<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
  <description><![CDATA[Le Portail de la Jeunesse Tidiane]]></description>
  <link>https://www.asfiyahi.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T08:46:13+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.asfiyahi.org/var/style/logo.jpg?v=1259155802</url>
   <link>https://www.asfiyahi.org/</link>
   <title>Asfiyahi.Org -  Islam Tidjaniyya Sénégal </title>
  </image>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.asfiyahi.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.asfiyahi.org,2026:rss-1822466</guid>
   <title>LETTRE DE SEYYIDINA CHEIKH AHMAD AT TIDJANI CHÉRIF AUX DISCIPLES</title>
   <pubDate>Wed, 10 Dec 2014 13:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Asfiyahi.org</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La Tidjaniyya]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/1822466-2485883.jpg?v=1289630583" alt="LETTRE DE SEYYIDINA CHEIKH AHMAD AT TIDJANI CHÉRIF AUX DISCIPLES" title="LETTRE DE SEYYIDINA CHEIKH AHMAD AT TIDJANI CHÉRIF AUX DISCIPLES" />
     </div>
     <div>
      « Après la louange d'Allah qu'Il soit Magnifié et Exalté, Sa Grandeur est Immense, Sa Puissance est élevée, Sa Majesté est sanctifiée. Cet écrit est adressé à l'ensemble des disciples de Fès et du Maghreb, que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde et la bénédiction d'Allah, que tout cela s'amoncelle sur vous autant que persiste le royaume d'Allah.       <br />
              <br />
              <br />
       Du pauvre serviteur en Allah, Ahmed ibn Mohamed Tidjani :       <br />
              <br />
              <br />
       Nous demandons à Allah, que Sa Puissance soit magnifiée et que Son Immensité soit élevée, qu'Il vous regarde tous par l'œil de l'amour et de l'agrément, par celui de l'attention et de l'inondation de grâce, par celui de l'élection et du choix.       <br />
              <br />
              <br />
       Que tout le bien de la religion, de ce bas monde et de l'au-delà vous soit donné autant que possible, et que tous les maux de la religion, de ce bas monde et de l'au-delà vous soient écartés et qu'Il vous en protège, jusqu'à ce qu'Il ne vous laisse aucun péché, petit ou grand sans l'avoir noyé dans l'océan de Son pardon et de Sa générosité.       <br />
              <br />
              <br />
       Qu'Il ne vous laisse rien comme demande ou besoin, n'étant pas dans sa désobéissance, qui ne soit vite exaucé. Qu'Il vous prête main forte dans ce qui vous est prédestiné, si ce n'est pas en accord avec ce qui vous est prédestiné, qu'Il vous remplace toutes ces demandes par ce qui est meilleur et plus élevé.       <br />
              <br />
              <br />
       Qu'Il ne vous laisse aucun mal d'entre les maux causés par les mains des créatures sans que ne s'interpose entre vous et ceux-là, un soldat appartenant à Sa Puissance et Sa Souveraineté, si cela ne va pas à l'encontre de sa prédestinée ; si cela va à son encontre, alors qu'avec ces maux, je demande à Allah qu'Il vous donne son entière douceur, son aide, sa facilité jusqu'à ce que ces maux vous soient ôtés et vous laissent ainsi en sûreté.       <br />
              <br />
              <br />
       Je vous recommande ainsi qu'à moi de craindre Allah et de prendre garde qu'Il ne vous surprenne dans le péché, car certes pour chaque péché, le serviteur aura deux malheurs qu'il ne pourra éviter, un malheur dans ce bas monde et un malheur dans l'au-delà. Le malheur dans l'au-delà surviendra sans aucun doute à moins qu'il ne soit remplacé par le pardon d'Allah (qu'Il soit Exalté).       <br />
              <br />
              <br />
       Quant au malheur dans ce bas monde, il surviendra aussi assurément pour toute personne commettant un péché, à moins qu'il repousse ce malheur par l'aumône envers un pauvre ou par ce qu'il dépense comme argent pour les relations familiales ou par le fait de payer les dettes de l'endetté ou d'effacer une dette qui lui revenait.       <br />
              <br />
              <br />
       S'il n'y a pas cela alors le malheur le frappera. Donc, garde-toi puis garde-toi de désobéir à l'ordre d'Allah. Si jamais il y a eu désobéissance, et le serviteur n'est pas à l'abri des péchés, il faut se précipiter vers le repentir et le retour à Allah, car si cela n'est pas fait rapidement il faut savoir que le serviteur est en train de perdre son estime auprès du Vrai.       <br />
              <br />
              <br />
       Dans cette situation il est en exposition face à la colère d'Allah. À moins qu'il ne ressente en son cœur qu'à cause de ce péché, il est dans le besoin d'Allah. Qu'en raison de cela, il en a le cœur brisé et qu'il est conscient de sa chute dans les degrés de son Nafs sans que l'on ait besoin de lui faire des reproches. Ainsi, tant que le serviteur sera sur cela il est dans la voie du bien.       <br />
              <br />
              <br />
