévitablement avec ces deux niveaux, soit le niveau qui lui est supérieur, et le niveau qui lui est inférieur et ce quel que soit la sphère en question. L'ordre et la séquence de ces niveaux participent du cycle de vie organique et social qu'Allah a instauré (V54, S30) en expliquant à chaque étape les forces et faiblesses caractéristiques.



L'Imam puise du vécu du Prophète S'AwS pour illustrer comment mettre en pratique ces enseignements. Il est rapporté (Hadith) que le Prophète S'AwS faisait souvent ses prières alors que ses petits enfants étaient jonchés sur ces épaules ou portés dans ses bras. Il combinait l'adoration de Dieu à travers la Salât (la plus importante des pratiques) avec le devoir de tendresse à l'endroit de sa famille, en particulier des enfants. Il adaptait aussi la longueur de la prière selon la présence de plus petits ou/et de femmes, mères de petits bébés souvent sollicités dans l'intensité de l'attention à apporter aux enfants. Ces gestes significatifs du prophète S'AwS sont une invite dira l'Imam à allier responsabilité et devoir, l'une et l'autre pouvant s'exercer en dehors ou au sein de la famille et des cercles sociaux. Malgré ses énormes responsabilités à toutes les échelles, le Prophète S'AwS s'ouvrait aux plus petits, leur parlait, les écoutait, les comprenait, les conseillait, et surtout les rassurait lorsque l'inquiétude ou l'angoisse les prenait. Et pourtant expliqua l'Imam, l'adéquation de l'attitude selon le niveau ou le groupe est aussi un des enseignements majeurs du Prophète S'AwS qui distingua dans ce registre trois catégories (plus petits, plus âgés, plus vulnérables) et trois critères (âge, savoir/avoir, autorité/responsabilité) dans toutes les sphères sociales (famille, travail communauté, etc.). C'est ainsi qu'il invita les compagnons à considérer tout groupe qui soit à un niveau inférieur sur l'un de ces trois critères et quel que soit le cercle social comme redevables de tendresse et d'attention. Il faut donc faire preuve de plus de tendresse et d'attention à nos époux/ses, nos enfants et petits enfants, les membres de nos belles familles, les collègues au travail, les passagers dans les transports ou en vie commune, partout, et en toute circonstance. C'est cette attitude de tendresse et d'attention qui doit nous animer en direction de ceux qui seraient à un niveau inférieur (pas au sens arithmétique, mais dialectique) par le fait de Dieu.



Mais bien sûr cette attitude d'équilibre du comportement n'aurait de sens que si elle projette dans l'autre niveau la responsabilité réciproque, soit l'égard et le respect à quiconque serait à un niveau supérieur sur ces trois critères. Dans ce gradient supérieur, le Prophète S'AwS mettait toutefois en garde contre l'autoritarisme. La responsabilité ou l'autorité ne doit nullement conduire à l'autoritarisme et le Prophète conseillait à 'Umar Ibn 'Abdul Aziz (qui sera plus tard Amîrul Mu-minîn) de ne pas profiter de l'autorité de l'État pour faire preuve d'autoritarisme et tenter d'écraser les plus faibles. Dans les deux cas, il a inspiré le bon exemple. Si vous aspirez à la miséricorde de Dieu disait-il, faites preuve de miséricorde envers les autres. Le respect dû aux personnes âgées en la matière n'est autre qu'une illustration de la reconnaissance de la grandeur d'Allah, car disait Yahyà Ibn Sa'yl Madany, respecter ce que Allah a honoré revient à respecter la grandeur d'Allah, SWT.



Or Allah honore entre autres par l'âge (patriarcat), le savoir (Prophète), l'autorité (souverain) et la Sagesse (vertueux). Il s'agit donc pour le croyant d'illustrer sa part de reconnaissance de la grandeur d'Allah en honorant et respectant ceux qui lui sont à une échelle supérieure. L'honorabilité du patriarche musulman est un des héritages de la communauté et qui a présidé au statut du Prophète Ibrahim comme fondateur de la communauté des monothéistes (V78, S22) et prolongé jusqu'à Seydinà Abubakr qui à ce titre parmi d'autres critères hérita du titre de Khalifa du Prophète S'AwS.



