contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
Asfiyahi.Org
ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD

Publicité



La Tidianya : à fond le moule du camp Mouhammadien


Cet Article a été lu plus de 1277 fois




La Tidianya n’est ni une innovation encore moins un appel, mais une rectitude suprême dont l’adoption est soumise au libre choix des hommes. Il est clair que la quête de la meilleure pratique de l’Islam rime d’avec les mêmes complications que l’atteinte du niveau sublime de la spiritualité, laquelle atteinte est, elle-même, semées d’embûches sataniques par lesquelles Allah (SWT) distingue les vrais croyants des hypocrites. En phase avec la philosophie islamique et du soufisme, la Tidianya n’est pas une pratique facile surtout dans le monde matérialiste actuel. Elle implique des sacrifices et des astreintes d’ordre matériel, rituel, familial, sociétal et comportemental qui rament à contre-courant de toute forme de mondanité.

Néanmoins, le Soufisme (Tassawouf) s’oppose à la vie en reclus comme support approprié de l’ascension vers Allah (SWT). Par exemple, l’exercice d’une activité en ce monde par elle-même n’éloigne pas l’homme d’Allah (SWT) si l’homme n’est pas attaché à ses fruits et s’il ne l’incite pas à oublier l’essence même de son existence qui est l’adoration de son Créateur Allah (SWT). Dès lors à toutes les étapes de l’ascension spirituelle, l’homme peut être impliqué dans la vie sociale, qui est érigé dans le Soufisme, comme le socle fondamental de l’ascension et du perfectionnement spirituels. Si chaque situation de la vie est considérée comme éducative, alors on peut vivre côte à côte avec la plus terrible et méprisable des personnes. On peut être soumis à l’influence la plus grossière sans en souffrir mais en restant au contraire joyeux et calme, et se perfectionner à travers ces types de contacts sociaux.

Le fondateur de la Tidianya, Cheikh Ahmat At Tidjani (Qu’Allah- SWT- l’agréé davantage), a bien précisé que quiconque qui prétend avoir décelé le plus infime décalage de la Tidjanya p vis-à-vis de la Charia, a justement raison de ne pas s’en approcher. Il demeure que le respect strict de la Charia et la recherche de l’agrément des parents constituent le socle essentiel de la Tidianya. La Lazima, la Wazifa, la Hadarat et l’exemplarité comportementale viennent appliquer les recommandations coraniques et prophétiques du Zikr et du « IHSAAN » qui regroupent les meilleures formes de piété, de vertu, de retenue à l’égard des biens matériels, de respect de l’autre et de service aux gens dans le sentier d’Allah (SWT). Le défi est alors lancé à quiconque tenté d’assimiler la Tidianya à une innovation ou une secte.

Qui pourrait innover dans une religion qu’Allah (SWT), Lui-même, a déjà parachevé ? « Aujourd´hui, J´ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J´agrée l´Islam comme religion pour vous » (Coran 5 : 3). Et le prophète (PSL) a dit « Quiconque fait une action en dehors de ce que nous avons recommandé, n’est pas de nous ». L’innovation dans l’Islam fait ainsi office d’un pléonasme dénué de sens. Dans son acceptation économique, l’innovation est une destruction créatrice censée amener des améliorations. Mais l’Islam a été révélée complet et parfaitement libellé : « vous êtes la meilleure communauté qu´on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d´entre eux sont des pervers » (Coran 3 : 110). Nul ne peut prétendre innover quelque chose qui puisse supplanter le Coran et l’Islam.

Depuis sa révélation, cette religion suprême suit son processus de généralisation qui ne saurait être obstrué par les divergences, les disputes communautaristes ou encore l’infiltration satanique qui est actuellement le lit du terrorisme et de la diabolisation de la Charia. Dans un monde ainsi infesté d’obscurantisme et de satanisme, la Tidianya sonne comme une exhortation suprême dont les pratiques et les rituelles contribuent à charger l’univers des énergies positives, viatiques de l’ultime mission de l’Imam Al Mahdi.

Comme aime souvent le rappeler Cheikh Ahmad Tidiane SY Al Makhtoum, c’est dans la volonté divine que repose cette dualité (ou cette confrontation) entre le bien (énergies positives) et le mal (énergies négatives), entre l’adoration d’Allah (SWT) et l’adoration du diable. Seul Allah (SWT) détient le secret de son acceptation d’une telle dualité malgré l’insignifiance de l’adversaire devant sa Puissance Majestueuse et Infinie. La sagesse d’Allah (SWT) s’est déjà exprimée à travers l’attribution d’une institution cognitive fondamentale à l’Homme : sa liberté de pensée et de choix. Mais : « Ils (Les diables) détournent certes [les hommes] du droit chemin, tandis que ceux-ci s´estiment être bien guidés » (Coran 43 : 37).

L’Âme est l’Être Absolu, qui a été le début d’un processus menant à Autre Chose résultant d’une symbiose avec la vie matérielle et dont seul Allah (SWT) détient le véritable secret de la destinée. Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Al Makhtoum a bien précisé que la création de ce processus est destinée à la satisfaction de la Gloire d’Allah (SWT) malgré quelque réticence de son Unicité. L’homme est donc une race de pêcheurs, voguant par l’intermédiaire d’une Âme qui a pourtant témoigné de sa genèse pure à partir de la lumière divine. Son passage sur terre est entaché d’un oubli, d’où l’appellation INSAAN (ou celui qui a oublié). L’homme vie donc à travers la contrainte du Rappel à travers ce qu’on appelle la FITRA.

