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 <title>Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane </title>
 <subtitle><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-14T13:08:26+01:00</updated>
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   <title>53EME  ANNIVERSAIRE  DE FEU SERIGNE BABACAR SY (RTA) A TREVIZO ITALIE</title>
   <updated>2010-03-13T19:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.asfiyahi.org/53EME-ANNIVERSAIRE-DE-FEU-SERIGNE-BABACAR-SY-RTA-A-TREVIZO-ITALIE_a278.html</id>
   <category term="PUBLICITE" />
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   <published>2010-03-13T18:11:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>DAHIRATOUL MOUHTASSIMINA BIHABLILAHIL MATINE WA HADYI MOUHAMADOUL AMINE DE TREVISO. DAHIRA SEYDI HADJI MALICK VICENZA-VENEZIA-PADOVA SAN-DONA DI PIAVE (VE)</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1940702-2667842.jpg" alt="53EME  ANNIVERSAIRE  DE FEU SERIGNE BABACAR SY (RTA) A TREVIZO ITALIE" title="53EME  ANNIVERSAIRE  DE FEU SERIGNE BABACAR SY (RTA) A TREVIZO ITALIE" />
     </div>
     <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.gamoutivaouane.com/docs/dewplayer.swf?mp3=http://www.gamoutivaouane.com/docs/AUDIOS/Ya__Mouhamed.mp3&amp;autostart=1&amp;showtime=1&amp;bgcolor=FFFFFF" width="300" height="40"><param name="movie" value="http://www.gamoutivaouane.com/docs/dewplayer.swf?mp3=http://www.gamoutivaouane.com/docs/AUDIOS/Ya__Mouhamed.mp3&amp;autostart=1&amp;showtime=1&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tous les musulmans sont cordialement invités à assister à la journée  religieuse organisée en la mémoire de feu SERIGNE BABACAR SY (RTA)       <br />
              <br />
       <b> ﴾SAMEDI 03 AVRIL 2010﴿          <br />
       Palazzo sport comunale de salgareda (TV)</b>       <br />
              <br />
       Nous rappelons que l'événement est placé sous le haut patronage du Khalif Général des Tidianes SERIGNE MANSOUR SY BOROM DAARAYI, Toute la Famille de Seydi EL HADJI MALICK SY, sous la présence effective de  EL HADJI MANSOUR SY IBNOU EL HADJI ABDOUL AZIZ SY DABAAKH , EL HADJI MANSOUR SY IBNOU SEYDI DJAMIL, SERIGNE HABIB SY IBNOU SERIGNE MANSOUR SY BOROM DAARAYI, CHEIKHOU OUMAR FOUTIYOU SY, et des Célèbres Chanteurs DOUDOU KENDE MBAYE, PAPE KANE FALL, CHEIKH DIOP, OMAR LO, avec la collaboration de la fédération des Dahiras Tidianes d’Italie.       <br />
              <br />
       Programme:       <br />
              <br />
       •	Ouverture et Lecture du coran 11h-15h       <br />
       •	Cérémonie officielle 16h-17h       <br />
       •	Conférence et Ziarra 18h-19h30       <br />
       •	Wazifa 20h-20h30       <br />
       •	Chants religieux 22h-6h       <br />
       •	Clôture 06h30 du matin       <br />
              <br />
        Pour information téléphoner aux numéros suivants        <br />
              <br />
       Alioune Badara	Bèye (TV)	328 16 42 188	wind	0422 853574    	Fixe       <br />
       Djamil 	Dieng	(TV)	335 53 04 968	Tim	0422 80 02 21	Fixe       <br />
       0mar	Niang	(TV)	347 79 01 110	wind		       <br />
       Tapha	Nguirane	(TV)	 349 21 44 627 	omnitel	0438 97 13 69	Fixe       <br />
        Pape	Ndao	(TV)	320 77 35 718	wind	340 39 17 451	omnitel       <br />
       Pape	Dieng	(TV)	333 86 54 552	Wind	0422 1727345	Fixe       <br />
       Ndiogou	Gaye	(PD)	347 17 58 732	omnitel	049 57 92600	Fixe       <br />
       Moustapha	Sarr	(VE)	320 9050436	wind		       <br />
       Abdou	Ndiaye	(VI)	388 69 71 730	wind		       <br />
       Elimane	Gueye	(TV)	339 38 41 296	wind		       <br />
       Lamine	Nguirane	(VE)	349 8810610	omnitel	320 8538680	Wind       <br />
       Pape	Diouf	(VI)	328 48 32 926	wind		       <br />
       Pape	Gueye	(PD)	339 1449461	Tim		       <br />
       Ibrahima	Diop	(VE)	329 39 89 903	Wind		       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils.</title>
   <updated>2010-03-11T11:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-Les-recommandations-de-Seyyidouna-Loqman-As-a-son-fils_a215.html</id>
   <category term="Dossiers" />
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   <published>2010-03-11T12:14:00+01:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La sourate 31 du Saint-Coran dénommée "sourate Loqman" concentre le plus de versets relatifs à l'éducation des enfants,d'après le nom d'un Sage des temps anciens, descendant d'Abraham , Cette sourate nous rapporte donc l'enseignement que Loqman dispensait à son fils. 
