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Direct du Min’bar – Vendredi 07 Aout 2015 Lumières ou feux d’Artifices…de Babylone à Genève


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Dans le sillage des fêtes annuelles de Genève, avec ses célèbres feux d’artifices, dont la préparation dure 11 mois et où des artistes plus que d’artifice dessinent le feu comme dans le Babylone natal du Prophète Ibrahim tel un peintre sa toile en ajustant chaque ingrédient à la perfection de l’alchimiste, et où les propriétés antagoniques du feu et de l'eau s'embrassent et embrasent la féérie mélodique des poésies de l’émerveillement, comme d'ailleurs chanté par Imam Busary dans le Burd - Ka anna bil mà-i mà bin-nàri….il y a lieu de revisiter cette pure merveille qu’est le Jawheuratul Kamal. En regardant le spectacle annuel qu'offre ces feux pyro-méoldiques et que viennent savourer des dizaines de milliers de personnes de partout dans le monde, combinant les ondes lumineuses, les sonorités musicales et la féérie des couleurs reflétées dans ce lac Leman, on s'amuse à mieux percevoir le Kaléidoscope des expressions de Nûr dans le Jawheura...Nûr qui y est apparu trois fois comme les dimensions de l’espace géométrique, mais qui recomposent les éléments naturels astrophysiques et qui sont en toute coïncidence ceux de l’expression des lumières - terre, eau, feu, air…et la première de ces expressions de lumière est la photonique, façonnatrice de l'espèce Adamique (Al Akwànil mutakawwinatil Adamiy)… sans laquelle aucune œuvre ne saurait poindre pour faire jaillir les bénédictions de la source de miséricorde d’Allah (‘aynir-Rahamatir- Rabbàny). Faut donc voyager à cette ‘aïn pour relier source et cible…

Ibrahim Al-Laqany, - et non Cheikh Atqàny qui a délivré le prêche de midi à Genève - ce Shaix Egyptien de l’Ecole Malikite du 11ème siècle Hégirien est parmi les premiers savants reconnus à formaliser le terme Jawheura (Joyau, perle précieuse, bijou) dans les écritures et qui signifie dans la littérature soufie Quintessence. Dans son œuvre Jawheuratut-Tawhîd, il définit les attributs de l’intellect, de l’esprit, de l’âme, et du cœur dans la perception de Dieu (Tawhîd), avec pour chacun des attributs un ajustement sur un joyau parmi les perles du Tawhîd…mais le joyau complet (Al Kamàl) comme la totalité des ondes (Al Ma’àny) émises n’ont été dévoilés que par Seydinà Shaikh Ahmed At-Tijâny Sharifal Fàtimiy. Le Jawheura Al Kamàl est une pure illustration de la générosité de partager un trésor unique, un joyau dont les trois rayonnements - expressions de Nûr (lumière photonique façonnatrice, lumière ondulatoire de l’Espace-Temps, et lumière culminant vers la Source Divine) résolvent la quadrature du cercle de la création et de con contenu. Nul n’aurait jamais pu prétendre accéder à ces précieux trésors n’eut été la générosité de Seydinà Shaikh, car l’origine de ce Jawheura Al Kamàl est aussi subtile que dans le secret du dialogue entre Allah et son Prophète lors de l’Ascension (V10, S53). Le Jawheura a donc été révélé par le Prophète Muhammad (uniquement à une élite de son choix) et découle de sa description et non perception de la Réalité transcendante (Yàqûtatil Mutahaqqiqa) lorsqu’Allah lui Exposa la Réalité primordiale (V11). S’il avait perçu et non décrit, nul n’aurait jamais eu accès à ce trésor ! Cette cascade féérique des ondes façonnatrices des composantes de l’univers (Akwànil Mutakawwina…) est une poésie illimitée et infinie qui se propage dans toutes les directions du cosmos (‘Haqqir-Rabbàny)…selon une expression universelle et pérenne de louange de chacun de ces éléments cosmique (V44, S17) - et que nous percevons sous toute expression de lumière, la première étant la lumière photonique, façonnatrice et qui détermine forme et relief, identité et propriétés, nature et fonction, afin que nous puissions savourer Ses bénédiction (V64, S40)…n’eût été cette lumière primordiale du façonnement, il n’y aurait jamais eu de lumière du tout (fin V40, S24).



