<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
 <subtitle><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.asfiyahi.org" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.asfiyahi.org/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.asfiyahi.org/</id>
 <updated>2026-06-09T08:45:11+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.asfiyahi.org/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.asfiyahi.org/var/style/logo.jpg?v=1259155802</logo>
  <entry>
   <title>L'Association Islamique pour servir le Soufisme (AIS), offre des «enveloppes ramadan» aux Daaras</title>
   <updated>2021-05-05T19:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/L-Association-Islamique-pour-servir-le-Soufisme-AIS--offre-des-enveloppes-ramadan-aux-Daaras_a8882.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/56067213-41821597.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-05-05T19:10:00+02:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/56067213-41821597.jpg?v=1620235947" alt="L'Association Islamique pour servir le Soufisme (AIS), offre des «enveloppes ramadan» aux Daaras" title="L'Association Islamique pour servir le Soufisme (AIS), offre des «enveloppes ramadan» aux Daaras" />
     </div>
     <div>
      L'Association islamique pour servir le soufisme (AIS), qui s’active dans l’éducation et les actions sociales, a lancé, ce mercredi, son nouveau concept dénommé «Action solidarité». Une initiative qui vise à combattre le déséquilibre social et les mauvaises conditions de vie, notamment dans les Daaras.       <br />
              <br />
       Dans le cadre de ses activités, en ce mois béni de Ramadan, l'AIS s'inscrit dans une dynamique de solidarité en prenant l'engagement de multiplier les actions solidaires et de permettre aux plus démunis de se relever. Dans cette perspective, l'association a offert des «enveloppes ramadan» de 100 000 F Cfa, à plus d’une cinquante de Daaras de diverses localités du Sénégal.       <br />
              <br />
       «Quand on a mis sur pied cette association, on organisait des colloques, des conférences, etc. Mais avec la crise de la pandémie de la Covid-19, cette idée nous est venue en tête. C’est ainsi qu’on a décidé de venir en aide aux Daaras, car ils en ont besoin», renchérit Mame Cheikh Mbacké Khadim Awa Bâ, Président de l’AIS.       <br />
              <br />
              <br />
       C'est désormais une priorité pour l’Association islamique pour servir le soufisme - qui regroupe des membres des différentes familles religieuses du Sénégal - de multiplier les actions de solidarité et de participer à la correction du déséquilibre social au Sénégal. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/L-Association-Islamique-pour-servir-le-Soufisme-AIS--offre-des-enveloppes-ramadan-aux-Daaras_a8882.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Etat et Daaras, le fossé se creuse... (Par Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine)</title>
   <updated>2021-01-31T21:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Etat-et-Daaras-le-fosse-se-creuse-Par-Serigne-Cheikh-Tidiane-Sy-Al-Amine_a8527.html</id>
   <category term="Contribution" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/53538833-40506387.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-31T16:25:00+01:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/53538833-40506387.jpg?v=1612108705" alt="Etat et Daaras, le fossé se creuse... (Par Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine)" title="Etat et Daaras, le fossé se creuse... (Par Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine)" />
     </div>
     <div>
      Politique dafay échec, diné dafay échec, tariqa dafay échec. Disait Serigne Cheikh Al Maktoum.       <br />
              <br />
       Mais Faudrait-il qu’on ait l’honnêteté de l’avouer comme disait ce Sage Homme. Il faut reconnaître que dans la gestion du système des daaras, la politique de l’Etat a échoué. La dernière affaire liée aux opérations de retrait des enfants de la rue vient encore une fois creuser le fossé entre les tenants de Daaras et les pouvoirs publics. Même si la légalité confère à l’Etat le monopole de la violence pour le maintien de l’ordre, Cela ne légitime pas pas son intervention vis-à-vis des acteurs de Daaras qui sont véritablement des marginalisés du système éducatif.       <br />
              <br />
       Le dernier communiqué de la Police nationale sur cette affaire ne fait que remettre à nu la frustration des acteurs des daaras face à ce qu’ils considèrent comme une injustice qu’ils subissent de la part des pouvoirs publics. Comme pour dire « vous ne nous prenez pas en charge alors f.. nous la paix ».       <br />
       Faut-il le reconnaître, nous avons tous échoué dans la transition des daaras vers un système adapté au contexte urbain et à l’enseignement « moderne ». N’ayons pas peur de ce qualificatif « moderne » pris dans son acception conforme aux exigences de l’évolution de notre environnement.       <br />
              <br />
       L’Etat a échoué en oubliant dans sa politique d’éducation un pan important de la population éprouvant un besoin de socialiser l’enfant dans un environnement religieux au nom d’une laïcité impropre. Kéne dou yed ku nek ci jafe jafe. Mais faut-il le reconnaître aussi, les religieux n’ont pas su adapter et mettre en oeuvre l’organisation nécessaire pour mettre à niveau les daaras afin qu’ils continuent de former les élites comme ils ont pu le faire dans le passé. Les timides tentatives de création d’écoles franco-islamiques d’obédience soufie ou d’inspiration réformiste n’ont pas permis de prendre en charge cette demande sociale afin d’intégrer les valeurs de l’enseignement islamique aux sciences profanes utiles à notre condition de citoyen.       <br />
              <br />
       Faut-il reconnaître que le daara a toujours été perçu par nos pouvoirs publics comme l’émanation d’un pouvoir religieux qui doit être maîtrisé et non renforcé. Par réaction, les acteurs des daaras perçoivent l’Etat d’émanation coloniale comme un persécuteur qui a toujours cherché son démantèlement.       <br />
              <br />
       Cette double perception de part et d’autre doit évoluer pour construire un nouveau système éducatif qui émanera de l’évolution des daaras adaptés à l’enseignement conventionnel. Le daara dans sa forme traditionnelle en tant que symbole qui a porté notre système éducatif pendant des siècles devra être préservé dans des universités comme Coki, Pire, Diamal, Touba, Tivaouane, etc., à l’image de Azhar en Égypte où Al Qaraouine au Maroc, afin de continuer à former des élites religieuses et à conserver les fondamentaux d’un enseignement religieux qui a fait de notre Pays ce qu’il est devenu aujourd’hui en terme de spiritualité et d’érudition. Par ma petite voix, J’en appelle au changement de paradigmes de la part des pouvoirs publics dans la gestion des opérations de retrait des enfants de la rue quant à son efficacité dans la lutte contre la mendicité des enfants et la pandémie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/Etat-et-Daaras-le-fosse-se-creuse-Par-Serigne-Cheikh-Tidiane-Sy-Al-Amine_a8527.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>LES DAARAS AU SÉNÉGAL : Rétrospective historique</title>
   <updated>2013-03-12T14:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/LES-DAARAS-AU-SENEGAL-Retrospective-historique_a536.html</id>
