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  <title>Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane </title>
  <description><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-08-01T10:58:44+02:00</dc:date>
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   <title>Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane </title>
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   <title>Parution du Nouveau livre du Dr Bakary Sambe  :« Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc »</title>
   <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 10:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités de la Hadara]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quel est l’impact de la religion dans les relations internationales ? Tel est l’objet de la nouvelle publication « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc ». Le Dr Bakary Samb, chercheur à la Fondation européenne pour la démocratie à Bruxelles, présente le 3 août 2010, à Dakar, son nouvel ouvrage. Il est publié aux Editions Marsam, Rabat, Juillet 2010. La manifestation est organisée en collaboration avec le Cercle Sénégal-Maroc pour l’amitié et la fraternité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2262352-3161144.jpg" alt="Parution du Nouveau livre du Dr Bakary Sambe  :« Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc »" title="Parution du Nouveau livre du Dr Bakary Sambe  :« Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc »" />
     </div>
     <div>
      La pertinence du facteur religieux en matière diplomatique est la trame de l’ouvrage du Dr Bakary Samb, « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc ». Un document de présentation explique que l’ouvrage tente de revisiter, à travers le cas des relations arabo-africaines, les différents paradigmes des relations internationales.       <br />
              <br />
       « Il passe en revue toutes ces théories en essayant de battre en brèche l’idée, selon laquelle, le religieux en général et l’Islam en particulier serait un facteur marginal dans la marche des sociétés et du monde », précise le texte.       <br />
              <br />
       Après des décennies de modernisation économique et sociale, la reprise de vigueur de la religion sous différentes expressions, fit croire à une véritable « revanche de Dieu ».       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2262352-3161182.jpg" alt="Parution du Nouveau livre du Dr Bakary Sambe  :« Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc »" title="Parution du Nouveau livre du Dr Bakary Sambe  :« Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc »" />
     </div>
     <div>
      Mais l’effondrement de l’Union soviétique et la chute du Mur de Berlin, vont être interprétés par Francis Fukuyama in : « La fin de l’Histoire et le dernier homme », Flammarion, 1992, comme la « fin de l’histoire » et la victoire sans appel de la démocratie libérale comme forme finale de tout « gouvernement » humain. Cette nouvelle donne, marquée par la défaillance de l’ennemi soviétique sur lequel l’Occident s’appuyait pour se « terroriser », a poussé ce dernier à désigner ou imaginer les « nouveaux barbares » de l’Empire, tel que l’explique « L’Empire et les nouveaux barbares », Ed. J-C Lattès, 1991, p.9.       <br />
              <br />
       Ainsi, en voulant étudier cette place diplomatique du Maroc acquise surtout par le biais d’un modèle religieux et de réseaux non institutionnels, l’objectif est, précisément, souligne le document, de se pencher plus sur l’impact du religieux, de l’usage qui en est fait, que sur une sociologie religieuse en soi.       <br />
              <br />
       Pour le Dr Samb, le religieux demeure une donnée fondamentale de ces sociétés et influe, encore, sur les autres dimensions de la vie sociale.       <br />
              <br />
       Dans ce cas, argue-t-il, « il ne s’agit ni d’une sécularisation des rapports sociaux encore moins d’un renouveau du religieux. Le sentiment religieux y est intact et peut, sous différentes formes, se manifester sur les autres activités et dimensions de la vie sociale ».       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://lesoleil.sn">Le Soleil</a>  <a class="link" href="http://piccmi.com">Via PiccMi.Com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.asfiyahi.org/photo/imagette-2262352-3161144.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.asfiyahi.org/Parution-du-Nouveau-livre-du-Dr-Bakary-Sambe-Islam-et-diplomatie-la-politique-africaine-du-Maroc_a415.html</link>
  </item>

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   <title>Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bakary SAMBE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les Khalifs de Maodo]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’homme a tellement incarné le califat dans toute sa splendeur mais aussi la responsabilité et la charge symbolique qui le caractérise qu’il est permis de taire son nom en l’appelant par son titre Cheikh al-Khalifa ! Lorsqu’un titre finit, ainsi, par absorber un nom, c’est qu’il y a une parfaite incarnation du rôle et du statut     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151650.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      A l’âge de 37 ans, en cette année 1922 qui vit disparaître Cheikh El Hadji Malick Sy considéré en son temps par Serigne Thioro Mbacké comme « le pilier » de cette bâtisse qu’est l’Islam au Sénégal, Serigne Babacar Sy devait succéder à un homme dont il était, en même temps, la suite logique. Nourrie de cette culture du raffinement et de la délicatesse en grand Saint-louisien de naissance, Serigne Babacar Sy était cet homme de la situation, ouvert d’esprit et sur son monde, mais ferme dans ses principes et la défense de la Tijâniyya. Le vide n’était, donc, ni permis ni possible après le travail d’enseignement et de formation de valeurs sûres au service de l’Islam que Maodo paracheva dans l’étape Tivaouanoise de sa vie de 1902 à 1922.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151651.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      Entre sa naissance en 1885 à sa disparition le 25 mars 1957, l’homme, lui-même, se dit n’avoir jamais s’être contredit ou trahir le sacerdoce. Cela ne suffirait-il pas comme leçon de vie et viatique pour toute quête de valeurs hors du communs ?       <br />
       C’est peut-être pour cela, aussi, que Serigne Alioune Guèye place son califat dans l’ordre naturel et logique des choses (wa lâ ghrawa fî irthil walîdi bi wâlidin…. ) en insistant, dans son dâliya (poème avec rime en « d ») sur les qualités de l’homme de Dieu au-delà d’une filiation jamais considérée comme la source de ses propres dons divins (mawâhib).       <br />
       Il était, en fait, ce ‘Abû Bakr de l’an 632 qui, en plein désarroi d’une communauté tourmentée par la disparition de la meilleure des créatures, remit les esprits dans des êtes perdues imaginant à tort le chaos.        <br />
              <br />
