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  <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
  <description><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></description>
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  <dc:date>2026-06-09T08:45:55+02:00</dc:date>
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   <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
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   <title>L'origine du chapelet (Soubha)</title>
   <pubDate>Tue, 02 Sep 2014 18:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Asfiyahi.org</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le livre Mousnad El Firdaous d'Abi Mansour Daïlami, il est rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Quel bon moyen de rappel que la Soubha ! »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2386791-3343504.jpg?v=1289630709" alt="L'origine du chapelet (Soubha)" title="L'origine du chapelet (Soubha)" />
     </div>
     <div>
      l est rapporté par Ibn Abi Chaïba, Abou Daoud, Tirmidhi, Nassa-i et El Hakem qui l’a authentifié selon Ibn 'Omar (qu’Allah les agrée) dire : « J’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) tenant dans sa main un chapelet (Soubha) avec des nœuds »       <br />
              <br />
       Il est rapporté dans le livre <b>Tawasoul wal Wasila </b>de Cheikh Moussa Mohamed Ali dans le chapitre sur « la Soubha et ses preuves dans la Chari’a » : <b>« La Soubha est permise dans l’islam et il ne s’agit point d’une innovation comme l’ont prétendu certains »</b>.       <br />
              <br />
       Il est dit dans le commentaire du livre <b>Adhkar</b> de l’imam Nawawi sur le passage : « Ils comptent avec leurs phalanges, car elles seront interrogées et questionnées (les phalanges) » c’est en raison de cela que, les gens s’adonnant à l’adoration et les autres, se sont munis de Soubha.       <br />
              <br />
       Ibn El Jaouzi (qu’Allah l’agrée) a « La Soubha est recommandée (Moustahab) en raison du hadith sur Safiya (qu’Allah l’agrée) qui mentionne qu’elle utilisait des noyaux ou des cailloux et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a accepté ce qu’elle faisait et il n’y a pas de différence du fait que la Soubha serait liée ou détachée »       <br />
              <br />
       Le grand Imam Jalaldin Souyouti (qu’Allah l’agrée), dans son livre <b>Minha Fi Isti’mal Soubha</b>, a dit que le chapelet tire son origine du Qoran et de la Sunna, contrairement à ceux qui affirment qu'il s'agit d'une bonne innovation qui est récente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2386791-3343505.jpg?v=1289630709" alt="L'origine du chapelet (Soubha)" title="L'origine du chapelet (Soubha)" />
     </div>
     <div>
      Il a rapporté aussi que de nombreux compagnons l'utilisaient tels que 'Aïcha, Abou Hourayra, Abou Darda (qu’Allah les agrée), ainsi que de nombreux saints comme Djouneïd, Djilani, Ma'rouf El Karkhi (qu’Allah les agrée).       <br />
              <br />
       Il a été rapporté par Daïlami dans <b>Mousnad Firdaous</b> selon Abdsamad ibn Moussa (qu’Allah l’agrée) qui a dit :       <br />
              <br />
       « Il m’a été rapporté par Zaïneb, fille de Souleïman fils de ‘Ali, qu’elle a entendu Oum El Hassan, fille de Dja’far fils de Housseïn, selon son père qui le rapporte de son grand-père, que notre maître 'Ali ibn Abi Taleb (qu’Allah l’agrée) avait dit : &quot;Quel bon rappel que la Soubha ! &quot; »       <br />
              <br />
       Il a rapporté selon Zadhani (qu’Allah l’agrée) qu'il a dit :       <br />
              <br />
       <b>« J'ai pris des chapelets de Oummi Ya'four, lorsque j'ai rencontré l'imam 'Ali (qu’Allah l’agrée) il m'a dit : &quot;Rend ses chapelets à Oummi Ya'four&quot; »       <br />
       </b>       <br />
       Il est rapporté par Ibn Sa’d dans les <b>Tabaqat</b> par ‘Oubaîdallah ibn Moussa que Fatima (qu’Allah l’agrée)&gt;, la fille de l'Imam Houssaïn (qu’Allah l’agrée) fils de l'imam 'Ali (qu’Allah l’agrée), faisait le Dhikr avec un fil noué dans sa main.       <br />
              <br />
       Il a dit aussi : Aucun parmi les pieux ancêtres ainsi que leurs successeurs n'a formulé d'interdiction sur le fait d’accomplir du Dhikr avec des chapelets (Soubha) bien au contraire, beaucoup d'entre eux l'utilisaient et ne le considéraient pas comme déconseillé.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne le hadith rapporté par Ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée), qui parle de la préférence d'évoquer avec les doigts, cela n’est que dans le cas d'être certain de ne pas se tromper.       <br />
              <br />
       Dans la plupart des formules d'évocations héritées du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) il est difficile de compter sur ses doigts, vu le nombre important à accomplir et même dans le cas où se serait possible, le fait de s'occuper du nombre à faire diminue la concentration, tandis qu'avec une Soubha, on est à l'abri de la perte de concentration. Ainsi, la Soubha s'avère être une aide bénéfique à la présence dans le Dhikr. (L’Imam Souyouti)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2386791-3343508.jpg?v=1289630709" alt="L'origine du chapelet (Soubha)" title="L'origine du chapelet (Soubha)" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, El Hafidh Abdelghani rapporte dans le livre <b>El Kamel,</b> sur la biographie d’Abou Darda (qu’Allah l’agrée), qu’il répétait chaque jour 100.000 glorifications. Salamata ibn Chou’aïb (qu’Allah l’agrée) a rapporté que, Khalid ibn Ma’dane (qu’Allah l’agrée) en effectuait chaque jour 40.000. Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) avait un fil composé de 1000 nœuds et il ne dormait pas avant d’avoir fait 12.000 glorifications.       <br />
              <br />
       Il est rapporté par Abdallah fils de l’Imam Ahmed ibn Hanbal dans le livre <b>Zawa-id Zouhd </b>selon Na’im fils de Mouhraz fils d'Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), que son grand-père Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) avait un fil contenant 1000 nœuds et il ne s'endormait pas sans s'en être servi pour l’évocation. Il est rapporté aussi selon lui, qu'il avait un petit sac contenant des cailloux ou des noyaux de dattes qu'il utilisait pour évoquer Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté).       <br />
              <br />
       Il est rapporté par l’imam Ahmed dans Zouhd selon Qacem ibn Abdrahman (qu’Allah l’agrée) qu’il a dit :       <br />
              <br />
       « Abou Darda (qu’Allah l’agrée) avait un sac contenant des noyaux de dattes qu'il sortait un par un, après chaque prière du matin et avec lesquels il évoquait jusqu'à ce que le sac soit vide. »       <br />
              <br />
       Baghawi a rapporté dans son livre <b>Mou'jamou Sahaba</b>, selon Abi Safiya (qu’Allah l’agrée), le serviteur du Messager de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), qu'il avait un panier rempli de cailloux qu'il utilisait pour évoquer du matin jusqu’au milieu de la journée et du Dhohr jusqu’au soir.       <br />
              <br />
       L’Imam Ahmed a rapporté dans Zouhd selon Younus ibn Oubaîdallah (qu’Allah l’agrée) selon sa mère qui a dit :       <br />
              <br />
       « J’ai vu Abi Safiya, un homme parmi les compagnons du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et il était notre voisin ; il utilisait des cailloux pour le Tasbih (récitation de glorification). »       <br />
              <br />