   <category term="Contribution" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2420655-3393406.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-12T13:57:00+01:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les daaras, au Sénégal, constituent, depuis l’introduction de l’Islam, le centre d’éducation par excellence. Celui-ci a formaté des millions de personnes des deux sexes, en les dotant d’une conscience islamique ferme et résolue, d’une vision de Dieu, du monde, de la société, de l’être humain, de la parenté, des relations interpersonnelles, du commerce humain, des activités économiques et de la sociabilité fondés sur des valeurs fortes et un humanisme élevé, tirant leur substance des prescriptions du Coran et de la Sunna du Prophète Muhammad (Psl).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2420655-3393406.jpg?v=1363096649" alt="LES DAARAS AU SÉNÉGAL : Rétrospective historique" title="LES DAARAS AU SÉNÉGAL : Rétrospective historique" />
     </div>
     <div>
      Elles sont apparues dans notre pays à une époque où la société traditionnelle, bien que fondée sur le viatique culturel de la société « thiédo », fortement adossée sur le « jom », le « ngor », le « fitt », la loyauté, l’attachement à la vérité, le goût du bien, du beau, du vrai et du juste, avait acquis droit de cité, depuis des millénaires.       <br />
              <br />
       Reposant sur des croyances ancestrales, fondées sur le polythéisme, le culte des ancêtres et certaines pratiques négatives, même si la culture qu’elle générait lui a permis de se constituer, de se consolider et de survivre aux vicissitudes de l’Histoire, elle avait formé des personnes équilibrées, solides, pénétrées de valeurs fortes, unies et solidaires.       <br />
              <br />
       L’introduction de l’Islam en Afrique, et on ne le dit pas souvent, est antérieure de quelques années à son établissement à la ville sainte de Médinatoul Mounawara, puisque, bien avant l’Hégire, des exilés mecquois, dont le credo était l’Islam, avaient été accueillis, en Abyssinie par le Négus chrétien Nadjachi, qui les avait protégés et aidés.       <br />
              <br />
       En Afrique au Sud du Sahara, les travaux les plus récents établissent, aujourd’hui, que son apparition dans cette zone se situerait entre le 8ème et le 9ème siècle.       <br />
              <br />
       Dès l’entame, des daaras ont vu le jour. Elles étaient bâties sur un modèle fondé sur le principe d’une éducation globale. Celle-ci prend en compte la personne humaine dans toutes ses dimensions. Elle assure sa formation, de manière à en faire non seulement un bon croyant, connaissant parfaitement les principes du Saint Coran et de la Sunna, mais aussi un citoyen formé et informé, vertueux et modéré, possédant toutes les vertus de la sociabilité, de la droiture, de l’intégrité, pénétré d’un esprit de justice, respectueux de l’autorité, aussi bien familiale, parentale, sociale, qu’étatique, attaché où une société d’ordre, de paix, de stabilité, de justice, de solidarité et de fraternité.       <br />
              <br />
       Les daaras étaient, aussi, l’école du courage héroïque et de l’engagement patriotique, dans laquelle l’apprenant était préparé aux durs labeurs de la vie, à la faim, à la soif, à la sobriété dans l’existence.       <br />
              <br />
       Il devait apprendre à vivre avec peu, à partager avec d’autres, à faire don de sa personne à sa communauté, à oublier les privilèges qu’il pouvait tenir de son origine sociale.       <br />
              <br />
       Il se coulait dans le moule d’un modèle social humble, discret, poli, effacé, résistant et stoïque.       <br />
              <br />
       <b>Le talibé était préparé à devenir un régulateur social, un ouvrier du développement, un juge et un arbitre, un guide et un leader, prêt à s’impliquer dans toutes les nécessités sociales et dans tous les combats au service de sa communauté.</b>       <br />
              <br />
       C’est dans les écoles coraniques qu’ont été formées toutes les figures emblématiques musulmanes de l’Islam africain, qui ont porté haut, avec dignité et courage, le flambeau de la résistance à l’occupation coloniale.       <br />
              <br />
       Dès l’époque de la Charte de Kurukan Fugha, en 1236, l’Islam est considéré par la population du Mandé comme la référence sublimable sur laquelle la société entendait bâtir un nouvel humanisme.       <br />
              <br />
       Il sert, progressivement, de référence à tout ce qui concerne la vie religieuse, l’ordre moral, les relations intercommunautaires, la vie sociale, l’organisation économique, ainsi que le pouvoir diplomatique et militaire.       <br />
              <br />
       Au sein des empires du Soudan nigérien, se développe, depuis l’époque du Ghana, jusqu’à la bataille de Tondibi et même au-delà, une civilisation brillante, faite de raffinement, de goût, de bonnes mœurs, de traditions raffinées, dont l’essence et la quintessence sont issues, directement des principaux foyers religieux que sont la Mosquée Sidy Yaya, la Mosquée de Dinguerber, la Mosquée de Sankoré, pour ne citer que ces exemples.       <br />
              <br />
       Des Savants hors du commun, dont Ahmed Baba est l’archétype parfait, dispensaient un savoir polyforme, avec un talent et une compétence, que Maurice Delafosse a décrit, avec respect.       <br />
              <br />
       Selon le témoignage de Léon l’Africain, la vie intellectuelle était tellement développée dans la société que tout le monde savait lire, puisque le commerce des livres y était l’activité économique la plus rentable.       <br />
              <br />
       Dans la Sénégambie, où brilla de mille feux l’Université de Pire, fondée en 1603, par Khaly Amar Fall, à partir d’une daara, cette institution a formaté des héros et des savants hors du commun, parmi lesquels Thierno Souleymane Baal, Abdou Kader Kane, El hadj Oumar Foutiyou Tall, Malick Sy du Boundou, Matar Ndoumbé Diop de Coki et toute cette phalange d’érudits sémillants qui officiaient dans le Mbakhol, le Niomré, le Nguick, le Ndiagourèye, sans parler des centres comme Thilogne, Kobilo ou Ganguel, etc., dans le Fouta, ou bien Ndame, Ndiarndé, Djamal, etc.       <br />
              <br />
       Ce fut au nom des valeurs humanistes, que ces daaras leur ont inculquées, que les marabouts du Cayor se sont soulevés contre l’esclavage, la traite négrière, dès le 18e siècle, dans ce qu’on appelle « la Guerre des Marabouts ».       <br />
              <br />
       Ils furent les premiers abolitionnistes qui ouvrirent la voie à Toussaint Louverture.       <br />
              <br />
       Ce furent leurs élèves qui, à Saint-Louis, ont, dès le 08 septembre 1832, revendiqué au Conseil privé de la colonie une place pour la langue arabe.       <br />
              <br />
       Un an après sa nomination, Faidherbe entreprenait une offensive en règle contre les marabouts qu’il voulait amener, soit à se rallier à la cause de la colonisation, soit à subir la répression administrative. C’était en 1855.       <br />
              <br />
       Le 22 juin 1857, un Arrêté du Gouverneur oblige chaque maître musulman à envoyer, obligatoirement, tous les talibés de ses daaras, âgés de plus de 12 ans à l’école française.       <br />
              <br />
       Le 1er octobre 1857, un nouvel Arrêté fixa le nombre de marabouts hal pulaaren ayant droit à des coutumes, d’une quarantaine à 23, pour les priver de moyens de propager l’Islam.       <br />
              <br />
       Le même Arrêté prescrit qu’aucune école coranique ne peut recevoir plus de 250 élèves, parmi lesquels les plus âgés doivent, obligatoirement s’inscrire aux cours du soir d’une école française.       <br />
              <br />
       Ces efforts ayant échoué en 1870, un Arrêté du Gouverneur général exige une autorisation préalable, avant toute ouverture d’une école coranique.       <br />