       Prenez garde ! Nous cherchons protection auprès d'Allah contre le fait de se sentir à l'abri de la ruse d'Allah en ce qui concerne nos péchés, et donc, de se sentir en sûreté face au blâme d'Allah. Certes celui qui reste dans cet état vis-à-vis d'Allah et qu'il y reste longtemps, cela est une preuve qu'il va mourir mécréant et on cherche protection auprès d'Allah.       <br />
              <br />
              <br />
       Sachez que tout ce que vous entendez sur les particularités de ce Ouird est véridique et arrivera certainement. Donc prenez garde à sa négligence, même si c'est une fois dans la vie, et la condition du Ouird est de préserver les prières en groupe et ce qui concerne la Loi (Chari'a).       <br />
              <br />
              <br />
       Méfiez-vous encore une fois de vous croire à l'abri de la ruse d'Allah dans l'accomplissement des péchés, car certes c'est la source de la perdition, ne rompez pas vos relations que ce soit vis-à-vis de l'ensemble des créatures, mais surtout entre vous et les frères. Aussi, visitez-vous pour Allah, nouez des relations pour Allah et donnez à manger pour Allah autant que cela vous est possible, sans difficulté, ni gêne.       <br />
              <br />
              <br />
       Vous devez cheminer sous l'ordre d'Allah pendant que surviennent les épreuves et les malheurs. Ce bas monde est la demeure de la mise à l'épreuve et des malheurs, qui sont comme les vagues de la mer et Allah n'a descendu le fils d'Adam en ce monde que pour qu'il se heurte à ses tentations et ses épreuves.       <br />
              <br />
              <br />
       Ainsi, il n'y a aucun espoir pour le fils d'Adam d'échapper à cela tant qu'il vit en ce bas monde. Aussi il faut patienter dans toutes les situations, autant que possible et selon toutes nos capacités. Lorsqu'une épreuve ou un malheur s'abat sur vous, consolez-vous en vous disant que ce monde n'a été créé et construit que pour cela, que l'être humain n'y a été descendu que pour cette affaire et que tout le monde galope sur la même piste. Qu'il sache alors qu'il est comme chacun d'entre eux et qu'il sera questionné.       <br />
              <br />
              <br />
       Sachez qu'à notre époque personne ne peut échapper aux péchés, car ils tombent sur les gens comme une pluie abondante. Aussi, multipliez ce qui permet de les expier et parmi ce qui assure cela il y a Salat Fatihi car aucun péché ne lui échappe qu'il soit isolé ou regroupé, comme aussi la prière de glorification (Salat Tasbih) et cette évocation que l'on doit répéter tous les jours trois fois : « Ô mon Seigneur ! Ton absolution est plus vaste que mes péchés et j'ai plus d'espoir en Ta Miséricorde qu'en mes œuvres »       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Il y a aussi ce que l'on doit répéter nuit et jour et qui est :       <br />
              <br />
              <br />
       Il n'y a de divinité qu'Allah et Allah est le plus grand       <br />
              <br />
              <br />
       Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul       <br />
              <br />
              <br />
       Il n'y a de divinité qu'Allah, Il n'a aucun associé       <br />
              <br />
              <br />
       Il n'y a de divinité qu'Allah, à Lui la royauté et à Lui la louange       <br />
              <br />
              <br />
       Il n'y a de divinité qu'Allah et Il n'y a de Puissance et de force qu'en Allah Le Très-Haut, L'Immense       <br />
              <br />
              <br />
       II y a aussi Hisbou Saïfi pour celui qui peut le préserver et autres formules de ce genre.       <br />
              <br />
       </b>       <br />
       Recevez la bonne nouvelle que certes toute personne qui est en notre amour et qui meurt avec, celui-là sera ressuscité parmi les gens du salut, quelle que soit sa situation et tant qu'il ne se croit pas à l'abri de la ruse d'Allah.       <br />
              <br />
              <br />
       De même pour tous ceux qui prennent notre Ouird, ils seront ressuscités parmi les gens du salut et ils entreront au Paradis sans être jugés et sans subir de châtiment ainsi que leurs parents, leurs femmes, leurs enfants à la condition toutefois de croire, de ne pas renier notre amour et de ne pas se sentir à l'abri de la ruse d'Allah comme nous l'avons déjà cité.       <br />
              <br />
              <br />
       Ainsi, ils seront les voisins du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans les plus hauts degrés du 'Illiyine et seront en sûreté de l'instant de leur mort jusqu'à leur entrée au Paradis.       <br />
              <br />
              <br />
       Et que la Paix et la Miséricorde d'Allah soient sur vous ainsi que Sa Bénédiction. »       <br />
              <br />
       <b>Texte tiré et traduit de Djawahirou-l-Ma'ani</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/1822466-2485883.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/LETTRE-DE-SEYYIDINA-CHEIKH-AHMAD-AT-TIDJANI-CHERIF-AUX-DISCIPLES_a190.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.asfiyahi.org,2026:rss-2421269</guid>
   <title>Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya</title>
