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Direct du Min’bar – Vendredi 06 Juin 2014 La Cellule Familiale – Cette Valeur Souche A Revivifier


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A Makkah, l’Imam Sàlih Aal Tàlib a défendu la valeur de la cellule familiale, cellule qui constitue selon ses dires le noyau de l’atome social ou sociétal. Composée de l’Homme et de la Femme et non de deux hommes ou de deux femmes, elle est le réceptacle de toutes les ambitions, tous les rêves, toutes les perspectives de développement harmonieux - individuel et collectif - qu’une Nation, communauté ou société peut légitimement se forger. L’Humanité est du fait de la cellule Adam – Eve ! Hélas, avec les mœurs qui se sont désorbitées de la Voie de Dieu, et face au complexe et aussi à la complexité des réponses trop osées, ce qui, jadis était considéré comme tabou, contre-nature ou simplement impossible et que les prophètes ont toujours combattu, est devenu règle, loi, valeur (plutôt contre-valeur), et reformatent les curricula dans l’éducation, dans les textes législatifs, dans les constitutions de souveraineté des peuples, dans les lois et presque maintenant dans le droit international. Mais faut-il pour autant les ériger en valeurs universelles ? Non, bien sûr – seulement le danger d’exacerbation de ces dépravations continuera de bousculer la valeur refuge de la cellule familiale. Puisse Allah nous en Immunise !



Allah à l’origine a créé la lumière pour guider, éclairer orienter et éduquer (Vs 15-16, S5). Or, cette lumière n’est pas seulement l’agrégat de photons qui se propagent comme un faisceau, c’est surtout l’étincelle de l’intelligence humaine (V 52, S42) qui met ensemble morale et humanisme pour bâtir la société sur un socle cellulaire solide – le mâle et la femme – réunis dans les liens sacrés du mariage pour engager ensemble le chemin vers la félicité. La biologie enseigne que tout corps organique est constitué de cellules à l’origine et que la nature saine ou malsaine de la cellule première détermine la qualité du produit final. Mais ce chemin de félicité, précise-t-il est justement balisé par l’engagement commun au bien, par la fidélité au serment du mariage, donc à la piété, à la convenance, à l’entretien de la famille et à tout ce qui concourt à son équilibre, c'est-à-dire son bonheur. Chemin qui au long du parcours s’ouvrira sur les portes du Paradis au ciel avec toute la descendance (famille élargie) qui aura accompli ce pacte vertueux (V8, S40) sur terre.

Le mariage est un acte ordonné (V32, S24) et donc au même titre que les pratiques d’adoration, revêt un caractère obligatoire religieux et qui engage trois protagonistes – Dieu d’abord comme témoin et comme garant (V91, S16), l’homme (mâle) ensuite à qui revient selon les recommandations du Garant la gestion, l’entretien, et la prise en charge (V6, S65), et la femme enfin, qui a la noble et salvatrice responsabilité d’être le dépositaire de la perpétuation sociale (enfantement, allaitement, éducation). On aurait cherché qui entre l’homme et la femme est le pilier fondamental, on trouverait seulement les deux ensembles à l’être (V128, S4). Allah Etablit le pont émotionnel entre les deux sur la base de l’affection et de la tendresse (V21, S30). Ce qui veut dire que ces deux émotions doivent ensemble s’échanger invariablement et en permanence entre les deux pôles, chacun de l’homme et de la femme étant à la fois émetteur et récepteur. La finalité rassure Allah est pour la sérénité (cœur et esprit) de la cellule.