              <br />
       L’importation du Livre du Saint Coran est interdite, dans le même mouvement.       <br />
              <br />
       Un Bureau politique, créé au Ministère de l’Intérieur, contrôle les achats et les entrées de livres en langue arabe et les confisque de façon quasi-systématique.       <br />
              <br />
       En 1871, les arabisants sont implicitement déclarés illettrés, s’ils ne savent lire et écrire le français, aux élections législatives de l’époque.       <br />
              <br />
       En 1893, il fut décidé qu’aucune école coranique ne serait autorisée qu’à la condition de recevoir les inspecteurs envoyés par les Français.       <br />
              <br />
       En 1896, la situation se corsa davantage. Pour ouvrir une école coranique, il fut décidé qu’on devait subir un examen en langue arabe, qu’on devait tenir un registre en français dont le double serait envoyé, chaque trimestre, au Ministère de l’Intérieur.       <br />
              <br />
       Le 12 juin 1906, le Gouverneur général Guy Camille décide :       <br />
              <br />
         que les écoles coraniques ne pourront plus recevoir les enfants de 6 à 12 ans, pendant les heures de fonctionnement des écoles françaises ;       <br />
              <br />
         que les écoles coraniques doivent enseigner le français pendant 2 heures, au moins par semaine ;       <br />
              <br />
         qu’une subvention de 300 F sera offerte à tout chef religieux qui encouragera l’application de cette règle­­men-­ tation.       <br />
              <br />
       Le Docteur Mamadou Ndiaye a consacré à ce sujet une réflexion exhaustive qu’il me plaît, ici, de saluer.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>CONSEQUENCES ?</b>       <br />
              <br />
       Entre 1857 et 1904, seules 142 autorisations seront délivrées, soit, en moyenne, 3 écoles par an.       <br />
              <br />
       Pour entrer dans l’école du père Libermann, qui sera créée plus tard, il fut prescrit que le candidat musulman devait, obligatoirement, renoncer à son prénom islamique et en prendre un autre, chrétien.       <br />
              <br />
       L’Internat fut créé, selon les travaux de Pape Amadou Fall, par les frères de Ploërmel. Sous l’influence de l’autorité coloniale, son but, entre autres objectifs, visait à couper la jeunesse de sa famille et de son environnement culturel.       <br />
              <br />
       En 1847, on l’étendit aux filles.       <br />
              <br />
       En 1852, on le rendit même obligatoire.       <br />
              <br />
       Et en 1857, la Medersa de Saint-Louis reçut la mission de former un autre type d’enseignant, entièrement soumis à la France, différent de celui formé dans les daaras.       <br />
              <br />
       Tout cela s’inscrivait dans le combat contre les écoles coraniques.       <br />
              <br />
       Les luttes que menèrent Guillé Fatim Thiam, Diaga Aïssa, El Hadj Oumar Foutiyou Tall, Maba Diakhou Bâ, Samory Touré, Ndiouma Diatt, Mamadou Lamine Dramé, El Hadji Abdoulaye Niasse, Abdou Hamid Kane contre le Commandant Brocard, Limamoulaye Thiaw, etc., contribuèrent à renforcer la répression contre les daaras.       <br />
              <br />
       C’est cet héritage que nous a laissé le système colonial, un héritage fait de méfiance, de rejet, de dénaturation de sa mission, de crainte, d’exclusion, de marginalisation et de diabolisation.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi ses héritiers, dès l’indépendance, exclurent les daaras des subventions que l’Education nationale dispense aux écoles privées.       <br />
              <br />
       Cette vision est, encore, présente dans nos sociétés, 50 années après nos indépendances.       <br />
              <br />
       Sous le régime de Senghor et bien après, les daaras ont été frappées d’ostracisme et de relégation à la périphérie de la société.       <br />
              <br />
       Leur mission d’éducation a été ignorée, sinon minimisée. Quand j’étais ministre de l’Education nationale en 1983, grande fut ma stupeur de découvrir que Cheikh Mourtada Mbacké, pour ses 300 écoles coraniques, employant 500 enseignants et 125 agents de service, recevait une subvention annuelle de 700 000F, contre 550 millions pour les écoles confessionnelles des religions non islamiques, au nombre d’une centaine, à peu près.       <br />
              <br />
       N’eussent-été la détermination des familles religieuses et la combativité des maîtres concernés, l’éducation coranique aurait connu un recul net.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, le Sénégal compte, semble-t-il, plus de 50.000 daaras au service d’une population de 95% de musulmans. Comment peut-on ignorer un tel phénomène, sans nuire à notre développement ?       <br />
              <br />
       Ce n’est que récemment que le Gouvernement de l’Alternance, après avoir élaboré un Projet de daara moderne, projette de décider la reconnaissance de toutes ces institutions, de manière à mettre un terme à l’exclusion qui les frappait, afin d’être en mesure de leur accorder les subventions d’Etat, qui leur faisaient jusque-là, défaut.       <br />
              <br />
       Mais, cette mesure intervient dans un contexte de crise sur le plan international, touchant les domaines social, politique, économique et culturel, l’ouverture médiatique, tous azimut, marquée par la télévision sans frontière, qui pénètre chaque famille, jusqu’au cœur de son intimité, avec ses télénovelas et les films pornographiques répandus par internet.       <br />
              <br />
       Cette crise s’est ressentie dans les daaras où la dimension morale a d’autant plus baissé chez nombre de maîtres coraniques, que les parents d’élèves leur confient leurs enfants sans aucune contrepartie en espèces ou en nature.       <br />
              <br />
       Comment le maître coranique peut-il subvenir à la nourriture de 100 talibés, s’il n’est pas aidé ? Doit-il les laisser mourir de faim ? Que dirait-on de lui, dans un tel cas de figure ? L’Etat n’a pas le droit de l’abandonner à son sort.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi la mendicité s’est développée.       <br />
              <br />
       Il est, certes, vrai que chez nombre de maîtres coraniques, beaucoup plus soucieux d’exploiter leurs jeunes talibés que de les former, on a développé une culture de la mendicité que l’Islam interdit, pourtant fortement, avec quelques exceptions. Ces enseignants-là ne doivent pas être encouragés.       <br />
              <br />
       C’est cette catégorie, qui n’est qu’une minorité, que ciblent, de manière permanente, les adversaires de l’Islam, pour dénaturer notre religion et alimenter l’islamophobie.       <br />
              <br />
       On oublie, à dessein, que dans le Fouta, à Tivavouane, à Ndiassane, à Touba, à Kaolack Niassène, à Diamal, à Coki, à Saint-Louis, à Kobilo, à Matam et même à Dakar (Yoff, par exemple), nombreux sont les daaras d’excellence qui dispensent un enseignement et une formation de qualité.       <br />
              <br />
       Au vu de ce qui précède, il est urgent de se pencher sur ce secteur pour lui restituer ses lettres de noblesse et lui assigner une nouvelle mission, fondée sur le développement d’un enseignement de valeur, l’apprentissage d’un métier permettant à l’apprenant de gagner, dignement, sa vie et l’ancrage à des valeurs morales fortes, à la hauteur des principes sacrés de l’Islam.       <br />
              <br />