   <pubDate>Wed, 20 Oct 2010 21:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Asfiyahi.Org</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On ne peut parler de la branche Niassène de la Tijaniyya sans s'arrêter sur la biographie d'El Hadji Abdoulaye Niass. Ce grand nom de la Tijâniyya est né dans le village de Bély (Djoloff) en 1845. Les historiens s'accordent à soutenir que son père fut tué lors d'une « guerre sainte » dans le Saloum[1] en compagnie de Maba Diakhou Bâ.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394381.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      . Après sa formation religieuse classique reçue auprès de son père, il séjournera dans plusieurs autres écoles du pays, dans le Saloum et les régions environnantes.       <br />
              <br />
        Cheikh Abdoulaye Niass se distingue par ses innombrables visites dans les pays arabes et les grandes capitales religieuses. Malgré les conditions politiques difficiles au Sénégal tout au long du XIX ème siècle et au début du XX ème, il a eu l'opportunité de visiter Fès et d'effectuer le pèlerinage à la Mecque en 1890. Durant ce voyage aux lieux saints de l'islam, il s'arrêtera en Egypte pour recueillir des ijâzât pour certaines disciplines religieuses. Il est, souvent, présenté comme l'un des cheikhs sénégalais qui ont le plus de maîtrise de la langue arabe au regard de ses multiples contacts avec le Maghreb mais aussi le Machrek. El Hadj Abdoulaye Niass est affilié à la Tijâniyya par la silsila omarienne avec le Cheikh Muhammad Ibrâhîm Diallo comme intermédiaire. Il reçut, comme ses prédécesseurs, plusieurs ijâzât des muqaddams de Fès, lors de sa visite au Maroc.       <br />
              <br />
        Après son pèlerinage à la Mecque, il s'installera à Taïba Niassène[2]dans le Saloum[3] où il construira une grande mosquée[4]. En voulant prêcher et enseigner l'islam dans cette région du Saloum, il se heurta à l'Administration coloniale française qui surveillera, de près, ses activités et ses déplacements. Devant cet acharnement, il s'exila par deux fois en Gambie[5] voisine. Cet exil était aussi la marque de son refus d'envoyer ses enfants à l'« école française » et du service militaire obligatoire. Après un retour à Taïba Niassène qui ne durera que deux courtes années, il s'exilera de nouveau en Gambie pour les mêmes raisons en 1900. Le Cheikh s'installe définitivement à Kaolack en 1911 où il construit une Zâwiya et dispense son enseignement à ses fidèles jusqu'à sa mort en 1922, la même année que Cheikh El Hadj Malick Sy de Tivaouane.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394382.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      El Hadj Abdoulaye Niass n'a pas laissé une œuvre écrite très abondante. Certains attribuent ce fait à son instabilité et les tracasseries dont il fut victime. A part son Tanbîh al-nâs 'alâ shaqâwat nâqidî abî-l-'abbâs (Avertissement sur les Malheurs des détracteurs d'Abû al-'Abbâs (nom donné au fondateur de la Tijâniyya), on lui compte quelques prêches retranscrits. Il aurait dit à ce propos « Mes disciples sont mes livres et mes anthologies »[6].       <br />
              <br />
       Les cheikhs de Médina Baye ont eu cette réputation d'être très tôt connectés aux grands centres du monde musulman. Ce fut le cas d'El Hadji Ibrahima Niass. Outre ses contacts à l'occasion du pèlerinage à la Mecque, El Hadj Ibrahima Niass avait noué des relations aussi bien en Afrique noire que dans le monde arabe. On le disait habitué du Président Nkrumah, de Gamal Abdel Nasser, Ben Bellah, Mohamed V mais aussi de Chu En Laï ou encore du Général de Gaulle[7].       <br />
              <br />
       El Hadj Ibrahima Niass était convié dans toutes les grandes rencontres des pays « musulmans ». Selon un de ses petits-fils, il « se proposait d'apporter sa contribution à la marche en avant de l'islam ». C'est peut-être cet engagement qui lui aurait valu de grandes distinctions sur la scène internationale.       <br />
              <br />
       Ainsi, il sera élu vice-président du Congrès mondial islamique au sommet de Karachi, en 1964. Il est,        <br />
       par ailleurs, toujours d'après notre informateur, l'un des membres fondateurs de l'actuelle Ligue Islamique mondiale. On lui a donné, d'ailleurs, le surnom de Shaykh al-islâm vu son implication dans les organisations islamiques et son aura internationale. En Egypte, par exemple, il fut membre du Conseil Supérieur des Affaires islamiques au Caire où il entra à l'Académie de Recherche de l'Université Al-Azhar[8]. Mais, dans le Maghreb, malgré ses étroites relations avec la Communauté des Erudits en islamologie, à Alger, c'est avec le Maroc qu'il a plus noué des liens très étroits.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>El Hadji Abdoulaye Niass et les oulémas marocains : des relations intellectuelles </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394383.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      El Hadj Abdoulaye Niass s'est rendu à Fès en 1911 en compagnie de son fils Muhammad Niass, afin de se recueillir sur le mausolée de Cheikh Ahmed Tijânî.        <br />
