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 <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
 <subtitle><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T07:35:30+02:00</updated>
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   <title>Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Ibn Serigne Babacar Sy, Vendredi 5 Avril 2019 à la Gueule Tappée</title>
   <updated>2019-03-20T13:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Gamou-Annuel-de-Serigne-Sidy-Ahmed-Sy-Ibn-Serigne-Babacar-Sy-Vendredi-5-Avril-2019-a-la-Gueule-Tappee_a5476.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
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   <published>2019-03-20T12:14:00+01:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/31808963-29863085.jpg?v=1553085018" alt="Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Ibn Serigne Babacar Sy, Vendredi 5 Avril 2019 à la Gueule Tappée" title="Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Ibn Serigne Babacar Sy, Vendredi 5 Avril 2019 à la Gueule Tappée" />
     </div>
     <div>
      C'est ce Vendredi 5 Avril 2019 que se tiendra à la Gueule Tappée (Rue 57x60), le Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Khalifa dédié au premier Calife de Seydi Elhadj Malick Sy. <br />   <br />   <br />  Organisé par le premier Dahira de Serigne Ahmed Sy, le Dahira Mouhsinina Wal Mouhsinaty de la Geule Tapée, en collaboration avec la fédération Al Moukhtadina, ce rendez-vous annuel de l'Islam et de la Tidjaniyya est dédié au vénéré Khalifa Ababacar Sy, sous l'égide de Serigne Babacar Sy Mansour, Khalif General des Tidianes, et en hommage à Imam Mamadou NDiaye Mott et El Hadj Mamadou Faye Billy.&nbsp; <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/31808963-29863087.jpg?v=1289630631" alt="Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Ibn Serigne Babacar Sy, Vendredi 5 Avril 2019 à la Gueule Tappée" title="Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Ibn Serigne Babacar Sy, Vendredi 5 Avril 2019 à la Gueule Tappée" />
     </div>
     <div>
       <br />  <b>LE CULTE DE LA DISCRETION </b> <br />   <br />  Digne fils de Serigne Babacar SY et de Sokhna Rokhaya NDOYE , Serigne Ahmet SY est le frère utérin de Serigne Habib SY (1930_1976). <br />   <br />  Son sourire ineffaçable rappelle à bien des égards Feu son Père , l’Homme au bonnet carré. Serigne Ahmet SY est aussi un homme d’ouverture d'un abord facile qui suscite l’admiration de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître . Il a acquis des connaissances dans des domaines aussi divers que , la Théologie, le droit , la grammaire Arabe et la doctrine Tidiane. Sage parmi les sages, discret et effacé, Serigne Ahmed Sy a effectué comme son Homonyme Serigne Ahmed Sy Malick le service militaire. Parrains de nombreux Dahiras de Dakar et dans les régions, Papa Sidy Ahmed comme l'appelle ses nombreux fidèles est le poumon de la Famille Elhadj Malick Sy. <br />   <br />  De par son sens de l'éducation spirituelle, de nombreux jeunes de Dakar-Plateau ont appris et pris le Wird Tidiane. <br />   <br />  Ce Vendredi 5 Avril sera donc l'occasion pour des centaines disciples de venir écouter son message annuel et de se ressourcer dans ce patrimoine historique de la Tidjaniyya. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
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   <title>[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy</title>
   <updated>2014-01-31T13:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/DECOUVERTE-SUR-LES-TRACES-D-EL-HADJ-OUMAR-AL-FOUTIYOU-TALL-IMPRESSIONS-DE-SEGOU-Les-canons-du-commandant-et-la-Wazifa_a302.html</id>
   <category term="Découverte" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2058334-2854948.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-01-31T12:35:00+01:00</published>
   <author><name>Bakary SAMBE, Sur la route de Hamdallaye, le 12 août 2009</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’imposant camp militaire de l’ancienne cité des Toucouleurs porte le nom d’Ahmadou Cheikhou. Mais, voici que, subitement, la soif de vestiges est bousculée par une amère première impression : l’ancien bastion de la Tijaniyya n’en porte plus les marques visibles. Tiens ! Au restaurant du coin, un jeune, la vingtaine révolue, égrenait nonchalamment un chapelet à cinq branches. Si seulement cela pouvait réconforter…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2854948.jpg?v=1289630610" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
     </div>
     <div>
      Ségou ! Nom ô combien évocateur, lourd d’histoire, d’épopées dont il ne reste plus grand-chose…de matériel.        <br />
              <br />
       Seule la spiritualité a cette capacité de s’éterniser par des moyens la plupart du temps, insaisissables. La toute nouvelle mosquée construite sur fonds libyens, flanquée, sans une ride historique, à la sortie de la vieille ville, sur la route de Hamdallaye, n’avait pas le charme de la zawiya des Tall à quelques pas du fleuve Niger bien que bombardée par les canons d’Archinard. Quel nom exotique si, seulement, l’on admettait que l’exotisme ne peut être à sens unique ! Pourtant sa statue, brouillant le décor tropical, avec ses couleurs non assorties au paysage et à l’ambiance indescriptible de Ségou, trône arrogamment au bord du grand fleuve, Djoliba, comme l’appellent ici les autochtones, au grand dam, peut-être, des explorateurs dont le souvenir est, à jamais, enseveli sous le limon.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2854949.jpg?v=1289630610" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
     </div>
     <div>
      Les murs de la cité furent, certes, conquis depuis 1890, les corps et parfois les mentalités traumatisées peut-être rendues dociles puis dominées.  Mais les cœurs étaient bien insoumis ! Dans l’aube calme de la cité mythique et mystique des Toucouleurs, montait l’appel du muezzin cinq fois par jours comme pour rappeler ce qui ne fut et ne sera jamais oublié.        <br />
              <br />
       A la question d’un demandeur de route perdu dans sa quête de traces, de savoir s’il y avait une Zawiya Tijaniyya dans la cité, un badaud, surpris par une telle ignorance, asséna la réponse qui rassure la logique historique ainsi rétablie : toutes les mosquées ici sont des Zawâyâ d’al-Tijânî…        <br />
              <br />
       Rendez-vous était donc pris pour la prière du matin ! Après la prière dirigée par un descendant d’Al-Foutiyyou, le drap blanc, sorti d’un sac de tissu blanc, jalousement gardé à travers les années qui l’ont jauni sans le souiller, se déroula pour décorer le sol de la mosquée snobant ses lumières électriques et prête à accueillir les illuminations célestes : Fatiha, Istighfâr… puis la Salâtul Fâtihi dont l’air, bien que nouveau, n’en changea point le goût.        <br />
              <br />
       Elle retentissait la Yâqutat al-Farîdah (autre appellation de la salât al-Fâtih), agrémentant les oreilles en illuminant les cœurs des disant comme des entendant, déchirant le calme matinal. Extraordinaire ? Non ! C’était plutôt quotidien à Ségou !  Les canons d’Archinard, eux, s’étaient tus depuis belle lurette. C’est bien pour cela qu’il lui fallait ériger une statuette pour ne pas être rangé aux oubliettes.        <br />
              <br />
       Les chapelets, toujours au même rythme et inlassable cadence, s’égrènent imperturbables comme les invocations des descendants des Toucouleurs, mêlés aux Bozo, dogons et autres  Bambaras, suivaient leur cours ; tel le Niger se pavanait dans la savane, traversant les âges et nourrissant les mémoires.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2854950.jpg?v=1289630610" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
     </div>
     <div>
      Ici, point de pleurs nostalgiques et encore moins pathétiques pour le trésor de Ségou dormant tristement dans un coin glacial de bibliothèque ou de musée parisien. La spoliation d’un héritage n’a d’égal que la témérité du recel de la mémoire de toute une glorieuse époque devant le tribunal de l’Histoire. Mais à Ségou, la mémoire s’enrichit, indéfiniment, du passé présent dans les cœurs comme dans les esprits acquis, à jamais, à la cause d’El Hadji Omar. Face aux tentatives de falsification de l’histoire, cette dernière nous a toujours enseigné la nécessité d’un bon usage du doute.        <br />
              <br />
       Décidément, cet héritage immatériel mais vivant était plus résistant au temps que les statues et les prouesses d’un jour, exagérément gravées sur la pierre, cherchant, trop fièrement, l’éternité, mais se sachant condamnée à l’érosion.  C’est peut-être La leçon de Ségou aux passants et aux habitants qui en gardent la mémoire. A Ségou, le conquérant est venu, n’a même pas eu le temps de voir et l’humilité d’apprendre bien qu’ayant vécu pour un moment désormais révolu. Mais le nom, le souvenir et surtout l’oeuvre des Almamy, d’Al-Foutiyyou comme d’Ahmadou Cheikhou lui ont bien survécu.  N’était-ce pas cela l’essentiel ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>QUELQUES PHOTOS DE BANDIAGARA ET DE DEGUIMBERE</b></div>
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2855018.jpg?v=1289630610" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2857007.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2860440.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2860444.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2860734.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2860736.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2058334-2860738.jpg?v=1289630611" alt="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" title="[ DECOUVERTE ] SUR LES TRACES D'EL HADJ OUMAR AL FOUTIYOU TALL : IMPRESSIONS DE SEGOU, Les canons du commandant et la Wazifa de l'Almamy" />
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   <title>[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau </title>
   <updated>2013-02-02T13:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/DECOUVERTE--PHOTOS-VIDEOS-ZAWIYA-EL-HADJI-MALICK-SY-DE-DAKAR-A-la-decouverte-d-un-carrefour-de-la-foi-au-coeur-du_a171.html</id>
   <category term="Découverte" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1804345-2921391.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-02T12:11:00+01:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le quartier frénétique du Plateau, entre les avenues Lamine Guèye, Amadou Assane Ndoye et Carnot, à quelques jets de pierre de la célèbre pharmacie Guigon, se dresse les minarets de la Zawiya El Hadji Malick Sy de Dakar. Son architecture change un peu le décor de cette rue très commerçante de Sandaga.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2457272.jpg?v=1289630576" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
       Le soleil darde ses derniers rayons solaires sur le bruyant marché Sandaga, haut lieu du commerce à Dakar. Mais, contrairement à ce que l’on peut penser, ce petit périmètre du quartier Plateau de Dakar n’est pas seulement réservé aux affaires. A l’intersection des avenues Lamine Guèye, Amadou Assane Ndoye et Carnot, à quelques jets de la célèbre pharmacie Guigon, trône la Zawiya El Hadji Malick Sy de Dakar, il y a maintenant 105 années. Ce carrefour de la foi au cœur de Sandaga est fréquenté par les travailleurs et commerçants du centre, sans distinction de confrérie. Cette Zawiya constitue, avec celle de Saint-Louis et de Tivaouane, les trois créées par El Hadji Malick Sy, communément appelé Maodo.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2921388.jpg?v=1289630576" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
      A l’heure où nous pénétrons à l’intérieur de cet endroit exclusivement destiné par son fondateur à l’adoration de Dieu et à la retraite spirituel, il était un peu plus de 18h. Déjà, quelques commerçants et des employés de bureau, chapelet à la main, entrent dans la grande salle de prière joliment décorée de motifs orientaux, avec un tapis tirant sur le rouge, pour effectuer la «  Wassifa  » avant la prière du crépuscule toute proche. C’est l’actuel imam ratib de la Zawiya, El Hadji Malick Sy, qui nous accueille.  Il est habillé d’un caftan vert moutarde. Il porte aussi un bonnet Fez qui couvre ses cheveux blancs, un voile en noir et blanc pend sur le cou. D’une voix douce et saccadée, il nous fait l’historique de la Zawiya El Hadji Malick Sy de Dakar en présence du Comité de gestion. « C’est El Hadji Thierno Seydou Nourou Tall qui a aidé El Hadji Malick Sy à obtenir le terrain auprès des colons.         <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2921389.jpg?v=1289630576" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
      En 1905, la Zawiya était une simple case. En 1909, on y a édifié une baraque en bois. En 1927, la baraque a été remplacée par un modeste bâtiment en dur. C’est en 1975 que, par l’aide de Dieu, El Hadji Djily Mbaye a mis en place le grand bâtiment qui nous abrite aujourd’hui, en accord avec l’imam ratib de l’époque, El hadji Seydou Diop, et sur l’autorisation d’El Hadji Abdoul Aziz Sy, le khalife  général des tidianes d’alors  », rappelle l’actuel imam de la Zawiya El Malick Sy de Dakar. Selon notre interlocuteur, la Zawiya, «  comme son nom l’indique, est un lieu de culte et de retraite spirituelle que le saint homme El Hadj Malick Sy s’était choisi ». D’après l’imam Ousmane Diop, Maodo y a séjourné régulièrement de 1905 à 1922, année de son rappel à Dieu. De plus, dit-il, le guide religieux y a célébré le Maouloud Nabi commémorant la naissance du Prophète  Mouhamed (Psl). «   La différence entre la Zawiya et une mosquée, clarifie, l’imam        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2921391.jpg?v=1289630576" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
