contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
Asfiyahi.Org - 1er Site de Reférence sur l'Islam et la Tidjaniyya au Sénégal دائرة الأصفياء
Asfiyahi.Org
ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD

Publicité



Faut-il avoir peur de la finance islamique ?


Cet Article a été lu plus de 2182 fois


Finance Islamique - « Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant. Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en début d’année sa banque londonienne pour rejoindre un établissement du Qatar, spécialisé dans la finance islamique. Et il ne s’en plaint pas. « J’ai beaucoup plus de responsabilités et une qualité de vie bien meilleure qu’à la City », ajoute ce père de deux jeunes enfants, qui a découvert les charmes du désert.



Faut-il avoir peur de la finance islamique ?
A Doha, Abou Dhabi ou Bahreïn, de nombreux cadres français travaillent désormais dans les départements « Finance islamique » des banques locales. Fondée sur la « charia », la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement…).

La plupart des banquiers français, rencontrés lors d’un récent séjour à Doha, dédramatisent l’arrivée prochaine dans l’Hexagone des « sukuks », ces obligations conformes à la loi islamique.

« Même au Moyen-Orient, la finance islamique reste un phénomène marginal, puisqu’elle ne concerne que 17% de l’activité financière de la région », explique Rodolphe Cazavant. « Mais, c'est vrai qu'elle est en net développement ».

Faut-il avoir peur de la finance islamique ?

Au Qatar, même si la finance islamique ne représente que 20% de l’activité bancaire, le financement des grands projets gaziers fait désormais appel aux « sukuks ». Et la majorité des licences accordées aux nouvelles banques bénéficient aux établissements pratiquant la finance islamique. « Et puis, la finance islamique elle aussi se modernise, selon R. Cazavant, elle essaie de copier la finance traditionnelle ».

Au Qatar, une cinquantaine d’experts en science islamique se partage les postes dans les « charia board » des banques qui pratiquent la finance islamique. Ce sont eux qui doivent dire si tel projet à financer est « charia compatible ». Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. « Regardez la finance islamique en Extrême-Orient, elle est très différente de celle que nous pratiquons dans le Golfe », assure André Gilles, un autre banquier.

La plupart regrette que les mentalités françaises ne soient pas encore prêtes pour les "sukuks". « Ca fait peur, nous sommes un pays foncièrement laïc », constate A. Gilles. Pourtant, à entendre tous ces banquiers, la finance islamique n’a rien d’inquiétant.

Depuis quelques années, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, plaide fermement pour son arrivée dans l’Hexagone. Pourquoi un tel engouement, se demandent nombre de banquiers français à Doha. Pour attirer les fonds souverains du Golfe ? « Mais ceux-ci concernent majoritairement des activités conventionnelles », rétorquent-ils.

La plupart, en revanche, s’accorde à reconnaître que « l’activité vente au détail d’une banque islamique peut intéresser une petite frange de la population française de confession musulmane », selon Arnaud Depierrefeu, avocat d’affaires installé à Doha.

Finalement beaucoup en conviennent : la finance islamique est surtout un moyen pour les responsables politiques occidentaux de renvoyer l’ascenseur vers ceux qui les ont aidés à affronter la crise financière. « Nous sommes plus dans le politique que dans l’économie pure », soutient A. Depierrefeu.

Le Qatar, par exemple, a pris une partie du capital de Crédit Suisse, de Barclays Bank ainsi que 9% de Lagardère. « Les grosses entreprises françaises avaient du mal à se refinancer durant la crise, elles se sont dits pourquoi pas recourir à la finance islamique », note un expert économique. Et dernièrement, des assureurs français sont venus au Qatar, afin d'y examiner les possibilités de développer à leur tour une activité finance islamique.

Asfiyahi.Org
Lundi 7 Décembre 2009

Cet Article a été lu plus de 2182 fois





Réagir à Cet Article !