Comment donc garantir cette sérénité sans risque de démolition, sans menace d’intempérie, sans tempête ni orage à l’horizon ? Allah Conseille de s’entraider (s’entraimer) dans le bien et dans la piété (V2, S5). Le bien à toutes les échelles, qui commence d’abord par soi, en se faisant une bonne appréhension et non en versant dans la suspicion (V12, S49), le bien autour de soi en ne retenant que ce qui construit et consolide, le bien en l’autre en ne voyant que ce qu’il/elle a forcément de louable et de vertueux (V83, S2), le bien en les autres (beaux-parents par exemple) comme recommandé par le Hadith du prophète – et la piété pour revenir au Garant de la cellule, car ce qui se construit en dehors de la conscience de Dieu ne peut tenir (V20, S8) et quiconque se détourne de la conscience de Dieu mènera une vie dure (V124, S20) ici et risque encore plus dur là-bas !

Et dans cet impératif de faire dans le bien et dans la piété, il y a bien sûr la concurrence du mal, car Satan promet d’utiliser tous les moyens (V17, S7) sans relâche et aura finalement réussi à infiltrer la cellule, pas seulement pour produire des organismes génétiquement modifiés (OGM) et qui menace déjà l’équilibre écologique de la planète, mais surtout pour produire d’autres types d’Organismes - généalogiquement modifié (OGM) – consistant à falsifier la lignée de la race dans des relations contre-nature pour saboter les fondements sociétaux des générations futures. Comment identifier un serviteur de Dieu de la plus simple des manières si ce n’est par sa filiation - père X, mère Y -. Que faire maintenant puisque père – mère serait remplacé de plus en plus par parents et parents voulant aussi dire pére-pére ou mère-mère…Cette incursion du complexe de différence ou de la complexité de la dépravation des mœurs brouille totalement le futur de l’humanité et la cellule familiale perd son statut de germe souche ou plutôt de socle social…ses défenseurs n’en sont pas pour autant tranquilles !

Pour autant, reconnaît l’Imam, ce serait manquer de sensibilité que de ne pas regarder dans les cellules normales, les familles bien établies dans les normes et les règles, les mariages ficelés en prenant Dieu comme témoin et garant, mais où l’entente s’érode, la confiance fuit, la suspicion s’installe, le dénigrement devient quotidien, l’orientation et l’éducation des enfants absente et le désordre devient nouvel ordre. Et c’est selon lui le plus grave abcès qu’il faut crever en retournant sur les fondamentaux du mariage, mariage qui régit le fonctionnement de la cellule familiale et donc de la société entière.

Allah rappelle-t-il a instauré la religion pour nous guider, mais sans contrainte d’acceptation (V256, S2), ni difficulté d’exercice (V78, S22). Si nous en sommes donc à ces situations de crise au sein de la cellule, dit-il, c’est à cause d’une perte progressive de la responsabilité. Or, le Prophète nous avertit que chacune et chacun d’entre nous en responsable sur plusieurs fronts (Tawhid, Religion, Famille, Social) sera audité et rendra compte de sa gestion devant Allah. Et parmi justement les sujets majeurs d’audit, il y a la tenue de la cellule familiale, tenue par rapport aux droits fondamentaux humains – logement, nourriture, habillement, soins médicaux, orientation et éducation, frais divers, mais aussi tenue de la sauvegarde du lien matrimonial, de l’affection, de l’amour et de l’attachement (début V178, S2) qui ont fait l’objet du pacte au moment de prononcer le mariage. Tout acte explicite ou implicite avancé dans le cadre de la relation du mariage est enregistré comme acte agréé d’adoration et compte dans la balance (Hadith). L’Imam de s’étonner de ce que nombre des croyants ne capitalisent pas dans ce domaine plus fécond en points que Salàt, Ramadan, Zakàt et Hajj. A l’opposé, toute attaque, toute suspicion, tout dénigrement, tout rejet, toute maltraitance engendre la colère de Dieu (V19, S24) et ne fera que rendre la vie plus dure, car le Prophète avait recommandé en dernier lieu avant de partir de payer attention à nos épouses et de craindre Allah en elle (i.e. ne pas les maltraiter). Le meilleur d’entre vous est le meilleur au sein de sa famille disait-il et je suis meilleur dans ma famille, rassurait-il en plus.