Et dans sa déclinaison, elle établit toutes les dimensions – nano, micro, méso, macro, giga, le tout se construit en un éclat (Barqil Asta’)…illuminant tout ce qui s’expose sous le cosmos (li kulli muta’arridin’) pour retourner aux origines comme ces déclinaisons qui retombent dans les eaux du Lac (buhûri wal awàny)…pour seulement rejaillir encore plus intenses ! Que dire de cette lumière cosmique (mala’ta bihy kawnakal hà-ita) à la fois à l’origine de la réalité universelle tout comme éclairant ces différentes composantes…composantes qui s’expriment à travers les sept longueurs d’onde de l’Arc-en-Ciel (Bi amkinati makàny) - à la métrique des sept temps du Jawheureu, des sept versets de la Fàtiha, et des sept jours de la semaine -, et ses différentes couleurs, les sonorités distinctes, et les myriades de déclinaisons et qui culminent en chœur en une expression indescriptible de féérie presqu’inaccessible aux sens (kanzil a’zam)…tellement le tout déferlant de lumière, de luminosité, d’intensité, de sonorités, et de propagation, de toute onde, sur terre, dans l’espace, à travers l’eau et véhiculée par la lumière…, expressions qui finissent de relier source et cible (minka ilayka) pour circonscrire (Ihàtati) la totalité des réalités dans une expression de toutes les beautés, celle non traduisible de Nûr Muthalsam – et qui n’a d’autre destinée que de se soumettre à l’honneur du Salàtu ‘alan-Nabiyy.



A tout Seigneur tout honneur, en particulier de Dieu et de Ses Anges qui élèvent ce Salàtu ‘alan-Nabiy à son orbite de croisière (V56, S33) avant de nous y inviter pour que nous bénéficiions de la guidance bienveillante de Dieu, qui extirpe les humains des multiples ténèbres pour les embarquer dans la seule et unique lumière (V43)…



Ainsi donc, chaque déclinaison de ces fééries pyro-méoldiques au bord du Lac est une expression sélective et précise d’une féérie permanente (Tal’atil Haq bil Haq) qui se nourrit d’elle-même, et qui se propage depuis le trône d’Allah pour arroser l’univers de toutes ces lumières immanquables – (i) façonnatrices de l’espèce Adamique, (ii) cosmique des composantes de l’univers et (iii) culminant vers Sa Source Divine, en une expression de çalàtu ‘alan-Nabiy. Expression qui en définitive nous éclaire davantage sur l’identité de cette source des sources (tu’arrifunà biheû iyyàh). Ainsi seulement nous pouvons sortir des ténèbres, toutes ténèbres et embarquer dans la lumière, la seule et unique lumière…celle de la Foi, du recours absolu à Dieu, de la piété, de l’œuvre accomplie uniquement pour la face d’Allah et non pour une quelconque reconnaissance, lumière de l’héritage des Prophètes. Cheikh Atqàny a capté un rayon de ce dernier pour rappeler dans son prêche de ce Midi à Genève comment le croyant pouvait se tirer d’affaire en usant d’une de ces nombreuses lumières allumées en permanence en lui (V28, S57) et qui sont autant d’instruments à sa disposition. Le prétexte est l’histoire de Sàra, l’épouse de Seydinà Ibrahîm qui eut à faire face à un ennemi de Dieu qui tenta d’abuser de sa position de Souverain pour l’abuser alors qu’elle était la seule croyante de cette contrée. Elle eut le réflexe de connaître les instruments à utiliser pour se tirer d’affaire. Elle fit des ablutions, exécuta quelques rak’as et adressa à Allah cette prière – Seigneur, si ma foi en toi est véridique et ma foi en ton prophète (son mari Seydinà Ibrahim) est certaine et si j’ai préservé ma chasteté excepté pour mon mari, préserves-moi des mauvaises intentions de ce bandit. Le prophète qui raconta l’histoire aux compagnons ajouta que pendant que le malfaiteur était devant elle avec toute sa force, ses moyens et détermination, sa prière monta et le bandit fut pris d’une crise inexplicable, ses jambes tremblotaient, sa poitrine se rétrécissait, et il s’affala par terre comme si quelqu’un de plus fort que lui le tenait fermement (V102, S11)…ce fut bien le cas. Sàra eut peur, étant sur une terre étrangère, ennemie et rebelle, si le souverain venait à mourir dans ces conditions, les premiers témoins l’accuseront de meurtre de leur chef et ce sera aussi dramatique. Elle pria encore Allah alors que le bandit avait déjà rendu l’âme subitement. Allah le ressuscita, mais il reprendra ses intentions d’abuser d’elle, Sàra reprendra la prière initiale – Tawhîd et chasteté - et le bandit fut encore pris de la même terreur, jusqu’à la 3ème séquence, elle finit par se sortir de ce tunnel satanique avec l’aide de Seydinà Ibrahim et de Heûjara, leur domestique.