       La présence physique de Serigne Babacar Sy était tellement rassurante que les générations successives qui ne l’ont pas connu en font pourtant leur modèle spirituel. C’est qu’il incarne réellement ce modèle parfait qu’il soit rêvé ou idéalisé dont on puise les valeurs les plus significatives pour disciple d’Al-Tijânî. Ce sont celles-là, d’ailleurs, que Cheikh al-Khalifa choisira pour composer son célèbre panégyrique (‘Ammat Mazâyâhu) où il vante les mérites de Shaykhunâ Tijânî.        <br />
              <br />
       Pour Serigne Babacar Sy, Sîdî Ahmad Tijânî est celui qui, sans enfermer ses disciples dans le reclus, l’ascétisme et les retraites (Khalwa) est parvenu à leur assurer la Tarbiya (l’éducation spirituelle), tout en réussissant le pari de l’Istiqâma (la droiture) « rabbâ bilâ khalwatin ashâbahû alanan Hatta-staqâmû fa yâ lilahi manhâhu). Mais, au-delà, aussi, de cet émerveillement face aux vertus inédites du fondateur de la Tijâniyya dont il demeurera l’un des plus illustres défenseurs, Serigne Babacar nous dévoile un des aspects de sa propre philosophie.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151652.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      Il est, en effet, cet homme de l’équilibre et de la mesure, parmi ces rares et enviables « gens de l’isthme ». Tout est équilibre et mesure dans l’attitude d’al-Khalifa, ses actes, ses paroles ainsi que l’image qu’il dégage, comme l’a si bien explicité Cheikh Ahmed Tidiane Sy Maktoum (Khoutawâtuhû, Kalimâtuhû, Lahazâtuhu….).       <br />
              <br />
       Sa posture est finalement le symbole de ce trait d’union entre le temporel et le spirituel sans qu’aucun des deux ne déborde sur l’autre ni n’en phagocyte un seul pan. Son calme perturbant n’était pas celui du taciturne ou inaccessible tyran que les disciples n’osaient approcher, mais celui d’un homme simple dont le charisme (Hayba) rassurait plus qu’il n’apeurait.        <br />
              <br />
       Pour ceux qui l’ont approché, l’imposante présence de cette rigoureuse personnalité avait quelque chose de rassurant. Cheikh El hadji Mansour sy Malick aborde cet aspect de son illustre frère, disposé, accessible mais intransigeant lorsqu’il s’agit de défendre les principes : une attitude dictée par le legs qu’il tenait à préserver « Aqâma bi-azmihi wa sawâbi hukmin, Kawâlidihi fa-ahsabahâ mubînâ » disait de lui Cheikh El Hadji Mansour Sy, communément appelé « Bal Khawmî », l’homme à la poésie inimitable.        <br />
              <br />
       Un joyau, une perle rare comme la Tarîqa Tijâniyya ne pouvait se passer d’armure comme les Rimâh d’El Hadji Omar perpétuant les enseignant d’Abul Abbâs. L’héritage était tellement lourd et la valeur incommensurable que le garant, après Maodo, était armé de toutes les qualités qu’exigeait la charge.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151654.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      Les personnes de notre génération ne l’ont connu que par le peu d’anecdotes que son admiratif entourage a transmis, tellement l’homme n’était pas celui des faits divers qui rendent poussiéreux les parcours relatés de bien des figures du passé.        <br />
       Mais, étrangement, nous parlons, encore de Serigne Babacar Sy comme d’un contemporain. Son absence physique, avec sa disparition il y a plus de 50 ans, ne fait qu’accentuer sa présence dans le cœur d’une jeunesse qui s’identifie à lui.        <br />
              <br />
       Serigne Cheikh Tidiane Sy avait bien raison de se demander si une telle figure qui, durablement gît dans les cœurs, pouvait être parmi les absents « Afa ghâba man sakana-l-qulûba Khalîla ? ». Sokhna Fatoumata Cissé Sy a su trouver les mots justes dans son beau poème dans lequel elle s’adresse à  Serigne Babacar Sy en ces termes « Arbre de vie de la savane Tidiane, à tes branches solides nous resterons toujours accrochés ». Voilà exprimé tout l’état d’esprit des jeunes qui, tous les jours, pleurent celui qu’ils n’ont jamais vu !       <br />
              <br />
       Mais ce qui est inouï est l’exemplarité de la conduite, entourant la personnalité de Cheikh al-Khalifa, et cette manière dont il incarnait le bouclier pour parer à tout ce qui visait à nuire à l’islam. Une des voix Tijânies les plus autorisées de tous les temps, Cheikh El Hadji Abdou Aziz Dabakh, avait, lui aussi, choisi de le présenter sous ce jour (Sy yaay fadja Diiné ay daanam té niepp la war). Serigne Babacar Sy est l’une de ces figures dont l’Islam s’enorgueillit, se dressant contre toute corruption des valeurs et des enseignements originels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151655.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      Cheikh al-Khalifa, c’est aussi le symbole de la modernité de la Tijâniyya dans le sens d’un enseignement utile et constructif sur le champ du temporel qui n’a jamais entamé la profondeur et la densité spirituelle de cet érudit doublé d’un pédagogue paradoxalement peu loquace.        <br />
              <br />
       En évoquant Serigne Babacar Sy, il est, sûrement, préférable de se situer sur le terrain d’une philosophie de vie que sur celui de la pure biographie. Sachant qu’aucune parole, même au risque d’une excessive prolixité, ne saurait épuiser tout le sens de son action ni tous les aspects de sa personnalité, le choix s’impose d’évoquer plutôt une attitude, une attitude d’esprit ou simplement un esprit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255914-3151656.jpg" alt="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" title="Seydi Khalifa Ababacar SY (RTA) (1885 - 1957)" />
     </div>
     <div>
      Puisque, comme l’a si bien dit Cheikh El hadji Abdou, il  est permis de lui adjoindre tous les qualificatifs exprimant la vertu dans son essence avec des superlatifs absolus, à quoi bon alors s’étendre dans la description du communément admis ? Qul mâ tashâ’u min-al-amdâhi moo lako may !(Dis ce que tu veux dans son apologie, tu y es autorisé !) s’était exclamé Dabakh Malick !       <br />
              <br />
       Si d’aucuns conçoivent que c’est dans le silence que s’entassent tous les bruits, celui de Serigne Babacar Sy, loin d’être complice ou lâche, arrivait à lever toutes les équivoques tout en inspirant bien des éloquences. La rareté de son discours qui ne lui enleva son efficacité, ainsi comprise, on aura perçu le sens de l’enseignement Cheikh al-Khalifa. Il est incontestablement cet éducateur inégalé, ce pédagogue hors pair qui aura réussi un défi purement Muhammadien : la pédagogie par l’éthique du comportement.        <br />
              <br />
       Quel meilleur modèle pour une jeunesse faisant face à de grands défis dont le principal, et non des moindres, est de perpétuer et de vivre les enseignements de la Tijâniyya ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.asfiyahi.org/Seydi-Khalifa-Ababacar-SY-RTA-1885-1957_a402.html</link>