Le respect et l'égard envers les supérieurs dira l'Imam signifient que le dialogue avec eux doit être empreint d'humilité, sans leur couper la parole, en leur laissant la priorité partout, que le geste envers eux doit être attentionné et attentif, que la parole à leur endroit doit être portée par un profond respect. L'Imam rappelle à ce titre ce récit relatif aux petits fils du Prophète S'AwS Al Hassan et Al Hussain alors qu'ils étaient enfants. Ils avaient vu un vieux habitant de Médine faire ses ablutions, mais avec beaucoup d'inexactitudes. Ils ne voulaient pas lui manquer de respect ni le laisser dans l'erreur. Ils trouvèrent alors un plan et vinrent dire à l'adulte qu'ils cherchent son arbitrage puisqu'ils ne sont pas d'accord sur comment faire les ablutions. Après les avoir regardés faire, l'adulte s'est lui-même rendu compte qu'il ne faisait pas bien ses ablutions. Il n'eut aucun complexe à le leur dire et les deux petits s'en allèrent, contents d'avoir apporter une solution sans manquer de respect ni violer l'honorabilité de leur interlocuteur qui avait l'âge d'un grand père pour eux.



Ibn 'Abbâs, quant à lui interrogea un patriarche sur une chaîne de transmission d'un Hadith et celui-ci lui répondit qu'il ne la connait pas. Ibn 'Abbâs s'étonne alors qu'un patriarche de cet âge n'ait pu compléter son enseignement de base des Hadith étant croyant et habitant de Médine (toute condition réunie!). Le patriarche insista qu'il avait manqué ce passage et qu'à plus de 70 ans, il ne voyait pas la nécessité de rattraper! Ibn 'Abbâs lui dit alors ceci - Voudrais-tu être côté sur une valeur inférieure dans un an? Le patriarche lui répondit naturellement non, alors Ibn 'Abbâs lui dit - vas ajouter de la valeur en l'apprenant et le patriarche s'exécuta.



Dans les deux exemples, ce sont des enfants qui ont côtoyé le Prophète S'AwS à bas âge, abreuvé donc de sa sagesse et imbu de sa méthode et de sa pédagogie - et qui illustrent deux faits. (i) La réceptivité de la tendresse - en particulier du Prophète S'AwS, et sa (ii) traduction comme retour d'investissement en égard et respect au plus âgé. A y penser le plus simplement, si chaque citoyen appliquait cette double attitude, ce serait l'avènement d'un environnement sain (prêche de Makkah), des sphères sociales congruentes sur des droits et devoirs équilibrés, une société apaisée et donc réconciliée avec son Dieu.



Hier justement, nous étions avec des sommités dont le Doyen et Cheikh - Hamidou Kane, auteur de l'Aventure Ambiguë, Son Excellence Fodé Seck, Ambassadeur et le Professeur Souleymane Bachir Diagne, auteur de Comment philosopher en Islam. Au moment de nous quitter, nous avons tous insisté pour que le patriarche soit celui qui fasse la prière…et il nous délivra une prière de cœur intense et généreuse. En rentrant du canton de Vaud, nous avons pu mesurer la portée de sa prière en passant tous les feux au vert sur plus de 20 kms sans le moindre arrêt…c'était exceptionnel et Ibrahima et moi étions fascinés! N'est-ce pas chez nous on dit…Rien ne vaut un patriarche dans une société. Que Dieu Préserve nos patriarches et nos plus petits et qu'Il nous Honore à les honorer sans cesse, par devoir et par enchantement.

Best Zyars en ce tout début de Rajab - qui annonce le Ramadans dans moins de 2 mois ISA

Par Al AMine Kebe ( Geneve)
Mardi 6 Mai 2014

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