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Direct du Min’bar – Vendredi 09 Muharram 1439 – 29 Septembre 2017 Qu’Apprendre du Récit de Mûsà et de Fir’awn ?


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Direct du Min’bar – Vendredi 09 Muharram 1439 – 29 Septembre 2017   Qu’Apprendre du Récit de Mûsà et de Fir’awn ?
Imam Cheikh Mahdy à Genève en rappelant la solennité de ce jour, veille de ‘Âshurà, chargé d’histoire et de récits prophétiques, a cité ce Hadith de ‘Abullàh Ibn ‘Abbàs, et qui relate le dialogue que le Prophète a eu avec les juifs de Khaybar à son arrivée à Madinah. Pourquoi célébrez-vous par le jeûne ce jour leur avait demandé le Prophète. Nous jeûnons par reconnaissance à Allah pour célébrer un jour de double symbole avaient-ils répondu. C’est le jour où du triomphe de notre Prophète et de la fin de tyrannie du plus grand despote de l’époque Fir’awn. Et l’Imam de s’arrêter un instant sur ce constat…que le triomphe de Mûsà en tant que Prophète est l’apothéose d’une histoire pleine de rebondissements, mais surtout dont le récit de par sa récurrence, sa richesse et ses péripéties contiennent toute leçon de vie dans tous les domaines du possible et de l’imaginable. Sans prétendre parcourir ce récit, l’Imam en a extrait quelques séquences assez croustillantes et qui atterrissent sur la constante des récits des Prophètes...le triomphe de la Lumière, unique qu’elle est sur toutes les ténèbres, millions soient-elles (V2, S14) sous l’ordre et la supervision d’Allah.

Fir’awn (ou Pharaon dans la littérature Biblique et Occidentale) a tué plus d’un demi-million de bébés garçons en Egypte ancienne pour empêcher la naissance d’un seul garçon, en l’occurrence Mûsà. Mais et c’est là la première leçon à tirer de ce récit, lorsque Allah Décide et nul n’est dans le secret de sa décision, aucun stratagème ne peut contrarier ou dévier une telle décision et quels que soient les moyens, les alliances, les supports et ressources investis, surtout une âme qui doit naître. Les sages ont même convaincu Fir’awn dans l’intérêt de la survie de l’Egypte dans le long terme d’espacer le décret de deux ans. Ainsi, chaque année paire, Fir’awn ordonnait de tuer tout bébé garçon et d’épargner les filles (V4, S28), et les années impaires, tous les bébés étaient saufs…Il était ainsi allé dans son illusion de régner éternellement jusqu’à prétendre tuer dans l’œuf toute indication de sa fin de règne ou même de se voir succéder au trône. Mûsà est non seulement né une année fatale (paire), mais il est né dans sa cour, son père étant un employé du cercle exécutif du Palais, et qui a profité d’une mission professionnelle pour aller voir son épouse de l’autre côté du Nil. Fir’awn surveillait jusque les relations intimes dans le cadre légitime et légal du mariage…et voilà que le premier signe d’Allah lui arrivera comme une gifle à la face…le bébé naîtra et le détrônera comme il ne peut imaginer (V5, S28) !

Son épouse, Princesse d’Egypte très respectée par le peuple non par son titre d’Epouse de Fir’awn mais pour sa vertu (V11, S6) s’attacha au bébé qui miracle voguait sur le Nil jusque dans la cour (V9, S28). Elle qui contrairement à Fir’awn n’a jamais eu d’enfant se voyait ainsi bénie des Dieux, pas du supposé dieu de son mari, mais du Dieu de sa conviction cachée. Elle protégea le bébé, l’éleva, l’éduqua et lui inculqua les valeurs morales dignes d’un Prophète, celui du récit le plus récurrent du Qur’ân, cité dans 75% (86 parmi 114) des Sûràt avec la plus haute fréquence d’apparition de nom (plus de 130 pour Mûsà) et s’étalant sur des siècles. Récit qui conclut implacablement…que la vérité ne peut que triompher sur les manigances et que donc ce triomphe revient à la vertu et aux vertueux (V83, S28). Si seulement nous pouvions apprendre de cette conclusion à ramification multiple d’enseignement et d’inspiration. En voici quelques-uns.