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   <title>CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Par Amsata NIANG</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les Khalifs de Maodo]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après Sidy Ahmad Sy et Seydi Ababacar, El hadj Mansour Sy est l’un des fils d’El hadj Malick Sy qui ont marqué leur époque. Fils et neveu à la fois de Maodo, El Mansour ou affectueusement appelé plus tard Balxawmi, est l’aîné de son siècle, puisqu’il voit le jour en 1900. D’une mère très dévouée au service du cheikh (Mame Safiètou[1]), il (El Mansour) est la consécration ou la réalisation d’une prière formulée par Maodo à l’endroit de sa sainte mère selon des sources très proches de la famille.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255920-3151673.jpg" alt="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" title="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" />
     </div>
     <div>
      Pure produit de l’école de Maodo dont il est l’unique fils qui a fait toutes ses études auprès de son père, Seydoul Xawmi incarne avec la mesure qui sied qu’ « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». En effet, sur les sentiers de Maodo, ce prodige, et d’ailleurs très tôt fin lettré, a très vite assuré les correspondances de son illustre père avec les érudits et intellectuels du monde entier dans un registre d’une rare maîtrise que l’on attribue au plus parfait connaisseur. On peut citer parmi ceux-ci Imam Soukeyridji, El Hadj Abdoulaye Niasse, Chérif Younousse  et tant d’autres moqadames.[2]           <br />
              <br />
       Par ailleurs, suivant les lignes d’André P. de Mandiargues, l’on aura appris que « la connaissance et l’amour ont pour effet d’abolir les oppositions », El Mansour l’aurait compris et ne s’est laissé jamais tenter par la sinécure. Sa voie de quête de connaissance ordinaire et gnostique[3] peu semblable du reste, révèle en réalité que seul celui qui fait fi du bonheur aura la connaissance pure. Son parcours d’homme de Dieu, sur des sentiers peu praticables montre sa dimension mysthico-religieuse et continue toujours de faire œuvre durable. En ce sens les témoignages de Seydi Djamil[4] (RTA) réconfortent notre opinion sur la complexité de cet homme que beaucoup prétendent connaître. Pour Serigne Moustapha Djamil, ‘’bon nombre d’hommes de Dieu qui ont emprunté ce trajet, finirent par l’abandonner à l’exception de mon distingué maître qui le réussit sans précédent’’. Ainsi, il est à l’image de Maodo, un guide religieux très énigmatique, doté d’une moralité et d’une probité légendaire. Dans ce sillage, sa préoccupation première est de revivifier  les valeurs patriarcales comme il se plairait à le dire : « Il n'y a dans ce monde que la vertu, le savoir et la vérité qui soient dignes de m'occuper ».       <br />
              <br />
       Le patriarche, l’indulgent, l’élégant, le savant, l’éducateur, le mystique ou encore plus connu sous le surnom de Balxawmi, El Mansour est très vite adulé et a reçu des distinctions et des mérites sans complaisance. En guide éclairé, il a su montrer la voie avec de la manière, ainsi, combien de fois a-t-il fait feu de tous bords grâce à sa forte personnalité et son image de marque. Son savoir vivre et sa témérité dans le bon accomplissement du devoir font école et touchent les rivages outre atlantiques. La jurisprudence, la littérature, la grammaire, la poésie, la prosodie, l’analogie, l’histoire, les sciences occultes, la gamme des connaissances investies par cet héritier de Maodo avec succès est très riche et aussi vaste. En d’autres termes, il est un savant, un encyclopédiste qui a rendu à la science ses véritables lettres de noblesse. De ce fait, celle-ci continue encore de verser des larmes pour avoir très tôt perdu une stature intellectuelle et religieuse à nulle autre pareille. Mame Mansour demeure plus que jamais un maître incontestable, enviable dans le monde des universitaires férus de mérites, de grades et de distinctions. Ce qui lui augure cette facilité à toujours faire leçon aux siens et d’orienter les adeptes sur la voie de la droiture, de l’éthique et de la déontologie religieuse par le biais d’une plume experte et aussi alerte.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255920-3151674.jpg" alt="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" title="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" />
     </div>
     <div>
      Versant toujours dans cette même logique, les hommes formés à son école marquent leur époque et occupent des standings  tant convoités dans le milieu temporel que spirituel. On peut en citer entre autres, Seydi Djamil, Borom Daradji, Serigne Mbaye Mansour et j’en passe. A travers eux, on peut sentir la saveur et le mérite de ce majestueux homme d’ouverture, de dialogue, de paix, de pardon et de patience qui force toujours l’admiration. En d’autres termes, un guide pétri de qualités dont la stature intellectuelle fait de lui un homme de goût. Un érudit hors paire, la noblesse dans l’âme, El hadj Mansour incarne l’idéal d’un homme de Dieu épris de justice, de paix, de moralité, de droiture etc. en un mot il est la réincarnation parfaite des valeurs de la sainteté. Avec lui, on aura appris que le baobab tient par la profondeur  de ses racines et la qualité de sa sève.        <br />
                               <br />
              <br />
       Il est un baromètre pour sonder le charme et tout le mérite de la famille de Seydil Hadji Malick (RTA). N’est ce pas Serigne Babacar Sy qui le nommant inspecteur de la tijaniya affirmait qu’il a l’honneur et la fierté de compter dans ses rangs un frère  que tout érudit de son époque aurait souhaité avoir dans les siens ? N’est ce pas Dabakh, l’homme au sourire légendaire, qui jurait qu’il n y a point d’égal à l’homme aux deux turbans[5] (borom ńaari kaala yi) au sein de la famille de Maodo? Les fidèles ne lui ont-ils pas attribués le titre de ‘’moudjibalkhawmi’’ le  phénomène ou le miracle de son époque ? Pour nous donc, c’est un homme doté d’une capacité d’élévation, de dépassement, de reconsidération hors paire que la société devrait méditer d’avantage pour redorer son blason.        <br />
              <br />
       Un homme très énigmatique, ce réceptacle de savoirs est un parfait connaisseur du Prophète (PSL) comme pourrait-on le remarquer d’ailleurs, à travers ses poèmes. ‘’Haraftu li Salma[6]et yaa Zabyatane bizi Salam[7]’’ dont le recoupement avec la littérature sur le Sceau de la prophétie montrent tout le charme et toute la richesse de sa plume. A travers cette oeuvre sur le prophète (PSL), il démontre clairement la particularité et la différence existentielle entre Mohamed (PSL) et le reste de l’humanité depuis le monde des âmes. Sa parfaite disponibilité à renseigner sur le célèbre homme de Tivaoune, à travers des écrits très séduisants, hisse le saint homme à un rang incontournable pour qui veut étancher sa soif de connaissance sur Maodo. Pour lui, en effet, ce géant de l’Islam est ‘’l’abreuvoir des saints férus d’un modèle d’entendement digne des véritables héritiers du prophète, à qui il faut toujours prêter une oreille attentive’’. Autrement dit, Maodo, ‘’c’est le maître incontestable dans l’assemblée des savants, le formateur de grade exceptionnel qui a rendu accessible les questions qui restaient jusqu’ici sans réponses convaincantes pour les plus grands chercheurs’’.                 <br />