      Ousmane Diop, c’est que dans la Zawiya, les fidèles  n’y effectuent pas la prière du vendredi, mais y accomplissent les cinq prières quotidiennes, la prière de la Korité, de la Tabaski et la célébration des Maouloud ». Bien plus, note l’imam Diop «  la Zawiya est un lieu d’étude en matière islamique. Elle était le lieu de regroupement aux appels du grand khalife El hadji Abdou Aziz Sy Dabakh. A chaque fois que la situation du pays l’exigeait, il réunissait ici les fidèles pour les inviter à retourner à Dieu ». Aujourd’hui comme par le passé, la «  Zawiya  » est sous la tutelle morale du khalife général des tidianes. Toutefois, un comité de gestion est mis en place pour s’occuper de l’entretien de ce lieu de culte et l’organisation des Maouloud.         <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2921392.jpg?v=1289630577" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
      A ce sujet, l’imam Ousmane Diop rappelle que « le gamou de Tivaouane et celui de la Zawiya se tenaient simultanément à la même date. C’est en 1975 que El Hadj Abdoul Aziz Sy, alors khalife général des tidianes,  a demandé et obtenu la séparation des deux célébrations. Et c’est lui-même qui présidait le gamou de la Zawiya. Lorsqu’il s’était senti vieux, il envoyait son fils Serigne Mbaye Sy Mansour. Et l’actuel khalife général des tidianes a confirmé Serigne Mbaye Sy Mansour dans ce rôle.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2921434.jpg?v=1289630577" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VIDEO : BOURDE 2008 A LA ZAWIYA SOUS LA DIRECTION DE L'IMAM FEU AMADOU SECK DIOP EN BONNET ROUGE ET DE L'ACTUEL IMAM OUSMANE DIOP</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdcdhq"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdcdhq" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CAUSERIE SUR EL HADJ MALICK SY RTA</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdcdni"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdcdni" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1804345-2964379.jpg?v=1289630577" alt="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " title="[ DECOUVERTE |  PHOTOS &amp; VIDEOS ]  ZAWIYA EL HADJI MALICK SY DE DAKAR : A la découverte d’un carrefour de la foi, au cœur du Plateau " />
     </div>
     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BOURDE 2013 A LA ZAWIYA , SOUS LA DIRECTION DE L'IMAM OUSMANE DIOP</b></div>
     <div>
      <iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/7GMmqicI8UY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Texte : Babacar Drame        <br />
       Photos et Vidéos : La Rédaction Asfiyahi.Org</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/DECOUVERTE--PHOTOS-VIDEOS-ZAWIYA-EL-HADJI-MALICK-SY-DE-DAKAR-A-la-decouverte-d-un-carrefour-de-la-foi-au-coeur-du_a171.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La Wazifa</title>
   <updated>2016-05-11T12:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/La-Wazifa_a65.html</id>
   <category term="La Tidjaniyya" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1723770-2333798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-24T22:08:00+01:00</published>
   <author><name> extrait Fakiyatou Toulaab de El Hadj Malik Sy </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1723770-2333798.jpg?v=1462961854" alt="La Wazifa" title="La Wazifa" />
     </div>
     <div>
      <b> Le temps d’accomplissement de la Wadhifa</b>       <br />
              <br />
       A. La Wazifa du matin       <br />
              <br />
       - Le temps préférable (Ikhtiyari) : Après Salat Soubh et jusqu'à la période précédent le zénith (Douha El A'la 11H30).       <br />
              <br />
       - Le temps de nécessité : Jusqu'au coucher du soleil (Ghouroub).       <br />
              <br />
       B. La Wazifa du soir        <br />
              <br />
       - Le temps préférable : Après Salat 'Asr jusqu'à celle du 'Icha.       <br />
              <br />
       - Le temps de nécessité : Jusqu'au Fajr.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les piliers de la Wazifa</b>       <br />
              <br />
       <b>A. La formule de demande de pardon suivante : </b><b>« Astaghfiroullah El ‘Adhim aladhi lê ilêha ilê Houwa-l-Hayyou-l-Qayyoum » 30 fois.</b>       <br />
              <br />
       Elle fut allégée par Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), car autrefois elle se récitait 100 fois, mais avec la formule : « Astaghfiroullah » seulement. Cette formule, et sa prononciation, est celle qui a été employée par Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Cependant, il existe une variante employée dans laquelle la prononciation : « Hayyou-l-Qayyoum » est prononcée « Hayya-l-Qayyoum » ce qui est aussi valide en langue arabe (Cheikh Idriss El Iraqi).       <br />
              <br />
       <b>B. La prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec la Salat Fatihi 50 fois :       <br />
       </b>       <br />
       En ce qui concerne la Wadhifa, il est impossible de réciter une autre prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), comme cela est permis pour le Lazim, sinon la Wadhifa est invalidée comme l’a stipulé Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée). De plus, il faut savoir que ce pilier a été lui aussi allégé, car autrefois il se récitait 100 fois avec la Salat Fatihi.       <br />
              <br />
       <b>C. La proclamation de l’Unicité par la parole : « Lê ilêha ila llah » 100 fois :       <br />
       </b>       <br />
       Il est un devoir de clôturer le 100ième grain par la formule «Seyyidouna Mouhamadou rassoulou-llah ‘alaîhi sallamoullah ». Ce pilier a été lui aussi allégé, car autrefois il pouvait se réciter 200 fois.       <br />
              <br />
       Cheikh Omar Foutiyou (qu’Allah l’agrée) mentionne, dans son Rimah, qu’il est possible de l’effectuer selon ses nombres de base ou selon la version allégée. Il cite, entre autres, de la part de Sidi Mohamed El Ghali (qu’Allah l’agrée), que certains compagnons avaient gardé la version de base pour l’accomplissement de la Wadhifa       <br />
              <br />
       <b>D. La prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) appelée Djaouharatou-l-Kamel : 12 fois.</b>       <br />
              <br />
       Elle ne peut être récitée que si toutes les conditions à sa lecture sont réunies (voir à la suite les conditions de validité). Si ce n’est pas le cas, alors on doit remplacer sa récitation par celle de 20 Salat Fatihi. Autrefois, elle se récitait 11 fois (c’est encore ce chiffre qui est inscrit dans Djawahirou-l-Ma’ani car écrit avant son abrogation). Environ un an avant le décès de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), ce chiffre fut abrogé et remplacé par 12 fois. (Il n’y a que les chaînes d’affiliations reliées à Cheikh Hamahoullah du Mali qui retiennent et l’accomplissent encore 11 fois).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les Conditions de validité de la lecture de Djaouharatou-l-Kamel</b>       <br />
              <br />
       Djaouharatou-l-Kamel (la perle de la perfection) est une prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) particulière qui nécessite les conditions suivantes pour pouvoir être récitée :       <br />
              <br />
       1 - La pureté : Du corps, des vêtements, de l’endroit       <br />
              <br />
       2 - L'ablution à l'eau       <br />
              <br />
       3 - De S’asseoir lors de la récitation de Djaouharatou-l-Kamel       <br />
              <br />
       Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) dit dans son Boughiyat : « Durant les voyages, on peut réciter les oraisons sur une monture, mais lorsqu’on arrive à la Djaouharatou-l-Kamel, on doit descendre et la réciter en marchant avec la condition toutefois que l’endroit où l’on marche soit pur. Certains compagnons (qu’Allah les agrée) disent que le voyageur peut la faire en marchant et que lorsqu’il arrive à la 7e perle, il s’assoit jusqu’à la fin de la récitation, pour moi (Sidi ‘Arbi) c’est le plus préférable sauf dans les cas de nécessité telle la peur et Allah est le plus savant ».       <br />
              <br />
       Cheikh Nadhifi (qu’Allah l’agrée) a dit qu’en cas de peur pour nous ou notre argent « on fait l’ouird sur la monture en remplaçant par 20 Salat Fatihi » ; « Cette prière ne peut être lue sur une monture ou sur un bateau ».       <br />
              <br />
       4 - Le lieu doit être assez large pour contenir six personnes. (Cheikh Nadhifi)       <br />
              <br />
       Si toutes ces conditions ou seulement une seule ne sont pas réunies, on doit alors remplacer Djaouharatou-l-Kamel par la récitation de vingt Salat Fatihi.       <br />
              <br />
       Il est rapporté, dans El Ifadat-l-Ahmediya, que Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit : « Celui qui se purifie par le Tayyamoum ne doit pas réciter Djaouharatou-l-Kamel, mais il la remplace par vingt Salat Fatihi lima oughliqa, car elle ne peut se réciter que par la pureté à l’eau et sur un tapis pur qui peut contenir six personnes ; le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et les quatre khalifes assistent dès le septième Djaouharatou-l-Kamel ».       <br />
              <br />
       Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit aussi dans une lettre : « Pour celui qui n’arrive pas à apprendre la prière appelée Djaouharatou-l-Kamel qu’il la remplace par vingt Salat Fatihi. »       <br />
              <br />
       Donc, pour résumer, comme le dit Sidi Mohamed El Hafidh Misri Tidjani, dans Qasd Sabil, concernant les conditions liées à la récitation de la Djaouharatou-l-Kamel, il faut : « La pureté de l’eau, un lieu pur pouvant contenir six personnes et cela même pour la réciter une seule fois. Elle ne se récite pas sur une monture ou sur un bateau. Celui qui fait le Tayyamoum ou celui qui n’est pas lavé à l’eau pour ses besoins naturels (urine, selle) mais seulement essuyés à sec ou qui a une impureté sur son corps ou ses habits et dont il ne peut se débarrasser, il récite à la place vingt Salat Fatihi dans la Wadhifa et agit de même celui qui ne peut réunir ses conditions. Celui qui enfreint une des conditions particulières à la Djaouharatou-l-Kamel dans sa Wadhifa, il doit la recommencer »       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Chapitre sur la Wazifa de Seydi El Hadj Malick Sy tiré de Fâkihatou Toullâb</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1723770-2485906.jpg?v=1289630553" alt="La Wazifa" title="La Wazifa" />
     </div>
     <div>
      73- Sans conteste, la Wazîfa comprend trente (30) fois  la formule de L’Absolution.       <br />
              <br />
       74- Cinquante (50) fois la "Salât al-Fâtiha", prière sur Yâsîn, le Prophète élu.       <br />
              <br />
       75- Cent (100) fois l’Unicité "La ilâha illa-l-lâh te donneront une rétribution substantielle.       <br />
              <br />
       76- Puis, réciter douze (12)  fois au complet la perle ou la Jawhara al-Kamâl.       <br />
              <br />
       77- Cette récitation n’incombe pas à  l’adepte, s’il ne sait pas la réciter de mémoire.       <br />
              <br />
       78- Il se doit, en lieu et place, de réciter une prière facile en laissant la difficile.       <br />
              <br />
       79- On la récite le soir ou le matin ; il est bon de faire les deux. C’est une aubaine.       <br />
              <br />
       80- Une autre formule de réciter, selon choix, c’est commencer par l’Absolution cent fois.       <br />
              <br />
       81- Puis, de même pour la Salât al-Fâtih et deux cents fois l’Unicité, selon l’Elu.       <br />
              <br />
       82- Telle est bien l’ancienne modalité bien allégée sous la forme plus haut.                             <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cours de Wazifa de El Hadj Abdoul Aziz Su Dabakh</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1723770-3360742.jpg?v=1289630553" alt="La Wazifa" title="La Wazifa" />
     </div>
     <div>
      &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://asfiyahi.org/docs/dewplayer.swf?mp3=http://www.asfiyahi.org/docs/AUDIOS/87052.mp3&amp;amp;autostart=1&amp;amp;showtime=1&amp;amp;bgcolor=FFFFFF&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;40&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://asfiyahi.org/docs/dewplayer.swf?mp3=http://www.asfiyahi.org/docs/AUDIOS/87052.mp3&amp;amp;autostart=1&amp;amp;showtime=1&amp;amp;bgcolor=FFFFFF&quot; /&gt;&lt;/object&gt;        <br />
       <b>Wazifa Audios de El hadj Abdou Aziz SY Dabakh</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Source Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/La-Wazifa_a65.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils.</title>
   <updated>2012-12-07T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-Les-recommandations-de-Seyyidouna-Loqman-As-a-son-fils_a215.html</id>
   <category term="Education Islamique" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1829113-2495724.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-07T09:51:00+01:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La sourate 31 du Saint-Coran dénommée "sourate Loqman" concentre le plus de versets relatifs à l'éducation des enfants,d'après le nom d'un Sage des temps anciens, descendant d'Abraham , Cette sourate nous rapporte donc l'enseignement que Loqman dispensait à son fils. Ces recommandations de Sayyiduna Loqman à son fils interpelle la jeunesse sur le respect dû aux deux parents , le comportement de l'individu vis à vis de la société, la façon de parler, la patience dans toutes entreprises....Voici un bref exposé sur la vie de Loqman (AS)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1829113-2495724.jpg?v=1289630586" alt="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." title="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." />
     </div>
     <div>
      <b>Qui était Loqmân?</b>       <br />