       De même, il est rapporté par Ibn Sa’d selon Hakim ibn Daïlami que Sa’d ibn Abi Waqqas (qu’Allah l’agrée) évoquait avec des cailloux. De plus, il est rapporté par Tabarani, que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est rentré chez Safîya (qu’Allah l’agrée), la mère des croyants, et l'a trouvée en train de faire des évocations avec 4000 noyaux entre ses mains.       <br />
              <br />
       El Hakem a rapporté selon Sa’d ibn Abi Waqqas (qu’Allah l’agrée) qu’il a dit :       <br />
              <br />
       « Je suis rentré avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) auprès d'une femme qu'on a trouvée en train d'évoquer avec des cailloux ou des noyaux de datte qu'elle tenait dans ses mains. » (On suppose que cette femme est Safîya (qu’Allah l’agrée) ou une autre.)       <br />
              <br />
       Hafsi a dit : « Le préférable pour compter est l'usage des doigts sauf si on craint de se tromper, alors on utilise la Soubha ou un fil contenant des nœuds et de là est tirée la préférence accordée à la Soubha ».       <br />
              <br />
       Quelqu'un demanda à un grand wali qui avait une Soubha entre ses mains : « Comment se fait-il que toi qui es dans une station de perfection, tu utilises encore une Soubha ? »       <br />
              <br />
       Il répondit : « Une chose dont on a pris l'habitude dans ses débuts, on ne peut l'abandonner ensuite ».       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Recherche et Traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
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   <title>Qaṣīda al-Burda « Poème du manteau »</title>
   <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 16:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Asfiyahi.Org</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[e-talif]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Version Francaise du Poême à la louange du Prophete(saws)Mouhammad . De Sidi Sharafeddin Al-Boussiry     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.asfiyahi.org/video/<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://betaplayer.dailymotion.com/swf/video/xc0tss_historique-du-bourde_news?height=360"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://betaplayer.dailymotion.com/swf/video/xc0tss_historique-du-bourde_news?height=360" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://betaplayer.dailymotion.com/video/xc0tss_historique-du-bourde_news">HISTORIQUE DU BOURDE</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://betaplayer.dailymotion.com/ASFIYAHI">ASFIYAHI</a>. - <a href="http://betaplayer.dailymotion.com/fr/channel/news">L\'actualit     </div>
     <div>
      <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Quel sujet fait couler de tes yeux des larmes mêlées de sang ? Le souvenir des voisins que tu as laissés à Dhou-Sélem est-il la cause de tes pleurs? est-ce le vent qui, soufflant du côté de Kadhéma, les rappelle à ta mémoire ; ou l'éclair brillant au milieu de l'obscurité, sur les hauteurs d'Idham, découvre-t-il à tes regards le lieu qu'ils habitent? Pourquoi tes yeux versent-ils des torrents d'eau, lors même que tu leur ordonnes de retenir leurs larmes? Pourquoi ton cœur, au moment où. tu lui dis : Reviens à toi, est-il dans une violente agitation?       <br />
              <br />
       Celui que l'amour possède s'imagine-t-il tenir cachée la passion qui l'agite, lorsque deux parties de lui-même trahissent son secret ; ses yeux qui fondent en pleurs, et son cœur que consume une flamme ardente?       <br />
              <br />
       Ah ! si l'amour n'était la cause de ta peine, on ne te verrait pas verser des larmes sur les débris d'une, habitation abandonnée; le souvenir de ce ban et de cette colline ne te ravirait pas le sommeil. Et comment pourrais-tu nier que tu sois en proie aux tourments de l'amour, lorsque deux témoins irréprochables déposent contre toi, les pleurs que tu répands, et la maladie qui le consume ; lorsque la violence de ta passion a écrit ta conviction sur tes joues, en y traçant les deux lignes des pleurs et de la maigreur, et en leur imprimant les couleurs de la rose jaune et du bois d'anem?       <br />
              <br />
       Oui, l'ombre de ce que j'aime est venue me ravir le sommeil. Tel est l'effet de l'amour, il change nos plaisirs en cruels tourments.       <br />
              <br />
       O toi qui me reproches la violence d'un amour insurmontable, ma faiblesse est digne d'excuse, et si tu étais équitable, tu m'épargnerais tes réprimandes. Puissent les maux que j'éprouve retomber sur toi ! Mon secret ne saurait échapper aux regards des délateurs, et le mal qui me mine n'admet point de guérison.       <br />
              <br />
       Tu m'as donné de sages avis, mais je n'étais pas capable de les entendre ; car celui que l'amour domine est sourd à toutes les censures. La vieillesse même aux cheveux blancs n'a pas été à l'abri de mes soupçons injurieux, lorsqu'elle a voulu, par ses conseils, réformer ma conduite ; et cependant est-il des conseils moins suspects que ceux que donne la vieillesse?       <br />
              <br />
       Dans sa folie, le penchant violent qui m'entraîne vers le mal, n'a point mis à profit les sages avertissements des cheveux blancs et de l'âge décrépit. Incapable d'aucune bonne action, mon âme corrompue n'a pas même offert un repas hospitalier à l'hôte respectable qui était venu sans façon chercher l'hospitalité près de moi. Ah ! si j'eusse prévu que je ne lui rendrais pas les honneurs qui lui étaient dus, j'aurais déguisé par le jus du katam son secret que j'ai aperçu.       <br />
              <br />
       Qui ramènera de son égarement cette volonté rebelle et indomptable, ainsi que l'on gouverne avec un frein le cheval le plus fougueux ! Ne te flatte pas d'amortir la violence de ses passions, en t'abandonnant aux actions criminelles. Telle la nourriture ne sert qu'à augmenter la violence d'un appétit déréglé.       <br />
              <br />
       L'âme est semblable à un tendre enfant : si on le laisse suivre son penchant, il conservera en grandissant l'amour du lait maternel ; mais si on l'en prive, il se sèvrera de cet aliment.       <br />
              <br />
       Détourne donc ton âme de l'amour auquel elle se livre, garde-toi de souffrir qu'il domine chez elle; car où l'amour règne sans obstacle, il donne la mort, ou bien il couvre d'ignominie. Veille sur elle au milieu de ses actions, ainsi qu'un berger veille sur ses troupeaux au milieu des pâturages ; et quand même le pâturage lui paraîtrait agréable, ne permets pas qu'elle y paisse à son gré. Combien d'hommes l'attrait de la concupiscence n'a-t-il pas séduits, en leur présentant, sous une apparence favorable, des plaisirs qui leur ont donné la mort ! ils ignoraient que le poison est caché dans les mets les plus délicats.       <br />
              <br />
       Crains également les pièges cachés de la faim et ceux de la satiété. Souvent une faim violente est pire encore que les maux qui suivent l'excès de la nourriture.       <br />
              <br />
       Que tes yeux qui ont été remplis de crimes se purifient par des larmes abondantes ; et ne quitte jamais l'asile de la repentance.       <br />
              <br />
       Résiste à la concupiscence et à Satan, et sois rebelle à leurs suggestions ; quand même ils te donneraient des conseils sages en apparence, tiens-les toujours pour suspects. Ne leur obéis jamais, soit qu'ils manifestent la malice d'un ennemi, ou qu'ils se couvrent des apparences d'une impartiale justice; car tu connais les pièges que tendent et ces ennemis manifestes, et ces conciliateurs insidieux.       <br />
              <br />
       Je demande pardon à mon Dieu de ce que mes discours ne sont point accompagnés d'une conduite qui leur soit conforme. Mon inconséquence est la même que si j'attribuais une postérité à un homme que la nature aurait frappé de stérilité.       <br />
              <br />
       Je t'ai donné des leçons de vertu dont moi-même je n'ai pas fait la règle de mes actions. Je n'ai point redressé ma conduite, m'appartient-il de te dire : Redresse-toi?       <br />
              <br />
       J'ai négligé d'amasser avant la mort une provision de bonnes œuvres pour le temps de mon voyage. Je n'ai ajouté ni prières ni jeûnes à ceux dont l'obligation est d'une indispensable nécessité.       <br />
              <br />
       J'ai criminellement omis de me conformer à l'exemple de celui qui vivifiait les nuits en les passant en prières, jusque-là que ses pieds fatigués par la longueur de ses veilles en contractaient des tumeurs douloureuses; qui, épuisé par des jeûnes assidus, était obligé de serrer par des ligatures ses entrailles affamées, et de comprimer avec des pierres la peau fine de ses flancs délicats.       <br />
              <br />
       Des montagnes d'or d'une élévation prodigieuse ont sollicité l'honneur de lui appartenir; mais il leur a fait voir quelque chose de bien plus élevé, par son mépris pour les biens de ce monde. La nécessité qui le pressait ajoutait un nouveau mérite à son détachement ; les suggestions du besoin ne purent triompher de son désintéressement. Que dis-je ? le besoin pouvait-il inspirer le désir des biens de ce mondé, à celui sans lequel le monde ne serait jamais sorti du néant?       <br />
              <br />
       Mouhammad est le prince des deux mondes, des hommes et des génies, le souverain des deux peuples, des Arabes et des barbares. Il est notre prophète, qui nous prescrit ce que nous devons faire, et nous défend ce que nous devons éviter. Il est le plus véridique de tous les hommes, soit qu'il affirme, soit qu'il nie. Il est l'ami de Dieu ; il est celui dont l'intercession est l'unique fondement de notre espoir et notre ressource contre les dangers les plus affreux. Il a appelé les mortels à la connaissance de Dieu, et quiconque s'attache à lui s'attache à une corde qui n'est point sujette à se rompre. Il a surpassé tous les autres prophètes par l'excellence de ses qualités extérieures et de ses qualités morales. Aucun d'eux n'approche de lui en science ni en vertu. Chacun d'eux sollicite de l'apôtre de Dieu une gorgée de la mer de sa science, ou une goutte des pluies abondantes de sa vertu. Ils se tiennent près de lui dans le rang qui leur convient, n'étant en comparaison de sa science, et au prix de sa sagesse, que ce qu'est un point ou un accent dans l'écriture.       <br />
              <br />
       C'est lui qui est parfait par les qualités de son cœur et par les grâces de sa personne. Le créateur des âmes l'a choisi pour ami. Il ne partage avec aucun autre ses qualités incomparables ; il possède toute entière et sans partage la substance même de l'excellence.       <br />
              <br />
       Laisse là ce que les chrétiens débitent faussement de leur prophète : cela seul excepté, use d'une liberté sans bornes dans les éloges que tu donneras à Mouhammad. Vante autant qu'il te plaira l'excellence de sa nature, relève autant que tu le voudras l'éminence de ses mérites ; car l'excellence de l'apôtre de Dieu ne connaît point de bornes, et il n'est personne dont les paroles puissent dignement l'exprimer. Si la grandeur de ses miracles répondait à l'éminence de son mérite, la seule invocation de son nom rendrait la vie aux ossements depuis longtemps desséchés.       <br />
              <br />
       Par l'amour qu'il nous a porté, il n'a point voulu nous mettre à une épreuve dangereuse, en nous enseignant des choses auxquelles notre intelligence ne pût atteindre. Nous n'avons éprouvé ni doute ni soupçon sur la vérité de sa doctrine.       <br />
              <br />
       Les hommes s'efforceraient en vain de comprendre l'excellence de ses qualités intérieures ; il n'en est aucun soit proche soit éloigné qui ne soit incapable d'y atteindre. Tel le soleil vu de loin ne paraît pas dans sa véritable grandeur, et, regardé de près, éblouit la vue. Et comment pourraient, en ce monde, atteindre à la connaissance parfaite de ce qu'est ce grand prophète, des mortels plongés dans le sommeil, qui se contentent des songes de leur imagination?       <br />
              <br />
       Tout ce qu'on peut savoir de lui t c'est qu'il est homme, et la plus excellente des créatures de Dieu.       <br />
              <br />
       Tous les miracles qu'ont fait les saints envoyés de Dieu, n'étaient qu'une communication de la lumière de ce prophète. Il est lui seul le soleil de l'excellence, les autres ne sont que les planètes qui dépendent de ce soleil, et qui réfléchissent ses rayons lumineux sur les mortels, au milieu des ténèbres.       <br />
              <br />
       Combien est digne d'admiration la figure de ce prophète, dont les charmes sont relevés par ses qualités intérieures, qui réunit toutes les grâces, qui a pour caractère distinctif la douceur et l'aménité de ses traits. Il réunit à la beauté délicate d'une fleur, la grandeur majestueuse de la lune. Sa générosité est vaste comme la mer, ses desseins sont grands et fermes comme le temps. Lors même qu'il est seul, la majesté de son visage rend son aspect aussi redoutable à ceux qui le rencontrent, que s'il avait autour de lui une armée et de nombreuses cohortes.       <br />
              <br />
       On dirait que les organes qui produisent en lui la parole et le sourire, sont des perles cachées au fond de la nacre. Aucun parfum n'égale l'odeur suave de la terre qui couvre ses os; heureux qui respire cette odeur, qui couvre cette terre de baisers!       <br />
              <br />
       L'instant même de sa naissance a fait connaître l'excellence de son origine. Qu'ils sont précieux les premiers et les derniers moments de son existence !       <br />
              <br />
       En ce jour les Perses ont reconnu par des pronostics certains, l'annonce des malheurs et de la vengeance qui allaient tomber sur eux. Le portique de Chosroès renversé au milieu de la nuit annonça par sa chute la division qui allait ruiner la famille des souverains de cet empire, sans aucun espoir de réunion. Le feu sacré, dans la douleur où le plongeait cet événement, vit s'éteindre sa flamme, et le fleuve, troublé par la frayeur, oublia sa source accoutumée.       <br />
              <br />
       Sava s'affligea sur la disparition de ses eaux que la terre avait englouties, et celui qui venait y étancher sa soif s'en retourna transporté de colère et d'indignation.       <br />
              <br />
       Il semblait qu'en ce jour la violence de l'affliction eût transporté au feu l'humidité naturelle à l'élément aqueux, et à l'eau l'ardeur desséchante du feu.       <br />
              <br />
       Alors les génies poussèrent des hurlements, des lumières éclatantes s'élevèrent et se répandirent dans l'atmosphère, la vérité se manifesta par des signes muets et par des paroles. Mais ils ont été aveugles et sourds, les impies : les annonces les plus claires des heureux événements qui allaient arriver, ils ne les ont point entendues; les signes les plus éclatants des maux dont le ciel les menaçait, ils n'y ont point fait attention, après même que les peuples ont été avertis par leurs devins que leurs religions erronées allaient, être détruites; après qu'ils ont vu dans les. cieux des flammes se détacher et se précipiter en bas, de même que sur la terre leurs idoles se renversaient.       <br />
              <br />
       Poursuivis par ces flammes, les démons prirent la fuite à l'envi les uns des autres, obligés d'abandonner la route céleste par laquelle la révélation se communique aux mortels. A voir leur fuite précipitée, on eût dit, que c'étaient les guerriers de l'armée d'Abraha, ou les troupes infidèles mises en fuite par les cailloux que lancèrent sur elles les mains du Prophète à la journée de Bedr, lorsque ces cailloux, après avoir chanté les louanges de Dieu dans ses mains, furent lancés contre l'ennemi, semblables à Jonas jeté hors des entrailles du monstre qui l'avait dévoré, après que, dans son sein, il avait invoqué le nom de Dieu.       <br />
              <br />
       A l'ordre de Mouhammad, les arbres sont venus se prosterner devant lui ; sans pieds et portés seulement sur leur tige, ils s'avançaient vers le Prophète. De même que le crayon trace sur le papier la ligne qui doit servir de règle à l'écrivain, ainsi leur tronc semblait en marchant décrire une ligne droite, sur laquelle leurs branches, en sillonnant la poussière, devaient tracer au milieu de la route une écriture merveilleuse. Semblables dans leur obéissance à ce nuage officieux qui suivait l'apôtre de Dieu en quelque endroit qu'il portât ses pas, pour le défendre des feux du soleil dans la plus grande chaleur du jour.       <br />
              <br />
       J'en jure par la lune qui, à son ordre, se fendit en deux ; le prodige qui s'opéra alors sur cet astre, est pareil à celui qui s'était opéré sur le cœur du Prophète lorsque les anges l'avaient ouvert pour le purifier; et cette ressemblance est si parfaite que l'on peut légitimement l'assurer avec serment.       <br />
              <br />
       Les yeux des incrédules frappés d'aveuglement n'ont point vu ce que la caverne renfermait de vertus et de mérites La justice même et l'ami fidèle étaient cachés dans la caverne sans que personne les aperçût, et les impies disaient : Assurément il n'y a personne dans cette caverne. Ils ne s'imaginaient pas que des colombes voltigeassent autour de la créature la plus excellente, et qu'une araignée la couvrit de sa toile. La protection de Dieu lui a tenu lieu de la cotte de mailles la plus épaisse, et de la forteresse la plus inaccessible.       <br />
              <br />
       Jamais, dans les injustices que j'ai éprouvées de la fortune, je n'ai eu recours à l'assistance de Mouhammad, que je n'aie trouvé en lui un patron dont la protection est invincible. Jamais je n'ai désiré recevoir de sa main aucun bien temporel pu spirituel, que cette main, la plus excellente que l’on puisse baiser, ne m'ait accordé quelque don de sa libéralité.       <br />
              <br />
       Ne fais aucune difficulté de reconnaître sa vision nocturne pour une véritable révélation ; car le cœur de ce Prophète ne dort pas, lors même que ses yeux sont fermés par le sommeil. Dès lors il avait atteint l'âge parfait pour la mission prophétique, et l'on ne doit lui refuser aucun des avantages qui conviennent à l'âge parfait.       <br />
              <br />
       Combien de maladies a guéries le seul attouchement de sa main! combien de malheureux elle a délivrés des mains de la folie !       <br />
              <br />
       Vivifiée par l'efficacité de ses prières, l'année de la plus grande sécheresse s'est distinguée au milieu des temps de disette, par une abondante fertilité, semblable à cette étoile blanche qui brille sur le front d'un cheval, au milieu des crins noirs qui l'environnent de toute part. Les nuages l'ont fécondée par leurs eaux abondantes, et l'on eût dit que les vallées étaient devenues un bras de mer, ou des torrents échappés de leurs digues.       <br />
              <br />
       Laisse-moi, que je chante les oracles de ce Prophète. Ils ont paru ces oracles avec un éclat pareil à celui que jettent, au milieu de la nuit et sur le sommet d'une montagne, les feux qu'allume une main généreuse pour attirer le voyageur dans sa demeure hospitalière.       <br />
              <br />
       La perle reçoit, il est vrai, quelque augmentation de beauté de la main habile qui l'emploie à former un collier ; mais lors même qu'elle n'est pas mise en œuvre, elle ne perd rien de son prix. Pour moi je n'espère pas de pouvoir atteindre dans mes chants l'excellence des vertus et des qualités naturelles de cet auguste envoyé du Très-Haut.       <br />
              <br />
       Ces oracles, oracles de la vérité, émanés du Dieu de miséricorde, ont été produits dans le temps; mais en tant qu'ils sont un attribut de celui dont l'essence est éternelle, ils sont eux-mêmes aussi anciens que l'éternité, sans qu'on puisse leur assigner aucune époque ; ils nous instruisent cependant et de ce qui doit arriver au dernier jour, et des événements des siècles d'Ad et d'Irem. Ils sont un miracle toujours existant près de nous, bien supérieurs en cela aux miracles des autres prophètes dont l'existence n'a été que d'un instant. Leur sens clair ne laisse aucun doute dont puissent abuser ceux qui se séparent de la vérité, et il n'est pas besoin d'arbitre pour fixer leur signification. Jamais ils n'ont éprouvé d'attaque, que l'ennemi le plus envenimé n'ait abandonné le combat pour leur faire des propositions de paix. Leur sublime éloquence repousse toutes les entreprises de quiconque ose les attaquer, comme un homme jaloux repousse la main téméraire qui veut attenter à l'honneur de ses femmes. L'abondance des sens qu'ils renferment est pareille aux flots de la mer; ils surpassent en prix et en beauté les perles que recèle l'Océan. Les merveilles qu'on y découvre ne sauraient être comptées; quoiqu'on les relise souvent, jamais ils ne causent de dégoût. Ils répandent la joie et la vie sur les yeux de quiconque les lit : ô toi qui jouis de ce bonheur, tu as saisi une corde qui est Dieu même, garde-toi de la laisser échapper de tes mains. Si tu les lis pour y trouver un refuge contre les ardeurs du feu de l'enfer, les eaux fraîches du livre sacré éteindront les flammes infernales. Ainsi la piscine du Prophète blanchira le visage des pécheurs, fussent-ils noirs comme le charbon avant de se plonger dans ses eaux. Droits comme le pont Sirath, justes comme la balance dans laquelle seront pesées les œuvres des mortels, eux seuls sont la règle et la source unique de toute justice parmi les hommes. Ne t'étonne pas que l'envieux méconnaisse leur mérite, agissant ainsi en insensé, quoiqu'il soit plein de discernement et d'intelligence : ne vois-tu pas que l'œil altéré méconnaît l'éclat du soleil, et que la bouche d'un malade ne reconnaît plus la saveur de l'eau?       <br />
              <br />
       O toi, le plus excellent de tous ceux dont les indigents visitent la cour, vers lequel ils se rendent en foule soit à pied, soit sur le dos d'un chameau dont les pieds impriment de profondes traces sur la poussière, toi, le plus grand de tous les prodiges pour l'homme capable de réflexion, le plus précieux bienfait de la divinité pour quiconque sait le mettre à profit ! En une seule nuit tu as été transporté du sanctuaire de la Mecque au sanctuaire de Jérusalem : ainsi la lune parcourt la voûte céleste au milieu des plus épaisses ténèbres. Tu n'as cessé de t'élever jusqu'à ce que tu aies atteint un degré auquel nul mortel ne saurait prétendre ; la longueur de deux arcs seulement te séparait de la divinité.       <br />
              <br />
       Tous les prophètes, tous les envoyés de Dieu ont reconnu ta supériorité ; ils t'ont cédé le pas, comme le serviteur se tient derrière son maître. Entouré de cette vénérable cohorte parmi laquelle tu paraissais comme le porte-enseigne, tu as traversé l'espace des sept cieux, ne laissant devant toi aucune place plus proche de la divinité, au-dessus de toi aucun degré plus élevé que celui où tu es parvenu. Tu as rendu tout autre rang vil et méprisable, en comparaison de celui que tu occupais lorsque Dieu lui-même t'a appelé par ton nom, comme on appelle celui qui est distingué par son mérite, et qu'il t'a invité à venir jouir de l'union la plus inaccessible aux regards des mortels, et de la vue du secret le plus impénétrable.       <br />
              <br />
       Tu as réuni toute sorte de gloire en ta personne, sans la partager avec qui que ce soit. Il n'est aucun lieu que tu n'aies traversé, sans y trouver de concurrent.       <br />
              <br />
       Sublime degré que celui auquel tu as été élevé ! éminentes faveurs que celles dont tu as été comblé !       <br />
              <br />
       Disciples de l'islam, que notre sort est heureux! nous avons, dans la protection de Dieu même, une ferme colonne que rien ne peut renverser.       <br />
              <br />
       Celui qui nous a appelés au culte de Dieu a été déclaré par Dieu même le plus excellent des envoyés : nous sommes donc aussi le plus excellent de tous les peuples.       <br />
              <br />
       La seule nouvelle de sa mission a jeté l'épouvante dans le cœur de ses ennemis : tel un troupeau d'imbéciles brebis fuit en désordre au seul rugissement du lion. Partout où il a repoussé leurs attaques, il les a laissés percés de ses lances et étendus sur le champ de bataille, comme la viande sur l'étal d'un boucher. La fuite a été l'objet de leurs vœux, ils portaient envie à ceux dont les membres déchirés étaient enlevés en l'air par les aigles et les vautours. Les jours et les nuits se succédaient et s'écoulaient sans que l'effroi dont ils étaient saisis leur permit d'en connaître le nombre, à l'exception des mois sacrés où la guerre est suspendue. La religion était pour eux comme un hôte importun descendu dans leur demeure, suivi d'une foule de braves tous altérés du sang de leurs ennemis, traînant après lui une mer de combattants montés sur d'agiles coursiers, une mer qui vomissait des flots de guerriers dont les rangs pressés se choquaient et se heurtaient à l'envi, tous dociles à la voix de Dieu, tous animés par l'espoir de ses récompenses, enflammés du désir d'extirper et d'anéantir l'impiété. La religion musulmane qui était d'abord comme étrangère parmi eux, et l'objet de leur mépris, est, pour ainsi dire, devenue par l'effet des armes victorieuses de ce grand Prophète, leur proche parente, et le plus cher objet de leur amour. Dieu a assuré pour toujours parmi eux le secours d'un père et les soins attentifs d'un époux à cette religion auguste ; jamais elle n'a éprouvé le triste sort de l'orphelin, ou l'abandon du veuvage.       <br />
              <br />
       Ces défenseurs de la religion ont été aussi fermes et aussi inébranlables que des montagnes. Demande à leurs adversaires ce qu'ils ont éprouvé de la part de ces braves dans chacun des lieux qui ont été le théâtre de leur courage. Interroge Honeïn, Bedr et Ohod, ces lieux où les ennemis de la religion ont succombé à un fléau mortel plus terrible que la peste.       <br />
              <br />
       Les glaives de ces soutiens de l'islam qui, avant le combat, étaient d'une blancheur éclatante, sont sortis rouges de l'action, après s'être abreuvés dans la gorge de leurs ennemis qu'ombrageait une épaisse forêt de cheveux.       <br />
              <br />
       Les flèches que distinguent des raies noires et dont Alkhatt a armé leurs mains, ont tracé une écriture profonde sur les corps de leurs adversaires ; leurs lances, ces plumes meurtrières, n'ont laissé aucun corps exempt de leurs atteintes ; aucune lettre n'est demeurée sans point diacritique.       <br />
              <br />
       Ces nobles combattants, hérissés de leurs armes, ont un caractère de piété qui les distingue de leurs ennemis: ainsi le rosier se distingue par ses épines, du bois de sélam qui n'est bon qu'à être la pâture du feu. Les vents qui t'apportent leur odeur, sont les garants d'une victoire assurée : chacun de ces guerriers, au milieu des armes qui le couvrent, semble une fleur au milieu de son calice. Fixés sur le dos de leurs coursiers ; ils y demeurent aussi immobiles qu'une plante qui a crû sur une colline : c'est la fermeté de leur cœur qui les attache, et non la solidité de leurs sangles. Leurs ennemis saisis d'effroi, perdent l'usage de la raison ; ils ne sont plus capables de distinguer un troupeau de faibles agneaux, d'un escadron de cavalerie.       <br />
              <br />
       Quiconque a pour appui l'assistance de l'apôtre de Dieu, réduira au silence les lions mêmes dans les marais qui leur servent de retraite.       <br />
              <br />
       Jamais vous ne verrez aucun de ses amis privé de la victoire, ni aucun de ses ennemis qui ne soit vaincu. Il a assuré à son peuple, dans la forteresse de la religion, une demeure tranquille, comme le lion habite sans crainte avec ses lionceaux dans des marais inaccessibles.       <br />
              <br />
       Combien de disputeurs audacieux que, par le ministère de ce prophète, les paroles de Dieu ont terrassés? Combien d'adversaires ont été subjugués par ses arguments victorieux ?       <br />
              <br />
       Te faut-il un autre prodige qu'une science si vaste dans un homme sans lettres, au milieu des siècles de l'ignorance, que tant de connaissances dans un orphelin ?       <br />
              <br />
       En lui offrant ce tribut de louanges, je me flatte d'obtenir la rémission des péchés d'une vie passée dans les frivolités de la poésie et dans le service des grands. Ces vaines occupations ont orné mon cou d'une félicité passagère dont les suites fâcheuses sont le sujet de mes justes alarmes : ainsi l'on pare une brebis destinée à servir de victime. En me livrant à ces frivoles amusements j'ai suivi la séduction de la jeunesse ; le crime et le repentir, voilà les fruits que j'en ai recueillis.       <br />
              <br />
       O mon âme ! ton négoce t'a ruinée entièrement; tu n'as pas su acheter les biens de la religion au prix des choses de ce monde. Celui qui vend sa félicité future pour s'assurer un bonheur présent, fait un échange funeste, et souffre une perte incalculable.       <br />
              <br />
       Quand je commettrais une faute, je ne perdrais pas pour cela tous mes droits à la protection de ce prophète : la corde à laquelle je me suis attaché, ne sera pas rompue sans ressource. J'ai droit à le regarder comme mon patron, puisque je porte le nom de Mahomet; et personne ne respecte plus que lui les droits de la clientèle.       <br />
              <br />
       Si, au jour de la résurrection, il ne me prend pas la. main avec une bonté pleine de tendresse, tu pourras dire de moi que j'avais appuyé les pieds sur un lieu glissant ; mais loin de lui cette infidélité que quiconque a espéré en sa bonté, soit frustré de son espoir ; que celui qui a cherché un asile près, de lui, n'éprouve pas les effets de sa protection !       <br />
              <br />
       Depuis que mon esprit s'occupe de chanter ses louanges, j'ai reconnu qu'il prend le soin le plus tendre de mon salut.       <br />
              <br />
       Jamais ses libéralités ne manquent d'enrichir la main de l'indigent : ainsi la pluie fait éclore les fleurs sur les collines.       <br />
              <br />
       Je ne désire point de recevoir de lui les biens frivoles de ce monde, pareils à ceux dont Harim, fils de Sénan, payait les vers que Zohaïr chantait à sa louange.       <br />
              <br />
       O le plus excellent des êtres créés ! Quel autre que toi prendrai-je pour refuge en ce moment terrible, commun à tous les mortels? Apôtre de Dieu, ta gloire ne sera point ternie par le secours que tu m'accorderas, au jour où Dieu se manifestera sous le nom de vengeur : car ce monde et le monde futur sont des effets de ta libéralité, et tous les décrets tracés par la plume éternelle sur les tablettes du Très-Haut, font partie de tes connaissances.       <br />
              <br />
       O mon âme, que la grandeur de tes fautes ne te jette pas dans le désespoir ; les plus grands crimes sont, par rapport à la clémence divine, comme les fautes les plus légères. Au jour où le Seigneur distribuera ses miséricordes, sans doute il daignera les proportionner aux péchés de ceux qui l'auront offensé.       <br />
              <br />
       O mon Dieu ! ne permets pas que je sois trompé dans mon espérance ; ne permets pas que je sois déçu dans mes calculs ! Qu'en ce monde et en l'autre ta bonté se fasse sentir à ton esclave; car tout courage l'abandonne aussitôt que les dangers le menacent.       <br />
              <br />
       Ordonne aux nuées de tes faveurs de se répandre toujours avec abondance sur ton prophète, et de verser sur lui sans interruption leurs eaux salutaires, aussi longtemps que le souffle des zéphyrs agitera les rameaux du ban; aussi longtemps que les conducteurs des chameaux charmeront leurs fatigues par des chansons.       <br />
              <br />
       Fais la même grâce à ses descendants, à ses compagnons, et à ceux qui leur ont succédé, à ces hommes distingués par leur piété, leur pureté, leur science, et la noblesse de leurs sentiments.&nbsp;<span class="dq_close">»</span>
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1821767-2484766.jpg?v=1289630582" alt="Qaṣīda al-Burda « Poème du manteau »" title="Qaṣīda al-Burda « Poème du manteau »" />
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1821767-2484768.jpg?v=1289630582" alt="Qaṣīda al-Burda « Poème du manteau »" title="Qaṣīda al-Burda « Poème du manteau »" />
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   <title>Entretien avec Serigne Mbaye SY Mansour sur l'importance du Gamou et du Bourde  "Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples" </title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 11:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mariama Selly Kane ( EMEGENCE + )</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretien Video]]></dc:subject>
   <description>
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      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1821667-2484523.jpg?v=1289630580" alt="Entretien avec Serigne Mbaye SY Mansour sur l'importance du Gamou et du Bourde  "Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples" " title="Entretien avec Serigne Mbaye SY Mansour sur l'importance du Gamou et du Bourde  "Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples" " />
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      <b>E+: Serigne Mbaye Sy Mansour; bonjour. Pouvez-vous nous parler du Gamou (commémoration de la naissance du Prophète (PSL) et du</b> <a class="link" href="http://www.asfiyahi.org/Qa%E1%B9%A3%C4%ABda-al-Burda-Poeme-du-manteau_a188.html">Burde</a> <b>(veillées religieuses pendant 10 nuits précédant cette commémoration) et comment cela a été instauré à TIvaouane?</b>       <br />
              <br />
       <b>SMSM : </b>Seydi El Hadj Malick Sy (RIA) avait pour habitude de dire : «J'aurai honte que les gens me suivent en espérant quelque chose que je ne peux pas leur offrir, c'est-à-dire Allah, et que je les trompe en leur faisant croire le contraire ». Mais il s'est dit également, que s'il laissait les gens comme cela sans leur montrer le chemin à emprunter, ils peuvent demain inventer quelque chose qu'ils mettraient sur son compte, alors autant créer quelque chose que les hommes et Dieu agréent.  En partant du fait que quand Allah (SWI) a décidé de la création du monde, Il a pris de sa lumière, a d'abord créé celle du Prophète (PSL) et de cette lumière Il a tiré tout l'univers, puis, comme l'homme ne pouvait pas communiquer avec les créatures antérieures comme les djinns et les anges, Il a ramené le Prophète dans le genre humain et l'a sorti de là pour qu'il puisse parler à ses semblables. En outre Il l'a honoré au plus haut degré si bien que personne au monde n'aura plus jamais ce privilège là. Le Prophète (PSL) a dit « Dieu m'a créé pour se rendre hommage à lui même d'abord, pour magnifier l'être humain ensuite, et enfin à travers moi, offrir un modèle pour absoudre l'être humain » Et Seydi El Hadj Malick (RIA) le dit dans ses écrits: «Puisqu'après Allah, c'est le Prophète qui est la raison de tout, nous n'avons d'autre choix que de magnifier cet être humain que Dieu a déjà choisi. Et comment le faire ? En créant le gamou pour célébrer l'anniversaire de la naissance du Prophète. Quand on célèbre une personne que Dieu a déjà élevée, on ne fait que s'élever soi-même».  C'est ainsi que l'idée du gamou est née. Au début ils étaient deux : Seydi El Hadj Malick Sy et <a class="link" href="http://www.asfiyahi.org/photos/Serigne-Rawane-Ngom-jpg_gp732293.html">El Hadj Rawane Ngom de Paal</a>. Ils partageaient le Coran en deux et chacun d'eux lisait une partie jusqu'au petit jour. Ils priaient le Fajr et s'arrêtaient. Et année après année cela a pris de l'ampleur, le cercle s'agrandissait de plus en plus et cette célébration connaissait chaque fois un plus grand succès que la fois précédente. Quand un homme ordinaire, et à plus forte raison un homme de Dieu, persévère à faire le bien, Dieu finit par bénir cette chose, et c'est ce qui est arrivé avec le gamou de Seydi El Hadj Malick Sy. Il aurait pu dire« mes écrits suffisent, que les gens les lisent » et en rester là, mais, par sa grande humilité, il est allé chercher le <a class="link" href="http://www.asfiyahi.org/Qa%E1%B9%A3%C4%ABda-al-Burda-Poeme-du-manteau_a188.html">« Burde »</a> de Mohamed Boussri (un long poème écrit par cet auteur tunisien sur le Prophète (PSL) et sur Cheikh Ahmed Iidjani). El Hadj Malick a estimé que le Burde recelait tant de secrets qu'on pouvait valablement préparer la semaine de la naissance du Prophète en en lisant un passage tous les soirs. En fait le Burde a été instauré pour deux raisons principales :       <br />
              <br />
       1) comme les connaisseurs divergent sur la date exacte de la naissance du Prophète, dont la majorité estime que c'est le 12ème jour du mois lunaire de Maouloud (plutôt que le 10 ou le 9), Seydi El Hadj Malick Sy, pour éviter de rater le jour exact, a occupé les 10 premiers jours du mois par le Burde. Ainsi chaque nuit, les fidèles se retrouvent pour lire un passage du Burde et louer le Prophète (PSL), ils se reposent le llème jour et célèbrent l'anniversaire le 12ème Jour.        <br />
              <br />
       2) L'autre raison est que le Burde offrait l'occasion à Seydi El Hadj Malick Sy de rassembler tous ses Mouhadams à Tivaouane pour débattre des sujets d'actualité ou religieux avec eux et aussi pour évaluer l'état d'avancement des missions qu'il leur a été confié. Le Burde est un texte qui renferme beaucoup de secrets parce qu'en plus de la forme, il ya le fond, mystique. En réalité un seul vers du Burde récité Il fois chaque soir après la prière de Ichaa, suffit pour obtenir la bénédiction divine. Voilà ce que dit un vers :  «Dieu, cet être suprême que tu as choisi,  Je prie en son nom, Que la volonté que j'ai de le suivre et de travailler à promouvoir son action, Je te prie mon Dieu d'exaucer mon intention,        <br />
       Mon Dieu, nous te demandons au nom du Prophète(PSL), D'absoudre tous nos pêchés et de pardonner à tous les musulmans.  En réponse à la prière que font les milliers de personnes qui se retrouvent à la mos¬quée Al Aqsa et au tombeau du Prophète(PSL)&gt;&gt;  Seydi El Hadj Malick a ensuite écrit par exemple:  « Ô Dieu, je te demande de faire entrer dans ta vaste Miséricorde  et dans ton pardon incommensurable tous ceux avec qui nous partageons la parenté de la foi et tous ceux qui, comme nous, sont des humains » Seydi El Hadj Malick a laissé des écrits qui peuvent servir de référence, j'en veux pour exemple son livre <a class="link" href="http://www.asfiyahi.org/KHILAS-OU-MIMIYA-BIOGRAPHIE-DU-PROPHETE-psl-SOUS-FORME-POETIQUE_a186.html">« Hilasou zahab » (l'or décanté)</a> qui est une référence en matière d'éloges au Prophète (PSL). Il y fait montre d'une honnêteté intellectuelle rarement égalée. Il cite toutes ses sources et expose les différences d'interprétation par rapport à tel ou tel évènement. Cette démarche est plus conforme à l'éthique que le fait de dire « je suis le seul à connaître, et le seul à le dire ». Dieu l'a mis à l'abri de cette prétention. C'est pour cette raison, qu'il a laissé de côté ses écrits et nous a ramené le Burde comme référence. Je vais vous rapporter une anecdote au sujet du Burde. Son auteur Mohamad Boussayri avait commencé à faire l'éloge du Prophète (PSL) mais à la fin d'un vers, il s'est trouvé dans l'incapacité de le terminer. C'est le Prophète (PSL) lui même qui lui est apparu pour lui dicter la fin du vers qui disait: « tout ce qu'on peut dire de lui (le Prophète) c'est que c'est un être humain ... », et il n'arrivait pas à terminer. Le Prophète lui dit d'ajouter : « (il est certes un être humain)... mais c'est le meilleur des êtres créés par Dieu ». Il arrive au Prophète (PSL) par modestie de se considérer comme un simple mortel, mais ce qui transparait de ses propos montre qu'il est plus qu'un simple mortel ! Par exemple ce verset du Coran, où il est dit : « Je ne suis qu'un simple annonciateur mais Dieu me parle à moi » (la deuxième partie de la phrase montre que ce n'est pas un simple mortel ». Et c'est pour cela que Dieu dit « Quand mon message arrive, prends le et transmets le sans discuter, par contre quand c'est ta pensée à toi, retourne vers tes compagnons et consulte les ». Dieu atteste dans le Coran que : « le Prophète (PSL) est une personne que j'ai envoyée et tout ce qu'il dit est vrai ». Dieu loue aussi les vertus du Prophète qui lors du voyage nocturne, qui arrivé auprès de son Seigneur a baissé le regard, n'a pas cherché à jeter le moindre regard sur ce qui l'entou¬rait, il a simplement estimé que tout ce qui l'entourait était le Seigneur lui-même et il s'est gardé de soulever les yeux.  C'est pour cela que Seydi El Hadj Malick Sy (RTA) a dit: « Si vous cherchez l'agrément infini de Dieu, recherchez le auprès du Prophète (PSL) et magnifiez par des prières la nuit de la naissance du Prophète ». Et depuis lors, le Gamou est célébré comme cela se fait à Tivaouane. Aujourd'hui, il y a d'autres activités et d'autres célébrations, comme les Ziarras et autres, mais avant il n'y avait que le Gamou. De nos jours, beaucoup de choses sont faites dans ces assemblées qui ne sont pas conformes aux préceptes de l'Islam. Du fait que des hommes et des femmes se retrouvent, il arrive souvent que cela soit un lieu de rencontre, de rendez-vous pour hommes et femmes. Mais si c'est une assemblée pieuse, toute tournée vers la célébration de cette grande nuit, les heures vont passer sans que vous ne soyez conscient que la personne qui est à côté de vous est de sexe différent. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1821667-2484856.jpg?v=1289630580" alt="Entretien avec Serigne Mbaye SY Mansour sur l'importance du Gamou et du Bourde  "Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples" " title="Entretien avec Serigne Mbaye SY Mansour sur l'importance du Gamou et du Bourde  "Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples" " />
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     <div>
      Pour en revenir aux écrits de Seydi El Hadj Malick, C'est ainsi. Il y a des choses qu'une personne ne peut pas faire sans l'orientation de Dieu et son agrément. <a class="link" href="http://www.asfiyahi.org/Thierno-Saidou-Nourou-Tall_a72.html">El Hadj Seydou Nourou Tall (RTA)</a> témoigne que les écrits d'El Hadj Malick ont été réalisés en 20 jours et en incluant tous les détails concernant le Prophète (PSL). Tous ceux qui ont écrit sur le Prophète (PSL) l'ont fait sur un sujet donné : sa naissance, sa mission, ses épouses, sa monture, sa guerre sainte, son exil, sa mort etc ... Seydi El Hadj Malick (RTA) lui, a tout regroupé et écrit sous forme de poèmes la vie du Prophète (PSL). Et il l'a fait scientifiquement, en incluant des chiffres là où la forme poétique ne permettait pas d'inclure certaines choses.  Seydi El Hadj Malick a instauré le Gamou pour en faire un refuge pour les disciples. Ceci parce que on voit souvent les gens prendre pour refuge leur guide religieux, alors que ce guide lui-même n'agit pas correctement vis-à-vis de son Seigneur. Et ce genre de personne entraine ceux qui les suivent vers leur perte. On assiste actuellement très souvent à ce genre de situation. Seydi El Hadj Malick, lui, recommande aux disciples de prendre pour refuge le Gamou. Lui-même disait que son souhait le plus ardent, ce n'est pas le Paradis, mais que demain, le Jour du Jugement Dernier, qu'Allah (SWT) le reconnaisse parmi toute la créature, l'appelle et lui dise « El Hadj Malick, je te remercie, tu as œuvré pour le bien ». C'est ce chemin que Seydi El Hadj Malick a tracé pour nous sa famille et c'est le chemin que nous nous efforçons de suivre. S'il avait laissé une voie pas bonne pour qu'on la suive, les gens doués d'intelligence et connaissant le Coran se seraient gardés de nous suivre. Heureusement pour nous que tel n'est pas le cas .       <br />
              <br />
       <b>Je vous remercie.</b>       <br />
              <br />
       Entretien realise par  Emergence Plus HORS-SERIE Spécial Tivaouane        <br />
              <br />
       Mise en ligne : Asfiyahi.org       <br />
       
     </div>
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     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1821667-2484523.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/Entretien-avec-Serigne-Mbaye-SY-Mansour-sur-l-importance-du-Gamou-et-du-Bourde-Seydi-El-Hadj-Malick-a-instaure-le-Gamou_a187.html</link>
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   <title>Réponse à ceux qui critiquent le fait de délimiter un nombre dans le Dhikr</title>
   <pubDate>Sun, 03 Oct 2010 16:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Asfiyahi.org</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2386840-3343563.jpg?v=1289630709" alt="Réponse à ceux qui critiquent le fait de délimiter un nombre dans le Dhikr" title="Réponse à ceux qui critiquent le fait de délimiter un nombre dans le Dhikr" />
     </div>
     <div>
      Certains ont prétendu que le fait qu’une personne se délimite un certain nombre dans l’accomplissement du Dhikr, cela constitue en soi une innovation (Bid’a). Ces propos sont une grave erreur à rejeter sur celui qui l’a dit, car il va à l’encontre de ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et ses compagnons ont validé.       <br />
              <br />
       Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les œuvres les plus aimées d’Allah sont celles qui durent constamment même si elles sont peu. » (Rapporté par les deux Chouyoukh)       <br />
              <br />
       Il ne fait aucun doute, pour celui qui a une connaissance de la langue, que celui qui est constant dans une adoration (Dawama), cela ne peut qu’impliquer qu’il a une limite connue et cette délimitation dépend de la capacité de chaque personne.       <br />
              <br />
       Une des épouses du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui a évoqué le cas d’une femme qui lui a parlé du grand nombre de prières qu’elle accomplissait, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dit :       <br />
              <br />
       « N’accomplissez des œuvres que ce que vous supportez, car Allah ne se lasse pas (de vous récompenser) jusqu’à ce que vous vous lassiez (de faire des bonnes œuvres). » (Authentique)       <br />
              <br />
       De même, dans le hadith où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Abdallah ibn ‘Amr ibn El ‘As (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il entendit qu’il voulait jeûner et veiller tous les jours de sa vie :       <br />
              <br />
       « Tu ne pourras jamais le faire. Jeûne plutôt certains jours et manges-en d’autres. Veille une partie de la nuit à prier et dors-en une autre… » Après les conseils du Prophète, Abdallah ibn ‘Amr ibn el ‘As (qu’Allah lui dit : « Je me sens capable de mieux que cela »       <br />
              <br />
       Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui répondit : « Jeûne alors un jour et mange les deux suivants. » Il dit : « Je me sens capable de mieux que cela. »       <br />
              <br />
       Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui répondit : « Jeûne un jour et mange un jour, c’était là la façon de jeûner de David (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et c’est le jeûne le plus juste. » Il dit : « Je me sens capable de mieux que cela »…       <br />
              <br />
       Et ainsi jusqu’à la fin de ce hadith authentique.       <br />
              <br />
       Ainsi, on constate que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) adapte les œuvres suivantes à chaque parole énoncée par ‘Abdallah ibn ‘Amr ibn El ‘As (qu’Allah l’agrée) sauf quand il pense qu’il s’agit d’une grande difficulté.       <br />
              <br />
       Il est rapporté par Abou Daoud qu’Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) possédait un sac contenant des cailloux ou des noyaux avec lesquels il faisait le Tasbih, El Hafidh ibn Rajab Hanbali a mentionné qu’il contenait 12.000 cailloux.       <br />
              <br />
       De plus, selon Safiya (qu’Allah l’agrée) :       <br />
              <br />
       Il est rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) entra auprès d’elle et elle avait entre les mains 4000 noyaux avec lesquels elle faisait son Tasbih :       <br />
              <br />
       Il lui dit : « Ô fille de tribu, que fais-tu avec cela ? » Elle répondit : « Je fais mon Tasbih. » Il lui dit : « Sache que j’ai fait le Tasbih depuis que je me suis levé de ton lit bien plus que cela. » Elle lui dit : « Apprends-moi, Ô Messager d’Allah », il dit : « Tu dis : Gloire et Pureté à Allah autant que de choses qu’Il a créées ». Rapporté par Tirmidhi, El Hakem et Ibn Hibban qui l’a authentifié, il en est de même pour le hadith de Jouweïriya et le hadith de Sa’d (qu’Allah les agrée).       <br />
              <br />
       À travers cela, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a indiqué ce qui était encore meilleur, il voulait dire « cela est bien, mais il y a meilleur » et il ne l’a interdit ni à elle, ni aux autres. Si c’était illicite, il le lui aurait clairement interdit.       <br />
              <br />
       Quelle connaissance du Fiqh prétendent-ils détenir, ceux qui interdisent ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a établi ? Et le plus étonnant c’est qu’ils veulent rendre obligatoires leurs erreurs pour toute la communauté.       <br />
              <br />
       Il devrait regarder l’exemple de l’Imam de Médine (Imam Malik (qu’Allah l’agrée)) qui reçut la demande du Khalife voulant obliger tout le monde à suivre son école juridique. L’Imam Malik (qu’Allah l’agrée) refusa, car il est dans sa nature d’être équitable et quant à eux, ont-ils seulement senti les bonnes mœurs des pieux ancêtres ou connaissent-ils ce qu’est l’équité ?       <br />
              <br />
       Il a été authentifié que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ne fît pas plus de 13 rak’at de prières, que ce soit pendant le Ramadan ou dans un autre moment. Il est reconnu par l’unanimité des œuvres de la communauté que le musulman se lève la nuit pour prier en faisant plus que cela (13 rak’at) ou moins et que cela dépend de la capacité de chacun et dans ce domaine, les œuvres des compagnons (qu’Allah les agrée) sont connues.       <br />
              <br />
       Si la communauté s’était limitée au nombre qu’effectuait le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans son adoration, alors ils auraient rendu illicite tout ce qui s’y oppose comme le fait qu’à l’époque du Khalifat de ‘Omar ibn El khattab (qu’Allah l’agrée), il dépassa ce chiffre en effectuant 20 rak’at de prières et les compagnons de même. Et ce fut également le cas à l’époque du Khalifat de ‘Omar ibn Abdelaziz (qu’Allah l’agrée) où ce chiffre passa à 36 rak’at sans qu’il n’y ait de divergences entre les savants musulmans à ce propos.       <br />
              <br />
       Ainsi, chaque musulman connaît sa capacité et à partir du moment où il se limite un certain nombre de fois l’accomplissement de n’importe quelle adoration qu’il est capable d’assumer, sans difficulté, et qu’il y persiste, il accomplit alors l’œuvre la plus aimée d’Allah comme énoncé par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). De ce fait, il ne nous embarrasse guère de prendre les paroles de ceux qui s’y opposent, pour les jeter contre un mur.       <br />
              <br />
       Dans le hadith suivant de Oubay ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) qui est connu, il a dit :       <br />
              <br />
       « J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Je fais beaucoup de prières, combien dois-je te consacrer de mes prières ? ». Il me dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ce que tu veux » Je lui dis : « le quart ? » Il me dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ce que tu veux et si tu rajoutes c’est mieux pour toi. » Je lui dis : « la moitié ? » Il me dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ce que tu veux et si tu rajoutes c’est mieux pour toi » Je lui dis : « Alors, je te consacre toutes mes prières ? » Il me dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Si c’est ainsi cela te suffira face à tous tes soucis et tes péchés seront pardonnés » ». Tirmidhi l’a déclaré bon et authentique, El Hakem a dit qu’il est authentique et Ahmed l’a rapporté dans son Mousnad ainsi que Tabarani avec une chaîne bonne (Hassan).       <br />
              <br />
       Constate ce que veut dire « le quart », « la moitié » et « ce que tu veux ». Donc, ceux qui prétendent que la délimitation est une innovation, ceux-là sont plus en droit d’être appelés innovateurs.       <br />
              <br />
       Ils veulent devancer Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et son Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en déclarant illicite ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a permis et a incité à accomplir, et qui a été exécuté par ses compagnons (qu’Allah les agrée) après lui.       <br />
              <br />
       La sagesse contenue dans la délimitation du Dhikr est d’alléger la communauté, d’organiser l’adoration et d’accoutumer autant que possible à l’adoration, dans le peu ou le beaucoup, avec persistance et sans difficulté afin que les effets s’impriment en nous. S’accoutumer à l’accomplissement du bien permet d’implanter fermement le bien.       <br />
              <br />
       <b>Recherche et Traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe</b>
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