              <br />
       Par ailleurs, le contenu de son message requiert toujours une touche relativement intellectuelle et très sociologique qui a une valeur de leçon inaugurale à laquelle on est habitué dans les rentrées solennelles des grandes universités. En guise d’illustration, face à un monde en crise, face à une situation enflammée, ses compendiums suscitent toujours le refus de la bassesse au profit d’une issue salvatrice. En grand prospectiviste, si nous nous référons à ‘’uusikum ayyouha shubbânu[8] ou Abdoul Aziz ahirnil qalba uusika[9] ou ayâa saaxi sabranne[10]’’ nous affirmons avec énergie que son œuvre est un réceptacle de solutions pour les maux dont souffre notre société. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255920-3151675.jpg" alt="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" title="CHEIKH ELHADJ MANSOUR SY MALICK (1900-1957)" />
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      En effet, dans le premier poème, il établit le comportement et le polissage appropriés pour une jeunesse, qui ‘’doit avoir comme seule viatique la quête de connaissance fondée sur l’observance des vertus’’. Ainsi, pour lui, l’élève doit vouer un grand respect au maître qu’il doit toujours solenniser et sanctifier pour bénéficier de sa baraka et de ses attributs apparents et/ou  occultes’’. Concernant le second, les guides religieux y trouvent une source intarissable de conseils prodigués à Mame Dabakh (RTA) dans un monde où les vertus se raréfient. Les questions de l’éthique et de la déontologie des guides religieux sont passées en peigne fin d’une manière qu’on ne porterait plus au pinacle. L’une des recommandations mériterait d’être évoquée pour voir sa sentence dans le comportement de son jeune frère Moulaye Dabakh à l’épreuve. ‘’ Ne traites jamais de manière distingué ce qui viennent vers toi selon qu’ils soient riches ou pauvres, bons ou méchants. Renseignes-toi au préalable de manière rigoureuse avant de poser des actes qui pourront porter préjudice à la plus petite entité sous ta responsabilité. Ne te laisses point emporter par l’applaudimètre qui voit en toi une personne différente du commun des mortels, car la meilleure des créatures était très humble.’’         <br />
              <br />
       Pour le troisième poème, ce formateur hors norme transforme la colère de l’adepte ou du prochain en vertu cardinale par l’intermédiaire de la patience et de la tolérance. Pour lui, ‘’la tolérance est la charité de l'intelligence’’ pour paraphraser Jules Lemaître. ‘’L’indulgence doit être dans nos articulations pour faire face  à la vague destructrice qu’est la colère. Alors, sois patient pour être méritant, car tôt ou tard justice sera faite et tu seras dignement fêté.’’            <br />
                <br />
       Père de deux aimables figures de notre époque, Serigne Mbaye Sy Mansour et Sokhna Fatou Sy (épouse de Serigne Mansour Borom Daradji), Balxawmi a montré à tout le monde que la persévérance, le culte de la tolérance, le dépassement et l’expression de la connaissance en adéquation avec les recommandations divines et prophétiques sont les piliers sur lesquels nous devons construire un modèle sociétal. Sa solide philosophie, fait de lui un modèle de soufi, et offre une riche grille de lecture qu’il faut d’avantage promouvoir pour ramer à contre courant du renégat des valeurs.         <br />
              <br />
       Sa disparition mémorable, ce soir du 29 mars 1957, plongea le monde entier dans l’émoi et la consternation et fît de la relation savoir/pratique le plus grand orphelin. Les nuages battaient le pavé dans ce ciel très sombre et très triste de Tivaoune, quelques jours après le décès de Khalifa (RTA), apportant la crispation, la désolation et l’inquiétude de toute la Umma. Une courte vie certes (57ans), El Mansour suscite toujours une vive émotion pour nous disciples et simples citoyens. Reposant prés de son père comme il l’avait prédit, sa proximité avec son maître ne saurait se limiter au monde terrestre. Il l’accompagne toujours fidèlement dans le monde des âmes avec une complicité sans égale.        <br />
              <br />
       Comprenez notre inquiétude, chers lecteurs, lorsqu’il s’agit d’un personnage aussi énigmatique que cet homme, on perd forcément sa logique et sa rhétorique. Qu’Allah soit entièrement satisfait de lui et fasse que l’on puisse méditer et revêtir les valeurs capitales qu’il nous a léguées.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      [1] Cousine de Maodo du côté paternel [2] Dignitaires religieux agréés dans l’ordre tijani        <br />
              <br />
       [3] Relatif au système de pensée philosophico-religieuse qui se fonde sur une révélation intérieure, permettant d'accéder à une connaissance des choses divines réservée aux seuls initiés et permettant de saisir les mystères amenant au salut.       <br />
              <br />
       [4] A propos de son installation à keur Pathé Khéwé, un chantier très sinueux et dangereux à la vie humaine qu’il a transformé en zone accessible et très paisible.        <br />
              <br />
       [5] Surnom donné à El Mansour de par son style vestimentaire très distingué.        <br />
              <br />
       [6] Poème encore appelé le Yâiya dédié à son homonyme (PSL)        <br />
              <br />
       [7] Poème dédié au Prophète (PSL) encore appelé Mîmiya        <br />
              <br />
       [8] Poème, conseils et orientations à la jeunesse et aux étudiants        <br />
              <br />
       [9] Poème, recommandations et orientations à Mame Dabakh dans un monde en crise        <br />
              <br />
       [10] Poème, conseils et orientations à un proche victime d’une grande injustice        <br />
       
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   <title>Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Le Pr. Amadou SAMB</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les Khalifs de Maodo]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1997, à l’âge de 93 ans, après 40 ans de Khalifat général des Tidjanes, le Vénéré Cheikh Abdoul Aziz Dabakh a été rappelé à Allah - Exalté Soit-Il. Que de Symboles chers à l’arithmosophie (Sagesse par les Nombres) ! « 1997 » composé de 19, nombre du Coran. 97, « bâthin » ou valeur ésotérique de 79, valeur numérique de Allah Ahad « Dieu Unique ». « 93 » est la Valeur Numérique de « Annabî » le Prophète (Psl) ou de Al Hamîd, nom divin signifiant, le « Digne de Louanges ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255919-3151665.jpg" alt="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" title="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" />