              <br />
       Certains témoignages affirment qu'il y est resté pendant longtemps. Il aurait demandé à son fils de se rendre au pèlerinage à La Mecque pendant qu'il restait l'attendre à Fès[9]. Ce dernier relate l'évènement dans son Al-kibrît al ahmar fî madâ'ih al-qutb al-akbar, et dit avoir rejoint son père à Fès, avant leur départ pour le Sénégal. Cheikh Abdoulaye Niass mit à profit ce long séjour à Fès pour rencontrer les personnages les plus importants de la Zâwiya de Fès dont, en particulier, le Faqîh Ahmad Sukayrij (m.1944).        <br />
              <br />
       Ce dernier lui décerna une ijâza et lui chargea de transmettre un « message d'amitié » à El Hadj Mâlick Sy[10]. Ce voyage à Fès, l'aura certainement marqué comme cela se perçoit à travers ses poèmes et autres écrits. Il y évoque la ville de Fès et recommande à ces disciples d'y effectuer un pèlerinage, en leur assurant qu'ils trouveront les moyens mystiques d'étancher leur « soif spirituelle »[11].        <br />
              <br />
       La branche Tijâniyya qu'il dirigeait restera en contact permanent avec le Maroc par la voie des pèlerinages et des échanges intellectuels. Ces liens étroits ne se seront jamais rompu et participent, encore aujourd'hui, de ce caractère spécifique qui fait des Niass un véritable pont entre l'Afrique noire et le monde arabe.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394390.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      Après la disparition d'El Hadji Abdoulaye Niass en 1922, ses successeurs et ses enfants ont poursuivi les relations avec le Maroc et surtout la ville de Fès et ses Muqaddams. Ils participèrent, de ce fait, au renforcement des relations entre tijânis sénégalais et marocains de manière générale.        <br />
              <br />
       Ainsi son fils aîné, Muhammad Niass, plus connu, par la suite, sous le nom de Khalifa Niass[1], se rendra une deuxième fois à Fès en 1924. Il reçut, comme son père, deux ijâza de Mahmûd et de Muhammad fils de Muhammad al-Bashîr fils de Sîdî Ahmed Tijânî, le fondateur de la Tijâniyya.        <br />
       Khalifa Niass se présente comme un farouche défenseur de la Tijâniyya dans ses écrits.        <br />
              <br />
       D'ailleurs, son ouvrage le plus connu est le Al-kibrît al ahmar fî madâ'ih al-qutb al-akbar, un grand recueil composé de 121 qasîda[2] pour un total de 3120 vers. Ce recueil est entièrement consacré à l'éloge de la Tarîqa, de son fondateur et de ses muqaddams les plus connus. Muhammad Khalifa Niass entretint de très bonnes relations avec Fès comme en attestent ses multiples correspondances. Elles s'adressaient, principalement, au Faqîh Cheikh Ahmad Sukayrij[3] et à l'historien 'Abd al-Rahman ibn Zaydân.        <br />
              <br />
       Ces correspondances porteraient sur les échanges de manuels et de supports d'enseignements communs à l'école sénégalaise et marocaine et de la situation de la confrérie en Afrique de l'ouest et au Sénégal, en particulier. Un autre fils d'El Hadj Abdoulaye Niass, Ibrahima Niass, se consacrera à l'expansion de la Tijâniyya, non seulement au Sénégal, mais dans le reste de la sous-région ouest-africaine et même en Afrique centrale, moins islamisée. Il fut à la base d'un vaste mouvement d'expansion de la confrérie jusqu'au Nigeria, au Cameroun, en Guinée, au Ghana et même en Asie et aux Etats Unis[4]. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394391.jpg?v=1289630723" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      En raison de sa grande culture littéraire, religieuse et même mystique selon ses disciples, Cheikh Ibrahima Niass était tellement influent dans les milieux tijânis que son aura gagnera très vite les grandes capitales religieuses arabes comme Fès.[5] Au regard du rayonnement international des Niass la Zâwiya-mère, a Fes, avait toujours eu des liens avec Medina Baye.        <br />
       Cheikh El Hadji Abdoulaye Niass a visité plusieurs fois Fès, sans compter ses nombreux passages dans cette ville sur la route du pèlerinage à La Mecque ou lors des fréquents déplacements dans le monde arabe en général. Il semblerait qu'il faisait de la capitale religieuse et intellectuelle du Maroc un passage obligé à chaque déplacement à l'étranger[6]. Cheikh Abdoulaye Niass, à force de se rendre au Maroc, avait l'occasion de visiter d'autres villes où se sont éparpillés différents Muqaddams de la confrérie Tijâniyya.        <br />
              <br />
       Ainsi, en plus de Fès où il rencontra Sayyid Tayyib, petit-fils de Tayyib al-Sufyânî, et Muhammad Barrâdah[7], il se rendra Sefrou, Tanger et Settat[8]. Son séjour dans cette dernière ville eut un grand retentissement et revêtit un caractère spécial au regard de ses relations amicales avec Cheikh Ahmed Sukayrij.        <br />
              <br />