       La répression n’a, jamais, réussi dans ce secteur. Le système colonial l’a essayée, dans les années 30-31, au moment de la grande dépression économique. Ce fut un échec. Entre 1945 et 1948, le Gouverneur général de l’Aof, après avoir mené une série d’enquêtes au Dahomey, au Niger, en Guinée, au Soudan, en Mauritanie, en Haute-Volta et au Sénégal, s’était attaqué au problème de la mendicité. Ce fut un échec.       <br />
              <br />
       Léopold Sédar Senghor, dans son Rapport de politique générale, au Congrès extraordinaire de l’Ups des 27 et 29 décembre 1976 (Pages 150 et 151), s’était juré d’éliminer la mendicité et le bana-banisme, avant 1979.       <br />
              <br />
       Voici ce qu’il disait, à cette date :       <br />
              <br />
       « J’allais oublier le problème des bana-banas et des mendiants, qui est, malgré les apparences, le plus important. Il ne faut surtout pas qu’on invoque la religion. Les religions islamique et chrétienne, voire l’animiste, si elles nous recommandent la charité, n’ont jamais institué la mendicité, qui est une tare des sociétés anciennes. La meilleure preuve est que cette mendicité, qui sévissait dans les trois Etats du Maghreb, a été complètement éliminée depuis l’indépendance. (Ce qui est loin d’être vrai).       <br />
              <br />
       D’autre part, nous avons parcouru huit Etats du Machrek sans y avoir vu, une seule fois, un mendiant. (Cela aussi ne prouve rien, car les mendiants y existent bel et bien, mais ils n’empruntent pas les mêmes itinéraires, ni les mêmes lieux que les chefs d’Etat).       <br />
              <br />
       C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a légiféré et réglementé dans le domaine considéré. Des peines de prison ont été prévues contre les bana-banas et, d’une façon générale, les marchands ambulants. S’agissant des mendiants, selon l’âge, la situation et les circonstances, les peines vont de la prison au centre de rééducation. Tout cela demande, évidemment, de nouvelles structures et de nouveaux crédits.       <br />
              <br />
       Le Gouvernement est décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer, avant l’année 1979, la mendicité et le bana-banisme.       <br />
              <br />
       Pour conclure sur le tourisme, notre pays a, manifestement, une vocation touristique. Il nous reste seulement à asseoir notre entreprise sur des structures d’accueil rationnelles et efficaces, mais surtout une volonté sans faiblesse de faire disparaître mendiants et bana-banas ».       <br />
              <br />
       Dans les années 90, le régime du Ps a, on s’en souvient, déversé des wagons de « déchets humains ou d’encombrements humains », selon la terminologie de l’époque, à Kidira. Il avait, donc, lui aussi, échoué sur la question de la mendicité.       <br />
              <br />
       A la lumière de ce bref survol, je propose que la question des talibés soit bien étudiée, de manière à être traitée avec clémence et compréhension, pour ne pas donner à un segment de la société le sentiment d’être stigmatisé et excessivement harcelé. Il faut se concerter avec les secteurs concernés, après avoir répertorié les propositions alternatives, qu’on pourrait leur proposer, pour mettre un terme à la mendicité. Cela demande l’intervention de l’Etat, celle des Mairies, des Conseils régionaux et des Communautés rurales, pour dégager des moyens financiers importants permettant de fournir aux grandes daaras des aides en vivres. Les parents d’élèves aisés apporteraient une contribution volontaire et régulière.       <br />
              <br />
       Un projet de financement serait déposé à la Banque islamique de développement. Les mécènes des pays du monde arabo-islamique seraient sollicités. La Croix-Rouge organiserait un téléthon tous les ans pour alimenter un Fonds d’aide aux daaras. Ce travail serait complété par un volet d’éducation, d’information sur les dangers de la rue et de formation sur l’intégration dans les daaras, d’un module économique de culture maraîchère et d’activités de même nature génératrices de revenus.       <br />
              <br />
       L’Alternance a, sur ce chapitre précis, une injustice à corriger.       <br />
              <br />
       En attendant que ce dispositif voie le jour, à travers la nouvelle Loi d’orientation sociale, je propose, à présent que le Gouvernement a montré sa détermination et que son autorité a été établie, que les maîtres coraniques condamnés soient graciés, à titre exceptionnel, pour apaiser le climat social, renforcer la cohésion nationale et consolider l’unité du pays.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Professeur Iba Der THIAM</b>       <br />
               <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/LES-DAARAS-AU-SENEGAL-Retrospective-historique_a536.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>{Vidéo] L'importance de la Prière à l'heure et de l'état de pureté rituelle, Comment prier ? Naka Lagnouy Diouliwé ?</title>
   <updated>2012-05-03T01:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Video-L-importance-de-la-Priere-a-l-heure-et-de-l-etat-de-purete-rituelle-Comment-prier-Naka-Lagnouy-Diouliwe_a394.html</id>
   <category term="La Priére" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2230018-3112997.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-02T16:48:00+02:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On a interrogé le Prophète (SAWS) sur la question de savoir quelle est la meilleure des oeuvres. Il a répondu : « C’est la prière observée à son heure ». On peut comparer la prière à un médicament que le médecin nous prescrit de prendre à des heures précises dans la journée. Pour que le traitement soit efficace, et nous accorde le bien être, ( par la grâce d'Allah) il faut le prendre aux heures prescrites et selon les doses recommandées par le médecin. Si on réunit les 5 prises en une seule, il ne sera pas efficace contre la maladie.     <div><b>  La prière à l’heure</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2230018-3112996.jpg?v=1289630665" alt="{Vidéo] L'importance de la Prière à l'heure et de l'état de pureté rituelle, Comment prier ? Naka Lagnouy Diouliwé ?" title="{Vidéo] L'importance de la Prière à l'heure et de l'état de pureté rituelle, Comment prier ? Naka Lagnouy Diouliwé ?" />
     </div>
     <div>
      La prière a des heures fixées pour son exécution. Comme l’indique le Glorieux Coran :       <br />
              <br />
       { Certes la prière a toujours été prescrite pour les croyants en des temps déterminés } [ Sourate 4 - Verset 103 ]       <br />
              <br />
       Le Coran a précisé ces heures dans le verset suivant : { Prie le matin et après midi, et après le coucher du soleil et le soir, les bonnes actions chassent les mauvaises, c’est là un avertissement pour ceux qui réfléchissent. }       <br />
              <br />
       Dans la sourate « el Isra » Allah (SWT)  le Très Haut nous dit : { Récite ta prière du déclin du soleil jusqu’à la nuit noire. Récite le Coran à l’aube, c’est là un moment propice. } [ Sourate 17 ]       <br />
              <br />
       Allah le très Haut  nous précise dans le Saint Coran : { Soyez persévérants pour les cinq prières, particulièrement pour la prière médiane, et levez-vous pour Allah pleins de crainte. } [ Sourate 2 - Verset 238 ]
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>[ VIDÉO ]  COMMENT PRIER ? et COMMENT FAIRE SES ABLUTIONS ? Pratique par Serigne Mabye Abdoul Aziz SY, Recteur de l'Institut de Tivaouane (source DMFL TOULOUSE)</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xafz4c"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xafz4c" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object>     </div>