       Loqmân Ben Ba'oura ben Nahour ben Tarekh, ce dernier étant Azar, le père d'Ibrahim ('Aleyhi Salem). Telle est la génération établie par Mohammed Ben Ishâq.       <br />
              <br />
       Ibn 'Abbas a dit : &quot;c'était un esclave abyssin, menuisier&quot;       <br />
       Ibn kathir a dit: &quot;c'était un juge des fils d'Israel, à l'époque de Daoud 'Aleyhi Salem)&quot;       <br />
              <br />
       Nous savons que Loqmân faisait partie des noirs d'Égypte, qu'il avait les lèvres épaisses, et que Dieu le gratifia de la sagesse et qu'il ne lui donna pas la prophétie.       <br />
       nous savons aussi de lui que c'était un homme silencieux, méditatif, doué d'un très grand jugement. Il n'a guère dormi le jour et nul ne le vit jamais cracher. il ne toussait pas vainement, ne faisait pas de gestes inconsidérés, ne riait pas et ne répétait pas une seconde fois ses paroles, sauf si quelqu'un lui demandait de répéter une sagesse qu'il avait formulée.       <br />
              <br />
       Ibn Kathir a dit: &quot; c'était un homme vertueux, multipliant les actes d'adoration, s'exprimant avec une grande éloquence et dont la sagesse était considérable&quot;       <br />
              <br />
       L'auteur de Roûh al-Bayân a déclaré quant à lui : &quot; c'était un esclave dont la réflexion était fréquente et la foi excellente. Il aimait Dieu qui l'aima donc et le gratifia de la sagesse. Celle-ci se définit en outre par l'exactitude dans les paroles, le bon jugement dans l'esprit et le bon geste dans les actes obligatoires. S'il parlait, il s'exprimait par la sagesse; s'il réflechissait, il pensait par celle-ci et s'il bougeait, il le faisait avec elle&quot;       <br />
              <br />
       Khâled al-Rab'i a déclaré: &quot; Loqmân était un esclave abyssin, menuisier. Son maître lui demanda un jour : &quot;Saigne pour nous ce mouton! Ce qu'il fit. Le maître dit ensuite : &quot;choisis dans l'animal ses deux meilleures parties. Loqmân prit alors la langue et le coeur. &quot; extrais-en maintenant ses deux plus mauvaises parties! Loqmân prit alors la langue et le coeur. Son maître étonné lui dit :&quot;Je t'ai ordonné d'en extraire les deux meilleurs morceaux et tu as choisi ces deux-là, puis je t'ai demandé d'en extraire les deux plus mauvais et tu as pris ces deux-là!       <br />
       -iI n'y a pas meilleur que ces deux-là lorsqu'elles s'amendent et pas plus mauvaises lorsqu'elles sont corrompues&quot; ( Tafsir Ibn kathir&quot;,...)       <br />
              <br />
       Ibn Kathir a déclaré : &quot;Abou Dardâ évoqua un jour Loqmân Le sage et dit &quot;Ce qui lui fut donné ne résulta pas de la famille, des biens, de la position sociale ou d'aptitudes particulières. Il fut cependant un homme vaillant. Loqmân qui s'était marié eut des enfants qui moururent, mais il ne pleura pas alors. Il rendait visite aux rois pour observer, réfléchir et tirer des leçons. De cela lui fut donné ce qu'il eut comme sagesse&quot;       <br />
              <br />
       On a dit que son fils était non-croyant. C'est pourquoi il l'enjoignait de ne pas associer un autre objet d'adoration avec Dieu. Il ne cessa de l'exhorter , jusqu'à ce qu'il devint musulman. On a évoqué la même chose pour sa femme : il ne cessa de l'appeler à l'adoration de Dieu, jusqu'à ce qu'elle adhéra à l'Islam.       <br />
              <br />
       On affirme que la tombe de Sayidna Loqmân le Sage se trouve dans le village de Sarafand, en hauteur de la ville de Ramallah, en Palestine. Sa tombe est un lieu célèbre que l'on visite.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Loqmân dans Le Saint Coran </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1829113-2660643.jpg?v=1289630586" alt="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." title="EDUCATION ISLAMIQUE : Les recommandations de Seyyidouna Loqmân (As) à son fils." />
     </div>
     <div>
      <b>&quot; Nous avons donné à loqmân la sagesse : remercie Dieu. Celui qui remercie, remercie au bénéfice de sa personne et celui qui renie (saura que) Dieu est riche et glorifié. Et (rappelle) lorsque Loqmân dit à son fils, alors qu'il l'exhortait : mon fils! n'associe rien avec Dieu : le polythéisme est une immense injustice&quot; (Sourate 31, versets 12-13)       <br />
              <br />
       verset 16 : Ô mon enfant, fût-ce le poids d'un grain de moutarde, au fond d'un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.        <br />
              <br />
                                                                         commentaires :        <br />
              <br />
       Le fils de Loqman dit à son père :        <br />
              <br />
       « Si je commets un péché à l'insu de tout le monde, comment Allah le saurait-Il ? »,        <br />
              <br />
       et Loqman de répondre : « Ô mon fils, même s'il s'agit du poids d'un grain de moutarde et que cela fût caché dans un rocher, ou dans le cieux, ou sur la terre, bref n'importe où, Allah le fera venir pour en demander compte à son auteur. Allah est subtil en le faisant sortir et bien informé de son endroit ».       <br />
              <br />
              <br />
                                                                                       ***        <br />
              <br />
       verset 17 : Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t'arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !        <br />
              <br />
       commentaires : « Ô mon fils, acquitte-toi de la prière, ordonne le bien, déconseille le mal et supporte avec patience ce qui t'arrive à cause de ces recommandations. Telle est la résolution qu'il faut observer dans toute entreprise ».       <br />
              <br />
                                                                                       ***        <br />
              <br />
       verset 18 : Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne marche pas sur la terre avec arrogance: car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole.        <br />
              <br />
       commentaires : « Ne détourne pas ton visage des hommes par orgueil, ne foule pas la terre avec ostentation, car Allah n'aime pas l'infatué plein de gloriole ».       <br />
       </b>]b
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/EDUCATION-ISLAMIQUE-Les-recommandations-de-Seyyidouna-Loqman-As-a-son-fils_a215.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>2éme partie SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? </title>
   <updated>2012-05-29T10:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/2eme-partie-SPECIAL-MAZHABOU-MALIKIYYA-Qui-etait-l-IMAM-MALICK-IBN-ANAS-rta_a222.html</id>
   <category term="Mazhabou Mâlikia" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1831582-2499179.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-29T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Apprendre et Comprendre la Mazhabou Mâlikiyya ou l'école de l'Imam Malick ibn Anas L'école malékite l'une des quatre écoles juridiques [1] les plus répandues dans le monde musulman est un devoir pour tout adepte de la Confrérie comme nous le rapelle le vénéré Seydi Elhadj Malick Sy dans l'introduction de la Fâkihatou Toullâb : " Voici ce qu’a dit l’humble serviteur de Sîn qui espère le pardon du Protecteur-refuge. Le maghrébin, le mâlikite et l’Ash’arite, l’homonyme de l’Imam Mâlik, lui aussi Ash’arite.  Ainsi nous vous proposerons à travers trois dossiers de vous faire revivre les différentes étapes de sa noble vie au service de l'Islam et du Prophète Mouhammad Psl.     <div><b>Partie 2 :   Vie et Enseignements de l'Imâm Mâlik</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1831582-2499179.jpg?v=1289630593" alt="2éme partie SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? " title="2éme partie SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? " />
     </div>
     <div>
       Vie et Enseignements de l'Imâm Mâlik       <br />
              <br />
       L'excellence de l'Imâm Mâlik lui permit d'enseigner et de diffuser la science dès sa jeunesse. On dit même qu'il commença à enseigner à l'âge de dix sept ans. Il choisit la Mosquée du Prophète pour tenir son cercle de science. Plus précisément, il choisit, dans la Mosquée de Médine, l'endroit où se tenait le Calife Juste `Umar Ibn Al-Khattâb. C'est là que s'asseyait le Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui. Les cours de l'Imâm Mâlik ne furent transférés chez lui que plus tard, à cause de sa maladie.       <br />
              <br />
       La profusion de sa science attira une foule très nombreuse, sa renommée s'étendit et il occupa une place distinguée dans le coeur des habitants de Médine.       <br />
              <br />
       En matière de jurisprudence, Mâlik puisait dans le Noble Coran, exigeant que l'exégète ait une excellente maîtrise de la langue arabe. Puis il s'appuyait sur le Hadîth et la Sunnah, avec une grande minutie dans l'authentification des narrations. Il considérait la pratique des gens de Médine comme un argument législatif.       <br />
              <br />
       Ce noble savant prolongeait la réflexion et la méditation avant d'émettre une fatwâ ou un avis juridique. Il disait : &quot;Parfois, on me fait part d'une question et je passe toute la nuit à la traiter.&quot; Il arrivait qu'une personne vienne le consulter pour une question juridique et reparte avec pout toute réponse de l'Imâm : &quot;Laisse-moi, je dois y réfléchir.&quot; La précipitation n'avait aucune place dans ses verdicts. Il en est ainsi pour tous les nobles savants qui pensent en permanence au Jour où ils comparaîtront devant Dieu.       <br />
              <br />
       Le scrupule de l'Imâm Mâlik transparaît aussi dans sa parole : &quot;La chose la plus éprouvante pour moi c'est d'être interrogé sur une question du licite ou de l'illicte, car il s'agit de trancher dans la religion.&quot; C'est ainsi que l'Imâm Mâlik passa des années sans avancer une opinion sur certaines questions complexes et ambiguës. Il dit : &quot;Voilà une dizaine d'années que je réfléchis à une question, sans arrêter une opinion.&quot;       <br />
              <br />
       Plus encore, quand l'Imâm était questionné sur une chose qu'il ne savait pas, il répondait sobrement : &quot;Je ne sais pas.&quot; Lorsqu'une personne insistait en lui disant : &quot;Je suis venu jursqu'à toi de mon lointain pays pour te poser cette question et voici que tu me réponds que tu ne sais pas, toi le grand Imâm de Médine. Que vais-je dire aux miens ?&quot;       <br />
       Et l'Imâm, imperturbable, de répondre : &quot;Dis-leur que Mâlik ne sait pas.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Famille de l'Imâm Mâlik       <br />
       '       <br />
       La femme que choisit l'Imâm pour laccompagner dans sa vie n'était pas une femme libre. Il épousa une esclave. On rapporte que l'Imâm Mâlik avait beaucoup d'estime pour son épouse et eut d'elle trois fils - Muhammad, Hammâd et Yahyâ - et une fille, Fâtimah, appelée Umm Al-Banîn. Umm Al-Banîn connaissait l'ouvrage de son père, Al-Muwattâ', par coeur et avait une connaissance des sciences islamiques supérieures à celle de ses frères. Lorsqu'un élève de Mâlik lisait un passage d'Al-Muwatta' dans son cercle d'enseignement, Fâtimah se tenait derrière la porte et signalait chaque erreur de lecture en frappant à la porte. Entendant cela, Mâlik demandait au lecteur de reprendre le passage où il s'était trompé.       <br />
              <br />
              <br />
       Quelques principes de l'école malékite       <br />
              <br />
       La source première sur laquelle s'appuyait l'Imâm Mâlik dans sa jurisprudence fut le Noble Coran. C'est dans les versets de la Sage Révélation qu'il cherchait les jugements légaux et les preuves juridiques. Il estimait que toute personne qui se penchait sur l'interprétation des versets coraniques devait absolument avoir une grande maîtrise de la langue arabe, la langue de la révélation. &quot;Si on m'amène un homme qui interprète le Coran sans être savant en langue arabe, je le punirai très certainement&quot;, disait-il. Par ailleurs, il ne tenait pas compte des israélismes [2] en matière d'exégèse.       <br />
              <br />
       Mais la maîtrise de la langue, outil indispensable pour l'exégète, ne suffit pas à elle seule pour puiser les jugements divins dans le Noble Coran. La Tradition du Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - illustre les versets, les expose, les explique et en revèle le sens. C'est pourquoi l'Imâm Mâlik voyait en la Sunnah la deuxième source fondamentale de la Législation islamique, conformément à la Parole de Dieu :       <br />
              <br />
       &quot;Prenez ce que le Messager vous octroie ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en.&quot; [3]       <br />
              <br />
       &quot;Quiconque obéit au Prophète, obéit à Dieu&quot; [4]       <br />
              <br />
       &quot;[...] Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin quils réfléchissent&quot; [5]       <br />
              <br />
       &quot;Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]&quot; [6]       <br />
              <br />
       En outre, les verdicts religieux et les jugements juridiques émis par les Compagnons du Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui -, occupaient une place importante dans la jurisprudence de l'Imâm Mâlik. Il pensait en effet que la pratique des Compagnons doit être annexée à la Sunnah. Aussi n'est-il pas étonnant de constater que le Muwatta' de Mâlik compile, à côté des hadîths prophétiques, des verdicts des Compagnons. Il rapporta, par exemple, selon `Abd Allâh Ibn `Umar, qu'un homme vint le voir et dit : &quot;Ô Abû `Abd `Ar-Rahmân, j'ai accordé un emprunt à un homme et j'ai exigé qu'il me le retourne par une chose de plus grande valeur&quot;. Ibn `Umar répondit : &quot;Telle est l'usure (Ribâ)&quot;.       <br />