       Médina Baye et la Zawiya de Kaolack ont beaucoup participé au rayonnement de la Tijaniyya notamment dans le monde arabe, en Afrique anglophone et surtout aux Etats-Unis avec le travail colossal fait par le regretté Imam Assane Cissé qui, sa vie durant, était un véritable ambassadeur de la Tarîqa Tijaniyya à travers le monde.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2421269-3394403.jpg?v=1289630724" alt="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" title="Tidjaniya dans le Monde : Les Niassenes de Kaolack et le rayonnement de la Tijaniyya" />
     </div>
     <div>
      [1] - région du Sénégal peuplée essentiellement de Sérères, l'une des rares ethnies ayant opposé une longue résistance à l'islam.       <br />
       [2] - « Tayba » est l'un des noms de Médine où se trouve le mausolée du Prophète Muhammad.       <br />
       [3] L'un des royaumes du Sénégal situé dans le bassin arachidier, au centre du pays.       <br />
       [4] - La tradition orale insiste sur le fait qu'il ait construit la mosquée avant sa propre maison à l'instar du Prophète Muhammad dont le premier geste lors de son arrivée à Médine (Hégire) était l'érection d'un lieu de culte, la Mosquée.       <br />
       [5] - La Gambie fut une enclave, colonisée par les Anglais, hors du contrôle français.       <br />
       [6] - D'après son petit fils Ahmed Khalifa Niass.       <br />
       [7] - ces informations nous sont données par un de ses disciples par ailleurs très proche de sa famille.       <br />
       [8] - l'institut islamique qu'il a créé dans sa ville de Kaolack est d'ailleurs l'un des rares à délivrer des diplômes reconnus par l'Université Al-Azhar où beaucoup de ses disciples d'Afrique de l'Ouest, notamment du Nigéria, sont formés avant d'être envoyés dans leurs pays d'origine afin d'y prêcher l'islam et la tijâniyya.       <br />
       [9] - Le pèlerinage à la Mecque vu les modestes conditions de l'époque, pouvait nécessiter une longue période de plusieurs années.       <br />
       [10] - Nous nous sommes entretenu avec plusieurs des enfants de ce cheikh actuellement installés à Casablanca. Ahmad Sukayrij a occupé plusieurs fonctions prestigieuses au Maroc dont celle de Cadi à Settat. En compagnie de Mawlây Hafîz, il séjournera longuement à Paris. Il est, d'après l'un de ses fils que nous avons rencontré, Abdelhay Sukayrij, l'auteur des calligraphies sur les rebords intérieurs de la Mosquée de Paris. Il reçut plusieurs distinctions aussi bien françaiases que marocaines.       <br />
       [11] - On peut trouver des extraits allant dans ce sens au début de son poème « al-hamd li-l-lâh li wusûlî fâs », « Louange à Dieu pour mon arrivée à Fès ». Le voyage de Fès était périlleux et parsemé d'obstacles administratifs à l'époque. Se rendre à cette ville et y effectuer un pèlerinage relèverait du miracle !       <br />
              <br />
       [1] - Il succéda à son père à la tête de la zâwiya de Kaolack en 1922.       <br />
       [2] - ode d'une certaine longuer en arabe.       <br />
       [3] - le fils de ce faqîh que nous avons rencontré à Casablanca en avril 2002, nous a confirmé par des correspondances la visite du moqaddam sénégalais ainsi que l'échanges de cadeaux symboliques tels que des livres et écrits divers sur la confréries Tijâniyya.       <br />
       [4] - Un de ses petits enfants nommé Assane Cissé était parti étudier aux USA. Il y s'installera définitivement et eut beaucoup d'adeptes parmi la population (noire et blanche). Il servit alors de lien entre ces adeptes de la Tijâniyya en Amérique et la Zâwiya des Niass, à Kaolack. Nombreux sont d'ailleurs les jeunes américains qui viennent séjourner pendant longtemps au Sénégal pour y recevoir l'enseignement religieux auprès des cheikh de la Tijâniyya de Kaolack. Ces cheikhs, en collaboration avec l'université Al Azhar envoient beaucoup d'étudiants originaires du Nigeria, étudier au Caire. Il finissent par acquérir la nationalité sénégalaise parce qu'adoptés par les marabouts Niassène.       <br />
       [5] - Rappelons qu'il sea nommé vice-président du Conseil Mondial islamique, un des ancêtres de l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique).       <br />
       [6] - Ceci est-il fruit d'une simple légende non sans fondements quelquefois historique assez répandue au Maroc comme quoi les sénégalais commencent toujours par la visite de Fès et du mausolée de Sîdî Ahmed ijâni avant de se rendre à La Mecque ? Des témoignages soutiennent qu'il fit un détour à Fès lors d'un voyage en Chine où il aurait des adeptes qu'il aurait initiés à la Tijâniyya.       <br />
       [7] - Il est le petit fils de Sîdî 'Alî Harâzim Barrâdah, le premier moqaddam et calife de Sîdî Ahmed Tijânî, fondateur de la Tijâniyya. Nous avons rencontré, lors de notre visite du mausolée de Sîdî Ahmed à Fès, un personnage nommé Ahmad Barrâdah, se présentant comme son arrière petit fils et qui nous a témoigné de ces passages de chefs religieux sénégalais, encore aujourd'hui, dans leur maison familiale.       <br />
       [8] - probablement chez le muqaddam Sukayrij devenu cadi de cette ville.       <br />
       Publié dans ISLAM AFRICAIN, FIGURES AFRICAINES, AU COIN DE LA ZAWIYA |        <br />
              <br />