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     <div>
      « 40 » : L’âge adulte dans la Tradition islamique, ou encore de l’achèvement ou du départ, selon le point de vue où on se place. L’addition de l’âge du Cheikh -93- et la durée de son Khalifat -40- donne 133, valeur fonctionnelle du nom divin « Lathîf ». « 133 » est la valeur numérique de Abâss, qu’on retrouve dans l’expression Abou Abâss, maître de la tariqa Tidjaniya. Cette expression Abou Abâss pour désigner Cheikh Ahmad Tidjane (Allah l’agrée !) caractérise notre confrérie dans laquelle le nom divin « Lathîf » joue un rôle très important : C’est le catalyseur de noms divins. Qui est le Cheikh, dont le rappel à Allah -Providence et non hasard- est advenu entouré de tant de signes ? J’ai rencontré pour la première fois, notre Cheikh en 1954.       <br />
              <br />
       Nous voyagions côte à côte dans l’autorail qui nous menait de Dakar à Saint-Louis. Les présentations faites par des parents et amis communs, nous nous sommes mis, tout au long du trajet, à nous entretenir de philosophie antique et du Coran. Il a commencé par évoquer Platon et Lucrèce avant d’en venir au Coran. J’ai été agréablement surpris de la culture, des qualités d’esprit et de cœur de cet homme de Dieu qui n’était pas encore Khalife Général des Tidjanes. Mon interlocuteur connaissait parfaitement le Phédon de Platon, dialogue dans lequel celui-ci traite de l’immortalité de l’âme. Il m’a confirmé que Platon était un des initiés et qu’il connaissait le Nom Suprême (Ismou Lâhil Ahzam). Ses vues sur le matérialisme de Lucrèce, qui a donné droit de cité, à Rome, à la philosophie grecque, étaient bien venues et témoignaient d’une réflexion profonde, d’un esprit alerte, soucieuse d’exactitude et de logique. Les critiques fondées, bien étayées renvoyaient à des références à la lettre et à l’esprit du Coran. Par exemple, pour nuancer les propos de Platon sur l’immortalité de l’âme, il a cité fort opportunément le verset dans lequel Allah -Exalté Soit-Il- dit au Prophéte (Psl) : « On t’interrogera sur le roûh (l’âme), réponds que c’est l’affaire de mon Seigneur. » Les hypothèses spécieuses de Lucrèce sur la création sont également réduites à néant par les attributs d’Allah dans le Coran -Khâliq, Bâriou, Mouçawir- et les versets relatifs à l’omnipotence divine. Après cette première rencontre, j’ai eu le bonheur et la chance de m’entretenir plusieurs fois avec le Khalife Général des Tidjanes, qu’il est devenu en 1957. Le vénéré Cheikh fréquentait mon père (Dieu l’agrée !) et d’autres confrères de la Tariqa, des musulmans et non musulmans. J’ai pu préciser les impressions de notre premier contact. Il est inexact de parler d’une philosophie du Cheikh. Comme le Prophète Muhammad (Psl), son caractère, c’est le Coran. Son style de vie est puisé au Coran qu’il a digéré, intégré. Les Sourates et Versets constituent son armature, son bouclier. Les dits et silences du Prophète (Psl) ou hadiths lui sont familiers. Il les mémorisait et les a interprétés à la lumière du Coran : Ce sont ses boussoles. Il est plus juste d’indiquer le parti que notre Cheikh a tiré de la méditation constante sur le Coran, les hadiths et les ouvrages relatifs à ces derniers, de même que la pratique spirituelle. Même un observateur superficiel peut déceler le rayonnement de notre Cheikh.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255919-3151666.jpg" alt="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" title="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" />
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      Affable, courtois, il accueillait indistinctement tous les hommes de toutes les conditions et confessions. Il vivait dans la cité et pour la cité. Il prêchait d’exemple. Son Enseignement n’était ni docte ni doctoral, mais se fondait sur l’expérience vécue et la tradition prophétique. Ouvert à tous, il avait foi en l’homme. Il acceptait la mission qu’Allah nous a assignée, celle des gérants de l’Univers. Profondément pénétré de la miséricorde divine, mais terrifié par sa toute puissance, il avait à cœur, toujours et partout, d’assurer le salut de ses semblables par ses sermons, ses adresses aux hommes (musulmans et non musulmans). Ses poèmes, qui sont souvent des panégyriques mettaient en pleine lumière les qualités du meilleur des êtres ainsi que l’idéal moral du musulman. Il ne manquait de proclamer que si, par son entremise, tous les hommes étaient sauvés, au prix de sa propre damnation, il s’en satisferait. D’un altruisme singulier, il se dépouillait de ce qu’il avait de plus cher au profit des autres. D’une humilité asymptotique à l’humiliation, il était admiré et aimé de tous. Les têtes couronnées de ce monde, les hommes et femmes de toutes conditions trouvaient auprès de lui réconfort, soutien, raison de vivre et d’espérer. Sans doute était-il militant discret et pénétrant de la Tariqa Tidjaniya. Mais il déclarait à tous que l’appartenance à une confrérie ne devait point être source de discorde. Il s’efforçait d’être présent partout où il considérait qu’il pouvait apporter quelque chose. Me revient sa silhouette de même que retentit dans ma mémoire sa voix d’outre-tombe lorsqu’au summum de l’effort, il dirigeait les chants du Bourde. Il avait la claire conscience que le corps est serf et que le roûh est Seigneur. Par l’ascèse qu’il faisait sur lui-même, par sa haute spiritualité, il arrivait à abolir les entraves du corps qui est un tombeau.       <br />
              <br />
       Son enseignement Notre Cheikh était d’un humanisme intégral. Rien de ce qui est humain, pour reprendre le mot de Térence, ne lui était étranger. Il était « poreux à tous les souffles », souffrait des maux d’autrui, mais acceptait toujours le décret divin. L’homme, a-t-il compris, est la créature privilégiée de Dieu. Notre mission terrestre est, après que nous avons tiré parti de tout ce qui nous est soumis sur la terre et dans les cieux, de préparer notre vie dans l’au-delà, dans la paix et la solidarité. Tout homme est, pour ainsi dire, sacré et mérite respect et considération. C’est pourquoi notre vénéré Cheikh vouait une égale estime à tous, ne voyant en chacun d’entre nous qu’une manifestation divine. Il se gardait d’offenser la moindre créature. Son scrupule (al wara) était admirable. Il abandonnait les sentiments intérieurs des cœurs et scrutait les moindres détails extérieurs. Parfois, certains « talibés » (disciples) pensaient l’avoir trompé, alors qu’il était au fait de leurs turpitudes. Pudique au possible, il s’interdisait tout caractère qu’Allah -Exalté Soit-Il- n’agrée pas. La pudeur -qui ne le sait ?- s’accroît par la claire conscience qu’Allah est avec nous partout où nous sommes, que nous sommes sous son regard et que nos actions ne lui échappent point. Sa finesse (ad dharf) était à toute épreuve. Un sage nous définit ainsi la finesse : « c’est d’éviter les caractères douteux tout en gardant en permanence l’esprit alerte de générosité et de libéralité.