Etre mère de sang est certes important, mais on peut aussi enfanter dans l’esprit et éduquer mieux qu’une mère de sang. Assia n’a pas enfanté Mûsà, mais celui-ci n’a pas pleuré sa maman de sang et il n’aurait pas eu meilleure éducation s’il avait été élevé ailleurs que dans le palais de la Princesse. Mais être élevé dans un palais ne signifie nullement être gâté ou perverti. La leçon émane donc du Qur’ân, que ce n’est ni le lieu, ni le temps qui fait la qualité de l’éducation, mais c’est qui éduque et selon quelles valeurs. Mûsà a reçu la meilleure des éducations entre deux extrêmes de vertu (Assia) et de perversion (Fir’awn). Il a été exposé aux deux, mais Assia a forgé sa perception et son comportement comme quoi exposer l’enfant à des réalités ne suffit pas, il faut l’aider à percevoir ces réalités et à forger les attitudes correctes, tant il est vrai que notre monde est lui-même exposé à tous les extrêmes, mais que notre capacité de parents, de tuteurs, ou d’éducateurs de préparer les enfants à forger les perceptions justes et à ne pas faire d’amalgame est ce qui peut être à l’origine de produire un citoyen digne de l’héritage du Qur’ân.


La vérité est une lumière éblouissante mais elle ne peut percer le cœur d’un orgueilleux, car les mages qui se sont convertis de suite à la vue du bâton de Fir’awn se transformer en avaleur de magies et de manigances, ont été exposés avec tout le peuple aux mêmes réalités, mais ils se sont inclinés humblement et sans craindre les réprimandes de Fir’awn (Vs 45-50, S26). Lorsque la Foi s’exprime du cœur, elle le fait sans crainte, inspirée par Allah dont la protection Dissipe toute crainte et peur. Les mages ont bien exprimé ce qu’ils ressentaient et ont levé toute équivoque en distinguant leur soumission au Dieu de Mûsà et de Heûrûn - et dans leur soumission immédiate à Allah, ils se sont précipités à regretter le retard à l’allumage de leur perception de Dieu et ont donc demandé qu’Allah leur Pardonne leurs fautes antérieures en se réjouissant d’être les premiers à briser le mur de crainte et à exhiber leur flamme de Tawhîd (V51).


Autant les mages avaient exhibé leur flamme de Tawhîd devant le peuple et sans craindre les réprimandes de Fir’awn, autant ce soldat inconnu a jugé utile de cacher sa Foi pour pouvoir sauver Mûsà (V20, S28 ; V28, S40), en l’avertissant de l’attentat que la garde rapprochée de Fir’awn préparait en direction de Mûsà. Avertissement qui a permis à Mûsà aussi de mettre en œuvre un contre-plan efficace et de pouvoir échapper avec le peuple d’Egypte aux tyrannies de Fir’awn. Cette stratégie de la Foi non dissimulée est toujours d’usage dans les enquêtes de profondeur des cas extrêmes de criminalité et de terrorisme. Mûsà a donc bénéficié dans le palais de nombreux sympathisants qui avaient choisi par stratégie de ne pas montrer leur conversion jusqu’à l’exfiltrer du piège que lui tendait Fir’awn. Dans cette séquence, la complicité vertueuse de Assia a aussi été très déterminante jusqu’à lui enseigner les formules d’invocation (V21, S28) afin d’être indemne aux injustices et aux manigances de Fir’awn. Mais dans son exil, Mûsà a aussi enseigné comment mettre à profit la bénédiction d’Allah de lui avoir montré une sortie de secours en venant lui aussi au secours des filles de Shu’aïb (Vs 23-24, S28) et qui s’avérera fructueux, puisque l’une des filles, la plus pudique finit par l’épouser (Vs 25-26) en reconnaissant sa bravoure et son honnêteté. Voilà comme qui dirait le dilemme de notre temps, déficit de pudeur chez les filles, déficit de bravoure et d’honnêteté chez les garçons !

Et dans l’exil très éprouvant du peuple d’Egypte sous la conduite de Mûsà, vient une autre péripétie dramatique…la conviction de Mûsà que son Seigneur ne l’a pas abandonné et l’impatience de son peuple à retourner dans l’obscurantisme, faute de miracle immédiat (V138, S7). Ayez confiance en Allah et armez-vous de patience leur répétait Mûsà, la terre n’appartient pas à Fir’awn mais à Allah et Il l’Héritera des vertueux (V128, S7). Soumettez-vous à Allah par la Foi et le recours absolu à Lui leur répétait-il (Vs 84-85, S10), et ne versez pas dans la réponse au mal par le mal…Voilà donc la constante des prophètes, c’est de pouvoir haranguer les peuples dans l’enracinement dans le Tawhîd, et qui se prolonge dans la soumission, dans le recours, dans la confiance, dans la Foi…tout en Dieu. C’est surtout par un discours rassurant et par une méthode de plaidoyer convaincante, véhiculé par un verbe éloquent, plein de douceur, de sagesse (V125, S16) et chargé d’émotion de Dieu qu’il faut prêcher sur la voie d’Allah. Ainsi Allah avait Alerté Mûsà et Heûrûn de s’adresser à Fir’awn en de pareils termes (V44, S20)...en espérant que son cœur perçoive (V45), mais le même cœur qui perçoit la divinité est aussi infiltré par Satan qui s’y installe par orgueil et si le serviteur ne fait attention à devoir fermer la porte à l’orgueil, la vanité, la suffisance, le complexe de supériorité, alors l’émotion divine ne pourra s’y installer et l’opacité l’endurcira.

Il est donc important pour le serviteur de s’ouvrir à l’émotion Divine (Al Khash-ya), et voilà pourquoi Allah avait demandé à ses prophètes malgré l’arrogance et la perversion connues de Fir’awn d’user de verbe d’élégance et d’éloquence, verbe qui s’il n’a pas convaincu le chef a tout de même eu l’effet escompté sur une bonne partie du peuple, et qui a fini par rallier le camp de la vérité (V159, S7)…jusqu’au triomphe de cette vérité. Le camp adverse de la vérité n’a qu’une seule et unique finalité – la déchéance et dans le cas d’espèce, elle aura été fracassante, car d’une tragédie hors pair dans les tumultes de la Mer Rouge, allumée au maximum de sa rougeur (colère) et juste après avoir permis le passage des vertueux. Voilà aussi comment Allah Enseigne – le même instrument de sauvetage de ses protégés peut servir à punir ses ennemis déclarés dans une unité de temps et d’espace (Vs 64-65, S26)…Fir’awn et ses cavaleries méchantes et déchaînées n’avaient d’objectif que d’anéantir Mûsà et son peuple….Allah a retourné la situation contre eux et seulement à ce moment tragique, Fir’awn reconnut enfin la divinité d’Allah, mais son attestation a été rejetée par Allah (Vs 90-91, S10). Attention donc à ne pas aller jusqu’au bout des signes d’Allah, retournons en permanence vers Allah pour nous repentir, pour exprimer notre recours permanent, pour vivifier notre Foi, pour renouveler sans cesse notre confiance en Lui, pour espérer qu’Il nous Epargne des crises, pour rester dans son camp et pour croire avec Mûsà qu’Il est sans l’ombre d’un doute avec Nous en permanence et qu’Il nous Indiquera la sortie de crise (V62, S26), car partout sonne la crise…

En vous souhaitant encore une excellente année 1439, un Yawmu ‘Âshurà bien béni avec tant de lumières et de baraka de ce récit fascinant du Prophète Mûsà

Best Zyars

Al Amin

Asfiyahi.Org
Vendredi 29 Septembre 2017

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