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Victor Hugo chante le prophète de l’Islam


Victor Hugo (1802 - 1885 )

Certains l’appellent Mahomet. Mais son nom est Mouhammad. Fondateur d’un culte monothéiste. Souverain magnanime et juste. Son souvenir est vivant dans toutes les mosquées, dans les cœurs des musulmans. Treize années d’enseignement dans la Mecque hostile sans fléchir. Dix années à Médine pour organiser les siens sans répit... Les biographes du prophète de l’Islam ne se comptent plus. Sa vie séduit ceux qui l’étudient. Ses paroles et actes sont l’objet d’études universitaires. L’anniversaire de sa naissance, le Mawlid An Nabi, sera célébré le 24 février 2010 (12 Rabih Al Awal). L’occasion est bien trop belle pour évoquer celui que Georges Bernard Shaw a reconnu : l’Homme le plus grand de tous les temps ! Une fois n’est pas coutume, pour ce Mawlid An Nabi, la parole est à VICTOR HUGO, dans un hommage à celui qu’il nomme Mahomet.



Victor Hugo (1802 - 1885 )
Victor Hugo (1802 - 1885 )
« L’AN NEUF DE L’HEGIRE
Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de zeid la bannière,
En lui disant : ' Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. '
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieil aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
' Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. '
Un cheikh lui dit : ' o chef des vrais croyants ! Le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquis une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroês tombèrent. '
Lui, reprit : ' Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. '
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : ' Dieu t’assiste ! '
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : ' voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : ' laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! ' C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. '
Il ajouta ; ' Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. '
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
' O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. '
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : ' Mieux vaut payer ici que dans la tombe. '
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
' Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. '
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
' Qu’il entre. ' On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : ' Dieu désire ta présence.
- Bien ', dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.
 »



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1.Posté par lamine ba le 16/12/2009 17:41
qu'est ce que je peux dire de plus que les saints et les grands hommes (hugo,lamartine et d'autres )ont dis, si ce n'est qu 'ALLAH nous guide sur le bon chemin.

2.Posté par Fatou bou Seydil Hadj Malick SY le 17/12/2009 11:26
Et oui!!! DIEU le Tout Puissant l'a dit : Nous leur montrerons nos signes dans l'Univers et en eux memes jusqu'à ce qu'ils sachent que ceci (Coran est la Vérité.
qui l'aurait cru?? auteur de "Demain dès l'aube" il devient l'auteur qui fera couler beaucoup d'encre pour magnifier la grace de la meilleure créature divine YA MUHAMMAD SAWS.
Et j'ose jurer qu'après ce beau texte HUGO s'est empressé de rendre grace à ALLAH qui lui a inspiré ce texte en disant: Soubhaanaka laa ilmaalana, illa maa an-lametanaa innaka antal Anlimoul Hakiime!!!

3.Posté par lifa le 17/12/2009 17:35
salam fatou je suis parfaitement d'accord avec ce que tu as dit il faut savoir que les grands de ce monde s'ils veulent accéder au plus haut niveau de la science doivent entrer dans la haqiqatoul mouhammadiyya et si l'on est pas croyant on ne peut y accéder et c'est pour cela que dans leurs recherches ils sont toujours heurtés à cette barrière qu'allah nous y abreuve âr sa Sagesse amine fais une recherche sur Maurice bucaille qui a écrit la bible le coran et la science il était même venu à tivaoaune rendre visite à serigne babacar sy il s'est converti dans ses recherches

4.Posté par Xalifa le 20/02/2010 16:33
Bismilahir-rahmanir-rahimi
Al ghariyatou mal-ghariyatou.Wa mä adräka mal ghäriyatou.yawmayakounoun-nassou,kal-farächilmabsousi.Watakoünouljibälou,kal-ihnil-mafoüchi.Fa ammäman saghoulat mawäzi-nouhou,fahouwa fi ichatin rädhi yatin.Wa ammä man khaffat mawä zinouhou fa oumouhou häwiyatoun. Wamä adräka mahiyah nähroun hämiyatoun.

Au nom de Dieu,Clement et misericordieux.
Celle qui fracasse
Qu´est ce donc que celle qui fracasse?
Comment pourrais-tu savoir ce qu´est celle qui fracasse?
Ce sera le jour ou les hommes seront semblables a des papillons disperses
et les montagnes a des flocons de laine cardee
Celui dont les oeuvres seront lourdes connaitra une vie heureuse.
Celui les oeuvres seront legeres aura un abime pour demeure?
comment pourrais-tu le connaitre?
c´est un feu ardent.
http://hotmail

5.Posté par Boubacar le 01/03/2010 09:01
slt à toute la umma notre ziara a toute les tidjane de diaspora
"j'ai nommé MOUHAMAD la fine fleur des choisis notre guide jusqu'au paradis eternel le jour du rassemblement" victor sur ses bases a su rehausser sa voie avec sa plume meme etant d'une autre religion ceci pour dire que MOUHAMAD (psl) est l'elu le noble pour tous
[
http://www.hotmail.fr

6.Posté par Oumou Salamata le 18/03/2010 12:26
Cmment rester insensible devant la Beauté de cet Homme
A L'intérieur comme à l'extérieur,
il inspire et émeut
Par Son Noble caractère
Sa justice débordante
Son humilité déconcertante
Sa foi intarissable
Sa lumière brillera toujours dans les cieux comme dans la terre et ailleurs qu'on ignore...
Ya Mouhammad, Paix et Salut sur Toi, notre Guide et Maître
Le défendeur de la Vérité par la Vérité
Qu'Allah l'élève encore et encore et Fasse que Sa lumière se répande sur tous les musulmans du monde.
Amine

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