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      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255919-3151668.jpg" alt="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" title="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" />
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      Il s’agit, en l’occurrence, d’un homme au caractère pur, au souci transparent, à la parole heureuse. Souvent silencieux et constamment en méditation, il est dominé par la crainte et la pudeur de salir sa valeur par un état reposant pour tout âme, qui l’amènerait à incliner vers sa nature ». La sincérité (al ilhliiç) qu’il manifestait en toutes circonstances était légendaire. Dans toutes ses démarches, il n’avait en vue qu’Allah, auteur des prescriptions et proscriptions. La sincérité, nous enseigne-t-on, c’est d’exclure les créatures, lorsqu’on sert le Seigneur -Exalté Soit-Il- et de ne voir que la récompense d’Allah –Exalté Soit-Il- sans chercher l’amour d’un compliment ou fuir la honte d’un dénigrement. Notre religion, l’Islam, préconise la recherche du savoir qui, une fois acquis, au lieu de nous rendre infatués de nous-mêmes, doit nous conduire vers la sagesse (hikma). « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », enseignait Rabelais. La sagesse est la marque distinctive des hommes de savoir. C’est un « bien immense » qu’Allah donne à ses créatures privilégiées. Le Prophète (Psl) a dit, « lorsque vous voyez un homme qui renonce au bas-monde, rapprochez-vous de lui, car il reçoit la sagesse ». Il a déclaré, en outre : « Lorsque le serviteur renonce au bas-monde, il hérite de trois qualités : une gloire sans avoir un clan, une richesse sans avoir l’argent, une science sans initiation. » Notre Cheikh était un vrai sage, devant qui se pâmaient d’admiration les plus grands érudits. Il bénéficiait, pourrait-on dire, d’une science infuse. Allah ne dit-il pas : « Si vous me craignez, je vous enseignerai. » La science venant de moi (Ilm Ladunî) (Allah) est plus formatrice et est absolument vraie, au contraire de la vérité de la science profane, qui, elle, est relative. La sagesse nous permet de discerner le vrai du faux (un des noms du Coran est le discernement -fourqân) et d’arriver à un amour tyrannique de Dieu. Aime Allah, le serviteur qui recherche sa satisfaction et s’en tient à la Sunna du Prophète (Psl). « Suivez-moi, si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera » (Coran, III, 31).       <br />
              <br />
       Notre Cheikh aimait par dessus tout Allah -Exalté Soit-Il- et Son Prophète (Psl). « L’Amour d’Allah, écrit un sage, est le but ultime de notre cheminement et la cime de notre ambition ».Tous les bienfaits dont nous jouissons viennent de Lui exclusivement. Allah est le Donneur par excellence (Wahâb). Les Prophètes, qui le connaissent bien, lui demandaient par le Nom de Wahâb. « L’Amour d’Allah, déclare un grand érudit musulman, constitue la vie des cœurs et la nourriture des esprits sans lesquelles le cœur n’éprouve ni plaisir, ni félicité, ni bonheur, ni vie. Lorsque le cœur perd cet amour, sa douleur est plus grande que celle qu’éprouve l’œil en perdant sa lumière, celle qu’éprouve l’oreille en perdant son ouïe. A vrai dire, la corruption du cœur, lorsqu’il est vidé de l’amour de Celui qui l’a créé et façonné, est plus grave que la corruption du corps vidé du souffle vital. Ceci n’est reconnu que par celui qui ressent une vie en lui, car les blessures ne réveillent pas les morts. » Si on demandait à notre Cheikh ce qu’il désire, il répondrait -nous en sommes sûrs « Ce qu’Allah décrète ». Cet homme de Dieu, dont nous venons d’énumérer quelques traits caractéristiques, occupait une place enviable dans la Cité et dans notre Tariqa, La Confrérie Tidjaniya.       <br />
              <br />
       Sa Place dans la CitE Un homme de Dieu tel que notre Cheikh ne manifestait ni égotisme ni égoïsme. Il considérait qu’il vivait au milieu des siens. Il avait à cœur, comme tout le monde, de s’acquitter de ses devoirs et de jouir de ses droits. « Tous les croyants sont frères », déclare le Coran. Notre Cheikh, plus que tout autre, comprenait les sens exotérique et ésotérique de cette déclaration d’Allah. Il en avait fait sa règle de vie. Comme nous l’avons laissé entendre, il n’avait pas oublié sa part de ce monde. Au cœur des problèmes de la cité, il assumait le destin du peuple comme le sien propre. Ses nombreuses interventions et intercessions sont connues de tous. Il savait de science certaine que l’ascétisme outrancier est étranger à l’Islam. Notre religion est celle du juste milieu. Elle préconise la tolérance, la solidarité, la paix, la concorde. Les oraisons, recommandées périodiquement, de même que les aumônes visant à prévenir certaines calamités ou à assurer la paix sociale, figurent en bonne place parmi ses actes de solidarité et d’amour du prochain. Papa Abdou -ainsi l’appelait-on familièrement- ne ménageait pas ses forces déclinantes. Il se savait chargé d’une mission divine de haute importance, que nous percevrons mieux en étudiant sa place dans la Tariqa Tidjaniya. Sans doute notre Cheikh n’était-il pas engagé dans l’arène politique. Mais les hommes politiques de tous bords -à commencer par le chef de l’Etat- le tenaient en haute estime, lui rendant visite, sollicitant ses conseils et oraisons. Comment notre Cheikh s’est-il acquitté de ses fonctions de Khalife Général des Tidjanes ?       <br />
              <br />