     <div>
      Beaucoup de personnes qui se considèrent comme des musulmans pratiquants combinent un grand nombre de Salât quand ils rentrent chez eux pour des raisons futiles, prétextant être en voyage ou à faire du commerce, ou retenus à d’autres occupations. Renvoyer à plus tard la Salât après l’heure prévue sans excuse plausible, est un péché grave.       <br />
              <br />
       En d’autres mots, si nous manquons une Salât nous devrions avoir autant de chagrin que si nous avions perdu tous nos parents et tous nos biens. Si des personnes dignes de foi nous préviennent qu’il y a des brigands sur une certaine route et qu’ils tuent et volent les gens la nuit, il nous faut être bien téméraire pour ignorer cet avertissement et voyager sur cette route même le jour.       <br />
              <br />
       Qu'Allah  nous guide, nous avons été mis en garde plus d’une fois par le Prophète d'Allah, et pourtant nous ne tenons aucun compte de ses avertissements et nous continuons à manquer constamment les Salât les unes après les autres…       <br />
              <br />
       { Célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever et après le coucher du soleil, célèbre-le pendant la nuit, Célèbre le matin et soir, si tu désires être heureux. } [ Sourate 20 - Verset 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> vidéo pleine d'enseignement : L'exemple du Khalife sur la prière à l'heure fixe en France "SUNU DIINé"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xb4elw"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xb4elw" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object>     </div>
     <div>
      Sunu Diiné , Sunu Tarikha , Sunu Métier , Sunu Yoonou Tivaouane , telles étaient les dernières recommandations de Serigne Babacar SY (RTA) , c'est ce que Serigne Mansour SY rappelle sur cette vidéo , en insistant sur les 5 prières quotidiennes. Il revient également sur la chronologie de son accession au califat. c'etait lors d'une grande journée , organisée par la fédération des dahiras tidianes de France le samedi 28 avril à l'UNESCO sous la coordination de El hadj Mor MBAYE . Vous pouvez suivre l'integralité de cette conference , 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La pureté Rituelle</b></div>
     <div>
      En plus d’être un moyen afin de se purifier de nos péchés, la pureté rituelle nous apprend aussi à avoir une bonne hygiène de vie.       <br />
              <br />
       Rappelons que la prière a des conditions de validité, des piliers, et qu'elle a une clef, chose importante à laquelle il est un devoir de prêter une attention particulière.       <br />
              <br />
       Car de même qu'une clef de porte qui n'est pas adéquate n'ouvre pas cette porte, la clef de la prière, si elle n'est pas adéquate, nul n'est assuré d'obtenir que sa prière soit récompensée et qu'elle soit valable. Cette clef, c'est l'état de pureté rituelle (at-touhour)       <br />
              <br />
       <b>Le Prophète (SAWS) a dit :&quot;Allah n'accepte aucune prière sans l'état de pureté rituelle&quot;</b>. [ Rapporté par Nassai ]       <br />
              <br />
              <br />
       Le Messager d'Allah (SAWS) dit aussi : &quot;L'état de pureté rituelle, c'est la moitié de la foi&quot;. C'est-à-dire que c'est une grande partie de la foi. &quot; [Rapporté par Mouslim ]       <br />
              <br />
       Celui qui n'accomplit pas consciencieusement sa purification n'accomplit pas consciencieusement sa prière c'est-à-dire que celui qui n'accomplit pas sa purification de façon complète n'accomplit pas sa prière d'une façon complète car il y a alors immanquablement des choses qui lui font défaut.       <br />
              <br />
       Allah  dit dans le glorieux Coran :       <br />
              <br />
       { Certes Allah(SAWS)  aime ceux qui se repentent et Il aime ceux qui se purifient.} [ Sourate 2 - Verset 222 ]       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       (voir article surle grand lavage &quot;sangou farata&quot; http://www.asfiyahi.org/Le-Grand-Lavage-Sangou-Set_a42.html       <br />
              <br />
       b[prochain Dossier Chapitre sur la prière dans Fakihatou Toullâb  sur les Doctrines de la TarikhaTidjaniya et l'importance de prier aux heures fixes du Professeur Rawane Mbaye inecha Allahou
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/Video-L-importance-de-la-Priere-a-l-heure-et-de-l-etat-de-purete-rituelle-Comment-prier-Naka-Lagnouy-Diouliwe_a394.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>[ VIDÉO ] Qui était Cheikh Abdelbasset Abdessamad - عبد الباسط عبد الصمد</title>
   <updated>2010-09-23T19:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/VIDEO-Qui-etait-Cheikh-Abdelbasset-Abdessamad-عبد-الباسط-عبد-الصمد_a340.html</id>
   <category term="Dossiers" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2174037-3030021.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-23T20:44:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cheikh Abdelbasset bin Mohammed bin Salim bin Abdul Samad est un grand réciteur du Coran, il est né en 1927 dans le village de Alemraazza- Armant-Qena dans le sud de l'Egypte. Son père le Cheikh Mohammed Abdessamad fut un grand réciteur du coran dans son village. Cheikh Abdelbasset Abdessamad fut le premier président du syndicat des réciteurs égyptiens en 1984. Il a reçu plusieurs prix tels que l'Ordre de Mérite en 1956 de la Syrie, l'Odre Alarz du Liban, l'Ordre de la médaille d'Or de la Malaisie, des prix en provenance du Sénégal et du Maroc.     <div><b>Biographie de Abdelbasset Abdessamad</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2174037-3030021.jpg?v=1289630632" alt="[ VIDÉO ] Qui était Cheikh Abdelbasset Abdessamad - عبد الباسط عبد الصمد" title="[ VIDÉO ] Qui était Cheikh Abdelbasset Abdessamad - عبد الباسط عبد الصمد" />
     </div>
     <div>
      Abdelbasset Abdessamad a appris le Coran à travers le Cheikh de l'école coranique du village, le Cheikh Mohammed El Amir et a étudié les lectures du Cheikh Mohammed Salim Hamadah. Il a accompli l'apprentissage du Coran à l'âge de 10 ans.       <br />
              <br />
       Cheikh Abdelbasset devint un grand réciteur dans le Sud de l'Egypte ( Assai'd), mais l'évènement qui bouscula sa vie fut sa visite en 1950 au mausolée du Sayida Zineb à l'occasion des festivités qui coïncidaient avec sa naissance et qui furent organisées par les grands cheikhs tels que Abdelfattah Che3cha3i, Moustafa Isma'il , Abdeladim Zaher, Abu L3inin Sh3esha3 et d'autres...       <br />
       Les organisateurs de ces festivités lui demandèrent alors de réciter quelques versets du Coran pendant une dizaine de minutes, le Cheikh lut Sourate Al Ahzab et attira l'attention du public qui demandait au cheikh de continuer sa récitation, une récitation qui a finalement duré une heure et demie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Psalmodie de la Sourate Al WAqiha par cheikh abdelbasset partie 1</b></div>
     <div>
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pcNv0BbhXz4&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/pcNv0BbhXz4&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
       En 1951, Cheikh Abdelbasset Abdessamad entre à la radio égyptienne, lors de sa première récitation il a lu Sourat Fatir. Une année plus tard il a été désigné comme réciteur de la mosquée Imam Shafe'i, puis de la mosquée Imam EL Hussein en 1985 succédant au Cheikh Mahmoud Ali El Banna.       <br />
              <br />