Ces recommandations de Sayyiduna Loqman à son fils interpelle la jeunesse sur le respect dû aux deux parents , le comportement de l'individu vis à vis de la société, la façon de parler, la patience dans toutes entreprises....Voici un bref exposé sur la vie de Loqman (AS)

       <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1829113-2495724.jpg" alt="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." title="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." />
     </div>
     <div>
      <b>Qui était Loqmân?</b>       <br />
       Loqmân Ben Ba'oura ben Nahour ben Tarekh, ce dernier étant Azar, le père d'Ibrahim ('Aleyhi Salem). Telle est la génération établie par Mohammed Ben Ishâq.       <br />
              <br />
       Ibn 'Abbas a dit : "c'était un esclave abyssin, menuisier"       <br />
       Ibn kathir a dit: "c'était un juge des fils d'Israel, à l'époque de Daoud 'Aleyhi Salem)"       <br />
              <br />
       Nous savons que Loqmân faisait partie des noirs d'Égypte, qu'il avait les lèvres épaisses, et que Dieu le gratifia de la sagesse et qu'il ne lui donna pas la prophétie.       <br />
       nous savons aussi de lui que c'était un homme silencieux, méditatif, doué d'un très grand jugement. Il n'a guère dormi le jour et nul ne le vit jamais cracher. il ne toussait pas vainement, ne faisait pas de gestes inconsidérés, ne riait pas et ne répétait pas une seconde fois ses paroles, sauf si quelqu'un lui demandait de répéter une sagesse qu'il avait formulée.       <br />
              <br />
       Ibn Kathir a dit: " c'était un homme vertueux, multipliant les actes d'adoration, s'exprimant avec une grande éloquence et dont la sagesse était considérable"       <br />
              <br />
       L'auteur de Roûh al-Bayân a déclaré quant à lui : " c'était un esclave dont la réflexion était fréquente et la foi excellente. Il aimait Dieu qui l'aima donc et le gratifia de la sagesse. Celle-ci se définit en outre par l'exactitude dans les paroles, le bon jugement dans l'esprit et le bon geste dans les actes obligatoires. S'il parlait, il s'exprimait par la sagesse; s'il réflechissait, il pensait par celle-ci et s'il bougeait, il le faisait avec elle"       <br />
              <br />
       Khâled al-Rab'i a déclaré: " Loqmân était un esclave abyssin, menuisier. Son maître lui demanda un jour : "Saigne pour nous ce mouton! Ce qu'il fit. Le maître dit ensuite : "choisis dans l'animal ses deux meilleures parties. Loqmân prit alors la langue et le coeur. " extrais-en maintenant ses deux plus mauvaises parties! Loqmân prit alors la langue et le coeur. Son maître étonné lui dit :"Je t'ai ordonné d'en extraire les deux meilleurs morceaux et tu as choisi ces deux-là, puis je t'ai demandé d'en extraire les deux plus mauvais et tu as pris ces deux-là!       <br />
       -iI n'y a pas meilleur que ces deux-là lorsqu'elles s'amendent et pas plus mauvaises lorsqu'elles sont corrompues" ( Tafsir Ibn kathir",...)       <br />
              <br />
       Ibn Kathir a déclaré : "Abou Dardâ évoqua un jour Loqmân Le sage et dit "Ce qui lui fut donné ne résulta pas de la famille, des biens, de la position sociale ou d'aptitudes particulières. Il fut cependant un homme vaillant. Loqmân qui s'était marié eut des enfants qui moururent, mais il ne pleura pas alors. Il rendait visite aux rois pour observer, réfléchir et tirer des leçons. De cela lui fut donné ce qu'il eut comme sagesse"       <br />
              <br />
       On a dit que son fils était non-croyant. C'est pourquoi il l'enjoignait de ne pas associer un autre objet d'adoration avec Dieu. Il ne cessa de l'exhorter , jusqu'à ce qu'il devint musulman. On a évoqué la même chose pour sa femme : il ne cessa de l'appeler à l'adoration de Dieu, jusqu'à ce qu'elle adhéra à l'Islam.       <br />
              <br />
       On affirme que la tombe de Sayidna Loqmân le Sage se trouve dans le village de Sarafand, en hauteur de la ville de Ramallah, en Palestine. Sa tombe est un lieu célèbre que l'on visite.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Loqmân dans Le Saint Coran </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1829113-2660643.jpg" alt="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." title="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." />
     </div>
     <div>
      <b>" Nous avons donné à loqmân la sagesse : remercie Dieu. Celui qui remercie, remercie au bénéfice de sa personne et celui qui renie (saura que) Dieu est riche et glorifié. Et (rappelle) lorsque Loqmân dit à son fils, alors qu'il l'exhortait : mon fils! n'associe rien avec Dieu : le polythéisme est une immense injustice" (Sourate 31, versets 12-13)       <br />
