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Direct du Min’bar – Vendredi 10 Zul Qa’ada 1435 – 05 Septembre 2014 Devoirs de famille et de Société


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De devoirs, écrivions-nous il y a juste un mois, il n y a pas que religieux et de religion, rappelions-nous dans la foulée, il n y a pas que l’adoration, il y a l’élégante servitude. Entre Genève où Imam Abou Assia a rappelé deux obligations fondamentales de chaque croyant envers sa communauté et Makkah où Cheikh Usàma Ibn Khayat s’est concentré sur le devoir d’éducation des enfants dans la religion de Dieu, il y a juste quelques milliers de Kms que la lumière de l’héritage du Prophète parcourt en un rien de temps ! Dans les deux cas, il s’agit d’un rappel encore et encore (tant qu’il est utile V55, S51) d’une obligation de fidélité à un pacte - signé avec Dieu. Le pacte de solidarité active envers la communauté et le pacte de contribution productive au bien-être social. Le comment est un condensé de pratiques héritées du Prophète et des enseignements divins, et dont certaines indiquent l’orientation vertueuse des enfants et une surveillance permanente de leur bonne conduite. Evidemment, pourvu que les supposés surveillants soient aussi et dans la bonne conscience et dans la conduite irréprochable.



Oh vous les croyants, ne trahissez pas Dieu et son Prophète en déviant sciemment de votre engagement (V27, S8). Soyez conscients que parmi ce que vous accumulez dans l’avoir et dans la descendance, il y a des germes de crise et sources de problèmes. Sachez que la vraie valeur qui ne trahit ni ne s’altère est avec Dieu (V28). Voilà dira Cheikh Al Khayat l’alerte de Dieu quant à la responsabilité de ne pas transformer nos avoirs et notre descendance en crise et problèmes. Il faut donc éduquer, protéger, valoriser, fructifier et surtout investir dans le futur de la descendance et dans le présent de l’avoir. Autant il est illicite de tricher dans les transactions commerciales, professionnelles, financières et économiques (V85, S11), autant il est important de préparer les utilisateurs de tels instruments dans l’avenir, soit l’éducation des enfants dont la responsabilité n’incombe qu’aux parents. Et une telle responsabilité dira-t-il ne peut être déléguée ni à une autre personne, ni à une institution, ni à un système. Elle fera en plus l’objet d’un interrogatoire et Allah nous sanctionnera positivement ou négativement selon. Même si les sociétés selon leurs propriétés différent de par leurs valeurs et orientation, le poète Arabe retient de manière universelle que les Nations ne subsistent que par leurs vertus et valeurs, et que si vertus et valeurs disparaissent, elles emportent avec elles les fondements de la nation. Nation qu’a évoquée Imam Abou Assia au sens de la communauté Musulmane et du devoir social qui incombe à chaque croyant en tant que membre de cette communauté et en tant que socle social.

Votre Communauté-ci est une et une seule communauté humaine, depuis Adam jusqu’au dernier des humains (V92, S21), quant à Moi, dit Allah dans ce verset, Je Suis votre Seigneur et le contrat qui vous lie à moi est un contrat d’obéissance et de crainte (V52, S23). Si la communauté humaine peut être une et une seule, en témoigne les interpellations Qur’ânique (Oh Fils d’Adam), il y a aussi la communauté des croyants (Oh vous les croyants !) et la communauté des monothéistes (Oh vous les gens du Livre !), ou encore plus spécifiquement et historiquement les populations d’Israël à l’époque (Oh fils d’Israël !). Si le contrat qui lie chacun d’entre nous et tous ensemble à Dieu est celui d’obéissance - que nous soyons croyants ou pas, il y a aussi les devoirs qui nous incombent envers cette communauté dira l’Imam et ces devoirs peuvent se résumer en deux – devoir d’attachement et devoir de sauvegarde. Au passage, il fera remarquer que seuls la communauté du Prophète Muhammad S’AwS a la particularité de bâtir sa Foi sur le Tawhîd et l’acceptation du message de tous les prophètes sans exception (V84, S3). Cette communauté est celle de l’Islam, seule religion agréée par Allah et qui a été parachevée par le Prophète Muhammad comme dernier des envoyés (V3, S5).

Le devoir primordial d’attachement envers cette communauté dira l’Imam est une Sunna enseignée par le Prophète qui a démontré tant d’amour à chaque membre de cette communauté, en réservant une part honorable à ceux qui auront appris l’histoire et l’auront accueilli comme leur prophète. Il avait justement fait savoir aux compagnons de son temps qu’il aurait aimé rencontrer ses frères ! Et les compagnons surpris lui ont demandé et nous alors ? Il leur a répondu, vous êtes avec moi (As-Suhba) dans mon temps-ci, mais mes compagnons de tous les temps viendront bien après moi, sans vivre mon époque, et pourtant me croiront et m’aimeront. Alhamdulilàh de faire partie de cette compagnie (Al ma’iyya, V29, S48).

Et lorsqu’on aime, on donne, on s’investit, on protège et on sauvegarde. Ainsi donc, le devoir de sauvegarder les valeurs de la communauté incombe à chacun. En quoi faisant ? En s’érigeant comme une valeur productive et non comme un démolisseur de valeurs.

Les croyants - avait enseigné le prophète - sont dans leur conscience collective, leur amour mutuel et leur entraide dans la vertu comme un seul corps organique. Dès qu’un organe est affecté, la totalité du corps fait bloc par solidarité ! Par exemple, lorsqu’on a mal à la tête, c’est tout notre être qui ne se sent pas bien et nos jambes et notre cœur, même si épargnés par le mal ne se sentent pas d’attaque pour aller courir comme d’habitude le long du lac. Lorsque le petit doigt est écorché, c’est des millions de dollars que perdra le champion de tennis, puisque tout son corps solidarise. Cette solidarité organique témoigne d’une communauté de destin fondée sur une unicité de valeurs et sur la défense ensemble de vertus nobles.

Le devoir de sauvegarde de la communauté s’étend ainsi à vouloir pour chacun le bien que nous souhaiterions pour nous-mêmes, le prophète ayant fait d’une telle attitude une condition de validation de la Foi (Hadith). Par exemple, dans nos invocations, nous devrions remplacer les ‘moi’ et les ‘je’ par ‘nous’ avec la plus pure des intentions et la plus sincère des expressions. Et dans une situation de crise ou de trouble, de la même manière que nous aurions aimé une sortie honorable, de la même manière, nous devons prier pour ceux qui sont affectés de malheur, de maladie, de détresse, de crise ou encore de tristesse de retrouver sérénité et lumière. Dans le secret de nos fautes et errances, de la même manière que nous souhaiterions être couverts et honorés, ainsi devrions nous couvrir et honorer les autres sans les vilipender. L’action doit aussi être combinée à l’intention partout possible pour contribuer à la sauvegarde de la communauté et de ses membres.

Il ne faut cependant pas tomber dans la lassitude de l’attentisme de l’aide des autres, il faut s’investir soi-même, quelle que soit la condition, quelle que soit la difficulté et la meilleure des attitudes est dans le Tawakkul responsable, comme avait enseigné le Prophète. Faites comme l’oiseau, il se lève le matin, compte sur son Seigneur pour de quoi vivre, mais quitte son nid pour aller le chercher ! Et d’ailleurs Allah n’altère une bénédiction accordée si ce n’est les bénéficiaires eux-mêmes ont apporté des changements (V53, S8) ! Les constantes restent donc dans les fondements de la religion immuable (V30, S30), mais avertit Allah la majorité des gens ne le comprennent pas – que les nobles intentions et actions vertueuses triomphent toujours (V30, S18) même si cela peut prendre du temps – 400 ans dans le cas du Prophète Musa, et que les malintentionnés et les cachoteries n’aboutissent jamais, même si le balbutiement de leurs ondes premières peut insinuer autrement (V52, S12).

Faisons donc comme l’oiseau, quittons nos nids d’orgueil, quittons nos nids de méchanceté, quittons nos nids de paresse, quittons nos nids de susceptibilité, quittons nos nids d’envie et de jalousie, quittons nos nids de malice, quittons nos nids de vengeance ou d’attaque gratuite, quittons nos nids de toute sorte et abandonnons-les définitivement ! Construisons des nids douillets de tendresse envers nos familles, de solidarité active envers la communauté, d’appréhension positive envers les serviteurs de Dieu, d’espoir pour le futur, et d’attachement à la vertu et au bien…volons tous les jours vers la Miséricorde de Dieu qui s’Etend aux cieux et terre (V255, S2)…mais qui en définitive est réservée uniquement à ceux qui croient au triomphe de la vertu (V156, S7).

Best Zyars

Par Al AMine Kebe
Mardi 9 Septembre 2014

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