       Le Cheikh Abdelbasset a laissé plusieurs enregistrements radiophoniques de ses récitations coraniques en plus du Coran Muratal et Mujawad. Plusieurs stations de radio du monde musulman gardent les enregistrements que le Cheikh a effectué lors de ses nombreuses visites qui l'ont conduit en Arabie Saoudite où il a accompli le Hajj en 1952 et a récité à la Mecque et à Médine, Syrie, Emirats Arabes unis, Maroc, Inde, Pakistan, Indonésie, Afrique du Sud, la mosquée d'Al Quds et la mosquée Ibrahimi en Palestine, France, Royaume Uni, Etats unis d'Amérique, ainsi que d'autres pays des 5 continents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Psalmodie de la Sourate Al WAqiha par cheikh abdelbasset partie 2</b></div>
     <div>
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/AmQuUNu6Im4&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/AmQuUNu6Im4&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
       Cheikh Abdelbasset Abdessamad fut le premier président du syndicat des réciteurs égyptiens en 1984. Il a reçu plusieurs prix tels que l'Ordre de Mérite en 1956 de la Syrie, l'Odre Alarz du Liban, l'Ordre de la médaille d'Or de la Malaisie, des prix en provenance du Sénégal et du Maroc. Le dernier prix qu'il a reçu fut après son décès par le président Egyptien Husni Mubarak à l'occasion de la célébration de la nuit sacrée en 1990.       <br />
              <br />
       Cheikh Abdel Basset est décédé le 30 novembre 1988.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7YHESV1d-uk&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/7YHESV1d-uk&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
       b[Traduction relative et approchée-       <br />
               <br />
       Sourate 56       <br />
       AL-WAQI'AH (L'ÉVÉNEMENT)        <br />
       96 versets       <br />
       Pré-Hégire       <br />
               <br />
       Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.       <br />
               <br />
       1. Quand l'événement (le Jugement) arrivera,       <br />
       2. nul ne traitera sa venue de mensonge.       <br />
       3. Il abaissera (les uns), il élèvera (les autres).       <br />
       4. Quand la terre sera secouée violemment,       <br />
       5. et les montagnes seront réduites en miettes,       <br />
       6. et qu'elles deviendront poussière éparpillée       <br />
       7. alors vous serez trois catégories :       <br />
       8. les gens de la droite - que sont les gens de la droite?       <br />
       9. Et les gens de la gauche - que sont les gens de la gauche?       <br />
       10. Les premiers (à suivre les ordres d'Allah sur la terre) ce sont eux qui seront les premiers (dans l'au-delà)       <br />
       11. Ce sont ceux-là les plus rapprochés d'Allah       <br />
       12. dans les Jardins des délices,       <br />
       13. une multitude d'élus parmi les premières [générations],       <br />
       14. et un petit nombre parmi les dernières [générations],       <br />
       15. sur des lits ornés [d'or et de pierreries],       <br />
       16. s'y accoudant et se faisant face.       <br />
       17. Parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes,       <br />
       18. avec des coupes, des aiguières et un verre [rempli]: d'une liqueur de source       <br />
       19. qui ne leur provoquera ni maux de tête ni étourdissement;       <br />
       20. et des fruits de leur choix,       <br />
       21. et toute chair d'oiseau qu'ils désireront.       <br />
       22. Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux,       <br />
       23. pareilles à des perles en coquille.       <br />
       24. en récompense pour ce qu'ils faisaient.       <br />
       25. Ils n'y entendront ni futilité ni blasphème;       <br />
       26. mais seulement les propos : "Salam! Salam!"... [Paix! paix! ]       <br />
       27. Et les gens de la droite; que sont les gens de la droite?       <br />
       28. [Ils seront parmi]: des jujubiers sans épines,       <br />
       29. et parmi des bananiers aux régimes bien fournis,       <br />
       30. dans une ombre étendue       <br />
       31. [près] d'une eau coulant continuellement,       <br />
       32. et des fruits abondants       <br />
       33. ni interrompus ni défendus,       <br />
       34. sur des lits surélevés,       <br />
       35. C'est Nous qui les avons créées à la perfection,       <br />
       36. et Nous les avons faites vierges,       <br />
       37. gracieuses, toutes de même âge,       <br />
       38. pour les gens de la droite,       <br />
       39. une multitude d'élus parmi les premières [générations],       <br />
       40. et une multitude d'élus parmi les dernières [générations],       <br />
       41. Et les gens de la gauche; que sont les gens de la gauche?       <br />
       42. ils seront au milieu d'un souffle brûlant et d'une eau bouillante,       <br />
       43. à l'ombre d'une fumée noire       <br />
       44. ni fraîche, ni douce.       <br />
       45. Ils vivaient auparavant dans le luxe.       <br />
       46. Ils persistaient dans le grand péché [le polythéisme]       <br />
       47. et disaient : "Quand nous mourrons et serons poussière et ossements, serons-nous ressuscités?       <br />
       48. ainsi que nos anciens ancêtres?"       <br />
       49. Dis : "En vérité les premiers et les derniers       <br />
       50. seront réunis pour le rendez-vous d'un jour connu".       <br />
       51. Et puis, vous, les égarés, qui traitiez (la Résurrection) de mensonge,       <br />
       52. vous mangerez certainement d'un arbre de Zaqqoum.       <br />
       53. Vous vous en remplirez le ventre,       <br />
       54. puis vous boirez par-dessus cela de l'eau bouillante,       <br />
       55. vous en boirez comme boivent les chameaux assoiffés.       <br />
       56. Voilà le repas d'accueil qui leur sera servi, au jour de la Rétribution.       <br />
       57. C'est Nous qui vous avons créés. Pourquoi ne croiriez-vous donc pas [à la résurrection]?       <br />
       58. Voyez-vous donc ce que vous éjaculez :       <br />
       59. est-ce vous qui le créez ou [en]: sommes Nous le Créateur?       <br />
       60. Nous avons prédéterminé la mort parmi vous. Nous ne serons point empêchés       <br />
       61. de vous remplacer par vos semblables, et vous faire renaître dans [un état] que vous ne savez pas.       <br />
       62. Vous avez connu la première création. Ne vous rappelez-vous donc pas?       <br />
       63. Voyez-vous donc ce que vous labourez?       <br />
       64. Est-ce vous qui le cultivez? ou [en] sommes Nous le cultivateur?       <br />
       65. Si Nous voulions, Nous le réduirions en débris. Et vous ne cesseriez pas de vous étonner et [de crier]:       <br />
       66. "Nous voilà endettés!       <br />
       67. ou plutôt, exposés aux privations".       <br />
       68. Voyez-vous donc l'eau que vous buvez?       <br />
       69. Est-ce vous qui l'avez fait descendre du nuage? ou [en] sommes Nous le descendeur?       <br />
       70. Si Nous voulions, Nous la rendrions salée. Pourquoi n'êtes-vous donc pas reconnaissants?       <br />
       71. Voyez-vous donc le feu que vous obtenez par frottement?       <br />
       72. Est-ce vous qui avez créé son arbre ou [en] sommes Nous le Créateur?       <br />
       73. Nous en avons fait un rappel (de l'Enfer), et un élément utile pour ceux qui en ont besoin .       <br />
       74. Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand!       <br />
       75. Non! Je jure par les positions des étoiles (dans le firmament).       <br />
       76. Et c'est vraiment un serment solennel, si vous saviez.       <br />