Serigne Moustapha SY a livré une explication révélatrice sur les cinq prières en tant que subvention de cette symbiose entre l’Être absolu qu’est l’Âme susceptible d’être souillée et corrompue par l’Être matériel (AN NAFS). La subvention est destinée à rétablir l’équilibre des comptes, et pour l’homme, on peut penser à l’harmonie dans les sept Chakras qui lui permet de garder son équilibre physico-spirituelle. Mais au delà de la subvention du mariage Âme/Nafs que sont la prière et le respect des autres piliers de l’Islam, l’homme doit chercher à établir une balance excédentaire de ses œuvres temporo-spirituelles. Il lui incombe de chercher à plaire à Allah (SWT) à travers tout effort d’adoration supplémentaire en suivant les Guides spirituels détenteurs du commandement dont Allah (SWT) a gratifié son Prophète pour une bonne tenue de sa postérité : « Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d´entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement) (Coran 4 : 59).

La Tidianya transcende donc les clivages confrériques et ne peut être liée à ce carcan folklorique et caricatural. L’essence de la Tidianya s’arrime à une exhortation sublime à la pratique stricte des préceptes de l’Islam, à contre courant de l’incrustation progressive de cette société matérialiste dans laquelle l’humanité perd de plus en plus ses repères et néglige de plus en plus son devoir d’adoration qui est, lui-même, l’essence de sa création : « Je n´ai créé les djinns et les hommes que pour qu´ils M´adorent » (Coran 51 : 56). L’amour d’Allah (SWT) et de son prophète (PSL) doit s’exprimer par des actions régulières et ponctuelles destinées à pourvoir au Rappel (Zikr). Les rituels du musulman sont fixés à des moments précis entre lesquels seul l’homme est bénéficiaire de la permission de vaquer à d’autres occupations alors que d’autres êtres, par exemple la Lune ou le Soleil, sont en adoration permanente au risque de périr au grand détriment de l’humanité.

Avec le support inaliénable de la Charia et du Tassawouf et suivant les exigences du Zikr et de l’IHSAAN, le Wird Tidiane est basé sur trois invocations principales :

1. La demande perpétuelle et obstinée du pardon : « Accomplissez la Salat, acquittez la Zakat, et faites à Allah un prêt sincère. Tout bien que vous vous préparez, vous le retrouverez auprès d´Allah, meilleur et plus grand en fait de récompense. Et implorez le pardon d´Allah. Car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux (73 : 20).

2. La Chahaada : il n’y a de Dieu qu’Allah (SWT) : « Ô vous qui croyez ! Evoquez Allah d´une façon abondante (33 : 41). « Quand vous avez accompli la Salat, invoquez le nom d´Allah, debout, assis ou couchés sur vos côtés (Coran 4 : 103).
3. La prière sur Mouhammad (PSL) : « Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations (Coran 33 : 56).

La Hadarat Al Dioumouha s’adosse aux deux versets explicites du Coran suivants : « Ô vous qui avez cru ! Quand on appelle à la Salat du jour du Vendredi, accourez à l´invocation d´Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d´Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez » (Coran 62 : 9-10).

La Lazima, la Wazifa et la Hadarat Al Dioumouha sont ainsi autant d’actes concrets qui, au-delà des énergies positives qu’elles canalisent, basculent le disciple Tidiane dans une orbite spirituelle préférable à tout autre circuit d’adoration qui le mène sans intercession vers la Hadaraoutoul Illahiya (le pays de Dieu). Dès lors, il est clair et évident que toute adoption suivie d’abandon d’une telle corde orbitale d’adoration ne peut mener que vers la déchéance.

En derniers mots signalons que, dans sa philosophie, la Tidianya voue un respect strict vis-à-vis des autres obédiences islamiques, tel que l’a fait Mouhammad (PSL) à l’égard de tous les autres prophètes. Ses enjeux et objectifs fondamentaux dépassent les disciples Tidianes eux-mêmes, mais il s’agit plutôt d’une mission de résorption victorieuse en faveur de tous les croyants, face au camp du diable qui ne lésine pas sur les moyens pour charger l’univers de mal et d’énergies négatives. Contre l’Islam, le diable mobilise, structure et alimente son immense camp bâti exclusivement sur d’incommensurables moyens matériels. Ceci prédispose de la minorité des vrais pratiquants de l’Islam en cette fin des temps : « une multitude d´élus parmi les premières [générations] et un petit nombre parmi les dernières [générations] » (Coran 56 : 13-14). Une spiritualité agréée se troque inéluctablement avec l’opulence et les moyens matériels. La vie de Mouhammad (PSL) en a été bien révélatrice.

Dr El Hadji Mounirou NDIAYE, é
Economiste (elhadjimounirou@gmail.com)


Asfiyahi.Org
Mardi 28 Novembre 2017

Cet Article a été lu plus de 1277 fois





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Telechargez l'application Mobile Asfiyahi pour plus de navigabilité ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD


Dans la même rubrique :