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Direct du Min’bar – Vendredi 31 Janvier 2014 Le Prophète Muhammad, illustration de Miséricorde pour l’Humanité


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Cheikh AL Qahtàny, habituel hôte bienvenu de la Fondation Culturelle Islamique de Genève était ce Vendredi sur le Min’bar pour délivrer une prêche remarquable sur la valeur de miséricorde à l’endroit de toute l’humanité qu’incarne le Prophète Muhammad. Il a surtout appelé les musulmans, qui tous se réclament du Prophète à revivifier sa méthode et son comportement et à prendre conscience de leur rôle d’Ambassadeur de l’Islam dans un monde où les amalgames sur notre religion rivalisent dans tous les supports de communication. Le meilleur livre de l’Islam, ouvert à la face du monde et qui supplante tous les autres, est le comportement de chacun d’entre nous suffisamment calqué et consciencieusement orienté sur l’héritage de Sayyidunà Muhammad, héritage qui n’est que de noblesse !



Allah SWT dans le V107 de la S21 Rappelle que la miséricorde qu’incarne Muhammad S’AwS n’est ni stricte aux croyants ni réservée à ses compagnons et parents, mais destinée à toute l’humanité. Dans le V57 de la S10, Allah réitère encore cette miséricorde illustrée à travers d’autres bénédictions – bonne prêche, remède, guidance et miséricorde. Et donc s’interroge l’Imam, comment ne pas s’auto-investir de propager cette miséricorde, une fois abreuvés que nous sommes à la source ?

L’illustration de la miséricorde du Prophète à l’endroit de l’humanité part de la première étincelle du monde, parcourt l’histoire, meuble le présent et anticipe le futur, car Allah lui donne les clés de sortie de crise (V1, S14) pour qu’il oriente encore tout le monde (pas seulement les croyants) - de par son comportement, son attitude, sa méthode, son approche, son enseignement, sa pratique quotidienne, et les extirpe des ténèbres de toute sorte pour les embarquer dans l’unique lumière, celle de la Guidance dans le Tawhîd, garant d’abri dans l’autre monde. Et l’Imam de faire remarquer que le Prophète a tôt fait de clamer qu’il ne demande ni récompense, ni compliment (V57, S25), mais se réjouirait de quiconque aurait embrassé la Voie, car serait sauvé de la Géhenne !

Allah le surprenait à s’attrister sur le sort du monde (V8, S35) lorsque le risque de subir le châtiment ou la colère de Dieu encourait des humains. Malgré toutes les épreuves que les dignitaires de Quraïch lui ont fait subir, il n’a jamais daigné exprimer autre que de la noblesse, aux antipodes de la haine, de la violence, de l’abject dont il était cible. Il trouvait toujours l’argument alternatif qui valait à son opposant une expression de meilleure offre (V34, S41). Il répliquait souvent aux compagnons les plus zélés à réprimer ses ennemis…n’est-ce pas un humain, un descendant de notre ancêtre Adam, n’est-ce pas une créature de Dieu, n’est-ce pas un habitant de la cité ? Et donc il voulait leur dire que quel que soit l’état d’esprit de l’autre, il y avait une fenêtre d’expression de meilleure offre de sa part envers toute haine et de violence.

Il recommandait à l’endroit des gens (pour utiliser le terme le plus générique possible et inclure la famille humaine) d’offrir le meilleur en toute circonstance et disait explicitement (Hadith) – Retournes le bien à celui qui t’a fait mal, reconnectes le lien avec celui qui t’a délibérément coupé, exprimes la vérité même si en ta défaveur, et comportez-vous avec les autres comme vous auriez souhaité qu’ils fassent avec vous, ou dans la meilleure des postures. Il faisait comprendre aux compagnons et croyants que s’ils espèrent la miséricorde et la bienveillance de Dieu, il leur fallait offrir pareil aux gens. Et dans ce registre le Qur’ân a servi Seyyidunà Abu Bakr comme exemple (V22, S24). Le Prophète ne reconnaissait d’ennemi que celui qui le combattit contre la cause d’Allah(V77, S26), et s’est évertué à propager cette miséricorde universelle à travers plusieurs facettes, dont l’illustration démontre encore si besoin était que sa préoccupation était purement humaniste, loin des stéréotypes confessionnels ou des statistiques de chapelle.

L’équité – Le prophète a exhorté les compagnons et les croyants à faire montre d’équité, équité envers tous, croyant comme non croyant, parent comme non parent, ami comme ennemi. Le message qu’il porte leur répétait-il était un message d’équité agissante. Allah Défend (V8, S3) de prendre parti pour ou contre et de dévier de la justice et de l’équité – soyez dans la justice et l’équité, car ainsi vous serez plus proches de Dieu. Même dans le traitement des prisonniers de guerre, il s’est défendu de privilégier son gendre après Badr.