       77. Et c'est certainement un Coran noble,       <br />
       78. dans un Livre bien gardé       <br />
       79. que seuls les purifiés touchent;       <br />
       80. C'est une révélation de la part du Seigneur de l'Univers.       <br />
       81. Est-ce ce discours-là que vous traitez de mensonge?       <br />
       82. Et est-ce pour vous [une façon d'être reconnaissant] à votre subsistance que de traiter (le Coran) de mensonge?       <br />
       83. Lorsque le souffle de la vie remonte à la gorge (d'un moribond),       <br />
       84. et qu'à ce moment là vous regardez,       <br />
       85. et que Nous sommes plus proche de lui que vous [qui l'entourez] mais vous ne [le] voyez point.       <br />
       86. Pourquoi donc, si vous croyez que vous n'avez pas de compte à rendre,       <br />
       87. ne la faites-vous pas revenir [cette âme], si vous êtes véridiques?       <br />
       88. Si celui-ci est du nombre des rapprochés (d'Allah),       <br />
       89. alors (il aura) du repos, de la grâce et un Jardin de délices.       <br />
       90. Et s'il est du nombre des gens de la droite,       <br />
       91. il sera [accueilli par ces mots]: "Paix à toi" de la part des gens de la droite.       <br />
       92. Et s'il est de ceux qui avaient traité de mensonge (la résurrection) et s'étaient égarés,       <br />
       93. alors, il sera installé dans une eau bouillante,       <br />
       94. et il brûlera dans la Fournaise.       <br />
       95. C'est cela la pleine certitude.       <br />
       96. Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand!       <br />
               <br />
       ]b
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2174037-3030072.jpg?v=1289630632" alt="[ VIDÉO ] Qui était Cheikh Abdelbasset Abdessamad - عبد الباسط عبد الصمد" title="[ VIDÉO ] Qui était Cheikh Abdelbasset Abdessamad - عبد الباسط عبد الصمد" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/VIDEO-Qui-etait-Cheikh-Abdelbasset-Abdessamad-عبد-الباسط-عبد-الصمد_a340.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>[ EDUCATION ISLAMIQUE ] La stratégie éducative d'El Hadji Malick Sy : Une Résistance Culturelle</title>
   <updated>2010-04-13T10:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-La-strategie-educative-d-El-Hadji-Malick-Sy-Une-Resistance-Culturelle_a173.html</id>
   <category term="Espace Xaléyi" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1806887-2461159.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-14T14:01:00+01:00</published>
   <author><name>Par Bakary SAMBE</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est bon de rappeler, à l'occasion des préparatifs du Mawlud, les points marquants de la vie de nos vénérés guides souvent occultés par les innombrables éloges qu'on leur adresse et qu'ils méritent à plus d'un titre. Reflexions sur la colonisation et autres faits marquants Nous voulons, par cet article apporter une modeste contribution à l'étude de la stratégie adoptée par Seydi El Hadji Malick Sy face à la politique culturelle d'assimilation inaugurée par l'Administration coloniale. Nous ferons l'économie des éléments biographiques largement développés par d'autres études pour nous pencher, avec une approche sociologique, sur un aspect rarement pris en compte par bien de spécialistes. Nous voulons, ainsi, nous intéresser à la manière dont Seydi El Hadji Malick Sy a su déjouer le plan d'assimilation culturelle mis sur pied par la colonisation française tout en préservant la paix sociale, le dynamisme propre à l'esprit de l'islam ainsi que les enseignements fondamentaux de la tarîqa Tijâniyya.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1806887-2461159.jpg?v=1289630578" alt="[ EDUCATION ISLAMIQUE ] La stratégie éducative d'El Hadji Malick Sy : Une Résistance Culturelle" title="[ EDUCATION ISLAMIQUE ] La stratégie éducative d'El Hadji Malick Sy : Une Résistance Culturelle" />
     </div>
     <div>
      La colonisation a eu d'énormes conséquences sur le plan social et politique. De la traite négrière à la conquête coloniale, on ne peut douter des bouleversements qui ont secoué la société sénégalaise et de leurs incidences sur son système de valeurs. D'autres parlent sans nuances, des conséquences nuisibles qu'a produites la rencontre entre des sociétés anté-capitalistes avec l'expression la plus brute d'une mentalité de profit : le colonialisme. Le tissu social aura du mal à se remettre de la destructuration brutale de la société et de ses modes d'organisation. L'ordre colonial qui, pour l'indigène n'était que synonyme d'exploitation, de travail forcé ne permettait plus à la société dominée de suivre une évolution tenant compte de ses spécificités.        <br />
               <br />
       L'Administration française, bien que continuant son oeuvre de pacification de l'intérieur du pays, s'attachait plus aux villes : centres économiques et culturels vitaux. Les centres urbains demeuraient un véritable enjeu pour l'Empire colonial. Dans le cadre de sa résistance « passive », El Hadj Malick Sy aura d'ailleurs compris cette stratégie et s'intéressera aux villes où le Tidjânisme compte la majorité de ses disciples. Comme le soutient Iba Der Thiam, la colonisation est à la fois « une entreprise d'occupation territoriale, de domination politique et d'aliénation culturelle »[1]. C'est cette dernière forme qui focalisera l'attention des marabouts soufis tel qu'El Hadj Malick Sy. Le cheikh n'aura pas la tâche facile car la société urbaine à laquelle il s'adressa, était depuis plusieurs décennies traversée par de très profondes crises. Reprenons à ce propos la description qu'en fait El Hadj Rawane Mbaye [2]en ces termes :« Cette société était éclatée, désarticulée, rongée qu'elle était par le virus de la méfiance et parce que la solidarité du groupe avait peu à peu volé en éclats, l'individualisme y faisait une apparition de plus en plus marquée ».         <br />
              <br />
       Et Mbaye poursuit en attribuant cet état de crise à tous ces maux qu'il énumère : « avec le travail forcé, l'indigénat et son régime de sanctions disciplinaires, les chefs de cantons et les commandants de cercles, vivant d'abus du pouvoir et d'autoritarisme gratuit, avec l'impôt et la circonscription militaire et l'introduction de valeurs, de normes de vie, de règles de droit et d'une langue étrangère, les populations violentées, terrorisées, insécurisées, avaient fini par perdre tout sens de l'initiative, toute volonté de concevoir des structures, de tout envie d'imaginer des projets d'avenir ».         <br />
       Ce tableau sombre que nous dresse ici l'un des plus grands islamologues sénégalais, rend suffisamment compte du degrés qu'avait atteint le malaise social. Et, chaque fois qu'une société arrive à bout de patience, dépassée face une situation donnée, elle cherche soit à combattre le mal ou recevoir un palliatif en s'identifiant à une doctrine, une religion, un saint homme d'où l'idée weberienne de domination charismatique considérée comme transitoire et passagère. Dans ce contexte, la vertu héroïque et la valeur exemplaire du guide, le marabout, redonne de l'espoir et crée une autre dynamique. Rawane Mbaye nous dit à ce propos qu' : « A tous les naufragés de ce monde en mutation d'identité où l'arbitraire régnait en maître absolu, la religion apparut comme le seul espoir de salut ». L'identité collective du groupe persécuté, on l'a vu, s'est confondue avec la religion musulmane. Dans ce contexte sénégalais, cette identité trouvera en la confrérie Tijâniyya un cadre d'expression plus que propice. Ces structures multiformes qui s'adaptent à plusieurs situations sont considérées, dans une belle métaphore, par le marabout Cheikh Ahmed Tidiane Sy Maktoum comme « les clubs mystiques où se forment continuellement les athlètes de la religion ». Cheikh El Hadj Malick Sy s'est servi de la Tijâniyya , dont il était la principale figure sénégalaise, pour remplir cette fonction. Il a fait de la pratique de l'Islam et de la vie confrérique la base de sa résistance « passive » visant à redynamiser cette société à laquelle plusieurs décennies de colonisation avait, comme le dit Césaire, « savamment inculqué la peur, le complexe d'infériorité et l'agenouillement ».La notion de résistance passive ou par la religion a, certes, de quoi surprendre en Occident, mais Seydi El Hadj Malick Sy a réussi sa mission en inscrivant la pratique religieuse dans une perspective sociale et socialisante. Autrement dit, il a su développer une conception positive de la religion au sens où l'entend Auguste Comte.         <br />