Pourtant rassure l’Imam, le divorce est bien institué par la religion, mais obéit à des règles et à un processus bien précis - et d’ailleurs Allah n’Accepte pas les situations indécises ou clair-obscur en la matière. Ou vous êtes dans les liens du mariage et en bons termes ou vous vous séparez en aussi bons termes (V229, S3). Le mal social que nous vivons reconnaît l’Imam est aussi justement dans ce clair-obscur, complexe à démêler, puisque la mésentente atteint des niveaux où il n’est plus possible d’être ensemble, mais pour autant, aucune des parties ne respecte les règles de séparation en de bons termes, préférant recourir à des tribunaux pour opposer des parties souvent sur l’autel d’enfants innocents, et non concilier des clivages ou juste faire preuve de bon sens. Allah invite plutôt à la conciliation et à la réconciliation et si les intentions sont pures rassure-t-Il, Il interviendra (V35, S4). Il est donc clair aux yeux de la société que les statistiques montantes de divorces et de séparation violentes témoignent de desseins malintentionnés ou tout au moins d’option de non conciliation. Dans les faits, ajouta-t-il, autant les uns font preuve d’arrogance, d’infidélité, de triche et de je m’en foutisme, autant les autres versent dans la victimisation à outrance, l’exagération des faits, le montage d’accusations souvent fausses. Le comble ajoute-t-il, c’est que tout ceci est nourri de l’ignorance des recommandations du Qur’ân et de la Sunna. Or l’option de s’écarter de ces recommandations est la première cause de crise et de malaise. La maladresse de déverser la vie de couple et de familles à des parties non concernées est aussi une partie du problème, alors que le Prophète faisait observer une stricte discrétion en la matière.

Le Prophète avait aussi recommandé aux jeunes d’observer l’abstinence et de se marier dès qu’ils peuvent. Si vous ne le faites pas , avait-il averti, la dépravation et les crises vont s’exaspérer engendrant des déficits énormes de toute sorte.

L’Imam a conclu à attirer l’attention sur les outils de communication qui rapprochent les uns et les autres, mais aussi peuvent démolir et trahir, ainsi que les forums qui souvent sont déguisés en espace de drague pour soi-disant rapprocher les uns et les autres et surtout créer l’étincelle…Ne vous fatiguez pas, rappelle-t-il à rapprocher ou à marier deux êtres, même si vous investissez toute la terre pour mettre en harmonie leur cœur, tu n’y arriveras pas…seul Allah Met en harmonie les cœurs (V63, S8) et puisqu’Il ne regarde que les cœurs et non les habits, ni le physique, ni les parures, ni autre, nous voilà ramené à une responsabilité primordiale, l’éducation de notre cœur à être le réceptacle du choix de Dieu.

Faisons l’effort de faciliter (Yussran), faisons l’effort d’ouverture d’esprit – comme disait Frank Zapper, l’esprit, c’est comme le parachute, tant qu’il n’est pas ouvert, il ne peut pas fonctionner ! Faisons surtout l’effort de ne pas confondre incompatibilité avec animosité. Le croyant ne doit avoir que pureté de cœur et noblesse de comportement et d’action envers toutes les composantes de la création. Redonnons au mariage sa valeur sacrée et réjouissons-nous de cette bénédiction en la vivant pleinement, en la revivifiant selon les recommandations du Prophète, c'est-à-dire comme un acte d’adoration et la sérénité se réinstallera.

A toutes celles et tous ceux qui cherchent âme sœur, le Prophète avait recommandé une formule que nous avions rappelé vers la fin d’un DdM (03 Mai 2013) et qui aussi permet d’échapper à la pauvreté, matérielle et immatérielle.

Best Zyars en ce 8ème jour de Cha’bân qui annonce le Ramadans dans juste trois semaines ISA.

Al Amine.
Al Amin

Par Al Amine Kebe
Vendredi 6 Juin 2014

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