              <br />
       Lorsque l'Imâm Mâlik manifesta un tel attachement à la Sunnah du Prophète et à la guidance des Compagnons, il devint l'Imâm de la Sunnah à son époque et occupa une place très distinguée parmi les savants de l'Islam.       <br />
              <br />
       Il voyait dans le jugement légal émis par un compagnon une preuve solide et une branche de la Sunnah. En effet, soit le compagnon a appliqué un jugement qu'il tient du Messager de Dieu, soit la situation se prêtait à l'ijtihâd, et l'ijtihâd du compagnon découle de l'aiguisement de son sens juridique grâce à l'éducation prophétique qu'il a reçue.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il prenait en considération les opinions de certains Successeurs lorsqu'il s'assurait de leur science, de leur maîtrise de la jurisprudence et de leur éthique. Parmi ceux-là, citons `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz, Sa`îd Ibn Al-Musayyab, Ibn Shihâb Az-Zuhrî et Nâfi` l'affranchi de `Abd Allâh Ibn `Umar.       <br />
              <br />
       Le consensus juridique, Ijmâ`, est une autre preuve législative considérée par Mâlik. On entend par consensus juridique l'accord des juristes et des savants musulmans sur une question donnée. A plusieurs occasions, l'Imâm Mâlik introduisait un jugement juridique par : &quot;L'opinion qui fait l'objet d'un consensus chez nous&quot;. Il entendait par cela : &quot;la chose sur laquelle s'accordent les juristes et les gens de science, sans divergence&quot;.       <br />
              <br />
       Il semblerait que l'Imâm Mâlik entende par &quot;les juristes et les gens de science&quot;, les savants et les juristes de Médine. Lorsqu'il dit &quot;L'opinion qui fait l'objet d'un consensus chez nous&quot;, il renverrait ainsi à l'opinion qui fait l'unanimité à Médine. C'est pour cette raison que certains savants affirment que le consensus juridique chez Mâlik, c'est la pratique des gens de Médine. La religion, ses fondements et ses branches, furent transmis et appliqués à Médine de génération en génération, depuis le temps des Compagnons. Ainsi, la pratique des savants et juristes médinois reflète avec fidélité ce qui fut transmis par les pieux prédécesseurs. C'est pour cette raison, que l'Imâm Mâlik préférait le consensus des gens de Médine aux hadîths dits ahâd.       <br />
              <br />
       L'analogie juridique (Qiyâs), la préférence juridique (Istihsân) et la présomption de continuité (Istishâb) constituent également des preuves juridiques pour l'Imâm Mâlik.       <br />
              <br />
       Le raisonnement par analogie (Qiyâs) consiste à appliquer pour un cas juridique non tranché par les sources législatives primaires le jugement prévu dans la législation pour un autre cas juridique, sachant que, au fond, la raison juridique qui motive le jugement dans le premier cas s'avère présente dans le second [7].       <br />
              <br />
       La préférence juridique istihsân peut se produire dans deux cas de figures. Le premier, c'est lorsque le mujtahid délaisse le recours à un raisonnement par analogie explicite au profit d'un raisonnement par analogie implicite. Le second cas de figure se présente lorsque le mujtahid favorise, pour un motif donné, un jugement exceptionnel par rapport à un jugement convenu. Si, par exemple, le dévoilement de la `awrah est illicite, une exception sera faite à ce jugement pour des raisons médicales où le patient devrait exposer des membres de sa `awrah au médecin. Dans ce cas de nécessité médicale, la préférence est donnée au jugement exceptionnel.       <br />
              <br />
       Enfin, l'Istishâb stipule que le jugement légal relatif à une chose est conforme à son état dans le passé, aussi longtemps que rien ne prouve que cet état a changé, et que le jugement établi dans le passé est valide dans le présent, jusqu'à ce qu'une preuve motivant un changement soit avancée.       <br />
              <br />
       Mâlik prenait aussi en considération la réalisation de l'intérêt public (Al-Masâlih Al-Mursalah) et l'obstruction aux prétextes (Sadd Adh-Dharâ'i`) [8].       <br />
              <br />
       Par ailleurs, l'Imâm Mâlik prenait en compte l'usage (`Urf) et la coutume (`Âdah). Il s'agit de conventions relatives aux paroles, aux actes ou aux abstentions, répandues parmi les gens et consacrées par l'usage. Le recours à l'usage peut être fait par le savant à condition qu'il n'y ait pas de texte dans le Coran ou la Sunnah tranchant la question et que cela n'entraîne pas de mal ou de nuisance.       <br />
              <br />
       Ce tour d'horizon rapide témoigne de la richesse des mécanismes juridiques de l'école malékite. Il convient de noter que la plupart de ces sources législatives sont également considérées dans les autres écoles juridiques sunnites.       <br />
              <br />
       A suivre dans le prochain dossier : L'Oeuvre de l'Imam Malick : Triste Fin D'une vie Exemplaire
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>[VIDÉO] PRÉSENTATION DU LIVRE : ’’Ëtu Maodo’’, un livre viatique pour les pèlerins au Gamou de Tivaouane</title>
   <updated>2010-11-11T00:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/VIDEO-PRESENTATION-DU-LIVRE-Etu-Maodo--un-livre-viatique-pour-les-pelerins-au-Gamou-de-Tivaouane_a255.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1885912-2582313.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-10T01:39:00+01:00</published>
   <author><name>APS - Cheikh Tidiane NDIAYE</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pape Amadou SaLL i a assurément tapé dans le mille en publiant en plein préparatifs du Maouloud ‘’Ëtu Maodo - La Cour religieuse du Cheikh’’, un livre fort documenté sur la manière dont El Hadj Malick Sy, l’un des tout premiers initiateurs au Sénégal de la célébration de l’anniversaire de la naissance de Mouhammad (PSL) a su s’entourer de grands érudits pour dans une démarche calquée sur celles du Sceau des Prophètes et de Cheikhna Cheikh Ahmada Tidjane (RTA) accomplir sa mission de croisé de la foi, faite de quête perpétuelle du savoir et de dispensateur infatigable de connaissances.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/B556NT63qeE?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/B556NT63qeE?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      S’il y a un homme qui a incontestablement marqué son temps aussi bien par l’étendue de sa connaissance que par la pertinence de son enseignement, c’est bien El Hadj Malick Sy’’, note l’auteur à l’entame de l’introduction de l’ouvrage préfacé par le Professeur Iba Der Thiam.       <br />
              <br />
       Insistant sur le travail de formation du saint homme de Tivaouane, Pape Amadou Sall écrit : ‘’Cette science qu’il a acquise, Maodo se faisait un devoir et un plaisir de la dispenser à ses compatriotes afin de les faire sortir des abysses de l’ignorance et donc de les outiller, pour mieux assurer leur devoir de musulman, voire tout simplement d’HOMME au sens humain du terme’’.       <br />
              <br />
       La démarche de son sujet cernée sommairement, M. Sall dévoile au fil des 250 pages de son ouvrage paru à ‘’Jangaal presse édition’’ et dont la séance de dédicace aura lieu samedi à 15h à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), la manière dont le Cheikh a placé l’homme instruit au centre de son combat, en menant férocement la lutte contre l’ignorance. ‘’(…) Cheikh El Hadj Malick Sy incite les fidèles d’abord à assainir les esprits, puis à s’instruire positivement et enfin à s’éduquer moralement afin de pouvoir s’échapper à l’ignorance, notre plus grand ennemi’’, souligne l’auteur dans le premier chapitre intitulé ‘’Maodo : le Parthénon de l’orthodoxie’’.       <br />
              <br />
       Dans cette partie de l’ouvrage jalonnée de sous-chapitres comme ‘’Le fighting siprit du Cheikh : la notion perceptive de l’essence’’, ‘’Le fighting religieux du Cheikh’’ et ‘’Le Cheikh, un imitateur du Prophète’’, Pape Amadou Sall usant de procédé faits de recours au Coran, à la Sunnah, aux propres écrits du saint de Tivaouane, à ceux de ses contemporains et du colon, embarque le lecteur dans l’univers de Maodo, d’abord, puis celui de ses ‘’Moukhadams’’ (lieutenants’’).       <br />
              <br />
       Après avoir réglé les définitions de ‘’Talibé’’ (disciples), ‘’Moukhadam’’ et ‘’Cheikh’’ (qui signifie dans la Tidjanya ‘’le plus âgé ou familièrement le guide spirituel’’), l’auteur démontre la manière dont Maodo s’appuyant sur ‘’certaines idées-forces contenues dans le saint Coran et soutenues par bon nombre de traditions prophétiques’’ a mené ‘’un combat d’une stratégie sans précédent et d’une très grande sagesse contre l’ignorance’’. ‘’En premier, il a lancé : +Tant que tu vivras, apprends la science des savants, la médecine des médecins et la sagesse des sages mémorables+’’.       <br />
              <br />
       Obnubilé par l’idée d’éviter le ‘’teju’’ (manque d’ouverture) et le ‘’reer’’ (égarement) qui mènent tout droit ‘’à la dérive’’, Maodo appelle pour ce faire ‘’à la grande mobilisation des esprits qui, selon, lui pourrait être un raccourci permettant à l’homme de mieux connaître Allah et de répondre à ses exigences’’, écrit Pape Amadou Sall avant d’ajouter que pour qu’il y ait adoration du Créateur El Hadj Malick Sy ‘’met d’abord en priorité l’idée perceptive de notre propre existence et exige ensuite le vaccin du savoir’’. ‘’La science chasse profondément l’ignorance’’, ajoute l’auteur citant à l’appui le Prophète Mouhammad (PSL).       <br />
              <br />
       Aimant l’acquisition du savoir pour soi-même mais également pour l’autre, El hadj Malick Sy fait intervenir son ‘’fighting religieux’’ pour professer et écrire dans ‘’Fakihatu Tulab’’ des vers d’un altruisme débordant où il recommande à ses disciples d’’’aimer les autres confrères de la voie claire et de ne rien accaparer à leur détriment, de souhaiter qu’ils obtiennent tout ce que l’on désire pour soi’’.       <br />
              <br />
       Selon M. Sall, c’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diatribe du Cheikh contre ‘’certains marabouts’’ qui usant de leur position ‘’assiègent mentalement’’ leurs disciples, les ‘’chosifient’’ avant de s’’’accaparer’’ de leurs biens. ‘’Je dis, s’écrie le saint homme, l’un des maux les plus graves de notre époque, c’est l’émergence de faux marabouts qui n’ont même pas atteint le degré du commun des fidèles’’.       <br />
              <br />
       Toute cette situation ne s’explique que par ‘’l’ignorance du dominé’’, conclut Maodo qui donnant l’exemple lui-même en fustigeant à chaque fois que de besoin ‘’le fanatisme aveugle’’ de certains de ses disciples ayant tendance à le prendre pour ‘’une créature peu ordinaire’’, s’échina tout au long de son existence à former dans sa cour ‘’un nombre remarquable de disciples estimés à plus d’un demi millier d’hommes hautement cultivés’’.       <br />
              <br />
       A ce propos, quand l’écrivain français Destaing fait état, rien que dans le Cayor, de 1978 jeunes talibés au service de Maodo, son compatriote Paul Marty parle dans ‘’l’Islam au Sénégal’’ de 210 marabouts enseignants formés par El Hadj Malick Sy dont 130 étaient tidjanes et le reste des khadres.       <br />
              <br />
       Concernant les ‘’Moukhadams’’ à qui il a donné le ‘’wird’’, puis le ‘’Lidjaza’’ (Certificat de mérite) avant de les charger d’aller ‘’répandre la pensée pieuse du Maître’’, Pape Amadou Sall cite avec à l’appui des portraits forts détaillés El Hadj Malick Sarr, Serigne Bra Guèye Nayobé, El Hadj Abdel Hamid Kane (l’homme qu’il envoya en 1922 à la cérémonie de pose de la première pierre de la mosquée de Paris), El Hadj Rawane Ngom (décrit comme ‘’le Mokhadam le plus complet de tous les temps’’), Seydou Nourou Tall et Tafisir Abdou Cissé Pire.       <br />
              <br />
       On est loin d’épuiser la liste de ‘’moukhadams de Maodo’’ fournie par Pape Amadou Sall, tout comme on va se borner à citer chez la ‘’Génération de Moukhadams dite +intermédiaire+’’ Moussa Ndour (il accueillit Maodo à Dakar et l’introduisit chez les lébous), ses fils Sidy Ahmed Sy et Khalifa Ababacar Sy, Emad Mbaye Maodo (le père de El Hadj Mansour Mbaye) et Mousse Ale Mbaay.       <br />
              <br />
       Imam Chamsdine Diagne, Serigne Hady Touré, Ahmed Dème, El Hadj Lamine Diène, El Hadj Mansour Sy et El Hadj Abd’El Aziz Sy ‘’Dabax’’ constituent entre autres dans ce que Pape Amadou Sall appelle la ‘’Génération des petits-fils’’ la troisième ‘’Cour religieuse’’ du Cheikh qui avait aussi des ‘’Wôlerés’’ (grands amis) comme Mor Massa Diery Dieng, Abdoulaye Ndour, Alboury Njaay (qui lui donna la main de la sainte Safiétou Niang, mère de El Hadj Abd’El Aziz Sy) et Abd’El Aziz d’Alexandrie.       <br />
              <br />
       Du côté politique, Blaise Diagne fréquentait Maodo pour des bénédictions, de même que Lamine Guèye qui fut son élève, puis son disciple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/VIDEO-PRESENTATION-DU-LIVRE-Etu-Maodo--un-livre-viatique-pour-les-pelerins-au-Gamou-de-Tivaouane_a255.html" />
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  <entry>
   <title>Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya</title>
   <updated>2010-10-20T19:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Tidjaniya-dans-le-Monde-Les-Niassenes-de-Kaolack-et-le-rayonnement-de-la-Tijaniyya_a537.html</id>
   <category term="Dossiers" />
