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Fiqh Mialikite : La prière publique du Vendredi


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La prière solennelle du vendredi est une obligation imposée à tout musulman (fard ‘ayn) de sexe masculin, pubère, sensé, n’ayant aucun motif légitime d’empêchement, établi à demeure fixe, même dans un village éloigné de la Grande mosquée du pays jusqu’à trois milles.



Le caractère obligatoire de la prière publique du vendredi trouve son fondement légal dans le verset coranique suivant :
« Vous qui croyez, quand on vous appelle à la prière à un moment du vendredi, empressez-vous au Rappel de Dieu. Laissez-là toute transaction. (Sourate 62, verset 09 – Al- Jumu’a) »
Le « Rappel de Dieu » désigne ici le prône prononcé le vendredi.

Les motifs légitimes qui dispensent de l’obligation de la prière et du prône du vendredi
Ce sont :
Une altération de santé qui oblige le malade au repos,
Un grand âge,
Un état de faiblesse et de langueur,
La crainte d’être emprisonné,
La crainte d’être battu, d’être outragé dans son honneur, dans sa personne ou dans ses biens,
Un vent d’orage violent et pluvieux ou humide,
L’abondance d’une boue presque liquide et rendant impraticable les chemins et les voies publiques.

Les conditions de validité de la prière et du prône du vendredi
Pour que la prière et le prône du vendredi soient valables, il faut :
Que ladite prière soit accomplie tout entière à la suite du prône, à l’un des moments formant l’espace de temps qui commence lorsque le soleil décline du zénith et se finit lorsque le soleil se couche ;
Que les fidèles qui s’en acquittent soit à demeure fixe dans la localité où ils prient, ou bien y habitent ;
Que la prière et le prône soient faits dans une Grande mosquée (jâmi‘) bâtie en maçonnerie et désignée particulièrement pour l’office publique du vendredi. Dans le cas où il y a plusieurs Grandes mosquées, cette prière devra encore être célébrée dans celle où cette prière publique se sera faite dans un temps plus reculé ;
Que la prière soit accomplie sous la direction d’un imâm à demeure sédentaire ou d’un imâm à séjour temporaire ;
Que l’imâm qui dirige la prière du vendredi soit celui qui fasse le prône, à moins que cet imâm ne s’en exempte par quelque motif légal ;
Que l’assemblée se compose d’au moins douze fidèles, outre l’imâm, qui devront être pubères, de sexe masculin, à demeure sédentaire, et qui assisteront à l’office du vendredi depuis le début du prône jusqu’à la fin de la prière du vendredi ;
Que l’imâm prononce deux prônes avant la prière. Ces deux prônes devront être dans la forme de ce que les Arabes appellent proprement khutba, être prononcés à voix haute en langue arabe, après que le soleil ait commencé à décliner du zénith, en position debout, en présence d’au moins douze assistants à demeure sédentaire.

Les actes qui sont recommandés au fidèle lors du prône du vendredi
Lors du prêche du vendredi, il est recommandé au fidèle :
D’adresser en soi-même des vœux à celui qui éternue ;
De formuler en soi-même les formules de ta‘awwudh, d’istighfâr et de prière sur le Prophète (SAWS) chaque fois qu’il en est question dans le prône ;
De dire en soi-même : « âmîn » chaque fois que l’imâm fait une invocation.

Les actes qui sont interdits au fidèle au cours du prône du vendredi
Lors du prône du vendredi, il est interdit au fidèle :
De parler (lorsque l’imâm est debout, comme pendant la pause qui sépare les deux prônes) ; d’adresser un salut à quelqu’un ou de le lui rendre (même par un léger signe) ;
D’adresser un vœu à voix haute à celui qui éternue ;
De boire ou de manger ;
D’imposer silence à quelqu’un qui parle de futilités (et même de l’avertir) ;
De commencer une prière surérogatoire lorsque l’imâm apparaît dans la mosquée pour monter en chaire. Si le fidèle est en prière au moment où l’imâm apparaît, il doit interrompre sa prière sur-le-champ ;
Entre le moment où le muezzin fait le second appel du vendredi et celui où l’imâm termine sa prière, de vendre, de louer, de rétrocéder un achat, de s’associer pour affaire commerciale, de résilier une vente, d’acquérir un droit de retrait vicinal ou de préemption sur des propriétés indivises et contigües. Qui plus est, ces transactions sont entachées de nullité.

Ce que le fidèle doit obligatoirement faire au cours du prône du vendredi
Au cours du prône du vendredi, le fidèle doit obligatoirement :
Présenter le buste à l’imâm lorsqu’il prêche ;
Écouter l’imâm avec recueillement, quand bien même il ne le comprendrait pas. Dans le Coran
Quand le Coran est récité, écoutez-le bien et faites silence, dans l’espoir d’obtenir miséricorde (sourate 7, verset 204).
Selon une tradition rapportée d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), cette partie du verset a été révélée pour mettre fin à l’habitude qu’avaient les musulmans de bavarder durant l’office de prière du vendredi, sous la direction du Prophète ( que la prière d’Allah et Son Salut soient sur lui)

Ce qui est recommandé au fidèle le jour du vendredi
Le jour du vendredi, il est recommandé au fidèle :
D’effectuer la grande ablution ;
D’arranger sa personne;
De se rendre à pied à la mosquée, pour qui le peut ;
De réciter la sourate 18 (sourate Al- Kahf) durant la nuit qui précède le jour du vendredi, ainsi que dans la matinée du même jour ;
Multiplier les prières sur le Prophète (que la prière d’Allah et Son Salut soient sur lui); multiplier les invocations.

Partir en voyage le vendredi
Il est permis au fidèle de voyager avant le lever de l’aube du jour du vendredi, et réprouvable de le faire du lever de l’aube jusqu’au moment où le soleil commence à décliner du zénith. Quant à voyager après que le soleil ait décliné du zénith, cela est formellement interdit au fidèle, à moins d’un motif valable .

Les motifs qui dispensent du prône et de la prière en assemblée du vendredi
Dispensent du prône et de la prière du vendredi, les motifs suivants :
L’abondance de la pluie ;
L’abondance d’une boue presque liquide et rendant impraticable les voies publiques ;
Un vent d’orage violent et pluvieux ou humide ;
Toute maladie qui oblige le malade au repos ;
Le grand âge ;
Un état de maladie voisin de la mort, et autres cas graves ;
L’état de faiblesse et de langueur ;
Les soins donnés à un parent proche malade, même si un tiers s’occupe déjà de lui, ou à une personne étrangère, à condition qu’un tiers ne s’occupe pas déjà de lui ;
La crainte de subir quelque dommage ;
La crainte d’être battu ou emprisonné ;
Un repas dans lequel on a mangé de l’ail, ou toute autre nourriture qui laisse à l’individu
Une odeur désagréable ;
L’impossibilité de se faire conduire, pour l’aveugle qui ne peut aller seul à la mosquée.
source: PRÉCIS DE FIQH MALIKITE - Corentin PABIOT -

IK - Asfiyahi.Org
Lundi 1 Octobre 2018

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