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Direct du Min’bar – Vendredi 23 Chawwàl 1434 – 30 Août 2013 – La Bienséance dans toutes ses composantes : Aperçu de sa dimension sociale


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L’Imam Salih, ‘Abdul-Lah Ibn Hamid dans sa prêche de ce midi à Makkah a rappelé les innombrables composantes de la Foi et de la piété, qui lorsque déclinées dans nos actions quotidiennes se confondent avec les droits et devoirs civiques et donc nécessitent une attention particulière.



Direct du Min’bar – Vendredi 23 Chawwàl 1434 – 30 Août 2013 – La Bienséance dans toutes ses composantes : Aperçu de sa dimension sociale
Le croyant rappelle-t-il et dans la définition bien connue du Prophète (Hadith) est celui qui épargne la communauté de tout tort, venant de sa langue (communication) ou de sa main (action). Dans le rappel du Qur’ân de la séquence des actes d’adoration, d’expression de la foi et de la piété, Allah après avoir placé la Tawhîd au sommet, ordonne le bien envers les parents biologiques, et ensuite liste toute une catégorie parmi les proches, les voisins, les riverains et les co-habitants d’un même espace communautaire, les orphelins, les indigents et les victimes de malheureux incidents. Telle est l’expression de la bienséance dans toutes ses composantes. Dans sa prêche à Genève, Cheikh Atqàny renchérit que lorsque la question fut demandée au prophète de savoir qui est le plus AIME par Allah parmi ses serviteurs, il a répondu le plus utile à sa communauté ; et à la question quelle action est plus APPRECIE par Allah parmi celles de ses serviteurs, il a répondu l’introduction d’une fibre de soulagement ou de bonheur (bonne parole, généreux don, apurement dette, tirer d’affaire, conseil avisé, discrète assistance, etc.) dans le cœur d’un croyant.

Dans le Verset 36 de la S. 4 – An-Nisà (les femmes) l’Imam commente que la séquence établie par Allah est une déclinaison de l’organisation sociale en sphères d’interaction fondées sur les droits et devoirs civiques ou sociaux les uns envers les autres. Et l’équilibre de la société tient au respect de ces différentes sphères de droits et devoirs. Si le croyant, au-delà du tout premier devoir de reconnaître l’Unicité de Dieu, œuvre en bien à l’endroit de ses parents et de sa famille, il s’est déjà procuré les ingrédients d’une paix intérieure. La sérénité qui complète son équilibre dans la société est à chercher dans les sphères d’interaction précitées qui sont à l’extérieur de sa famille. Et là aussi, il s’agit de sphères concentriques explicitement citées par Allah et dans une séquence qui facilite à chaque acteur l’instauration d’un équilibre social durable.

Le Prophète dans ses recommandations envers sa famille et ses compagnons insistait sur la nécessité d’établir une paix durable et une base de confiance mutuelle dans le proche voisinage, car soutenait-il le voisin proche est plus proche, et en cas de crise ou de malheur est le premier à pouvoir porter secours et assistance. Il a ainsi établi parmi les devoirs du croyant à son voisin - et que puisse être son origine, sa religion ou autre identifiant - l’assistance en cas de besoin ou danger, la réponse en cas d’appel…Seyyidunà ‘Aliyy a défini le voisin proche comme toute personne dans le rayon d’habitation, qui lorsqu’un appel est émis devant la porte peut l’entendre (avec les phones, je me demande si ce n’est pas tout le monde !). Le prophète, dans sa méthode de construire les bases solides d’une société apaisée ajoute que le voisin a le devoir d’enlever tout ce qui porte préjudice à l’autre et de n’entreprendre rien qui puisse contrarier l’autre, tout comme il a le devoir de couvrir de discrétion (Sutureu) sur tout évènement ou information malencontreuse ou pas souhaitable de divulguer. Au-delà de ce voisin proche et lointain, l’Imam rappelle aussi le rayon d’habitation que les Ulémas ont défini dans la tradition du Prophète comme un rayon de 40 maisons sur 360 degrés (soit en direction de chacune des 4 points cardinaux - Nord, Est, Sud et Ouest). Dans un tel rayon, il faut observer et faire observer par ses enfants et sa famille les devoirs de bienséance, de tolérance, de bienfaisance, de protection, de secours en cas de nécessité, d’assistance en cas de perte de capital ou de capacité, d’anticipation pour éviter tout malheur, tort ou préjudice qui s’abattrait sur les autres, de conseil avisé sur le bien et d’interdit par rapport au mal, de privilège dans le partage et dans le faire-part, de générosité et de tendresse, de solidarité dans le bonheur et dans le malheur. Et le souci du Prophète du rôle vertueux du voisin se reflète aussi dans ses invocations, lui qui demandait constamment Allah de le préserver contre un voisin mal avisé et contre les faux-amis, ceux-là qui lorsqu’ils connaissent du bien de l’autre le cachent et lorsqu’ils soupçonnent du mal s’empressent de le divulguer.

Et dans cette culture de l’équilibre social, le Prophète avait également encouragé les compagnons de faire preuve de générosité chacun dans son domaine d’expertise envers ses voisins. Le menuisier, le forgeron, le plombier ou tout autre doit se montrer disponible pour toute tâche dans son domaine, l’enseignant doit être à l’avant-garde pour tout conseil pour l’éducation des enfants du quartier, s’il y a un habitant du quartier qui est véhiculé, il est par exemple attendu qu’il fasse preuve de disponibilité de son moyen de transport dans des circonstances d’urgence ou de nécessité. L’Imam ou l’Erudit est tenu de partager des connaissances sur les questions de religion, le Médecin est supposé apporter son expertise en cas de besoin...

Il est certain que si les voisinages se comportent ainsi, et tel est l’enseignement du Qur’ân et de la Sunna, les sphères concentriques d’organisation sociale qui s’agrègent pour former la nation reposeront sur des bases fiables de solidarité, de paix, d’interaction vertueuse, d’alerte contre la mal et d’élan vers le développement.

Le Prophète soucieux de l’étendue du rayon aux autres groupes sociaux cités dans le verset (orphelins, nécessiteux, etc.) d’avertir aussi que ceux qui sont aisés dans leur environnement social et qui ne font pas preuve de générosité ou de solidarité envers les couches les moins favorisées, se verront le jour du jugement dernier assaillis par une armée d’orphelins, d’ignorants et d’indigents qui prendront Allah à témoin et demanderont pourquoi lorsque Tu lui As Donné plus que nous dans l’autre monde, il ne nous aidait pas !!! Et Allah de Voler à leur secours en Reconnaissant que LUI-MEME avait été malade, affamé ou affligé dans le quartier d’un tel, mais que x ou y ne lui ont pas porté assistance. Il s’agit des serviteurs d’Allah dans de pareille situation, Allah dira que si x ou y avait porté assistance à ceux-là, ils y auraient trouvé Allah (Hadith Qudsiy).

Et donc la prévention valant mieux que le traitement, tout croyant – selon une approche de revue des paires pouvant être jugé par ses voisins a intérêt à anticiper. Lorsqu’un des compagnons est venu demander au prophète une action ou parole qui pourrait lui assurer tranquillité ici et dans l’au-delà, le Prophète lui dit sois sûr d’être un bienfaiteur. Et le compagnon de demander – comment m’en assurer ? Le Prophète ajoute - demandes à tes voisins, s’ils te jugent comme bienfaiteur, tu l’es sans aucun doute, s’ils te jugent autrement, tu as intérêt à une auto évaluation avant d’être évalué par Allah (le même que par les voisins !!!)

Et maintenant avec la mobilité accentuée et les communications modernes, notre rayon de voisinage ne change-t-il pas constamment, selon que nous soyons au bureau, à l’usine, au marché, dans les lieux de travail divers et variés, dans les transports publics ou en avion, bateau, au jardin ou dans les parcs, nos voisins ainsi changent comme dans un modèle quantique…et si l’esprit de l’enseignement du Prophète nous habite, si un tel esprit habite chacun, la paix régnera partout puisqu’elle sera un ingrédient en permanence avec nous comme notre téléphone portable nous suit partout jusqu’en mode avion dans les airs.

Pourtant font remarquer certains lors de la discussion sur les objectifs du millénaire aux Nations-Unies, le devoir de solidarité enseigné par les religions ne se limite pas aux individus et familles, et dans ce registre, le voisin des Etats, ce sont les États, qu’ils soient frontaliers ou en partenariat. Comment ne pas reconnaître alors que les voisins de la Syrie ne lui viennent pas en aide, mais la Syrie aussi agit-elle dans l’esprit de cet enseignement du prophète…CQFD !

N’oubliez pas le test…demandez au moins à quelques voisins (bureau, immeuble, quartier, commerce du coin) et vous saurez si vous êtes parmi les bienfaiteurs, autrement, apprenez utile et agissez en conséquence!

Vous, qui êtes mes voisins sur la toile, j’espère que j’aurais une bonne évaluation de votre part, car je n’ai le souci que de bienfaire selon mes modestes capacités - Et mon recours n’est destiné qu’à Allah en qui j’adresse ultimement toute sollicitation (V.88, S.11).

Best Zyars

Al Amine

Par Al Amine Kébé (Geneve)
Vendredi 30 Août 2013

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1.Posté par Ibrahima le 01/09/2013 14:14 | Alerter
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"Et l’équilibre de la société tient au respect de ces différentes
sphères de droits et devoirs"

Très bien dit! Idée forte qui rappelle et condense avec opportunité, à mon humble et profane avis, une question fondamentale en islam et immanente au Texte sacré : la solidarité sociale. Si seulement dans la gouvernance de nos espaces de vie, on s'appliquait à mettre en pratique ces enseignements du Saint Coran en termes de solidarité, de générosité et de respect d'autrui, sans doute y' aurait personne qui meurt de faim ou d'inondations, encore moins ces tueries fratricides que nous observons quotidiennement au sein de cette communauté
musulmane, du fait justement d'une injustice sociale, d'un difficile équilibre entre droits et devoirs.

C'est dire en effet, combien tes bonnes lignes rappellent simplement et avec profondeur que l'Islam ne comporte pas seulement les cinq piliers: la Chahada, la prière, la Zakat, le jeûne et le pèlerinage. Il est aussi un mode de vie, une direction, bref une société au sein de laquelle l'esprit de solidarité et le respect des droits d'autrui
constituent les principes même d'équilibre de toute organisation sociale. Le délitement ou l'absence des ces principes à la fois au niveau micro qu'au niveau macro, expliqueraient bien des désarrois ambiants au sein des espaces et nations à majorité musulmane!

Ce me semble que tu viens de déllivrer avec intelligence une dimension importante de ce que l'on pourrait appeler un riche thème sur Foi et protection. Protection qui peut se décliner en termes de droits économiques et
sociaux., voire de principes sociaux de justice sociale. Devoir d'assister et de protéger les personnes vulnérables, obligations de partager un gâteau produit de l'effort collectif et obligations de rendre compte aussi de la gestion de ce gâteau!

En guise d'évaluation, puisque tu nous y invites. Pour prospérer, c'est connu, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens du bien. Ces partages de savoir et de savoir-être sur la toile constituent ainsi autant d'actions de bien qui invitent à cultiver le bien.

Best Zyars,

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