       Son rôle dans la Tariqa TidjanIya La religion musulmane est une. Ses adeptes adorent un Dieu Un, Allah -Exalté Soit-il– et reconnaissent que Mohammed (Psl), est son Prophète et que le Coran transmis par celui-ci est Sa Parole éternelle, qui s’adresse à tous les hommes de tous les temps. Les confréries, fondées sur la loi religieuse (Charia) et la tradition prophétique (Sunna) ne sont pas des innovations blâmables (bidha) mais de simples voies de spiritualité menant vers la proximité divine. Les membres des confréries, outre les prières canoniques et le rituel du culte, se soumettent, sous la guidance d’un Chef spirituel, à des actes surérogatoires, dont la composition, l’agencement, la périodicité varient d’un groupe à l’autre. La Tariqa Tidjaniya, dont le chef est Cheikh Ahmed Tidjane Chérif (Dieu l’agrée) est de structure très simple, dispose d’oraisons diverses éprouvées et assure aux adeptes le Jardin d’Eden, à sa place la plus élevée -Illiyîne-. Il n’est point question d’évoquer ici la pratique du Tidjanisme mais simplement, sans trahir des secrets, le rôle éminent de notre Cheikh durant son Khalifat et depuis que ses yeux se sont fermés à la lumière de ce monde. La Tariqa Tidjaniya est hiérarchisée. Il y a lieu de rappeler sans insister la notion de qutb ou pôle (pl. aqtâb). En géographie, par exemple ; le pôle est le centre autour duquel gravite l’axe du monde (l’intersection d’un plan avec une sphère étant un centre). Le pôle, dans la hiérarchie tidjane, est le degré le plus élevé. Tous les pôles sont des Saints, mais tous les Saints ne sont pas des pôles. Ceux-ci, au cours des réunions périodiques ou exceptionnelles, sont chargés de la gestion de l’Univers. En d’autres termes, ils sont chargés, au plan ésotérique, de faire fonctionner le monde. A chaque époque, il y a dans le monde entier un pôle et un seul dit Qub Zamân, qui préside la réunion des pôles. Il arrive au Prophète (Psl) de présider cette réunion. On devient pôle par cooptation. Avant d’être élevé au rang de pôle, le Tidjane gravit certains échelons, subit des épreuves ou tests et est agréé, s’il donne satisfaction.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255919-3151669.jpg" alt="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" title="Cheikh EL Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh (RTA) 1904 - 1997" />
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      Notre Cheikh était -est- un Pôle. La réunion ou hadrah, qui regroupe les pôles, l’a accueilli même après sa disparition de ce monde. Allah -Exalté Soit-II- est témoin de ce que nous disons. N’en demandez pas plus ni davantage. . . Revenons au Khalifat de notre Cheikh. Cette fonction, à l’origine, purement successorale, a fini par receler une valeur spirituelle. Assurément, notre Cheikh est le fils d’El Hadj Malick Sy (Dieu l’agrée), mais il ne tient pas sa dimension spirituelle exclusivement de cette filiation. Comme ses autres frères, parents et alliés, il a suivi le cursus studiorum, mais il a bénéficié de faveurs divines. Je demande pardon à mon frère et ami Mansour Sy, actuel Khalife général des Tidianes, aux membres de la famille Sy, à tous les membres de notre confrérie. Je vais, pour illustrer ce que je viens de dire, donner quelques exemples. La basmala (Bismilâhi Rahmâni Rahîm), que l’on retrouve 114 fois dans le Coran (113 comme incipit et 1 fois à l’intérieur d’une sourate), est une forme du Nom Suprême (Le Prophète (Psl) dixit). Il manifeste l’énergie cosmique. Le Paradis a huit portes (cf. les huit lettres de Alhmdoulalâhi). Notre Cheikh a obtenu le Secret de 114 X 8, soit 912 de la basmala. Nous remarquons, en passant, que 912 est l’anagramme de 129 (Lathîf) -912 = 24 X 3 X 19. 24 = 16 : Valeur Fonctionnelle de Ahad (13 + 3) ou nombre de lettre de Salamoune Khavlane Mine Rabbine Rahîmine, cœur de Yacine, cette sourate étant le cœur du Coran. Tout pouvant se réaliser par la basmala, vous devinez la dimension de notre Cheikh, et le reste. . . Allah nous enjoint de prier sur le Prophète (Psl). Plusieurs oraisons sur le Prophète existent.       <br />
              <br />
       Les Tidjanes privilégient, à juste titre, la Salâtoul Fâtihi. La valeur numérique de l’expression : « Mouhmadou Rassoulou Lâhi » est = 694. 694 fois la Salâtoul Fâtihi est l’un des plus grands secrets de notre Tariqa et aussi de notre Cheikh. Plusieurs versets de puissance ainsi que des formes synthétiques étaient connus de notre Cheikh, et les serviteurs des noms correspondants étaient à sa disposition. Mais comme vous le savez, le disciple Tidjane -c’est interdit- n’a pas à faire des merveilles, des prodiges, sauf en cas d’extrême nécessité et à l’abri de tout regard. Notre Cheikh -je l’atteste- était parmi les plus puissants de notre religion (je ne dis pas seulement de notre Tariqa) mais il n’a jamais voulu s’en vanter ni manifester quelque pouvoir. Voilà le signe d’un véritable pôle. Ceux qui, choisis par le Cheikh, avaient la chance de deviser avec lui des secrets de notre Tariqa, savent bien que c’était un Saint accompli, un pôle. Il est dommage que nous ne puissions, même après sa disparition, le révéler sous son aspect ésotérique, dans sa plénitude. Excusez-moi d’avoir si peu et déjà trop parlé de lui. Je suis réellement incorrigible ! Notre Cheikh, sachons-le, comme El Hadj Oumar Foutiyou (Dieu l’agrée), bénéficie d’une immortalité « bathinique » (ésotérique). Là où il est en ce moment, il continue d’influer sur le destin du monde, du Sénégal en particulier. Dors en paix, Vénéré Père, sous ces cieux du Sénégal, qui virent combattre Lat Dior et méditer Kocc Barma. Ta demeure -que tu quittes très souvent- est, désormais, l’Iliyîne, où comme les Elus, ton oraison est « Gloire à Toi, mon Dieu », ta Salutation, « Paix » et la fin de l’oraison « Louange à Dieu, Maître des Mondes ». Excuse-moi d’avoir eu l’imprudence et l’impudence de dévoiler un coin du voile dont tu te couvrais pudiquement. Puissions-nous, après nous être acquittés de notre mission de Gérants de l’Univers, le rejoindre dans la forteresse de l’Iliyîne. Amen.
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   <title>Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   Serigne Mouhamadou Mansour Sy "Borom Daradji", Khalife général des Tidjanes depuis le 14 septembre 1997 est un des chefs religieux les plus érudits du Sénégal. Il a consacré sa vie à l’enseignement du Coran d’où son pseudonyme. Connu pour sa finesse d’esprit, son sens de l’humour et sa grande générosité, il assure avec sagesse depuis 12 ans le lourd fardeau de khalife général dans un contexte de crise des valeurs et de radicalisation des fondamentalismes religieux dans le monde.