       <b>Par Bakary SAMBE*       <br />
       * Institute for the Study of Muslim Civilisations       <br />
       Aga Khan University - Londres bakary.sambe@aku.edu </b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2421269-3394382.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/Tidjaniya-dans-le-Monde-Les-Niassenes-de-Kaolack-et-le-rayonnement-de-la-Tijaniyya_a537.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.asfiyahi.org,2026:rss-2166445</guid>
   <title>Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bakary Sambe</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités de la Hadara]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tout débat qui s'enferme et reste le domaine réservé d'un cercle est appelé à devenir stérile. Et, à défaut de pouvoir produire, faute de paradigmes, de nouveaux concepts élargissant la vision de la chose religieuse, l'on restera, pour toujours, prisonnier d'un état d'esprit statique et malheureusement propice à toutes sortes de divagations. Ainsi, l'on pourrait se demander si les questions religieuses au Sénégal doivent rester l'apanage d'une certaine catégorie de “spécialistes” au risque de demeurer intactes tellement la grande masse des intellectuels (non arabisants) les croit intraitables. Il faut, tout d'abord, commencer par une délicate et laborieuse tache de délimitation terminologique pour ce qui est de la distinction entre des spécialités proches par leur contenu, mais différentes par leur méthodologie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2166445-3019127.jpg?v=1289630630" alt="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" title="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" />
     </div>
     <div>
      Il est courant, au Sénégal, de confondre les domaines d'intervention de deux spécialistes, ceux du théologien et de l'islamologue. Ainsi, dans le langage des médias et des “profanes”, on qualifie d'islamologue tout intervenant sur les questions religieuses et les pratiques culturelles. Il serait temps de faire la différence entre ce terme et celui de théologien qui, malgré quelques réserves, serait plus approprié à ces derniers qui nous éclairent sur la prière, la zakat et les autres piliers de la religion musulmane.       <br />
              <br />
       On peut dire, dans ce sens, que le théologien est celui qui, par son érudition religieuse et sa formation, arrive à produire, non pas des réflexions, mais une interprétation ou une lecture in doxa de la religion à laquelle il appartient, dans le cadre défini d'une école juridico-légale de celle-ci ou de manière transversale. L'islamologue qui, au contraire, peut ne pas être “religieux”, c'est-à-dire laïc ou même athée, vise par une approche, en principe objective et donc détachée, à émettre des réflexions sur l’islam, des hypothèses, des questions philosophiques, culturelles et civilisations de son message. N'est pas donc forcément islamologue celui qui traite les questions ayant trait aux pratiques cultuelles (ablution, prière, zakat, ramadan…) comme ne sera pas forcément musulman le spécialiste qui nous apprendra d'intéressantes choses sur l'islam, son histoire et ses écoles juridico-politiques.        <br />
              <br />
       On a vu l’imposante contribution des Brocklemann, Berque, Gardet et tant d’autres aux études sur l’islam.       <br />
              <br />
       Mais, on pourrait penser que ce malentendu terminologique n'a pas que des fondements linguistiques. Il va au-delà et s'explique par une certaine perception que le musulman sénégalais a du rapport congénital entre la langue arbre, ses locuteurs et le message coranique, pour ne pas dire l'islam en général. A force de faire le lien, il est vrai intrinsèque, entre la langue arabe et le texte coranique, le musulman noir africain finit par sacraliser tout locuteur de la langue du dâd. C’est la raison pour laquelle certaines catégories de théologiens veulent disqualifier tous les autres intellectuels lorsqu’il s’agit du débat sur l’islam.       <br />
              <br />
       Le Coran est un livre dont la langue d'expression est l'arabe, mais tout ce qui est écrit en arabe (poèmes d'amour d'Imru'ul Qays, d'apologie du vin d'Abû Nawws, les thrènes d'Al Khansâ, etc.) ne devient par forcément partie intégrante du message de l'islam. Il est encore courant qu'une bonne partie des musulmans sénégalais voit en tout spécialiste de la langue arabe un guide éclairé en matière religieuse. De même, tout originaire d'un pays arabe peut être considéré, par certains, comme porteur de la “baraka” et devient, du coup, objet de vénération ou en tout cas fait autorité ! Cette vision pousse à négliger la plus grande production scientifique sur l'islam redevable, pour beaucoup, à des non-musulmans, islamologues de formation.        <br />
              <br />
       On pourrait citer, à ce propos, en ce qui concerne les études sur l'islam en Afrique, Paul Marty, Vincent Monteil (qui s'est finalement converti à l'islam), Guy Nicolas, Christian Coulon et même Jean Copans. Dans le domaine de l'islamologie en général, nul assoiffé de connaissances valides, de mûres réflexion, ne saurait se passer de Louis Massignon, du Père Henri Laoust, de Régis Blachère, de Jacques Berque, de Maxime Rodinson, de Bernard Lewis (malgré ses quelques errements), d'Olivier Mongin et des principaux animateurs de la revue Esprit, en France. On pourrait faire de même pour les études arabes en ce qui est de l'apport de Charles Pelat et surtout de l'allemand L. Brocklemenn, l'auteur de l'incontournable Geschichte der Arabischen Littérature, traduit dans plusieurs langues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2166445-3019128.jpg?v=1289630630" alt="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" title="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" />
     </div>
     <div>
      Pour mieux étayer cela, il n'y a qu'à se pencher sur le cas de l'Encyclopédie de l'islam (éditée à Leiden) et remarquer la prédominance des articles venant de non-musulmans. Il est vrai qu'il persiste un débat houleux, passionnant mais aussi, malheureusement, passionné autour d'une sélection orientée d'auteurs “recommandables” pour le “bon musulman”. Nous dirions que ce débat, qui ne l'est finalement que de nom, penche plus vers l'idéologie et le dogme, deux concepts aux antipodes de la science qui prône l'objectivité dans la démarche. Nous voulons parler de cette manie de considérer ipso facto comme détracteur tout auteur non-musulman s'intéressant à l'islam.       <br />
              <br />
       Une telle attitude est non seulement nuisible à la science dont l'universalité et l'ouverture font la force, mais, qui plus est, favorise le parti pris et vide de son sens l'islamologie qui n'est point synonyme de théologie ? On se focalise finalement plus sur la source qui peut être orientée que sur les modes d'acquisition de la science, elles, universellement admises. Ainsi, un certain manque d'honnêteté intellectuelle pousse quelques-uns dans des positions intéressées jetant l'anathème sur toute la production scientifique de ceux communément appelés orientalistes, al-mustashriqûn, dans le jargon des arabisants sénégalais qui croient avoir le monopole du discours religieux.       <br />
              <br />
       Ce qui est étonnant est que les tenants d'une telle thèse n'hésitent pas aujourd'hui, avec le développement des Ntic, à utiliser, lorsqu'ils y trouvent leur compte, les moyens techniques d'où qu'ils viennent (CdRom Coran) ou encore le système de correspondance des datations grégoriennes et hégiriennes mis sur pied par ces mêmes orientalistes.       <br />
              <br />
       L'intérêt pour l'islam, avec son riche passé culturel et civilisationnel, devrait faire de sorte que la passion pour la recherche prime sur celle des querelles idéologiques. Il serait dommageable que la vision étriquée fournie par une pseudo-islomologie orientée nous fasse passer à côté de l'énorme richesse. Aujourd'hui, cette vision favorise le manque d'ouverture de “spécialistes” ou de “représentants” par la suite imputée injustement à l'islam.       <br />
              <br />
        Ce qui fait que cette pluralité, cet esprit de tolérance et d'ouverture qui ont marqué l'âge d'or et les siècles brillants de l'islam échappent à la plupart des musulmans qu’on veut canaliser et enfermer dans des grilles de lecture préconçues. Les musulmans ainsi « canalisés » sont peu, aujourd'hui, à être au diapason de la largesse d'esprit d'un Averroès (Ibn Rusd) qui, dès le Moyen Age, avait initié le grand débat sur la question de la comptabilité ou non entre foi et raison, au moment où les Almohades (almuwahhidûn) éclairaient l'Europe musulmane qui ne pensait pas encore à sa Renaissance. Il n'y a qu'à remarquer le nombre de versets du Coran finissant par “ceci s'adresse aux gens qui réfléchissent” (liqawmin yatafakkarûn) ou “ceci s'adresse aux doués de raison” (ûlul albâb), pour se rendre compte de la prédisposition propre à l'islam à accepter la réflexion et le discernement. Pourtant, l'esprit de l'islam, contrairement aux idées reçues, va plutôt vers l'universalisme et l'ouverture que vers toute forme d'exclusion en matière scientifique.        <br />
              <br />
       N'est-il pas attribué au Prophète Muhammad ce hadith : “Allez à la recherche de la science même jusqu'en Chine” ? Le moins averti des musulmans peut savoir qu'à cette époque du VIIe siècle, cette partie du monde était vide de toute population musulmane.       <br />
              <br />
       Mais au moment où tout le monde scientifique opte ou tend vers l'interdisciplinarité, persiste encore une catégorie de “spécialistes” de questions religieuses qui s'enferme dans le carcan d'une dogmatique vision des choses. Pourtant, l'histoire, la sociologie ainsi que la philosophie seraient, aujourd'hui comme toujours, d'un apport inestimable pour comprendre les faits fondateurs de l'islam, objet central de l'islamologie et parfois - peut-être à tort -loin des préoccupations du simple théologien du « oustaz » du coin ou de l’ « islamologue » autoproclamé de la radio.       <br />
              <br />