L’Imam de s’interroger sur quelle lumière puiser de cette histoire qui met en scène le prophète Ibràhim, son épouse, Sàra, leur domestique Heûjara, dans une terre ennemie et rebelle. Lui retint l’antiquité de la vulnérabilité des femmes qui ont toujours été victimes d’injustice, d’abus et qui continuent encore de l’être partout, dans toutes les cultures, sous toutes les tropiques. Il rappela que le Prophète Muhammad S’AwS avait alerté que la pire des crises que sa communauté affrontera était liée aux femmes…elles sont citées par Allah (V14, S3) en tête de la liste des convoitises de ce monde devant toute autre convoitise – enfants, or, argent, stock de capital, titres, etc. et Satan aussi aggrave cette situation en passant par les femmes (à l’origine au paradis). Double leçon donc ajoute-t-il, ne soyons pas parmi les fossoyeurs des droits des femmes, ou parmi leurs bourreaux, soyons plutôt, et dans l’exemple du prophète leur soutien, leur confort, leur réconfort, leur aide, leur atout (V6, S65). Par ailleurs, alerte l’Imam, soyons conscients du danger que représente la passion des femmes et appliquons donc les recommandations d’Allah dans la retenue (V30, S24), car dans cette retenue réside notre pureté dit Allah et qui nous évite une des conséquences de cette passion qu’est la banalisation de l’adultère, et pourtant Allah a bien dit de ne pas s’en approcher (V32, S17), soit justement appliquer ces recommandations en amont sur la retenue des sens - œil, ouïe, cœur, esprit - . Pourtant, les instruments de communication moderne (smart phone) ont complètement changé les comportements dans ce domaine, changements que Imam Salih Ibn Muhammad a abordés dans son prêche à Makkah en appelant les croyants à renoncer à toute action malveillante – déviance, zizanie entre les gens, tuerie, falsification et triche, perversion et rébellion – et opter pour les valeurs de pureté et de vertu (fin V2, S5), option de vertu qui seule sauve l’ensemble de la communauté.



Reprenons les valeurs du mariage ajoute Cheikh Atqàny, c’est la tradition des prophètes d’Allah et il n y a que bénédiction dans le mariage. Rééquilibrons nos ménages, encourageons nous les uns les autres dans une reprise de conscience de la valeur du mariage (DdM du 6 Juin 2014) et n’ayons pas le complexe d’y replonger avec un autre état d’esprit, une meilleure intention, une volonté unanime d’adorer Allah et de mutuellement se supporter par amour et par tendresse (V21, S31) et dans l’esprit de corriger les injustices faites aux femmes. Mieux, encourageons nos enfants à se marier dès qu’ils atteignent l’âge et évitons leur les errements de leur temps, aidons-les à vivre un ménage équilibré dans la durée.

Mais conclut-il la lumière qui jaillit de cette séquence de l’histoire de Sàra, c’est l’infaillibilité du Recours sincère à Allah lorsqu’il est supporté par une sincérité et un acte de vertu prouvée (Al ‘afàf). L’acte de vertu est le meilleur wasîla (moyen d’acquisition de l’Agrément Divin) lorsqu’on veut s’adresser à Allah rappelle-t-il. Le prophète l’a enseigné à sa communauté et le Qur’ân l’a illustré par l’histoire des compagnons de la Grotte (S18). Voilà pourquoi nous devons constamment être dans la vertu et loin de la déviance. Quiconque dit-il se trouve dans la pire des difficultés, fait des ablutions fraîches, exécute deux Rak’as pour Dieu, lui Adresse une invocation de Tawhîd et de vertu dans les faits, notamment de chasteté, voit immédiatement la lumière tracer sa sortie de crise (V61, S27).



Ne soyons pas dans la confusion ou dans la triche comme rappelle l’Imam à Makkah, Allah Reste Fidèle à son pacte et tel est son pacte, de venir en Aide à ceux-là qui ont la Foi sincère, qui sont dans la vertu et qui aident leurs semblables dans toute situation.



C’est ainsi que Sàra a échappé à cette crise par son recours sincère à Dieu, fruit d’une bonne éducation de son mari (Tawhîd), et qui fait dire à l’Imam que les hommes dans leur famille ont une responsabilité énorme, car toute crise qui secoue le foyer vient de leur déficit de responsabilité et de leur défaut de transmettre l’héritage de Dieu à travers les enseignements des prophètes…Imaginez si Sàra n’avait pas échappé à cette crise, Ibrahim aurait échoué, et la cascade de conséquences serait énorme. Alhamdulilàh lorsque Ibrahim a rempli son rôle, Sara a surtout compris le chemin à prendre, soit ne pas paniquer et faire confiance en sa foi en Allah et à la protection qui peut découler de sa vertu (chasteté), car Allah ne Trahit jamais et Tient absolument promesse (V55, S24)…l’histoire se termine dans un feu d’artifice de bénédictions dira l’Imam, Ibrahim, Sàra, Heûjara vécurent dans la bénédiction totale d’Allah pendant longuement, eurent des enfants alors qu’ils étaient très âgés, et ne s’y attendaient point (V72, S11), enfants qui ont établi la descendance et la ligné des prophètes, des envoyés, des souverains, des Sages et des vertueux…(V54, S4).



Best Zyars et merci à Papa Samba qui a suggéré l’insertion du Jawheura dans le DdM de ce jour, marqué aussi par l’honneur d’avoir prié avec Hadja Mame Fatim Sy Kébé de Tivaouane à Genève.

Al Amin


Par Al Amine Kebe
Vendredi 7 Août 2015

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