La bonne parole – Le Prophète recommande de ne sortir de sa bouche que parole constructive, inspirée du bien, sinon de se taire (fal yaqul xayran aw li yasmut). Ainsi donc, le silence est supérieur à la parole non constructive ou inspirée autre que par le bien. Et cette parole inspirée du bien dans le langage du Qur’ân est de trois catégories (V114, S4) – le bon conseil, la réconciliation, et le Sadaqa (très large panoplie). Et Allah de rassurer ceux qui sont dans ce registre qu’ils récoltent de Sa Part une immense rétribution.
Dîtes que du bien des autres (V83, S1), car toute parole sera enregistrée (V18, S50) et fera l’objet de jugement. Sayyidatunà Aicha avait commenté le port d’une femme qui passait devant elle en présence du Prophète et le Prophète n’était pas content que sa femme n’échappe pas au commun des verbiages! Il invita Aicha à se repentir, et Aïcha de justifier que ce qu’elle avait dit était vrai. Le prophète lui précisa que c’est parce que c’est vrai que c’est grave, car elle a ouvert la bouche pour dire du mal (même si c’est vrai) et si c’était pas vrai, ce serai encore gravissime. Il y aurait une version de ce Hadith qui dit que le prophète a forcé Aicha a déglutiner et elle sortit de sa bouche un lambeau ensanglanté. Le prophète rassura alors Aïcha que s’il l’avait laissé digérer ce tort, il ne saurait l’empêcher de purger la punition le jour du jugement dernier! Voilà aussi comment la miséricorde du Prophète s’illustre, c’est de nous sentir en quelque sorte en sa présence et compagnie et donc conditionnés à exprimer que de la noblesse – intention, expression, acte - au risqué de se retrouver avec des milliards de propos à justifier devant Dieu et purger une inévitable sanction!

La culture du bon voisinage - A ce jeune garçon juif qui par haine et malséance amoncelait les détritus devant sa demeure, le prophète vint s’enquérir de son état de santé lorsqu’il sut qu’il était tombé malade. D’aucuns firent remarquer qu’il était juif et le prophète de répliquer qu’il est un voisin et a un droit de voisinage. Lorsqu’il le trouva mourant sur son lit, la seule préoccupation du Prophète, c’était de sauver son âme de la Géhenne. Il l’invita à prononcer l’attestation du Tawhîd et peu après l’avoir fait, le garçon rendit l’âme. Pendant que sa famille était triste, le prophète se réjouissait d’avoir sauvé une âme de la Géhenne. Il insistait auprès des compagnons à Médine de bien cultiver la bonne entente et le bon voisinage et leur rappelait souvent ce qu’Allah en a dit (V8, S60). Allah invite les croyants à faire preuve de bienséance, de bonté et de convenance à l’endroit du voisinage au sens large, et de vivre en humains, pas adossé aux stéréotypes des chapelles et mosquées ! Le prophète acceptait les cadeaux de ses voisins juifs et même ceux empoisonnés !

Le pardon et la non mention – Il y a encore meilleur que le pardon disait-il, c’est de ne pas mentionner (jéleulé) ce qui doit faire l’objet de pardon et de l’enfouir dans le cimetière des non ressucitables ! Et d’ailleurs, le Qur’ân l’invitait lui Muhammad à faire pareil (V85, S15) et surtout à le faire avec élégance, c'est-à-dire ne pas se l’auto-reconnaître comme qualité, mais juste démontrer de l’humilité envers l’autre. Lorsque Fudàlla est venu lui confesser son désir d’entrer en religion durant le Fath Makkah, il savait que celui-ci cachait un plan machiavélique de vouloir le tuer. Il ne lui montra aucun signe hostile – convaincu que c’est Dieu qui le Protège (V67, S5). Fudàlla à la faveur de cet évènement se rapprocha du Prophète durant le Tawàf alors que son sabre était caché sous sa poitrine. Le prophète le prit par l’épaule en signe d’affection et l’invita discrètement à renoncer à son plan. Il était tout aussi content d’avoir sauvé une âme de la haine et de la pire des maladie – la gêne de l’autre ! Allah d’ailleurs martèle à ceux-là que leur acharnement ne sert à rien puisque c’est Lui qui Distribue les faveurs et qu’il Choisit qui Il veut (V54, S4).

Le renoncement à la vengeance – Voici peut être le signe le plus éloquent et le plus culminant de l’illustration de la miséricorde du Prophète, c’est son attitude au retour triomphal de Makkah, vers des populations qui il y a juste 9 ans lui avaient fait subir les pires injustices et torts et le forcer à quitter. A double titre, il démontra son unique statut de détenteur de cette miséricorde universelle. A Taïf auparavant lorsque l’Ange des montagnes lui dit être à son écoute pour écraser ses bourreaux, il renonça en anticipant que dans le futur, un enfant naîtrait certainement dans cette contrée et ralliera le camp de Dieu. Cheikh Seydil Hadj Malick l’a repris dans le Mîmiya dans une formule intraduisible – wa làkin manna bil Karami – mais le Prophète était déjà gorgé de noblesse (pour dire qu’il ne peut donc être dans la bassesse de la vengeance !!). Et à Makkah lorsqu’il dit à Quraïch – ne suis-je pas un des vôtres, ne sommes-nous pas frères ? Il leur tint le même langage que le Prophète Yûsuf – une autre occasion qu’il saisit pour rendre hommage à quelqu’un qui avant lui a déjà démontré cette noblesse du renoncement à la vengeance et de la refonte de la famille.

Certes l’humanité de par les tensions qui s’accumulent n’est pas suffisamment inspirée par cette miséricorde universelle - d’où l’invite de l’Imam à changer notre perception et approche - , mais chaque siècle vient avec des sommités qui incarnent dans le sillage du Prophète quelques facette de cette miséricorde universelle sous des formes d’expression différentes – en particulier dans les connaissances (toutes Sciences) et dans le social (gestion de la cité). J’ose croire qu’à la fin du siècle précédent, le 20ème, Madiba était une de ces incarnations de l’immense noblesse du renoncement à la vengeance - et il mérite notre admiration, d’autant plus que le Prophète aurait certainement dit de lui n’est-ce pas un fils de l’Afrique !

Best Zyars en ce nouvel an chinois du cheval…qui allie utilité et élégance (V8,S16).
Al Amine

Asfiyahi.Org
Dimanche 9 Février 2014

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