              <br />
       verset 16 : Ô mon enfant, fût-ce le poids d'un grain de moutarde, au fond d'un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.        <br />
              <br />
                                                                         commentaires :        <br />
              <br />
       Le fils de Loqman dit à son père :        <br />
              <br />
       « Si je commets un péché à l'insu de tout le monde, comment Allah le saurait-Il ? »,        <br />
              <br />
       et Loqman de répondre : « Ô mon fils, même s'il s'agit du poids d'un grain de moutarde et que cela fût caché dans un rocher, ou dans le cieux, ou sur la terre, bref n'importe où, Allah le fera venir pour en demander compte à son auteur. Allah est subtil en le faisant sortir et bien informé de son endroit ».       <br />
              <br />
              <br />
                                                                                       ***        <br />
              <br />
       verset 17 : Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t'arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !        <br />
              <br />
       commentaires : « Ô mon fils, acquitte-toi de la prière, ordonne le bien, déconseille le mal et supporte avec patience ce qui t'arrive à cause de ces recommandations. Telle est la résolution qu'il faut observer dans toute entreprise ».       <br />
              <br />
                                                                                       ***        <br />
              <br />
       verset 18 : Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne marche pas sur la terre avec arrogance: car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole.        <br />
              <br />
       commentaires : « Ne détourne pas ton visage des hommes par orgueil, ne foule pas la terre avec ostentation, car Allah n'aime pas l'infatué plein de gloriole ».       <br />
       </b>]b
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-Les-recommandations-de-Seyyidouna-Loqman-As-a-son-fils_a215.html" />
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  <entry>
   <title>Regard sur : Fatimatou Bintou Rassoul, fille du Prophéte Mouhamad (SAWS) " SANGOU JIGUEEN NGI"</title>
   <updated>2010-03-09T13:14:00+01:00</updated>
   <id>http://www.asfiyahi.org/Regard-sur-Fatimatou-Bintou-Rassoul,-fille-du-Prophete-Mouhamad-SAWS-SANGOU-JIGUEEN-NGI_a195.html</id>
   <category term="Dossiers" />
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   <published>2010-03-09T14:10:00+01:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Selon Ibn (fils) El Abbas (que Dieu les agrée), le Prophète (salut et bénédiction sur lui) a dit "Les éminentes femmes du Paradis sont Khadija, fille de Khouaïled, Fatima, fille de Mouhmmad (SAWS), Assia, fille de Muzahem, femme de Pharaon et Marie, fille de Imran.". Rapporté par 1’Imam Ahmed et El Hakem     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1822486-2485905.jpg" alt="Regard sur : Fatimatou Bintou Rassoul, fille du Prophéte Mouhamad (SAWS) " SANGOU JIGUEEN NGI"" title="Regard sur : Fatimatou Bintou Rassoul, fille du Prophéte Mouhamad (SAWS) " SANGOU JIGUEEN NGI"" />
     </div>
     <div>
      Sayyida Fatima bint Rassoul, fille de Seyyidouna Mouhammad (SAWS), Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), fille de Khadija, fille de Khouïled, quatrième et dernière fille. Elle vit le jour à la Mecque, alors que le Prophète (salut et bénédiction sur lui) avait presque quarante ans.       <br />
              <br />
       Les Qoreichites bannirent Banou Hicham et Banou Abdel Mouttalib, familles du Prophète (salut et bénédiction sur lui), dans les ravins aux alentours de la Mecque. Fatima (que Dieu l’agrée) malgré sa jeunesse, était avec ses parents. Elle tomba malade à cause de la pénurie. Les victuailles venaient à manquer et la faim sévissait. Khadija (que Dieu l’agrée) tomba malade et mourut. Les Qoreichites finirent par lever l’embargo et autorisèrent la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) à regagner sa demeure. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) s’exila de la Mecque pour Médine, suivie par Fatima (que Dieu l’agrée) qui partagea la responsabilité des travaux ménagers avec sa soeur.       <br />
              <br />
