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Direct du Min’bar – Vendredi 22 Nov 2013 – L’Epreuve humaine – un test qu’Allah nous fait passer…


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A Genève, Cheikh Sofiane a rappelé que dès la création, Allah a Enjoint l’épreuve avec la vie et la mort pour Tester, Mesurer, Evaluer qui des humains s’attache à la meilleure action (V2, S67). Et c’est ainsi que ce monde a été baptisé la demeure des épreuves, car nous y serons en tant qu’humains éprouvés sans cesse, dans tous les domaines et à toute étape de nos vies, mais au final, ces épreuves constituent des tests d’évaluation de notre foi et de sa sincérité - car le sixième pilier de cette même foi atteste de la foi aux délibérations et ordres d’Allah, que cela nous convienne ou pas…et le prophète de rappeler que l’intensité de l’épreuve subie est proportionnelle à la sincérité de la foi (!) et que la récompense au terme de l’épreuve est aussi proportionnelle à la capacité de résilience…voilà pourquoi les plus éprouvés parmi l’espèce humaine sont les prophètes tout comme ils sont les plus valeureux dans l’échelle de la vertu (V69, S.4).



Allah Invite le Prophète à faire preuve de patience (V35, S46) comme avait fait chacun des prophètes, membre du top 5 (ùlul ‘Azm), car à y regarder de près, de Seydinà Nûh à Seydinà Îsà, chacun des 4 a subi des épreuves énormes, et le Prophète – en couronnement - est venu les battre dans ce domaine pour avoir été Le Seul à relever les défis (exil, guerre et ascension céleste) que les autres prophètes n’ont su relever, mais l’enseignement qu’Allah Invite à en retenir comme un ingrédient de la condition humaine est leur capacité de résister, de faire preuve de patience (Sabr), de traverser l’épreuve et finalement de s’en sortir victorieux.



Cheikh Sofiane s’est attardé un moment sur le cas de Seydinà Nûh, au bénéfice de la primauté, qui a vécu pendant 950 ans durant lesquels il n’a cessé d’appeler son peuple à adorer Allah et à abandonner les supposées divinités sorties de leur imagination (làta, ‘uzzà). Il a usé de toutes les méthodes (Vs 5-9, S71), par petits groupes, en public, en conseil avisé, en secret, il ne s’est donné aucun répit, jour comme nuit,…mais aussi longtemps que son appel a duré et aussi déterminé qu’il fut dans sa méthode et ses approches, il n’obtient qu’un maigre résultat (dans sa propre échelle d’évaluation), soit une poignée parmi sa communauté qui a rallié le camp de la Foi, il a donc invoqué Allah de ne pas laisser la grosse majorité de son peuple propager la déviation sur terre (Vs26-27, S71). Allah Décrète qu’une minorité a souvent triomphé sur une majorité (V249, S2).



La patience de Nûh est donc certainement la plus éprouvante puisqu’ayant duré plus de 9 siècles à ne jamais se décourager, mais si sa propre évaluation lui fait retenir un résultat maigre au vu de la durée et de l’intensité de son appel, dans l’échelle d’Allah, ce fut un immense résultat, puisque cette poignée de croyants a valu à l’humanité sa survie après le déluge. Et le prophète a illustré cet ordre de grandeur à Taïf en anticipant qu’un seul croyant qui naîtrait de cette communauté demain pourra racheter la dureté de ce que tout le village lui aurait fait subir comme éprouvé là-bas et à Badr en avertissant que si cette poignée de croyants perd la guerre, l’avenir de la Foi serait en danger ! N’est-ce pas Allah lui A demandé de prendre exemple sur ceux-là, Nûh en premier ?! D’une épreuve dictée par Allah longue de +9 siècles et de la patience d’un prophète à la supporter, Allah Récompense en sauvant toute l’humanité, et c’est ainsi que les épreuves sont des opportunités pour les croyants de gagner les faveurs d’Allah. Le résultat est exponentiel de la patience et Allah nous Rappelle qu’il ne faut pas rester dans l’illusion de nous autoproclamer des croyants sans qu’Il nous Teste (Vs2-3, S29). Car, c’est en testant les peuples qui nous ont précédé qu’Il Avait distingué les sincères des tricheurs !



Et les épreuves dira l’Imam touchent à tous les domaines, y compris ce que nous considérerions comme une bénédiction (V35, S21), Allah Distingue bien les deux aspects en ce sens, qu’Il nous Eprouve en bien et en mal, dans les deux cas Précise-t-Il, c’est dur pour nous (Fitna). Par exemple, parcourut l’Imam, les épreuves peuvent toucher l’avoir, la récolte, tout bien matériel, la famille, le corps et les organes, elles peuvent survenir sous forme de déficit (chiffres d’affaires en baisse,), de maladie (membre de la famille, amis ou proches), de perte (décès), d’affection (incapacité), de crise personnelle (divorce, chômage), de changement brusque de nos vies ou de celles de nos proches (victime de catastrophe naturelle ou d’incidents causés), de choc psychologique (désespoir, perte de ressources, étourdissement), etc. Le Qur’ân le résume (V155, S2) dans ces aspects – ressources, sécurité, biens, vies, récoltes -, mais conclut que ceux qui auront compris que c’est Allah qui Teste leur foi et attachement et qui accompagnent l’épreuve de la bonne attitude - celle de reconnaître que nous-mêmes et ce que nous subissons sommes ensemble sous l’ordre d’Allah et que tout retourne en Lui - s’en sortiront avec bonheur à la clé (V156).



Et l’Imam de puiser de cette liste la maladie pour faire observer que c’est une épreuve dure pour l’humain, aux conséquences multiples et imprévisibles, mais une des sagesses derrière est d’exercer la servitude dans la dureté, car dans notre attestation de foi, et nous l’oublions souvent, nous sommes assujettis à l’adoration en toute circonstance - dans la joie et dans la douleur (V95, S7) – comme il est dit souvent lors du mariage ‘pour le meilleur et pour le pire’, mais on oublie dans la douleur comme on fait semblant d’oublier pour le pire. Sans l’épreuve de la maladie, il nous est donc impossible d’exercer cette dimension de la servitude dans la douleur envers Allah, alors que nous y sommes assujettis (‘ubûdiyya).



Et d’ailleurs, le Prophète a rassuré les croyants que lorsque la maladie les atteint, ou qu’une épreuve quelconque leur soit imposée, jusqu’aux soucis existentiels (famille, travail, social), Allah nous Efface des pêchés et nous Oriente vers des meilleurs scénarios. Dans une version de ce Hadith, le Prophète a même dit que l’épreuve subie par le croyant pourrait lui ouvrir les portes du Paradis, ce qui est d’ailleurs corroboré par le verset de la S.2 précité. Et à ce titre, le Prophète enviait (une façon de parler) les adeptes de l’immunité, ce sont ceux-là précisait-il qui subissent les épreuves et qui observent patience et démontrent résilience. Pour autant, ajouta l’Imam, il n’est pas indiqué d’invoquer Allah pour subir une épreuve par exemple tomber malade, mais il est louable d’invoquer Allah pour se doter des capacités de traverser les épreuves sans rébellion ou complainte envers Lui. C’est ce que Cheikh Seydil Hadj Malick enseigne dans wa Raddiny bil qadà Rabby Muçabirrany ‘alà balà-ika…dans le Wasîlatul Munà.



Les compagnons du prophète dans leur héritage de ces enseignements ont aussi légué des valeurs de résilience. Abu Zar citait trois choses que les gens dans leur majorité n’aiment pas et que lui aime particulièrement – (i) la faim, puisqu’elle lui permet de cultiver la retenue de sa passion à ne pas s’abandonner à l’abondance ; (ii) la maladie, puisque cela lui permet de se faire pardonner ses pêchés, et (iii) la mort puisqu’elle lui permet de rencontrer son Seigneur.



Qu’Allah nous Arme des capacités de résistance, de patience et de résilience afin que nous puissions encaisser toute épreuve et qu’Il nous Accomplisse Sa Promesse dans la patience face aux épreuves, c'est-à-dire de sortir indemne et victorieux de toute épreuve !

Best Zyars en ce 3ème Vendredi de 1435H

Par Al Amine Kebe (Geneve)
Samedi 23 Novembre 2013

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