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   <published>2010-10-20T21:41:00+02:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On ne peut parler de la branche Niassène de la Tijaniyya sans s'arrêter sur la biographie d'El Hadji Abdoulaye Niass. Ce grand nom de la Tijâniyya est né dans le village de Bély (Djoloff) en 1845. Les historiens s'accordent à soutenir que son père fut tué lors d'une « guerre sainte » dans le Saloum[1] en compagnie de Maba Diakhou Bâ.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394381.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      . Après sa formation religieuse classique reçue auprès de son père, il séjournera dans plusieurs autres écoles du pays, dans le Saloum et les régions environnantes.       <br />
              <br />
        Cheikh Abdoulaye Niass se distingue par ses innombrables visites dans les pays arabes et les grandes capitales religieuses. Malgré les conditions politiques difficiles au Sénégal tout au long du XIX ème siècle et au début du XX ème, il a eu l'opportunité de visiter Fès et d'effectuer le pèlerinage à la Mecque en 1890. Durant ce voyage aux lieux saints de l'islam, il s'arrêtera en Egypte pour recueillir des ijâzât pour certaines disciplines religieuses. Il est, souvent, présenté comme l'un des cheikhs sénégalais qui ont le plus de maîtrise de la langue arabe au regard de ses multiples contacts avec le Maghreb mais aussi le Machrek. El Hadj Abdoulaye Niass est affilié à la Tijâniyya par la silsila omarienne avec le Cheikh Muhammad Ibrâhîm Diallo comme intermédiaire. Il reçut, comme ses prédécesseurs, plusieurs ijâzât des muqaddams de Fès, lors de sa visite au Maroc.       <br />
              <br />
        Après son pèlerinage à la Mecque, il s'installera à Taïba Niassène[2]dans le Saloum[3] où il construira une grande mosquée[4]. En voulant prêcher et enseigner l'islam dans cette région du Saloum, il se heurta à l'Administration coloniale française qui surveillera, de près, ses activités et ses déplacements. Devant cet acharnement, il s'exila par deux fois en Gambie[5] voisine. Cet exil était aussi la marque de son refus d'envoyer ses enfants à l'« école française » et du service militaire obligatoire. Après un retour à Taïba Niassène qui ne durera que deux courtes années, il s'exilera de nouveau en Gambie pour les mêmes raisons en 1900. Le Cheikh s'installe définitivement à Kaolack en 1911 où il construit une Zâwiya et dispense son enseignement à ses fidèles jusqu'à sa mort en 1922, la même année que Cheikh El Hadj Malick Sy de Tivaouane.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394382.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      El Hadj Abdoulaye Niass n'a pas laissé une œuvre écrite très abondante. Certains attribuent ce fait à son instabilité et les tracasseries dont il fut victime. A part son Tanbîh al-nâs 'alâ shaqâwat nâqidî abî-l-'abbâs (Avertissement sur les Malheurs des détracteurs d'Abû al-'Abbâs (nom donné au fondateur de la Tijâniyya), on lui compte quelques prêches retranscrits. Il aurait dit à ce propos « Mes disciples sont mes livres et mes anthologies »[6].       <br />
              <br />
       Les cheikhs de Médina Baye ont eu cette réputation d'être très tôt connectés aux grands centres du monde musulman. Ce fut le cas d'El Hadji Ibrahima Niass. Outre ses contacts à l'occasion du pèlerinage à la Mecque, El Hadj Ibrahima Niass avait noué des relations aussi bien en Afrique noire que dans le monde arabe. On le disait habitué du Président Nkrumah, de Gamal Abdel Nasser, Ben Bellah, Mohamed V mais aussi de Chu En Laï ou encore du Général de Gaulle[7].       <br />
              <br />
       El Hadj Ibrahima Niass était convié dans toutes les grandes rencontres des pays « musulmans ». Selon un de ses petits-fils, il « se proposait d'apporter sa contribution à la marche en avant de l'islam ». C'est peut-être cet engagement qui lui aurait valu de grandes distinctions sur la scène internationale.       <br />
              <br />
       Ainsi, il sera élu vice-président du Congrès mondial islamique au sommet de Karachi, en 1964. Il est,        <br />
       par ailleurs, toujours d'après notre informateur, l'un des membres fondateurs de l'actuelle Ligue Islamique mondiale. On lui a donné, d'ailleurs, le surnom de Shaykh al-islâm vu son implication dans les organisations islamiques et son aura internationale. En Egypte, par exemple, il fut membre du Conseil Supérieur des Affaires islamiques au Caire où il entra à l'Académie de Recherche de l'Université Al-Azhar[8]. Mais, dans le Maghreb, malgré ses étroites relations avec la Communauté des Erudits en islamologie, à Alger, c'est avec le Maroc qu'il a plus noué des liens très étroits.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>El Hadji Abdoulaye Niass et les oulémas marocains : des relations intellectuelles </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394383.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      El Hadj Abdoulaye Niass s'est rendu à Fès en 1911 en compagnie de son fils Muhammad Niass, afin de se recueillir sur le mausolée de Cheikh Ahmed Tijânî.        <br />
              <br />
       Certains témoignages affirment qu'il y est resté pendant longtemps. Il aurait demandé à son fils de se rendre au pèlerinage à La Mecque pendant qu'il restait l'attendre à Fès[9]. Ce dernier relate l'évènement dans son Al-kibrît al ahmar fî madâ'ih al-qutb al-akbar, et dit avoir rejoint son père à Fès, avant leur départ pour le Sénégal. Cheikh Abdoulaye Niass mit à profit ce long séjour à Fès pour rencontrer les personnages les plus importants de la Zâwiya de Fès dont, en particulier, le Faqîh Ahmad Sukayrij (m.1944).        <br />
              <br />
       Ce dernier lui décerna une ijâza et lui chargea de transmettre un « message d'amitié » à El Hadj Mâlick Sy[10]. Ce voyage à Fès, l'aura certainement marqué comme cela se perçoit à travers ses poèmes et autres écrits. Il y évoque la ville de Fès et recommande à ces disciples d'y effectuer un pèlerinage, en leur assurant qu'ils trouveront les moyens mystiques d'étancher leur « soif spirituelle »[11].        <br />
              <br />
       La branche Tijâniyya qu'il dirigeait restera en contact permanent avec le Maroc par la voie des pèlerinages et des échanges intellectuels. Ces liens étroits ne se seront jamais rompu et participent, encore aujourd'hui, de ce caractère spécifique qui fait des Niass un véritable pont entre l'Afrique noire et le monde arabe.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394390.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      Après la disparition d'El Hadji Abdoulaye Niass en 1922, ses successeurs et ses enfants ont poursuivi les relations avec le Maroc et surtout la ville de Fès et ses Muqaddams. Ils participèrent, de ce fait, au renforcement des relations entre tijânis sénégalais et marocains de manière générale.        <br />
              <br />
       Ainsi son fils aîné, Muhammad Niass, plus connu, par la suite, sous le nom de Khalifa Niass[1], se rendra une deuxième fois à Fès en 1924. Il reçut, comme son père, deux ijâza de Mahmûd et de Muhammad fils de Muhammad al-Bashîr fils de Sîdî Ahmed Tijânî, le fondateur de la Tijâniyya.        <br />
       Khalifa Niass se présente comme un farouche défenseur de la Tijâniyya dans ses écrits.        <br />
              <br />
       D'ailleurs, son ouvrage le plus connu est le Al-kibrît al ahmar fî madâ'ih al-qutb al-akbar, un grand recueil composé de 121 qasîda[2] pour un total de 3120 vers. Ce recueil est entièrement consacré à l'éloge de la Tarîqa, de son fondateur et de ses muqaddams les plus connus. Muhammad Khalifa Niass entretint de très bonnes relations avec Fès comme en attestent ses multiples correspondances. Elles s'adressaient, principalement, au Faqîh Cheikh Ahmad Sukayrij[3] et à l'historien 'Abd al-Rahman ibn Zaydân.        <br />
              <br />
       Ces correspondances porteraient sur les échanges de manuels et de supports d'enseignements communs à l'école sénégalaise et marocaine et de la situation de la confrérie en Afrique de l'ouest et au Sénégal, en particulier. Un autre fils d'El Hadj Abdoulaye Niass, Ibrahima Niass, se consacrera à l'expansion de la Tijâniyya, non seulement au Sénégal, mais dans le reste de la sous-région ouest-africaine et même en Afrique centrale, moins islamisée. Il fut à la base d'un vaste mouvement d'expansion de la confrérie jusqu'au Nigeria, au Cameroun, en Guinée, au Ghana et même en Asie et aux Etats Unis[4]. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394391.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      En raison de sa grande culture littéraire, religieuse et même mystique selon ses disciples, Cheikh Ibrahima Niass était tellement influent dans les milieux tijânis que son aura gagnera très vite les grandes capitales religieuses arabes comme Fès.[5] Au regard du rayonnement international des Niass la Zâwiya-mère, a Fes, avait toujours eu des liens avec Medina Baye.        <br />
       Cheikh El Hadji Abdoulaye Niass a visité plusieurs fois Fès, sans compter ses nombreux passages dans cette ville sur la route du pèlerinage à La Mecque ou lors des fréquents déplacements dans le monde arabe en général. Il semblerait qu'il faisait de la capitale religieuse et intellectuelle du Maroc un passage obligé à chaque déplacement à l'étranger[6]. Cheikh Abdoulaye Niass, à force de se rendre au Maroc, avait l'occasion de visiter d'autres villes où se sont éparpillés différents Muqaddams de la confrérie Tijâniyya.        <br />
              <br />
       Ainsi, en plus de Fès où il rencontra Sayyid Tayyib, petit-fils de Tayyib al-Sufyânî, et Muhammad Barrâdah[7], il se rendra Sefrou, Tanger et Settat[8]. Son séjour dans cette dernière ville eut un grand retentissement et revêtit un caractère spécial au regard de ses relations amicales avec Cheikh Ahmed Sukayrij.        <br />
              <br />
       Médina Baye et la Zawiya de Kaolack ont beaucoup participé au rayonnement de la Tijaniyya notamment dans le monde arabe, en Afrique anglophone et surtout aux Etats-Unis avec le travail colossal fait par le regretté Imam Assane Cissé qui, sa vie durant, était un véritable ambassadeur de la Tarîqa Tijaniyya à travers le monde.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394403.jpg?v=1289630724" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      [1] - région du Sénégal peuplée essentiellement de Sérères, l'une des rares ethnies ayant opposé une longue résistance à l'islam.       <br />
       [2] - « Tayba » est l'un des noms de Médine où se trouve le mausolée du Prophète Muhammad.       <br />
       [3] L'un des royaumes du Sénégal situé dans le bassin arachidier, au centre du pays.       <br />
       [4] - La tradition orale insiste sur le fait qu'il ait construit la mosquée avant sa propre maison à l'instar du Prophète Muhammad dont le premier geste lors de son arrivée à Médine (Hégire) était l'érection d'un lieu de culte, la Mosquée.       <br />
       [5] - La Gambie fut une enclave, colonisée par les Anglais, hors du contrôle français.       <br />
       [6] - D'après son petit fils Ahmed Khalifa Niass.       <br />
       [7] - ces informations nous sont données par un de ses disciples par ailleurs très proche de sa famille.       <br />
       [8] - l'institut islamique qu'il a créé dans sa ville de Kaolack est d'ailleurs l'un des rares à délivrer des diplômes reconnus par l'Université Al-Azhar où beaucoup de ses disciples d'Afrique de l'Ouest, notamment du Nigéria, sont formés avant d'être envoyés dans leurs pays d'origine afin d'y prêcher l'islam et la tijâniyya.       <br />
       [9] - Le pèlerinage à la Mecque vu les modestes conditions de l'époque, pouvait nécessiter une longue période de plusieurs années.       <br />
       [10] - Nous nous sommes entretenu avec plusieurs des enfants de ce cheikh actuellement installés à Casablanca. Ahmad Sukayrij a occupé plusieurs fonctions prestigieuses au Maroc dont celle de Cadi à Settat. En compagnie de Mawlây Hafîz, il séjournera longuement à Paris. Il est, d'après l'un de ses fils que nous avons rencontré, Abdelhay Sukayrij, l'auteur des calligraphies sur les rebords intérieurs de la Mosquée de Paris. Il reçut plusieurs distinctions aussi bien françaiases que marocaines.       <br />
       [11] - On peut trouver des extraits allant dans ce sens au début de son poème « al-hamd li-l-lâh li wusûlî fâs », « Louange à Dieu pour mon arrivée à Fès ». Le voyage de Fès était périlleux et parsemé d'obstacles administratifs à l'époque. Se rendre à cette ville et y effectuer un pèlerinage relèverait du miracle !       <br />
              <br />
       [1] - Il succéda à son père à la tête de la zâwiya de Kaolack en 1922.       <br />
       [2] - ode d'une certaine longuer en arabe.       <br />
       [3] - le fils de ce faqîh que nous avons rencontré à Casablanca en avril 2002, nous a confirmé par des correspondances la visite du moqaddam sénégalais ainsi que l'échanges de cadeaux symboliques tels que des livres et écrits divers sur la confréries Tijâniyya.       <br />
       [4] - Un de ses petits enfants nommé Assane Cissé était parti étudier aux USA. Il y s'installera définitivement et eut beaucoup d'adeptes parmi la population (noire et blanche). Il servit alors de lien entre ces adeptes de la Tijâniyya en Amérique et la Zâwiya des Niass, à Kaolack. Nombreux sont d'ailleurs les jeunes américains qui viennent séjourner pendant longtemps au Sénégal pour y recevoir l'enseignement religieux auprès des cheikh de la Tijâniyya de Kaolack. Ces cheikhs, en collaboration avec l'université Al Azhar envoient beaucoup d'étudiants originaires du Nigeria, étudier au Caire. Il finissent par acquérir la nationalité sénégalaise parce qu'adoptés par les marabouts Niassène.       <br />
       [5] - Rappelons qu'il sea nommé vice-président du Conseil Mondial islamique, un des ancêtres de l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique).       <br />
       [6] - Ceci est-il fruit d'une simple légende non sans fondements quelquefois historique assez répandue au Maroc comme quoi les sénégalais commencent toujours par la visite de Fès et du mausolée de Sîdî Ahmed ijâni avant de se rendre à La Mecque ? Des témoignages soutiennent qu'il fit un détour à Fès lors d'un voyage en Chine où il aurait des adeptes qu'il aurait initiés à la Tijâniyya.       <br />
       [7] - Il est le petit fils de Sîdî 'Alî Harâzim Barrâdah, le premier moqaddam et calife de Sîdî Ahmed Tijânî, fondateur de la Tijâniyya. Nous avons rencontré, lors de notre visite du mausolée de Sîdî Ahmed à Fès, un personnage nommé Ahmad Barrâdah, se présentant comme son arrière petit fils et qui nous a témoigné de ces passages de chefs religieux sénégalais, encore aujourd'hui, dans leur maison familiale.       <br />
       [8] - probablement chez le muqaddam Sukayrij devenu cadi de cette ville.       <br />
       Publié dans ISLAM AFRICAIN, FIGURES AFRICAINES, AU COIN DE LA ZAWIYA |        <br />
              <br />
       <b>Par Bakary SAMBE*       <br />
       * Institute for the Study of Muslim Civilisations       <br />
       Aga Khan University - Londres bakary.sambe@aku.edu </b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/Tidjaniya-dans-le-Monde-Les-Niassenes-de-Kaolack-et-le-rayonnement-de-la-Tijaniyya_a537.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé</title>
   <updated>2011-12-16T20:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/AUDIO-Cheikh-Ahmed-Tidjane-Cherif-Un-Maitre-exceptionnel-par-Serigne-Pape-Makhtar-Kebe_a521.html</id>
   <category term="Causerie" />
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   <published>2010-10-07T14:56:00+02:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Son œuvre est inscrit dans le temps qu’il a marqué. Cheikh Ahmed Tidjane Chérif a su garder et sauvegarder ce que le Prophète Mohamed (PSL) lui avait confié : la tarikha tidjane. Il en a fait la plus grande tarikha, propagée dans le monde entier. Sa vie dépasse l’ordinaire compte tenu des évènements qui l’ont marquée. Des coïncidences sont notées entre son destin et celui du Sceau des prophètes. Ce dernier a, d’ailleurs, guidé les pas du Cheikh pour qui Il a tracé la voie. Cela, à travers des apparitions à l’état de veille. Retour sur les temps forts de la vie du dépositaire des valeurs de la Tidjanya.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2395331-3356020.jpg?v=1289630713" alt="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" title="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" />
     </div>
     <div>
       La seule évocation de son nom renvoie à l’essence même de la tarikha tidjane dont il est le dépositaire de secrets et de ses valeurs. <b>Cheikh Ahmet Tidjane Chérif, de son nom, est né entre 1737 et 1738 correspondant à l’an 1150 de l’Hégire</b> dans une petite ville du désert algérien qui s’appelle Aïn Madhi. Fils de Sidi Mohammed Ibn El Mokhtar Tidjani, et de Aïcha, il avait un visage aux traits fins et imitait le Prophète Mohamed (PSL) dans tous les actes. Ainsi, il avait une barbe filée de poils d’un gris resplendissant, faisait jaillir en lui une lumière mystérieuse.        <br />
              <br />
       Ses deux parents sont eux-mêmes d’une ascendance comptant de nombreux savants et saints accomplis. On peut en citer son aïeul au 4e degré qui possédait dans sa demeure une pièce lui servant de lieu de retraite spirituelle. Il y était constamment enfermé et personne d’autre que lui n’avait le droit d’y pénétrer. En fait, <b>Cheikh Ahmed Tidjane est d’ascendance chérifienne. Sa généalogie remonte directement au Prophète (PSL) par la branche de Seydina Ali et Fatima </b>en passant par leur fils Hassan. Mais, cette appartenance à la lignée mouhamadienne lui est certifiée, alors, après qu’il avait posé la question au Prophète lui-même qui lui a répondu alors qu’il était en état de veille. Par trois fois : «Réellement tu es mon fils.» «Ton ascendance par Hassan ibnou Ali est authentique», s’est-il entendu dire, en vision.        <br />
              <br />
       <b>SIGNES DU DESTIN</b>        <br />
              <br />
       L’éducation de l’enfant Cheikh est confiée à l’illustre <b>Mohamed Ibn Hamou Tidjani</b> sous la conduite de qui, il mémorise le texte Coranique en entier. Il avait sept ans et à cet âge déjà, Cheikh Ahmed Tidjane se fait remarquer pour son intelligence et sa piété, ainsi que par ses vertus et sa modestie, son assiduité dans les études et sa volonté surprenante. D’ailleurs, ces qualités lui valent la reconnaissance du Prophète. L’on rapporte, ainsi, qu’un jour de son enfance, en sortant de ses cours, il voit une lumière immense devant lui qui montait jusqu’au ciel. Et le Prophète Mohamed (PSL) lui apparaît et l’encourage en ces termes : «Continue, car tu es dans la vérité.» Terrifié par cet entretien, il court se réfugier chez sa tante qui le couvre d’un drap et le réconforte tout en lui préparant du pain.        <br />
              <br />
       En fait, dès son jeune âge, Cheikh Ahma Tidjani ( RTA) a commencé à percevoir les signes d’un saint. Car, selon nombre de versions, il lui est arrivé de voir en rêve le tracé de son destin : tantôt il se voyait sur un trône gérant et commandant des multitudes de créatures, tantôt il suivait de près le Prophète qui chevauchait une monture, à Ain Madhi. Il a voulu lui faire des invocations mais, il a préféré attendre que le Prophète descende de sa monture, pour être plus à l’aise. Aussi, d’après les témoignages, lorsque le Prophète est descendu, il s’est dirigé vers un champ pour prier. Et Cheikh Ahmed Tidjane qui a voulu le suivre dans sa prière l’a rejoint que dans la deuxième rakat. C’est ainsi, qu’il a comprit, à travers ce rêve, qu’il n’atteindrait son souhait que dans la deuxième partie de sa vie.        <br />
              <br />
       D’ailleurs, cette seconde partie de la vie de Cheikh Ahmed Tidjane est marquée par la survenance d’un événement tragique qui va lier son destin à celui du Saint Prophète. En l’an 1752-53, alors qu’il n’a que seize ans, survient la mort de son père et de sa mère, le même jour, à la suite d’une épidémie de peste. Cela n’entacha pas son moral et il poursuit avec plus de détermination ses études pour apprendre ensuite le Droit musulman, selon l’école de l’Imam Malick et étudie les différents traités de jurisprudence auprès du Connaissant d’Allah, le savant <b>Sidi Mabrouk ibn Bou’afiya Madaoui Tidjani</b>.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Audio: Biographie Cheikh Ahmed Tidjani Chérif par Serigne Pape Makhtar Kébé</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
              <br />
       <b>LE CHEMIN DE LA GLOIRE</b>        <br />
              <br />
       L’homme, Cheikh Ahmed Tidjane (RTA), s’est marié du vivant de ses parents, avant son seizième anniversaire. Mais, explorateur dynamique, en quête des grands érudits de l’époque, il ne pouvait garder sa première épouse, de crainte de la délaisser seule, lors de ses longues pérégrinations. Ainsi, il épouse deux de ses servantes, qu’il avait auparavant affranchies. L’une, Mabrouka, lui donne un premier fils : Mohammed el Kébir et l’autre Mobâraka, son deuxième garçon Mohammed el Habib.        <br />
              <br />
       <b>A seize ans</b>, Cheikh accède au rang de Mufti, non seulement sur le plan de la Charia, en tant que jurisconsulte, mais dans le forum plénier des sciences et arts islamiques où il excellait. <b>A 21 an</b>s, sa soif de connaissances l’amène à quitter sa ville natale de Ain Madhi pour Fez où il s’installe jusqu’en 1757-58. Fez, étant, à l’époque une célèbre cité de la science avec notamment sa fameuse Université-Mosquée Qarawiyyin. Cette ville était aussi le lieu de rencontre de grands maîtres et saints que Ahmed Tidjane veut rencontrer afin de profiter de leurs enseignements spirituels et de leurs bénédictions.        <br />
              <br />
       Chaque jour, sa science augmente, recueillie auprès des docteurs de l’Université de Fez où il obtient les diplômes lui conférant le droit d’enseigner toutes les sciences connues des musulmans de cette époque. Mais, sa soif n’est pas étanchée pour autant. Il revient à Fez en 1798 pour s’établir dans ce carrefour prestigieux de la spiritualité musulmane, après des séjours à Tlemcen en Algérie, à Sousse en Tunisie, à La Mecque, à Médine, au Caire.        <br />
              <br />
       Et parmi les grands maîtres du Maghreb qu’il eut à côtoyer dans sa pérégrination vers Dieu, l’on retient <b>Abu Mohammed Al-Teib, Ahmed AI-Sakali, Mohammed Al Wanjeli, Abdallah Al-Arabi, Abul Abass Ahmed Al Tawach, Abi Abdallah Mohammed Ben Abdul Rahman AI-Azari et Moulay Idris</b>s. Autant de grands savants qu’il a eu à rencontrer et qui ont été émerveillés par ses connaissances.        <br />
              <br />
       Après quoi, il sent le besoin d’accomplir <b>son pèlerinage à La Mecque, c’est en 1772-73</b> correspondant à l’an 1186 de l’Hégire. Cheikh Ahmed Tidjane a 36 ans. Le pèlerinage accompli, il part pour Médine, guidé par la nostalgie de la sépulture sacrée du Sceau des Prophètes après qu’il est intensément remué par les reflets d’une luminescence mohammadienne. Il ressent, de cette approche, une secrète émanation et un effluve, telle une décharge alimentée par un potentiel ancré dans son être intime. Après Médine, Cheikh rejoint le Caire et, durant ce nouveau séjour, <b>Sidi Mahmoud el Kourdiyou</b> lui transmit la voie Khalwatiya, en lui délivrant le diplôme d’autorisation afin d’initier, d’éduquer et de former ses disciples à cette voie.        <br />
              <br />
       Ensuite, il rentra au Maghreb et s’arrête dans certaines villes avant de s’isoler dans le désert algérien. C’est dans la localité de<b> Boussemghoun, de l’an 1199 à 1213 de l’Hégire</b>, que Cheikh Ahmed Tidjane a eu sa grande ouverture ou Fath el akbar. En effet, âgé de 46 ans en 1196 de l’Hégire, de sa retraite spirituelle, en pleine journée vient à lui le Prophète Mohamed (Psl) à l’état de veille pour lui annoncer : <b>«Je suis désormais ton initiateur, ton Maître, aucun être humain ne prétendra être ton initiateur ; il te faut, en conséquence, abandonner toutes les voies auxquelles tu étais affilié précédemment. Personne n’aura de reproche à te faire car, c’est moi qui serait ton intermédiaire auprès d’Allah et aussi ton auxiliaire</b>.»        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2395331-3357253.jpg?v=1289630714" alt="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" title="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" />
     </div>
     <div>
      <b>TRANSMISSION ET CONSECRATION </b>       <br />
              <br />
       Il devient donc le dépositaire de la voie spirituelle du Prophète, voie qui renferme en elle toutes les autres voies que sont la tarikha Ahmediya, Mohamediya, Ibrahimiya, Hanifiya et qui renferme des grâces énormes jamais obtenues par toute autre voie. Tout comme la communauté de Mohamed a des grâces qui n’ont jamais été obtenues par les autres communautés avant l’Islam. Les vertus attachées à la voie du Prophète et à son Khalife, Cheikh Ahmed Tidjane sont innombrables.        <br />
              <br />
       Le Prophète lui enseigne, ensuite, une partie du wird Tidjanya et lui dicte les conditions de sa voie. De même, le Cheikh continue de recevoir, d’année en année, l’initiation directe du Prophète ainsi que l’ordre et l’autorisation d’appeler les gens à cette voie. Conscient, maintenant de son statut élevé, il déclare, avec une forte conviction : «Tout saint qui ne boit n’est abreuvé que de notre mer depuis la création jusqu’à la résurrection.» «Tous les Cheikhs ont appris de moi l’inconnaissable... Je suis le seigneur des saints, comme Mohammed est le seigneur des Prophètes.» S’en suit l’étape de propagation de la tarikha qui a duré 13 ans dans cette région.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2395331-3357255.jpg?v=1289630714" alt="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" title="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" />
     </div>
     <div>
      Cet ordre prend une ampleur considérable et suscite la jalousie et l’inquiétude des autorités turques. Cela lie, à nouveau, le destin de Cheikh Ahmed Tidjane à celui du Prophète. Car, tout comme le Prophète a dû s’exiler de La Mecque à Médine, Cheikh Ahmed Tidiane a dû le faire d’Abi Semghoune à Fèz.        <br />
              <br />
       Par ailleurs, Cheikh, désormais dépositaire des valeurs de la Tidjanya ne cesse de suivre les enseignements et les éducations de Mouhamed (Psl) tout au long de ces années, pendant lesquelles, compte tenu de son rang et de sa spiritualité, il est hissé au rang suprême de la<b> Qoutbaniya el Oudhma</b> au mois de mouharam de l’année 1214 de l’Hégire à Arafat. Il atteint aussi deux stations uniques dans la hiérarchie spirituelle des saints <b>: La Khatmiya (Le sceau des saints) la Katmiya (Le Pôle caché)</b>. De sorte qu’il se retrouve en haut de l’échelle de la sainteté, juste au-dessous des compagnons du Prophète Mohamed (PSL).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2395331-3357290.jpg?v=1289630714" alt="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" title="[AUDIO] "Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, Un Maître exceptionnel" par Serigne Pape Makhtar Kébé" />
     </div>
     <div>
      Cheikh est, en effet, le Pôle caché qui sera dévoilé au jour du Jugement dernier par une voix qui clamera : «Voici celui qui, de toute éternité, vous inspirait les connaissances, les lumières et la puissance que le Seigneur Très-Haut vous destinait. Il les recevait des Prophètes et les distribuait aux saints pour vivifier leurs esprits et guider leurs actions.» D’ailleurs, pour confirmer cela, l’enfant de Ain Mahdi révèle, dans ses écrits : «Le maître de l’existence m’a informé de vive voix que je suis le Pôle caché, cela à l’état de veille et non en rêve.» «L’essence du Prophète irrigue les essences des Messagers et Prophètes, mon essence irrigue les Pôles, les Connaissants d’Allah et les Wali depuis la préexistence et ce jusqu’à l’éternité.»        <br />
              <br />
              <br />
       C’est dans cette sainteté que Cheikh a vécu avant de quitter ce monde terrestre<b> le jeudi 17 Chawal 1230 à l’âge de 80 ans</b>. Après avoir accompli la prière du matin, il s’allonge sur le côté, demande un verre d’eau qu’il boit, puis son esprit agréé quitte son corps béni. Il est enterré dans sa Zaouia à Fèz, au Maroc. Depuis, la lumière qu’il hérita du Prophète ne cesse de se propager.       <br />
              <br />
       <b>A suivre dans le prochain dossier inecha Allahou, les Litanies de la tidjaniya ( Lazim, Wazifa , Hadaratoul djoumah)       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       Audio: Serigne Pape Makhtar Kébé       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/AUDIO-Cheikh-Ahmed-Tidjane-Cherif-Un-Maitre-exceptionnel-par-Serigne-Pape-Makhtar-Kebe_a521.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"</title>
   <updated>2013-05-14T11:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Video-Reportage-GAMOU-ANNUEL-DE-SERIGNE-SIDY-AHMED-SY-ibn-Serigne-babacar-sy-a-Dakar-Plateau-Rue-Thiers-Patrimoine_a339.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
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   <published>2010-06-16T15:38:00+02:00</published>
   <author><name>Asfiyahi.Org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est ce Samedi 19 Juin 2010 que se tiendra à Dakar-Plateau chez Serigne Babacar Sy, le Gamou Annuel de Serigne Sidy Ahmed Sy Khalifa dédié au premier Calife de Seydi Elhadj Malick Sy.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025016.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
     <div>
      Organisé par le premier Dahira de Serigne Ahmed Sy, le Dahira Mouhsinina Wal Mouhsinaty de la Geule Tapée, ce rendez-vous annuel de l'Islam et de la Tidjaniyya est dédié au vénéré Khalifa Ababacar Sy dont le nom de la &quot;Rue Thiers&quot; actuel Rue amadou Assane Ndoye, où  habitait le Saint-Homme,  est resté à jamais gravé dans les mémoires.       <br />
              <br />
       Ce Patrimoine historique de Tivaouane  avec comme principaux recteurs: Serigne Ahmadou Ly, Serigne Makhtar Babou, Serigne Diéye,...façonna une bonne partie de  la crème de l'élite intellectuel et spirituel du Sénégal. D'ailleurs, nombreux sont les dignitaires, cadres, etc..., qui, s'enorgueillissent d'avoir appris les rudiments du Saint-Coran dans ce temple du Savoir.       <br />
              <br />
       Situé au coeur du Plateau à 100 mètres de la Zawiya Seydi Elhadj Malick Sy au numéro mystique 99, &quot;Rue Thiers&quot; est toujours cité par la Famille de Maodo dans leurs causeries lors des Gamous, du fait de souvenirs vécus avec le vénéré khalife.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le bombardement de Dakar vécu à la Rue Thiers</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025017.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
     <div>
      Sokhna Oumou Kalsoum Sy ibn Serigne Babacar  nous replonge dans cet océan de souvenir qu'est la Rué Thiers&quot; :       <br />
              <br />
       &quot;lors du célèbre bombardement de Dakar, le 23 septembre 1940, J’ai tout vu de mes propres yeux. Le conflit a éclaté à cause de deux camps qui s’opposaient pendant l’occupation : ceux qui étaient pour la France libre, et ceux qui sont restés fidèles au gouvernement du maréchal Philippe Pétain, celui-là même qui a signé la capitulation de la France face à l’Allemagne nazie de Adolf Hitler. Tout ce qui intéressait le Général De Gaulle, c’était, comme il l’a dit lui-même, de rallier à sa cause les colonies d’Afrique pour mener la contre-offensive. Or, le gouverneur général de Dakar, Pierre-François Boisson est resté fidèle au gouvernement de Vichy. Malgré tout, De gaulle a tenté le coup et a cherché à débarquer.        <br />
       Le Gouverneur Général de L'A.O.F, Pierre Boisson dépêcha à Serigne Babacar SY qui se trouvait à Rufisque une voiture et escorte avec l'ordre d'évacuer le Vénéré khalife à Tivaouane pour sa sécurité.       <br />
       Informé des ordres du Gouverneur, Cheykhal khalifah trouvé  entrain de faire ses ablutions les  répondit en ces termes:        <br />
              <br />
       <b>&quot;DOUMA DJIITÉ NITE GNI SI YALLA, DILÉNE DJITÉ SI KHEUL YII&quot; &quot;JE NE GUIDERAIS JAMAIS LES GENS DANS LES MOSQUÉES, POUR LES GUIDER AUSSI DANS LA FUITE&quot;.       <br />
       </b>       <br />
       Il rejoignit sa maison à la &quot;Rue Thiers&quot;, et c'est avec sa famille qu'il vécut ces événements. Pendant des jours, nous étions bloqués dans la maison Personne ne pouvait entrer ni sortir. C’était le désordre total. Des obus tombait du toit de la maison et jamais aucune d'elle n'éclata. De Gaulle, faute d’avoir pu prendre Dakar, était obligé de rebrousser chemin en se repliant sur Brazzaville...&quot;       <br />
              <br />
       Réhabilité par le Calife Général des Tidianes Serigne Mansour Sy &quot;Boroom Daaraji&quot;, ce patrimoine historique est visité par des centaines de talibés qui y viennent pour se ressourcer.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, Serigne Ahmed Sy Ababacar en est &quot;le Gardien du Temple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE CULTE DE LA DISCRETION </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025021.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
     <div>
      Digne fils de Serigne Babacar SY et de Sokhna Rokhaya NDOYE , Serigne Ahmet SY est le frère utérin de Serigne Habib SY (1930_1976).       <br />
              <br />
       Son sourire ineffaçable  rappelle à bien des égards Feu son Père , l’Homme au bonnet carré. Serigne Ahmet SY est aussi un homme d’ouverture d'un abord facile qui suscite l’admiration de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître . Il a acquis des connaissances dans des domaines aussi divers que , la Théologie, le droit , la grammaire Arabe et la doctrine Tidiane. Sage parmi les sages, discret et effacé, Serigne Ahmed Sy a effectué comme son Homonyme Serigne Ahmed Sy Malick le service militaire. Parrains de nombreux Dahiras de Dakar et dans les régions, Papa Sidy Ahmed comme l'appelle ses nombreux fidèles est le poumon de la Famille Elhadj Malick Sy.       <br />
               <br />
       De par son sens de l'éducation spirituelle, de nombreux jeunes de Dakar-Plateau ont appris et pris le Wird Tidiane.       <br />
              <br />
       Ce samedi sera l'occasion pour des centaines disciples de venir écouter son message annuel et de se ressourcer dans ce patrimoine historique de la Tidjaniyya.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VIDÉO REPORTAGE CHEZ SERIGNE BABACAR SY "Rue Thiers" par Elhadj Bachir Kounta</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025046.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
     <div>
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/awdXqeYksSU&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/awdXqeYksSU&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
       Aujourd'hui, le "Daara Al Quran" rallumé du cendre des anciens par Seydi Ababacar Sy Ndiaye ibn Sokhna Khady SY (fille cadette de Serigne Babacar SY), coordonnateur des dahiras des jeunes tidianes de Dakar-Plateau accueille une centaines de pensionnaires, sous la direction de Serigne Mor Binta Sy Mbeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025060.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sokhna Rokhaya Ndoye Khalifa , Epouse de Serigne Babacar Sy à la Rue Thiers</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025061.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sokhna Seynabou Diagne Khalifa, Epouse de Serigne Babacar Sy à la Rue Thiers</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3025600.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2170481-3054095.jpg?v=1289630631" alt="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" title="[Vidéo-Reportage] : GAMOU ANNUEL DE SERIGNE SIDY AHMED SY ibn Serigne babacar sy : à Dakar-Plateau :"Rue Thiers, Patrimoine Spirituel et Culturel de la Tidjaniya"" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/Video-Reportage-GAMOU-ANNUEL-DE-SERIGNE-SIDY-AHMED-SY-ibn-Serigne-babacar-sy-a-Dakar-Plateau-Rue-Thiers-Patrimoine_a339.html" />
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  <entry>
   <title>3éme partie et fin SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? </title>
   <updated>2010-02-08T13:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/3eme-partie-et-fin-SPECIAL-MAZHABOU-MALIKIYYA-Qui-etait-l-IMAM-MALICK-IBN-ANAS-rta_a223.html</id>
   <category term="Mazhabou Mâlikia" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1831586-2499183.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-02-08T14:10:00+01:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Apprendre et Comprendre la Mazhabou Mâlikiyya ou l'école de l'Imam Malick ibn Anas L'école malékite l'une des quatre écoles juridiques [1] les plus répandues dans le monde musulman est un devoir pour tout adepte de la Confrérie comme nous le rapelle le vénéré Seydi Elhadj Malick Sy dans l'introduction de la Fâkihatou Toullâb : " Voici ce qu’a dit l’humble serviteur de Sîn qui espère le pardon du Protecteur-refuge. Le maghrébin, le mâlikite et l’Ash’arite, l’homonyme de l’Imam Mâlik, lui aussi Ash’arite.  Ainsi nous vous proposerons à travers trois dossiers de vous faire revivre les différentes étapes de sa noble vie au service de l'Islam et du Prophète Mouhammad Psl.     <div><b>Partie 3 et fin : L'Oeuvre de L'Imam Malick, triste fin d'une vie Exemplaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1831586-2499183.jpg?v=1289630593" alt="3éme partie et fin SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? " title="3éme partie et fin SPECIAL MAZHABOU MALIKIYYA : Qui était l'IMAM MALICK IBN ANAS rta ? " />
     </div>
     <div>
      Si les maîtres de l'Imâm Mâlik furent très nombreux, il en fut de même pour ses élèves. Ce contact privilégié avec l'Imâm Mâlik fut sans doute favorisé par sa présence à Médine, lieu de passage par excellence des pèlerins venus prier dans la mosquée du Prophète Muhammad et le saluer dans sa tombe illuminée. Pendant leurs séjours, de durées variables, les étudiants et les savants parmi les pèlerins, faisaient connaissance avec les savants de Médine et fréquentaient leurs cercles d'enseignement. La prééminence de l'Imâm Mâlik à Médine fit de lui une référence incontournable pour tout savant ou étudiant vivant à Médine ou y séjournant provisoirement. Par ailleurs, la longue vie que Dieu accorda à Mâlik explique aussi le nombre conséquent de ses élèves. La plupart des Imâms dont l'étoile brilla du vivant de l'Imâm Mâlik étaient ses élèves, originaires de diverses contrées.       <br />
              <br />
       Certains de ses maîtres parmi les Successeurs rapportèrent des hadîths de lui. C'est le cas notamment d'Az-Zuhrî, Ayyûb As-Sikhtiyânî, Abû Al-Aswad, Rabî`ah Ibn Abî `Abd Ar-Rahmân, Yahyâ Ibn Sa`îd Al-Ansârî, Mûsâ Ibn `Uqbah et Hishâm Ibn `Urwah.       <br />
              <br />
       Certains de ses pairs rapportèrent aussi le hadîth de lui, comme Sufyân Ath-Thawrî, Al-Layth Ibn Sa`d, Sufyân Ibn `Uyaynah, Abû Hanîfah, Abû Yûsuf et de nombreux autres.       <br />
              <br />
       Parmi ses élèves citons enfin, le disciple de l'Imâm Abû Hanîfah, Muhammad Ibn Al-Hasan Ash-Shaybânî, et lImâm Ash-Shâfi`î.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'épreuve de la prison</b>       <br />
              <br />
       L'Imâm Mâlik vécut sous le Califat des Omeyyades, puis celui des Abbassides. Les historiens rapportent qu'il fut flagellé, châtié et humilié sous le Califat de Abû Ja`far Al-Mansûr, et avancent pour cela différentes raisons.       <br />
              <br />
       Selon une opinion, l'Imâm Mâlik enseignait un hadîth établissant qu'un serment prêté sous la contrainte est nul. Al-Mansûr n'aimait pas que ce hadîth soit diffusé, de peur que ses adversaires en profitent pour se débarasser de l'allégeance forcée qu'ils lui avaient prêtée. Il aurait ordonné à l'Imâm Mâlik de ne pas enseigner ce hadîth et le refus de Mâlik aurait entraîné le châtiment qu'il a subi.       <br />
              <br />
       Selon une autre opinion, similaire à la précédente, des gens auraient demandé à l'Imâm Mâlik s'il était licite de s'allier à Muhammad Ibn Abî `Abd Allâh Al-Hasan pour se révolter contre les Abbassides, malgré l'allégeance qu'ils avaient prêtée à Abû Ja`far Al-Mansûr... On rapporte qu'il expliqua que cette allégeance fut scellée de façon forcée et que celle-ci était, par conséquent, non avenue. Il leur aurait même recommandé de s'empresser de soutenir Muhammad Ibn Abî `Abd Allâh Al-Hasan... La nouvelle serait parvenue à Al-Mansûr qui fit venir Mâlik, en 147 A.H., et lui infligea l'épreuve du fouet au point que son épaule se déboita.       <br />
              <br />
       Selon une autre opinion encore, la raison de cette humiliation, c'est que Mâlik avait donné la prééminence à notre maître `Othmân Ibn `Affân par rapport à notre maître `Alî Ibn Abî Tâlib, que Dieu les agrée tous deux.       <br />
              <br />
       Mais l'opinion la plus connue et la plus correcte à ce sujet, c'est que l'Imâm Mâlik enseignait le hadîth établissant que le serment prêté sous la contrainte est nul. Mais il parvint à Ja`far, gouverneur de Médine et cousin du Calife Al-Mansûr, que l'Imâm Mâlik annulait l'allégeance qu'ils reçurent des gens. Certains proches de Ja`far lui recommandèrent d'agir avec prudence car l'Imâm Mâlik jouissait d'un rang élevé auprès du Calife. Ja`far envoya des gens demander à l'Imâm le jugement légal relatif au serment forcé, puis les prit pour témoins, fit venir Mâlik et ordonna qu'il reçoive soixante-dix coups de fouet. La nouvelle se propagea à Médine comme le feu dans la paille et bientôt la ville allait entrer en ébullition sous la colère des Médinois indignés.       <br />
              <br />
       L'incident parvint rapidement au Calife, qui exprima à son tour son indignation et affirma ne pas être au courant de cela. Il démit son cousin de son poste de gouverneur et le fit venir de Médine à Bagdad à dos de chameau. En outre, il demanda à l'Imâm Mâlik de bien vouloir venir à Bagdad, mais le juriste de Médine déclina cette demande. Le Calife envoya alors une lettre à Mâlik l'informant qu'il souhaiterait le voir à la prochaine saison de pélerinage. L'Imâm rencontra ainsi le Calife à Minâ. Al-Mansûr le voyant quitta l'endroit où il était assis, s'installa sur un tapis par terre et ne cessa de demander à l'Imâm de s'approcher de lui, jusqu'au point où leurs genoux se touchèrent, pour ainsi manifester son affection pour le juriste médinois. Puis le Calife jura qu'il n'avait guère ordonné ce qui fut, qu'il n'était même pas au courant, et raconta son énorme indignation quand cette fâcheuse nouvelle agressa son ouïe. Il s'excusa auprès de l'Imâm Mâlik et l'informa qu'il avait ordonné que Ja`far soit châtié et humilié. Mais l'Imâm Mâlik loua Dieu, salua son Prophète et dit au Calife qu'il pardonnait à Ja`far pour son lien de parenté avec le Prophète et son lien de parenté avec le Calife.       <br />
              <br />
       Puis la conversation se prolongea entre les deux hommes et le Calife aborda les récits des prédécesseurs et des savants, les sujets consensuels en matière de jurisprudence, et les questions qui font l'objet de divergences entre les juristes, au point que l'Imâm Mâlik attesta de sa culture et de son intelligence.       <br />
              <br />
       A cette occasion, le Calife demanda à l'Imâm Mâlik de rédiger un ouvrage, adoptant une voie médiane et consignant ce qui fit l'unanimité des Compagnons et des Imâms parmi les savants. Il promit à l'Imâm Mâlik de diffuser cet écrit dans les pays musulmans afin que les gens s'y tiennent.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Les ouvrages de l'Imâm Mâlik</b>       <br />
              <br />
       Le plus célèbre ouvrage composé par l'Imâm de Médine, c'est Al-Muwatta'. Il s'agit d'un ouvrage compilant des éléments de la Sunnah purifiée, ainsi que certaines opinions juridiques émises par les nobles Compagnons, les Successeurs et autres savants parmi les pieux prédécesseurs.       <br />
              <br />
       On lui attribue quelques autres ouvrages et épîtres comme :       <br />
              <br />
       Tafsîr Gharîb Al-Qur'ân Al-Karîm (Interprétation des singularités du Noble Coran).       <br />
              <br />
       Kitâb As-Surûr (Le livre de la félicité).       <br />
              <br />
       Une épître traitant de la Fatwâ, une autre traitant d'astrologie, et une troisième apportant une réplique aux Qadariyyah (adhérant à la doctrine de la prédestination et du fatalisme).       <br />
              <br />
       L'érudit, l'Imâm Jalâl Ad-Dîn As-Suyûtî cita ces ouvrages et quelques autres dans Tazyîn Al-Mamâlik (L'ornement des royaumes). Toutefois, des doutes subsistent quant à l'authenticité de leur attribution à Mâlik.       <br />
              <br />
       Mais le livre le plus précieux que ce juriste laissa à la postérité, c'est Al-Muwatta'. L''attribution de ce livre à son auteur relève de la certitude. On relate que l'apparition de nombreuses sectes et la propagation de leurs croyances poussèrent l'Imâm Mâlik à consigner la science qui lui était parvenue, avant qu'elle ne s'évanouisse de génération en génération ou qu'elle ne soit négligée ou oubliée. On rapporte aussi que ce livre fut rédigé à la demande du Calife Abbasside, Abû Ja`far Al-Mansûr. Le Calife voulait que Mâlik rédige un livre accessible où il adopterait une voie médiane et aisée, entre la rigueur outrancière et la souplesse excessive, dans les positions juridiques adoptées. Cela aurait motivé le titre même de l'ouvrage Al-Muwatta'...       <br />
              <br />
       Mâlik rédigea cet ouvrage pendant plus de dix ans et ne cessa de le mettre à jour et de l'enrichir pendant près de quarante ans. Hârûn Ar-Rashîd lui proposa de l'accrocher à la Ka`bah, à la Mecque Honorée, pour témoigner de ses vertus et pousser les gens à s'y conformer. Mais l'Imâm Mâlik déclina cette offre et justifia son refus en ces termes : &quot;Ô Emir des Croyants, quantà accrocher Al-Muwattâ' à la Ka`bah, [je ne le souhaite pas], car les Compagnons du Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui - divergèrent dans les jugements dérivés et se dispèrent dans les pays, et chacun estime avoir raison.&quot;       <br />
              <br />
       C'est ce respect des divergences argumentées et solides en matière de jurisprudence qui poussa l'Imâm Mâlik à se comporter ainsi. Plus encore, Mâlik vit en ces divergences, basées sur des preuves tangibles, une miséricorde pour les serviteurs de Dieu : &quot;Ô Emir des Croyants, la divergence entre les savants est une miséricorde de Dieu envers cette communauté&quot;, dit-il.       <br />
              <br />
       Il convient de noter que cet ouvrage n'est pas un reccueil de Hadîth au sens classique du terme. Il s'agit d'un ouvrage de Fiqh où l'Imâm Mâlik souhaita exposer les opinions qui relèvent du consensus dans la jurisprudence médinoise, s'appuyant sur des preuves issues de la Sunnah considérée et appliquée à Médine. C'est dans cette perspective qu'il déclina les questions juridiques.       <br />
              <br />
       On rapporte que l'Imâm Ash-Shâfi`î dit : &quot;Il n'y a sur terre de livre de science (islamique) plus correct que le Muwatta' de Mâlik.&quot; L'Imâm An-Nawawî cita cette parole et nota que &quot;Cette opinion d'Ash-Shâfi`î est préalable à la rédaction des deux Sahîh d'Al-Bukhârî et de Muslim.&quot;       <br />
              <br />
       <b>Quelques ouvrages célèbres de l'école malékite</b>       <br />
              <br />
       Nous citons ci-dessous quelques ouvrages et références de l'école malékite :       <br />
              <br />
           * Mukhtasar Khalîl de Khalîl Ibn Ishâq Ibn Mûsâ.       <br />
           * Bidâyat Al-Mujtahid wa Nihâyat Al-Muqtasid de Abû Al-Walîd Ahmad Ibn Muhammad Ibn Rushd (Al-Hafîd).       <br />
           * Minah Al-Qadîr `alâ Mukhtasar Khalîl de Muhammad Ibn Ahmad Ibn `Arafah Ad-Desûqî.       <br />
           * TuhfatAl-Hukkâm de Abû Bakr Muhammad Al-Gharnâtî.       <br />
           * Al-Furûq de Ahmad Ibn Idrîs Al-Qarâfî.       <br />
           * Tabsirat Al-Hukkâm de Muhammad Ibn Farhûn Al-Ya`murî.       <br />
           * Az-Zurqânî `alâ Al-Muwattâ' de Muhammad Ibn `Abd Al-Bâqî Az-Zurqânî.       <br />
           * Mawâhib Al-Jalîl fî Sharh Mukhtasar Khalîl de Al-Hattâb Al-Maghribî.       <br />
           * At-Tâj wa Al-Iklîl li Mukhtasar Ash-Sheikh Khalîl de Muhammad Al-Gharnâtî.       <br />
           * Al-Musawwâ min Ahâdîth Al-Muwatta' de Waliyy Ed-Dîn Ad-Dahlâwî.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Décès de l'Imâm</b>       <br />
              <br />
       L'Imâm Mâlik tomba malade pendant vingt-deux jours. La nuit de son décès, Abû Bakr Ibn Sulaymân As-Sawwâf vint dans une assemblée lui rendre visite et s'enquérir de son état de santé : &quot;Comment te sens-tu aujourd'hui ?&quot;, demanda-t-il au juriste de Médine. Mâlik répondit : &quot;Je ne sais quoi vous dire. Demain, vous verrez du Pardon de Dieu ce que vous naviez pas prévu.&quot; Peu de temps après, l'Imâm Mâlik rendit son âme bénie.       <br />
              <br />
       Il décéda à Médine le 14 Rabî` Al-Awwal 179 A.H., selon l'opinion la plus correcte, et fut enterré au cimetière dAl-Baqî`. Puisse Dieu l'agréer et nous faire profiter de sa science dans les deux demeures.       <br />
              <br />
       Cette présentation s'appuie sur le 6e volume de Yas'alûnaka fi Ad-Dîni wa Al-Hayâh de Sheikh Ahmad Ash-Sharabâsî. Certaines considérations juridiques s'appuient sur `Ilm Usûl Al-Fiqh de Sheikh `Abd l-Wahhâb Khallâf.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune"> Prochains Dossiers sur Abdourahman Al Akhdari et Ibn Hanchir </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/3eme-partie-et-fin-SPECIAL-MAZHABOU-MALIKIYYA-Qui-etait-l-IMAM-MALICK-IBN-ANAS-rta_a223.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Gamou Tivaouane 2010 : Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine donne une nouvelle orientation</title>
   <updated>2010-01-20T14:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.asfiyahi.org/Gamou-Tivaouane-2010-Serigne-Abdoul-Aziz-Sy-Al-Amine-donne-une-nouvelle-orientation_a213.html</id>
   <category term="Actualités de la Hadara" />
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1828147-2494134.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-20T14:16:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife général des Tidjanes, a profité du Gamou tenu le week-end dernier pour donner une nouvelle orientation au Comité d’organisation au service du khalife de Serigne Ababcar Sy (Coskas). C’est ainsi que le Directoire a subi un changement. L’ancienne équipe devient un comité des sages.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1828147-2494134.jpg?v=1289630585" alt="Gamou Tivaouane 2010 : Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine donne une nouvelle orientation" title="Gamou Tivaouane 2010 : Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine donne une nouvelle orientation" />
     </div>
     <div>
      Le Comité d’organisation au service du khalife de Serigne Ababacar Sy (Coskas), qui se fait remarquer surtout dans le cadre de la tenue du Maouloud à Tivaouane, vient de prendre un nouveau virage. C’était lors d’un Gamou, qui a eu lieu la semaine dernière, dans la capitale de la « Tidjania » et au cours duquel Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife, a décliné de nouvelles orientations. Désormais, le COSKAS ne se consacrera plus seulement aux tâches d’organisation du Gamou, mais s’impliquera également dans les activités de développement notamment les infrastructures comme le mur de clôture de la Mosquée Serigne Ababacar Sy, la construction de la salle de réception officielle.       <br />
              <br />
       Et pour en arriver là, le porte-parole a insisté sur la nécessité de rajeunir l’équipe dirigeante. C’est dans ce cadre que des changements ont été opérés avec l’arrivée de Mame Ousmane Samb de Yoff, qui est désormais le président national en remplacement de El Hadji Ousmane Fall, devenu le président du Comité des sages. Pour le porte-parole du khalife, il faut désormais appeler à une plus grande adhésion au Mouvement à la base et pour ce faire, il faut une bonne politique de communication pour apporter les correctifs nécessaires par rapport au manque de visibilité constaté dans les actions réalisées. Il rassure, d’ailleurs, que les consultations vont se poursuivre, car la réforme du Mouvement ne fait que commencer. Mais, au bout d’un an, une évaluation sera faite par rapport à la mise en œuvre de la nouvelle orientation.       <br />
              <br />
        Et, si l’on se rend compte que le travail n’a pas été correctement fait, les dirigeants seront automatiquement remplacés. Pour rappel, le Coskas a été créé en 1968. Cette année-là, à la suite de la fameuse grève des étudiants de l’Université de Dakar, les gendarmes, qui assuraient la sécurité du Gamou, n’ont pu faire le déplacement en nombre suffisant. C’est ainsi que Cheikh Ahmed Tidjane Sy a demandé la mise en place d’un Comité d’organisation pour pallier la nouvelle donne. 70 personnes ont été choisies et, après le gamou, le travail accompli a été tellement apprécié que, finalement, la nécessité de pérenniser l’initiative a été retenue. C’est alors que le Mouvement a été structuré et aujourd’hui, il compte 2500 membres répartis en 24 sous-Commissions.        <br />
              <br />
       Le Coskas est réparti en 74 Sections à travers le pays, à Banjul, à New-York et en Mauritanie.       <br />
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       Source : lasquotidien.com       <br />
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   <title>TIVAOUANE SE SOUVIENT...    </title>
   <updated>2009-12-30T21:47:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualités de la Hadara" />
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   <published>2009-12-30T20:23:00+01:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
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    <![CDATA[
LE GRAND GAMOU ANNUEL DE LA VILLE SAINTE DE DIACKSAW SERA CELEBRE LES 01 ET 02 JANVIER 2010. INITIE PAR CHERIF SIDY AHMED SY IBN ELHADJ ABDOUL AZIZ DABAKH, CE GRAND RASSEMBLEMENT CULTUREL ET SPIRITUEL SERA L'OCCASION POUR LA FAMILLE SEYDI ELHADJ MALICK SY DE SE SOUVENIR DU REGRETTE SERIGNE ELHADJ SY .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1790841-2436526.jpg?v=1289630573" alt="TIVAOUANE SE SOUVIENT...    " title="TIVAOUANE SE SOUVIENT...    " />
     </div>
     <div>
      Né en 1925, Serigne  El hadji Sy petit fils du vénéré Seydi El hadj Malick s’est éteint le 22 Novembre 2009.       <br />
       L’Oummah islamique et la ville sainte de Tivaouane se souviennent de ce grand homme de Dieu qui consacra toute sa vie au service de L’islam et  de la Tidjaniyya. Son grand- père El Hadj Ahmed Sy était le seul frère germain de Mame Ousmane Sy père de Seydi El hadj Malick Sy (rta).                   <br />
              <br />
        Homme d’une grande érudition, fidèle compagnon et cousin d’Elhadj Abdoul Aziz Dabakh, Serigne El hadji Sy avait été chargé par ce dernier de veiller  sur l’héritage de la sainte famille à  Diacksaw, ville où il est resté jusqu’à son rappel à Dieu. En ce, jeudi 31 Décembre, 40éme jour de prières et de souvenir, qu’Allah le Tout Puissant l’accueille dans ses paradis célestes.       <br />
              <br />
       <b> FATIHA + 41 IKHLAASS + SALATOUL FATIHI</b>       <br />
       
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