              <br />
       Comme tout « prophète », il s'attaque aux maux de la société qui ont noms souffrance et injustice auxquels il opposera son message de paix et d'amour. Il instaurera, dans le cadre de sa confrérie un autre ordre fondé, sur les « valeurs de justice, d'égalité, de protection des faibles, des veuves, des étrangers, des orphelins, du respect du bien et de la propriété de chacun »[3]Pour ce faire El Hadj Malick Sy vulgarisera l'enseignement islamique dans de nombreux « foyers ardents » accueillant des disciples de toutes les régions du pays. L'originalité de ce soufi, fut son refus de s'attirer des disciples en accomplissant des miracles. La tradition orale lui attribue cette phrase : « Il n'y a rien de plus laid pour un homme de Dieu de se transformer en thaumaturge pour convaincre et séduire ». Il s'installa à Tivaouane qui devient, alors, à l'instar de Pire Goureye au siècle précédent, un rayonnant centre de la culture islamique. La stratégie d'El Hadj Malick Sy consista à enseigner, d'abord, la science des pratiques islamiques aux taalibés avant de s'attaquer à la mystique, phase supérieure à condition que le disciple maîtrise les notions de base.         <br />
              <br />
       Dans cette école, le Cheikh formait ses disciples qui allaient devenir les grands muqaddam de la tarîqa. Le contrôle strict qu'exerçait l'Administration sur les structures religieuses a certainement obligé le marabout à adopter un système de décentralisation. Au lieu d'agrandir son école, cette université populaire dont parlait Paul Marty- ce qui pouvait lui attirer des ennuis de la part des autorités coloniales -, El Hadj Malick a préféré renvoyer, dans leurs régions d'origine, ses anciens disciples. Ces derniers étaient suffisamment versés en matière religieuse et pouvaient par les vertus de la tarîqa qu'ils incarnaient, représenter chez eux, le cheikh et la Tarîqa Tijâniyya et en prolonger l'action. La revue égyptienne Al-Azhar, dans une présentation d'El Hadj Malick Sy et de son oeuvre soutient que « grâce à lui, l'Islam a connu son épanouissement dans ce pays [Sénégal] en créant des écoles, des mosquées, des zâwiya, et, poursuit la revue, il a aussi formé de brillants érudits qui se sont éparpillés dans tous les coins du pays telle l'expansion de la lumière dans l'obscurité »[4] Le cheikh, comme pour contrecarrer la politique d'assimilation menée par les colons, chargera à des muqaddam, de représenter la tarîqa partout où il l'estimait nécessaire.         <br />
               <br />
       Ainsi, il envoya Sérigne Alioune Diop Maïmouna à Gaya, Sérigne Birahim Diop à Saint-Louis, l'un des fleurons de la colonisation française en Afrique Occidentale. El Hadj Abdou Kane sera détaché à Kaolack, en plein centre du bassin arachidier sénégalais. Réalisant que ses déplacements, dans l'AOF pourrait éveiller la suspicion du Gouvernement Général, El Hadj Malick préfèra, envoyer, après leur formation, ses disciples dans plusieurs pays de la sous-région : El Hadj Amadou Bouya le représentera en Côte d'Ivoire, El Hadj Madior Diongue au Congo, Sérigne Ndary Mbaye au Gabon, El Hadj Babacar Dieng en Centrafrique et El Hadj Abdou Ndiaye à Bamako. Selon le porte-parole de la famille Sy, Sérigne Abdou Azîz, « Maodo avait envoyé tous ses ténors de la Tijâniyya en leur demandant d'aller faire un sacrifice en continuant son oeuvre d'éducation spirituelle »[5] El Hadj Malick a réussi dans sa « mission » en donnant beaucoup d'importance à ce côté spirituel, mystique, qui aurait facilité l'acceptation de l'Islam dans cette région d'Afrique. La religion telle qu'il l'a enseignée n'est pas extérieure à la vie sociale, mieux, elle la “contrôle” et se manifeste en même temps dans tous ses secteurs (tels que le travail et les relations humaines). C'est pourquoi, il serait difficile, voire impossible d'analyser le rapport au religieux de ces sociétés à partir de schèmes spécifiquement occidentaux. Mouhamed Arkoun voit dans cette harmonie, le succès de l'Islam partout où il s'est implanté. Il soutient à ce sujet : « La croissance des sociétés musulmanes durant les siècles d'épanouissement de la civilisation musulmane ; et l'on peut dire que cette croissance a été harmonieuse dans la mesure où l'intervention du message religieux - de ce que j'ai appelé le noyau métaphysique - a été telle que la croissance économique n'a jamais pris le dessus, comme cela aura lieu dans la période moderne de l'Occident.         <br />
               <br />
       Elle toujours été contrôlée par une pensée que l'on peut qualifier de religieuse dans la mesure où la pensée théologique, en particulier, a été constamment très forte et très présente dans la société au point d'assurer une sorte de contrôle de toutes les activités de l'existence socio-historique »[6] .C'est ce même facteur qui a facilité le travail de Cheikh El Hadji Malick lorsqu'ils a utilisé la religion musulmane et sa dimension spirituelle pour contrecarrer un des piliers de la politique coloniale française : l'assimilation de l'indigène.Aujourd'hui, bien que le français soit la langue officielle du pays, les représentants de l'Etat post-colonial, sont obligés de s'adresser au public en wolof surtout lors des grandes manifestations religieuses organisées par les confréries. Les marques de la colonisation semblent se limiter aux structures officielles de l' « Etat importé ». En tout cas, on est très loin d'une situation semblable à celle de l'Algérie où la francisation était visible et apparaissait même sur le plan toponymique. Au Sénégal, surtout dans les régions à forte implantation confrérique, on a plutôt constaté une islamisation des noms des villages et des quartiers. Seydi El Hadji Malick est parvenu à lutter contre l'assimilation à grande échelle quitte, parfois, à favoriser l'arabisation ou l'islamisation au détriment du modèle qu'avait voulu imposer l'occupant. Cette forme de résistance qualifiée de « passive » a une grande portée symbolique. Elle a d'ailleurs été à l'origine de la popularité rarement égalée dont jouit la Tarîqa et ses muqaddams. Si aujourd'hui on est parvenu à nous inspirer de cette tarîqa qui correspond aux conditions de notre époque et qui présente, selon Amadou Hampathé Bâ, « une analogie parfaite avec les trois piliers de l'enseignement des oulémas à savoir l'iman, l'islam et l'ihsân », nous devons rendre hommage à Seydi El Hadji Malick Sy. Il demeure, sans conteste, l'un des personnages phares de cette confrérie dont chaque disciple vertueux est une source intarissable de science, de spiritualité : une valeur sûre au service l'islam.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-La-strategie-educative-d-El-Hadji-Malick-Sy-Une-Resistance-Culturelle_a173.html" />
  </entry>
</feed>