Pour mieux le connaître, nous avons demandé à Serigne Mansour Sy, son homonyme et gendre, fils d’El Hadj Abdou Aziz Sy Dabakh, de nous faire son portrait en nous parlant de sa formation, de ses humanités mais surtout de l’homme, de ses inspirations et de ses qualités.
saint de safar dont les érudits ont dit beaucoup de bien. Ce mois a effectivement abrité d’importants événements dans l’avènement de l’Islam et de la tarîqa tidjane. Moment ne serait mieux trouvé pour parler d’un homme exceptionnel que notre Seigneur Allah (SWT) a choisi pour présider aux destinées de la famille au rang de khalife général des tidjanes ; j’ai nommé Serigne Mouhamadoul Mansour Sy borom daradji".     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255907-3151639.jpg" alt="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" title="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" />
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      Mansour : "BissmiAllahi Rahmani Rahimi Allah hamdoulilahi Rabil Alamina. Tout d’abord laissez moi me réjouir de nos retrouvailles en ce vendredi saint, jour de prières, de surcroît en ce mois Il est le fils de notre père, notre marabout Al Khalifa Cheikh Sidi Aboubacar Sy qui est le second fils de notre grand-père Seyd El Hadj Malick Sy dont le fils aîné était Sidi Ahmed Sy que les Français avaient enrôlé dans la grande guerre de 1914-1918 et qui y est malheureusement resté. Son frère donc, le père du khalife actuel a ainsi été emmené à remplacer Seyd El Hadj Malick, à sa mort en 1922, à la tête de la confrérie en tant que khalife de Cheikh, rôle qu’il a très bien rempli en terme d’humilité, de sagesse, de probité morale et surtout de savoir et de connaissance. Il avait une foi et un attachement au Seigneur inébranlables. Voilà qui était le père du khalife général. Serigne Mouhamadoul Mansour Sy borom daradji est lui aussi le second fils de son père dont l’aîné est Serigne Moustapha Sy Djamil qui a disparu en1992, avant même son oncle El Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh. Voilà pourquoi à la disparition de Dabakh en 1997, Serigne Mouhamadou Mansour Sy borom daradji a été porté à la tête de la khadra, de la famille et de la confrérie par la grâce de Dieu. Il est né le 15 août 1925, deux ans après la disparition de Mame Seyd El Hadj Malick Sy. Son père avait une grande ouverture sur la culture occidentale en plus de ses connaissances religieuses et spirituelles. Il parlait français et avait montré ses grandes capacités mystiques avant même de revenir de Saint-Louis pour remplacer son père comme khalife. Pourtant, il n’était jamais sorti du Sénégal. Toute son expérience, ses missions et son savoir, il les a acquis ici. Il était un grand éducateur, c’est lui qui a formé ses fils. Parmi ses garçons, on compte Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy qui est presque le jumeau de Serigne Mouhamadou Mansour Sy borom daradji. Ce dernier est plus âgé de quelques mois. Ensuite, il y a eu Serigne Habib Sy, Serigne Sidi Ahmed Sy et Serigne Papa Malick Sy qui est le cadet. 
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      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255907-3151640.jpg" alt="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" title="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" />
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      Sa mère est Sokhna Aïssatou Seck qu’on appelle communément Sokhna Astou Seck, issue de la grande famille léboue du Cap-Vert, fille de Mame Demba Seck dont les descendants sont entre Rufisque, Bargny et Mbao. Ainsi, pour parler des qualités et du caractère d’un homme, il est bien de rappeler de quelle famille il est issu et quel type d’éducation il a reçu. C’est le socle sur lequel on peut se baser pour dire qui il est vraiment et parler de son vécu parce que le plus important c’est l’éducation. D’ailleurs, la première sourate du Coran s’intitule « Iqra », la sourate de l’embryon qui préconise la recherche du savoir, le savoir le plus pointu, à la taille de l’atome. Un bon musulman doit avoir cette soif de connaissance. Le grand père du khalife n’a fait que cela durant toute sa vie. Il a été en quête du savoir au fin fond du Fouta parce qu’on ne le rappelle pas assez, Mame Syed El hadj Malick était halpular. Il a été en Mauritanie, à Gandiol, au ndiambour, son étape de Ndiarni etc. Tout est dans la thèse de El Hadj Rawane Mbaye. Ainsi, cet homme a éduqué sa famille dans la quête du savoir, pas juste ses enfants mais tous les jeunes qu’on lui a confié parce qu’il ne faisait pas de différence entre eux. Il leur a inculqué l’amour du savoir, de la foi, de l’enseignement et de l’éducation avant la pratique, le travail et le partage. (...) Ont-ils été à un moment donné à l’école française ?       <br />
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      <img src="http://www.asfiyahi.org/photo/2255907-3151641.jpg" alt="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" title="Serigne Mouhamadoul Mansour SY Borom Daara Yi  , Actuel Khalif" />
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      Non. Mais chacun d’eux est autodidacte. Dans cette famille, presque tous s’expriment en français et comprennent la langue de Molière mais les gens se sont instruits par leur propre effort et grâce à l’aide de personnes alphabétisées qui les fréquentaient. La preuve est faite par Serigne Cheikh qui est très éloquent dans la langue française. Serigne Chouhaibatou Fall, Serigne Hady Touré et Serigne Alioune Guèye qui sont des disciples et même des gendres de Mame Seyd El Hadj Malick Sy (Serigne Hady Touré a épousé sa fille Sokhna Aïda Sy) sont des professeurs qui ont beaucoup marqué l’enseignement et la formation des deux frères. Gorgui Birane Sarr aussi leur a enseigné le soufisme. Une anecdote : le khalife général m’a raconté qu’un jour, étant jeune à l’école de Serigne Chouhaibatou Fall, il est arrivé bien habillé avec de beaux boubous tous neufs. Le marabout le regarde et lui demande d’aller nettoyer l’étable des chevaux avant de commencer les cours. Surpris et en rage, Serigne Mansour finit par s’exécuter en pensant à ses habits neufs. Une fois la tâche accomplie, il revient chez lui et dit à son papa qu’il ne veut plus de Serigne Chouhaibatou comme maître. Il raconte à son papa l’épisode du jour. Ce dernier rigole et lui dit : ‘voilà le formateur qu’il te faut au contraire parce qu’il va tuer tout orgueil en toi ! L’excès de fierté et d’orgueil mal placé, voilà ce qu’un jeune doit combattre en premier. Il faut de l’humilité parce que c’est la seule voie qui vaille pour acquérir du savoir et de la connaissance sans manquer de caractère toutefois.’ Il lui dit : ‘moi ton père c’est la voie que j’ai prise’.       <br />
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       Pendant la formation de Serigne Mouhamadoul Mansour Sy borom daradji et de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, leur papa ne voulait pas que l’un soit en avance sur l’autre. Même quand un des deux était malade, il demandait à l’autre de suspendre ses cours et d’attendre son frère. Le khalife m’a raconté que quand il a dû aller faire son service militaire à Kaolack avant la guerre de 1939 – 45, son père a arrêté la formation de Serigne Cheikh et ne l’a reprise que quand il a quitté l’armée. (...) (Lire le reste dans le Hors Série d’EMERGENCE PLUS SUR TIVAOUANE /13/02/09 / Dakar, en vente actuellement dans les kiosques)
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