       Ayant atteint l’âge du mariage, les jeunes des plus riche émigrés se présentèrent pour demander sa main. Fatima choisit Ali, fils de Abi Talib (que Dieu l’agrée), le premier à avoir embrassé l’Islam, parmi les jeunes et c’était lui qui a mis sa vie en danger la nuit où le Prophète (salut et bénédiction sur lui) émigra. C’était également lui (que Dieu l’agrée) qui avait pris la bannière le jour de la bataille de Khaïbar. Les qualités remarquables lui furent attribuées, il prit une place considérable auprès du Prophète (salut et bénédiction sur lui) et parmi les Musulmans. Ainsi les époux vivaient heureux et tranquille, avec Fatima, fille de Assad, fils de Hachim, la mère d’Ali (puisse Dieu l’honorer). Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) l’affectionnait depuis sa tendre enfance parce qu’elle l’adopta et le protégea quand il fut jeune et orphelin. Il (salut et bénédiction sur lui) dit: "Après Abou Talib, son défunt mari, aucune autre personne ne fut plus prodigue qu’elle".       <br />
              <br />
       Quelque temps après, elle mit au monde un garçon, dès que la nouvelle arriva aux oreilles du Prophète (salut et bénédiction sur lui), il vint en courant, demandant à voir le nouveau-né. Il invoqua Dieu afin qu’il soit musulman et il lui donne le nom de Hassan. Il y eut un autre garçon nommé El Houceïne, puis naquit El Mouhcène, qui est mort en bas âge. Dieu accorda une faveur à cette famille vertueuse, la naissance d’une fille nommée Zeinab, et postérieurement une autre prénommée Oum Kelthoum, en souvenir de leurs défuntes tantes (que Dieu les agrée).       <br />
              <br />
       La famille s’était agrandie, les travaux ménagers également, Fatima (que Dieu l’agrée) seule, fut débordée. Elle moulait le grain, pétrissait le pain, préparait à manger pour toute la famille. Son époux (que Dieu l’agrée) la voyant fourbue, lui dit: "Va voir ton père et demandes-lui une domestique pour t’aider." Elle partit voir son père, afin de lui demander quelqu’un pour l’assister. Arrivée devant le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), elle ne sut quoi dire. Il lui posa la question : "Qu’est-ce qui t’amène, ô, ma bien aimée fille ?" Elle lui répondit avec pudeur: "Je suis venue simplement te souhaiter le bonjour." Lorsqu’elle revint chez elle, Ali lui demanda (que Dieu les agrée), ce qu’avait répondu son père (salut et bénédiction sur lui). Elle répondit : "Je n’ai pas osé lui solliciter quoi que ce soit." Son époux lui dit: "Lève-toi, nous allons le voir ensemble." Ils entrèrent chez le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et lui exposèrent les faits, lui demandant une domestique, pour aider Fatima (que Dieu l’agrée) dans ses nombreux travaux ménagers. Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) ne leur répondit pas. Ils se retirèrent chez eux. Un peu plus tard, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) leur rendit visite dans l’intention de leur expliquer ce qu’il fallait faire, pour arriver à juguler l’amoncellement des corvées ménagères et autres. Il dit : "Puis-je répondre à la requête qui vous a amené chez moi ?" Ils (que Dieu les agrée) répondirent oui, bien sûr. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) dit - " Gabriel (sur lui le salut) m’apprit quelques phrases, il me dit de louez Dieu (Alhamudillah) 10 fois, glorifiez Dieu (SubhanAllah) 10 fois, magnifiez Dieu (Allahou Akbar) 10 fois, tout cela après chaque prière. Et avant de vous mettre au lit, il faut louez Dieu 33 fois, glorifiez Dieu 33 fois, magnifiez Dieu 33 fois." Rapporté par El Boukhari, Muslim et Tirmidhi.       <br />
              <br />
       Le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) affectionnait considérablement les enfants d’Ali et de Fatima, El Hassan et El Houceïne (que Dieu les agrée), invoquant Dieu: "O Mon Dieu ! Je les aime, aimes les et aimes tous ceux qui les aiment." Il (salut et bénédiction sur lui) les emmenait avec lui à la Mosquée et jouait avec eux.       <br />
              <br />
       Fatima (que Dieu l’agrée) était une femme qui n’attachait pas d’importance aux choses de la vie, elle était très pieuse. A son sujet, rapportait l’Imam El Béihaqi (que Dieu ait son âme), selon le rapport de la bataille d’Ohod: Les femmes des Emigrés et des Ansars sortirent de Médine avec sur leur dos le ravitaillement des fidèles, Fatima (que Dieu l’agrée) fut parmi elles, voyant son père (salut et bénédiction sur lui) la face en sang, elle courut l’enlacer et lui nettoyer le visage, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) disait: "Le courroux de Dieu est plus terrible contre ceux qui ont osé ensanglanter le visage de Son Prophète".       <br />
              <br />