1.Posté par Abdou Aziz Diop le 19/12/2011 12:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour,

Voulez vous poster pour nous sur votre site notre plaquette annonçant le séminaire de formation que nous organisons sur la finance islamique ? Le détail des informations par rapport au séminaire se trouve sur la plaquette.

Merci d’avance :


P.S. Si le post vous a déjà été adressé nous vous prions de tenir compte de cette dernière version-ci de la plaquette et de supprimer la précédente. Merci de votre attention.


SEMINAIRE DE FORMATION POUR LE CERTIFICAT DE BASE EN FINANCE ISLAMIQUE (CBFI) DESTINE AUX INSTITUTIONS PUBLIQUES ET PRIVEES



Organisé par
L’INSTITUT AFRICAIN DE FINANCE ISLAMIQUE (AIIF-ADVISORY AND TRAINING)
Le premier Institut Africain de Finance Islamique spécialisé dans la Formation et le Conseil organise :
- Un séminaire de préparation intensive de 3 jours sur les outils fondamentaux du financement islamique, sanctionné par le CERTIFICAT DE BASE EN FINANCE ISLAMIQUE (CBFI), délivré par l’AIIF, permettant une maitrise des concepts de base de ce mode de financement et conduisant au Diplôme Professionnel Supérieur de Finance Islamique (DSFI) du même Institut.

Au Méridien Président de Dakar du 25 au 27 Janvier 2012
Animé par M. Mouhamadou Lamine MBACKE (Expert International en Finance Islamique, MBA des USA,
Diplômé de l’Institut Supérieur en Finance Islamique de Bahreïn, PDG de AIIF- Advisory and Training)

Objectif
A travers des études de cas pratiques, comprendre les concepts fondamentaux et les mécanismes des opérations financières islamiques en vue d’aider les institutions à travailler sur un dossier de financement islamique, à mettre en place des modes de financement islamiques ou à profiter de ses opportunités de financement.

Public Cible
 Professionnels de Banque et Finance, Sociétés d’Assurances, de Microfinance
 Cadres de l’Administration, des Ministères et des Agences du Gouvernement
 Administrateurs d’Entreprises et Directeurs Financiers
 Juristes d’affaires, institutions de régulation de la finance, cadres d’Entreprises, etc.
 Cadres et dirigeants de l’industrie financière
 Consultants et analystes financiers
 Opérateurs économiques
 Auditeurs et tout cadre désirant cerner les enjeux de la finance islamique

Pour être agrée comme
 Conseiller en financement islamique pour les régulateurs et institutions du gouvernement
 Banquier Islamique agréé de grade 1 du Diplôme Supérieur de Finance Islamique-DSFI de l’Institut
 Chef de Projet en finance islamique pour les institutions de Microfinance
 Conseiller en projet assurance islamique ou Takaful, ou conseiller pour un dossier juridique

Formation Intensive en 6 modules
1- Introduction à la Jurisprudence Financière Islamique (Fiqh al Mouhamalat)
2- Introduction Générale aux banques islamiques, aux contrats et produits financiers islamiques
3- Les banques islamiques: principes, produits, fonctions, gestion
4- Les compagnies de Takaful : principes, produits, fonction, gestion
5- Sukuks et marchés de capitaux islamiques
6- Etude de cas pratique : fonctionnement d’une institution financière islamique dans un cadre juridique conventionnel : le cas du Sénégal

Coût de participation au séminaire
 490 000 FCFA TTC incluant pauses café + déjeuner complet/jour en bord de mer au Méridien Président
 Payer en espèce ou par chèque certifié libellé à l’ordre de: AIIF-ADVISORY AND TRAINING
Date limite de recouvrement des paiements : lundi 23 Janvier 2012 à 16 h 00.
Nombre de places limités
Contacts :
M. Ndiaye, AIIF-Advisory and Training : Tél : +221 33 869 6951/52 – Fax : +221 33 869 6920
Email: lamine@aiifinance.com - ndiaye.aiif@gmail.com


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Telechargez l'application Mobile Asfiyahi pour plus de navigabilité ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD