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Direct du Min’bar – Vendredi 28 Rabî’al Awwal 1437 – 8 Janvier 2016. Cette Mort que vous fuyez, vous la Rencontrerez en tète a tète… (V8, S62)


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Steve Jobs était donc bien noté sur l’échelle de l’intelligence humaine, pas parce qu’il a su doter d’intelligence artificielle des milliards de gadgets qui nous évitent toute contestation de la faculté la plus convoité de l’espèce – l’humanisme – mais parce qu’il a illustré dans ses dernières communications l’alerte du prophète que le plus perspicace parmi les humains est celui qui se sert du souvenir de la mort comme motivation de performance dans la vie quotidienne. Il s’agit bien du souvenir de la mort, car comme disait Marc Twain, j’ai été mort pendant des milliards d’années avant de goûter à la vie uniquement pour me convaincre que je retournerai à la mort (V2, S67). Voilà le rappel de Cheikh Mahdy dans son prêche de ce midi à Genève et qui remonte à Abdullàh Ibn ‘Umar qui posa deux questions au Prophète – (i) Qui est le meilleur parmi les hommes ? Le plus coté en noblesse de caractère répondit le Prophète. (ii) Qui est le plus perspicace/intelligent/doué ? Le plus régulier dans le souvenir de la mort, répondit le Prophète. Ce souvenir de la mort que Allah Erige justement en critère d’excellence parmi la crème (Al Akhyàr) pour distinguer les Prophètes Ibrahim, Ismaïl, Ishàq, Ya’qûb, Al Yassa’ et Zul Kifl (Vs 46-48, S38).

Et l’Imam de le tourner en interrogation sur les facultés humaines – entre intelligent, perspicace, doué, futé…car en fait, le propre de l’humain n’est pas dans l’intelligence que les machines et les bêtes expriment bien mieux, mais c’est dans l’humanisme (Nitté comme dit Cheikh Tijâny Sy Al Maktûm). Or, ces facultés émotionnelles, intellectuelles, ou cérébrales peuvent siéger dans divers organes ou centres de décision du corps animal (esprit, cœur, âme) – alors que l’humanisme traverse toutes les facultés, tous les organes, colle à la conscience et dicte le meilleur des comportements en toute circonstance, quel que soit le lieu, le moment, la culture ou le contexte. Voilà donc pourquoi le Prophète reconnait le meilleur comme le plus côté à l’échelle de la noblesse du caractère et le plus doué comme le plus régulier dans la culture de cette noblesse, soit le souvenir de la rencontre avec Dieu (fin V du titre)…puis vous serez amenés en face de Dieu, Le Détenteur de toute connaissance dans le connu et dans caché et Il vous Entretiendra du détail de vos actions !

Chèx Seydil Hadj Malick s’étonnait dans Zajrul Qulûb de celui qui fait semblant d’oublier la mort, alors que la mort remplit évidemment son espace. Ne sois pas dupe conseille-t-il, à t’attacher à la vie sans valeur, à ce monde de trahison, à des biens sans âmes, à des promesses de mirage…valorises ton temps de vie par le souvenir de la mort. L’Imam a abondé dans la valeur d’une telle attitude de toute noblesse parmi les comportements du croyant. Le Prophète rappelait aux croyants les vertus du souvenir de la mort, qui n’a pas besoin de s’illustrer dans des peurs, des angoisses ou même de l’explicite, mais dans un état d’esprit de sérénité à se convaincre de la rencontre inévitable avec son Seigneur, qui doit donc motiver à l’excellence (V110, S18) et au choix de l’éternel au profit du substantiel (V11, S62) . Il avait dit aux compagnons d’aller rendre visite aux devanciers dans les cimetières et de dialoguer avec eux pour mieux préparer la vie après la mort, car la mort n’est pas une fin, c’est une étape !

Seyyidunà ‘Aliyy l’a illustré dans une mise en scène pédagogique en allant dans les cimetières et en parlant à haute voix – Oh vous les habitants d’ici, répondez-moi. Où sont les montures que vous chérissiez, où sont les trésors pour lesquels vous vous battiez, où sont les manteaux qui vous embaumaient, où sont les conjoints avec qui vous partagiez joie et vie ? Si vous reveniez dans ce monde, que feriez-vous de différent ? Il observa un moment de silence, tourna à 360 degrés autour et reprit – S’il vous était possible de me répondre, voici sans doute ce que vous diriez – Il n y a aucune valeur à ces montures, à ces trésors qui n’en sont pas, aucune valeur à attacher à ce monde d’hier…si Dieu nous avait donné la possibilité de revenir, nous aurions renoncé à toute déviance et augmenté toute bienfaisance à l’infini.

Voilà comment les vertueux considéraient leur rapport à la mort, comme un allié intime de comment améliorer tout bien et s’écarter de toute tentative de déviance. Le souvenir de la mort disait le prophète est le démolisseur des passions, il ôte le voile qui sépare l’humain avec son Seigneur. Celui qui s’attache à ce souvenir renchérit le Prophète sera enrichi de trois vertus – la promptitude du repentir, le cœur apaisé aux antipodes des convoitises matérielles ou mondaines (doylu), et surtout un regain de performance physique et spirituelle dans l’adoration. L’Imam d’inverser la fonction pour faire remarquer que celui qui se détourne du souvenir régulier de la mort sera donc handicapés de trois tares – oubli du repentir et donc accumulation de pêchés pour sombrer dans les ténèbres du mal, grande convoitise de valeurs et de mondanités qui finissent par désorbiter du bien, et lassitude du corps et de l’esprit dans l’adoration. Qu’Allah nous en préserve !

Seul celui qui s’attache au souvenir de la mort développe la certitude de sa rencontre avec Dieu et donc se met à la préparer. Quoi de plus perspicace fait observer l’Imam que de préparer un RV immanquable, et de le faire dans les meilleurs conditions ? Mais justement ajoute l’Imam, le faire dans les meilleures conditions signifie une série d’interrogations et d’auto-tests. Avons-nous renoncé aux interdits de Dieu ? Avons-nous purifié notre intérieur suffisamment pour n’intentionner que du bien et du beau aux autres ? Avons-nous abandonné ces tares humaines qui sonnent comme obstacles à la noblesse de caractère attendu du croyant – méchanceté, jalousie, calomnie, médisance, spéculation, orgueil, spoliation de biens d’autrui, complot, injustice, tort, précipitation à divulguer secrets et défauts, association de malfaiteurs, discorde au sein de la communauté, mauvais comportement individuel ou collectif, pollution de toute sorte y compris écologique, etc ? Voilà comment Imam Zaheubiyu disaient des vertueux contemporains qu’ils avaient confondu leur vie et leur préparation à la mort à tel point que si on leur avait annoncé la mort demain, ils n’auraient rien changé de leur quotidien, tellement ils sont en orbite sur la face de Dieu.

C’est le poète Arabe qui avait dit nul ne peut réclamer une demeure après la mort autre que celle qu’il aurait construite avant la mort. Or il n y a aucun matériel de construction dans la confection de cette demeure, nul besoin d’architecte, d’ingénieur en génie civile, ni de ciment, ni de fer ou bêton, rien de tout cela…il faut être en permanence dans le bien, bien dans l’intention, bien dans la communication et les expressions, bien dans les actions et interactions, bien dans l’attitude et dans le comportement, bien en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance…C’est ainsi que le Prophète avait montré la voie en étant le modèle de vie pour nous…mais aussi le modèle de comment partir (DdM 20 Décembre 2013).

A quelques jours de son retrait de ce monde, il alla visiter Baqiya à Médine où la majorité des ténors et martyrs de Badr et autres batailles comme son oncle Hamza sont enterrés et leur tint ceci – Oh vous les amis, ce n’est pas par lassitude ou par quelque contreperformance que vous êtes couchés ici. Vous êtes certainement dans l’Agrément de Dieu, je vous témoigne mon respect et mon attachement. Je vous informe que In Shà Allah, je me prépare à vous rejoindre !

Mais rappelle l’Imam, la mort subite qui se manifeste de nos jours sous diverses formes (attentat, terreur, accident, crash, catastrophes naturelles, maladie) est un des signes de la fin des temps que le Prophète avait annoncé et qui devrait nous inciter plus à nous attacher au souvenir de la mort, non sans prier Allah comme faisait le Prophète de nous protéger contre une telle mort – Mawtul Faj’a.

Rappelons justement ce que Steve Jobs a laissé comme dernier message et qui résonne dans ce tempo - Les choses matérielles perdues, on peut les retrouver en mieux. Mais il y a une chose que vous ne pouvez jamais trouver une fois perdue : la vie, et donc les critères de sa performance ne sont pas forcément ce que le milieu entrepreneurial invente. Quelle que soit l'étape que nous vivons dans cette vie, au final, nous allons devoir affronter immanquablement le jour où le rideau tombera, c’est la seule certitude de ce monde. Ne soyez pas dupes de convoitise de célébrité, d’argent, de richesses, d’accumulations futiles, d’illusion de l’esprit, soyez plutôt smart (futé) et investissez dans l'amour, l’amour pour sa famille, l'amour pour son mari, sa femme, ses enfants, ses proches, ses amis…Que chacun agisse en bien et que chacun prenne soin de son prochain ! N’est-ce pas le bien en tout que l’Imam a mentionné ci-dessus ?!

Merci de prier en tout cas pour tous nos défunts, en particulier pour notre oncle Ustaz Elhadj Malick Guèye décédé à Thiés le soir du 31 Décembre dernier et Abdul Aziz Samb, un frère d’ici qui nous a quitté subitement il y a maintenant 6 ans. Qu’Allah leur Accorde le meilleur de l’au-delà.

Best Zyars et Excellente année 2016 !
Al Amine

Asfiyahi.Org
Vendredi 8 Janvier 2016

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