       Elle fut présente dans plusieurs combats. Les batailles du fossé, de Khaïbar et lors de la conquête de la Mecque. Elle était affectueuse et réconfortante pour sa famille, Elle pleura amèrement lors du décès de son cousin Djaafar (que Dieu l’agrée), fils de Abi Talib.       <br />
              <br />
       Lors de l’entrée triomphale du Prophète (salut et bénédiction sur lui) à la Mecque, Fatima (que Dieu l’agrée) rendit visite à ses proches et ses amis. Ali (puisse Dieu l’honorer) rendit visite à sa famille. Il est rapporté qu’un jour, Ali (puisse Dieu l’honorer) voulut se marier avec la fille d’Abou Djahl qui était un infidèle qoreichite et qui combattait le prophète et les musulmans, la nouvelle arriva aux oreilles de Fatima (que Dieu ’agrée), non seulement elle refusa, mais, elle le rapporta au Prophète (salut et bénédiction sur lui) qui tressaillit. Il (salut et bénédiction sur lui) monta sur la tribune de la mosquée et dit: "O braves gens Fatima est une denrée très chère à mes yeux. Il m’est parvenu que la famille fils de Hicham, famille d’Abi Djahl veulent marier leur fille à Ali fils de Abi Talib. Je ne leur permettrez pas cela, mais si c’est ce que désire Ali, qu’il répudie ma fille et qu’il épouse la leur. Je ne puis rendre licite ce qui est illicite et réciproquement". Rapporté par El Boukhari et Muslim.       <br />
              <br />
       Il était hors de question que la fille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) cohabite avec la fille de l’ennemi de Dieu, de Son Prophète, des Musulmans et de l’Islam. Voilà pourquoi le Prophète (salut et bénédiction sur lui) se mit en colère. En apprenant cela, Ali (que Dieu l’agrée) changea d’avis, arriva chez lui demanda pardon à Fatima (que Dieu l’agrée) et se réconcilia avec elle, lui promettant de ne jamais l’échanger par une autre. La vertueuse Fatima (que Dieu l’agrée) lui répondit : Que Dieu te pardonne, ô Fils de l’oncle.       <br />
              <br />
       Après le pèlerinage d’adieu, le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) revint à Médine et tomba malade. Fatima (que Dieu l’agrée) se consacra à lui lors de sa maladie. Lorsqu’il (salut et bénédiction sur lui) sentit son heure arrivée. Il la fit approchée et lui chuchota quelques mots dans l’oreille, elle se mit à pleurer. Il lui chuchota de nouveau quelques mots à l’oreille, cette fois-ci, elle se mit à rire. Aïcha (que Dieu l’agrée): Je ne t’ai jamais vu aussi heureuse, pour un jour de chagrin comme celui-ci. Pourquoi? Fatima (que Dieu l’agrée) répondit : Je ne puis révéler le secret du Prophète (salut et bénédiction sur lui).       <br />
              <br />
       Il mourut (salut et bénédiction sur lui). Fatima et les Musulmans (que Dieu les agrée) furent dans une affliction sans précédent. Un jour, arriva Aïcha (que Dieu l’agrée) lui demanda: "Qu’est-ce ton père t’avais confié avant de mourir. Elle (que Dieu l’agrée) répondit que le Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) lui avait dit: "L’ange Gabriel me récitait chaque année une fois le Coran, cette année il me l’a récité deux fois. J’ai compris que mon heure avait sonné. Tu seras la première de ma famille à me suivre, et oui." J’avais pleuré puis il (salut et bénédiction sur lui) ajouta "N’es-tu pas satisfaite d’être dans l’au-delà la souveraine des femmes du monde ?" J’ai souri.       <br />
              <br />
       Fatima (que Dieu l’agrée) rendit l’âme, sa toilette funéraire fut, comme elle l’avait sollicitée faite par Asma’a fille de Oûmis femme d’Abou Bakr et Ali (que Dieu les agrée). Pour l’inhumer, descendirent dans sa tombe, El Abbas et El Fadl Fils de Abbas (que Dieu les agrée) qui l’ensevelirent de nuit au cimetière d’El Baqiî. Les émigrés et les Ansars prièrent pour elle. La promesse de son père (salut et bénédiction sur lui) fut authentique, elle fut la première à le suivre parmi les gens de sa famille. Que Dieu soit satisfait d’elle et de ses enfants.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Extrait du chapitre "Fatima-Zahra" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
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   <title>Ndiassane célèbre le Prophète Mohamed (SAW)</title>
   <updated>2010-03-05T18:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.asfiyahi.org/Ndiassane-celebre-le-Prophete-Mohamed-SAW_a276.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
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   <published>2010-03-05T17:49:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une semaine après la célébration, un peu partout dans le pays, du Maouloud Al Nabi, c’est autour de la communauté Ahloul Kountiyou du Sénégal de commémorer, aujourd’hui, le baptême du Sceau des prophètes (Psl). Sur recommandation du Khalife général de Ndiassane, El Hadj Mame Bouh Mamadou Kounta, le comité d’organisation, avec l’appui des pouvoirs publics, est parvenu à sérier tous les paramètres pour mettre les pèlerins dans de bonnes dispositions. La ville refuse déjà du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1925051-2643504.jpg" alt="Ndiassane célèbre le Prophète Mohamed (SAW)" title="Ndiassane célèbre le Prophète Mohamed (SAW)" />
     </div>
     <div>
      La communauté Ahloul Kountiyou du Sénégal commémore, ce vendredi, le baptême de la naissance du prophète Mouhammad (Psl). Le comité d’organisation, présidé par Cheikh Mamadou Diop, est en train de mettre les bouchées doubles pour mettre les pèlerins dans de bonnes dispositions afin qu’ils puisent sacrifier à leur devoir religieux.       <br />
              <br />
       Une réunion de la Commission nationale s’est déjà tenue mardi dernier, à Dakar, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Bécaye Diop, en présence du porte-parole Ahmed Bachir Kounta. Sur instructions du président de la République, Me Abdoulaye Wade, Bécaye Diop a demandé aux services impliqués dans l’organisation de cette manifestation religieuse, de prendre toutes les dispositions utiles pour qu’elle soit un succès.       <br />
              <br />
       L’importance du Gamou de Ndiassane n’est plus à démontrer, parce qu’étant une tradition bien établie par Cheikh Abou Mouhamed et dont l’œuvre continue d’être perpétuée par ses illustres descendants. Cette année encore et sous le « ndigueul » du khalife El Hadj Mame Bouh Mamadou Kounta, rien n’a été laissé au hasard. S’agissant de la couverture sanitaire, le docteur Diack, médecin chef de la région de Thiès, a fait état de l’augmentation du lot de médicaments alloué au personnel médical, de même que les ambulances.       <br />
              <br />
       Les agents du service d’Hygiène ont procédé à la désinsectisation des domiciles et des lieux d’hébergement des pèlerins par saupoudrage des places publiques ainsi que le vidange des fosses septiques. Ndiassane a fait sa toilette grâce à une opération « Sét Sétal » organisée par les jeunes sur invitation du Khalife général des Khadres. Cette initiative a été appuyée par le service d’Hygiène, la Croix-rouge et les agents de la Direction de la prévention individuelle et collective (Dpic). Les chiens errants ont été traqués, tout comme les bouchers qui se livrent à l’abattage clandestin par les agents du service de l’Elevage, du Commerce et les gendarmes au cours d’opérations « coup de poing ». La Senelec a rassuré que Ndiassane sera mise hors délestage et qu’il n’y aura pas de perturbation dans la distribution électrique. La Sde a donné des gages d’un approvisionnement correct en eau. Sur le plan sécuritaire, le colonel Mamadou Diouf, commandant la Légion Centre-Ouest (Thiès-Diourbel), qui supervise les opérations, a indiqué que près de 300 éléments ont été dépêchés dans la localité sainte et qu’un jalonnement tout le long de la Nationale 2 a été initié pour inviter les automobilistes à la prudence. Sur place dans le village, le capitaine Davy Mané, commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Thiès, contrôle ces mêmes opérations de sécurisation des pèlerins et de leurs biens. D’ailleurs avant-hier, ses services ont eu à appréhender six délinquants qui n’ont pas attendu longtemps pour se livrer à leur besogne, en essayant de détrousser les hôtes de Ndiassane. Selon le capitane Mané, le plan de circulation conçu recommande aux automobilistes d’entrer dans le village par la Route nationale 2 et d’en ressortir par la voie de contournement qui débouche vers Tivaouane.       <br />
              <br />
       L’Agence autonome des travaux routiers (Aatr) a déjà aménagé une corniche sur près de 2 km et retapé la bretelle reliant Ndiassane à Tivaouane. L’Aatr a aussi mis à la disposition des organisateurs des camions et du carburant. Par ailleurs, le khalife El Hadj Mame Bouh Mamadou Kounta a livré un important message à l’endroit de tous les musulmans. A ceux qui habitent Ndiassane, il leur a demandé d’ouvrir très grandes les portes de leurs demeures, le temps de cette fête religieuse : « ce qui participe à la consolidation de la solidarité entre frères en Dieu ». Aux automobilistes, El Hadj Mame Bouh Mamadou Kounta a invité à la prudence et aux différents « dahiras », de ne pas créer de surcharges dans les véhicules de transport. En outre, selon Cheikh Mamadou Diop, la musique et certains autres actes, qui participent de la débauche, sont proscrits dans la cité religieuse. « Nous avons demandé aux services de sécurité de nous y aider en appréhendant tout vendeur qui mettrait de la musique autre que des chants religieux, à fond. Nous célébrons le baptême de l’Envoyé céleste et c’est cela qui prime sur tout ». Ainsi donc, ce baptême 2010 est parti pour être une réussite.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Babacar DIENG et El Hadji BEN CHEIKH</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Après Gamou et Magal  : Et si on suivait maintenant les recommandations ?</title>
   <updated>2010-03-03T20:21:00+01:00</updated>
   <id>http://www.asfiyahi.org/Apres-Gamou-et-Magal-Et-si-on-suivait-maintenant-les-recommandations_a275.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
   <photo:imgsrc>http://www.asfiyahi.org/photo/imagette-1920892-2637319.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-03T20:19:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En l’espace d’une vingtaine de jours, les musulmans sénégalais qui constituent l’écrasante majorité de la nation ont vécu intensément deux grandes manifestations religieuses de haute portée morale. En effet, que ce soit le Magal de Touba qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba ou le Gamou qui célèbre la naissance du Sceau des prophètes, il s’est agi à travers ces évènements vécus presque partout au Sénégal de magnifier les qualités et vertus qu’Allah aime voir chez ses créatures douées de raison.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/1920892-2637319.jpg" alt="Après Gamou et Magal  : Et si on suivait maintenant les recommandations ?" title="Après Gamou et Magal  : Et si on suivait maintenant les recommandations ?" />
     </div>
     <div>
      Calquées sur la personne ainsi que la démarche de Mouhammad (PSL), ces qualités et vertus furent le tableau de bord de nos érudits, d’où la vénération dont ils sont l’objet et l’impressionnante ruée opérée par les Sénégalais de l’intérieur et de la diaspora vers les cités religieuses pour s’abreuver aux sources des combattants de l’islam que furent notamment Cheikh Oumar Foutiyou Tall, Cheikhna Cheikh Sadibou, Baye Niass, El Hadj Malick Sy, Limamou Laye et Serigne Touba. Ces importantes migrations ne sont pas inédites, car elles se répètent chaque année. Pour Tivaouane, on en est à la 108-éme fois, là où Touba fêtait début février son 115-éme Grand Magal. Plus d’un siècle de célébrations durant lesquelles nos grands érudits, puis leurs fils et actuellement leurs petits-fils ont vanté en arabe et en langues locales les vertus et qualités du bon musulman.       <br />
              <br />
       Des jours et des nuits les foules de pèlerins à la limite du fanatique ont bu leurs paroles, ponctuant les prêches et conférences de commentaires, voire de transes, pour témoigner que leur érudit ‘’amul maas’’ (n’a pas de pareil). En bon talibé —titre revendiqué par tout un chacun— on est d’accord de la plus bruyante des manières sur tout ce que dit le marabout et une fois de retour à la maison on ressasse pour les malheureux absents le film des événements vécus avant de finir par s’extasier sur le caractère exceptionnel du Gamou et du Magal.       <br />
              <br />
       <b>’’Gamou ren gi neex na’’ (le Gamou de cette année est excellent), ‘’Magalu ren gi moodax bu daaw’’ (le Magal de cette année est meilleur que le précédent),</b> entend-on par-ci par-là auprès des rentrants des cités religieuses qui s’extasient également sur le nombre impressionnant des foules, la bouffe à gogo et les beaux chants religieux.       <br />
              <br />
       Pour faire plus forte impression et montrer que vraiment ils ont y été, certains reprennent dans leur plaidoyer d’un évènement exceptionnel la formule prisée de Serigne Mansour Sy : ’’Gamou gi dafa aladahomé’’. Et toc ! Ça s’arrête là pour l’écrasante majorité des pèlerins. Reprenant le travail ou les activités après avoir longtemps paressé à la maison sous prétexte d’un repos mérité, ils retrouvent leurs vieilles habitudes et défauts qui ne sont autres que l’antithèse de ceux donnés en exemple par les érudits dont on était allé magnifier les écrits et les enseignements.       <br />
              <br />
       Travail bâclé pour lequel on n’a pourtant de cesse de demander des augmentations et des gratifications, rodomontades des clients venus solliciter un service pour lequel on vous paie, pause prolongée plus que de raison voire transformée en après-midi de pont sous prétexte qu’on a une cérémonie familiale ou qu’on est fatigué car ’’nit du machine’’ (l’humain n’est pas un robot). Sentiment de supériorité à l’égard du prochain, parce qu’il n’est pas de votre confrérie ou de la même religion, hausse illicite de marchandises au détriment des consommateurs aux abois, trafic de balance à peser les denrées, augmentation cynique des tarifs de transport grâce à un sectionnement des trajets.       <br />
              <br />
       Autant de comportements situés aux antipodes de ceux entendus de la bouche du marabout à qui on a récemment renouvelé acte d’allégeance et sur la grandeur de qui on jure (‘’barké segn’bi’’ !) pour ensuite persister dans son mauvais comportement. Fi de l’enseignement coranique selon lequel l’homme a beau avoir le meilleur discours et la plus belle des intentions, il ne sera jugé que sur ses actes ! ‘’Julit juli rek’’ (le musulman se reconnaît par le respect scrupuleux des cinq prières quotidiennes), disait un de nos érudits.       <br />
              <br />
       Plus d’attention et davantage de réflexion sur les belles formules de persévérance, de serviabilité, de fraternité, d’altruisme, de tolérance, de politesse, de discrétion et de respect entendues à Cambérène, à Médina Baye, à Médina Gounass, au Mausolée Seydou Nourou Tall, à Thiénaba, à Tivaouane, à Touba et bientôt à Ndiassane auraient assurément aidé à se départir de certaines des tares déplorées tantôt, à défaut de toutes.       <br />
              <br />
       A ce propos, le plaidoyer de l’appel au dialogue entre le pouvoir et l’opposition lancé par le Khalife général des Tidjanes via son porte- parole Abdou Aziz Sy Al Amine est tout un programme sur lequel il y a matière à bâtir une cohabitation pacifique. S’exprimant en présence du chef de l’Etat, il a dit que tout compagnonnage doit être basé sur cette sincérité qui fait qu’’’on n’exige pas de son vis-à-vis ce qu’il ne peut faire et ce dernier à son tour ne doit pas s’enfermer dans une attitude de refus total quand il est avéré qu’il peut bien donner ce qu’on lui demande’’.       <br />
              <br />
       Cette formule prononcée à l’endroit des politiques qu’on a vite fait de pousser à la réaction à commencer séance tenante par le chef de l’Etat pourrait bien s’appliquer à l’ensemble des Sénégalais prompts pour beaucoup d’entre eux à vouer aux gémonies celui qui ne satisfait pas à leurs desideratas. ‘’Dafa nay’’ (il est pingre), ‘’Du dimbalé ken’’ (il n’aide personne), a-t-on tôt fait de lancer au sollicité sans chercher à savoir s’il est en mesure de satisfaire votre requête. Souvent, il s’agit d’un bonhomme qui trime dur et parce qu’il ne demande rien à personne pour ne pas gêner est perçu à tort comme un riche qui se cache.       <br />
              <br />
       A l’opposé, il y a des riches à milliards dont le jeu favori est d’ignorer s’ils ne les envoient pas promener les parents et voisins dans le besoin avant d’aller distribuer leur argent dans les ‘’xaware’’ (réceptions mondaines). Paradoxalement, Satan, pour vous perdre, se fait payer cash là où l’accès à Dieu est gratuit, a soutenu à l’occasion du Gamou un marabout expliquant que s’il n’y a rien à débourser pour suivre un chant religieux il en est autrement pour une soirée de gala où on paie d’abord avant d’entrer, puis on distribue forces billets de banque à la flopée de griots chantant vos louanges.       <br />
              <br />
       Moult formules pertinentes du genre de celle sur laquelle doit être bâtie la coexistence pacifique des Sénégalais ont été tirées des enseignements du Prophète et servies à la foule des fidèles à qui on ne demande pas (c’est impossible !) d’être comme dit le chanteur ‘’Sang ba ca Médina’’, mais de se donner le défi d’imiter certaines de ses qualités. Ne serait-ce qu’une once d’entre elles. En procédant de la sorte à l’issue de chaque Gamou et Magal, on pourra enfin se prévaloir d’être un bon musulman.       <br />
              <br />
       Toute autre attitude renvoie à celle de fêtards s’étant trompés de destination, à défaut de faire penser à cet impénitent ‘’kaccor’’ (noceur). De retour à la Mecque, le bonhomme s’est empressé de reprendre sa vie mouvementée et, aux conseils de retenue de son entourage scandalisé, il a rétorqué : ‘’Vous savez, je rentre du pèlerinage lavé de tout +bakar+ (pêché). Donc je peux replonger. Et l’année prochaine, je retournerai à la Mecque pour me faire pardonner de nouveau. +Yalla soxorul+ (Dieu n’est pas méchant)’’.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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