       S'enfermer dans la lettre des messages religieux en tuant l'esprit reviendrait à réduire la religion à une vague somme d'ordres et d'interdits. Une telle vision simpliste dépouille l'islam que certains disent défendre et purifier, de son essence et la rendrait en porte à faux avec l'environnement socio-politique et existentiel de ses adeptes. Seule une réelle approche islamologique et non seulement théologique pourrait aider le musulman à se retrouver dans un environnement de plus en plus complexe et trouver les réponses espérées dans son système de valeurs en interaction avec le monde social réel.       <br />
              <br />
       Les grands personnages de l'islam sénégalais avaient, pourtant, compris cet aspect en prônant une adaptation sociologique du religieux autour duquel, par le biais des confréries, se sont élaborés de véritables projets de sociétés. Au moment où même la science politique, naguère enfermée dans le juridique qu'elle croyait suffisant pour analyser et comprendre les institutions, fait appelle aux méthodes psychologiques, il n'est plus raisonnable ou raisonné que l'étude des religions n'emprunte pas leurs paradigmes aux autres sciences humaines et sociales.       <br />
              <br />
       Toute volonté d'isoler les sciences islamiques et surtout d'en faire le pré-carré d'une certaine élite finira par en détourner l'intérêt des fidèles. A force de trop les spécifier par rapport aux autres objets scientifiques, on les condamnera, faute d'ouverture, à l'obsolescence. Et l'islam, synthèse de civilisations et de cultures allant de l'Atlantique à la Mer de Chine, se trouvera réduit à une pure idéologie, à un système aux éléments confus et à la réalité mutilée. Ainsi se trouverait-on dans une situation aussi amère que la production d'effets indésirables par un usage de remèdes inadaptés.       <br />
       La théologie est indispensable au fidèle pour raffermir sa foi et pratiquer sa religion, mais l'islamologie avec la diversité d'approche et l'interdisciplinarité qu'elle exige, peut l'aider à mieux comprendre l'islam qui n'est point une simple somme de pratiques cultuelles, d'ordres et d'interdits.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2166445-3019144.jpg?v=1289630631" alt="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" title="Théologien ou islamologue ?  Qui parle de l'islam au Sénégal ?" />
     </div>
     <div>
      N'est-il pas attribué au Prophète Muhammad ce hadith : “Allez à la recherche de la science même jusqu'en Chine” ? Le moins averti des musulmans peut savoir qu'à cette époque du VIIe siècle, cette partie du monde était vide de toute population musulmane.       <br />
              <br />
       Mais au moment où tout le monde scientifique opte ou tend vers l'interdisciplinarité, persiste encore une catégorie de “spécialistes” de questions religieuses qui s'enferme dans le carcan d'une dogmatique vision des choses. Pourtant, l'histoire, la sociologie ainsi que la philosophie seraient, aujourd'hui comme toujours, d'un apport inestimable pour comprendre les faits fondateurs de l'islam, objet central de l'islamologie et parfois - peut-être à tort -loin des préoccupations du simple théologien du « oustaz » du coin ou de l’ « islamologue » autoproclamé de la radio.       <br />
              <br />
       S'enfermer dans la lettre des messages religieux en tuant l'esprit reviendrait à réduire la religion à une vague somme d'ordres et d'interdits. Une telle vision simpliste dépouille l'islam que certains disent défendre et purifier, de son essence et la rendrait en porte à faux avec l'environnement socio-politique et existentiel de ses adeptes. Seule une réelle approche islamologique et non seulement théologique pourrait aider le musulman à se retrouver dans un environnement de plus en plus complexe et trouver les réponses espérées dans son système de valeurs en interaction avec le monde social réel.       <br />
              <br />
       Les grands personnages de l'islam sénégalais avaient, pourtant, compris cet aspect en prônant une adaptation sociologique du religieux autour duquel, par le biais des confréries, se sont élaborés de véritables projets de sociétés. Au moment où même la science politique, naguère enfermée dans le juridique qu'elle croyait suffisant pour analyser et comprendre les institutions, fait appelle aux méthodes psychologiques, il n'est plus raisonnable ou raisonné que l'étude des religions n'emprunte pas leurs paradigmes aux autres sciences humaines et sociales.       <br />
              <br />
       Toute volonté d'isoler les sciences islamiques et surtout d'en faire le pré-carré d'une certaine élite finira par en détourner l'intérêt des fidèles. A force de trop les spécifier par rapport aux autres objets scientifiques, on les condamnera, faute d'ouverture, à l'obsolescence. Et l'islam, synthèse de civilisations et de cultures allant de l'Atlantique à la Mer de Chine, se trouvera réduit à une pure idéologie, à un système aux éléments confus et à la réalité mutilée. Ainsi se trouverait-on dans une situation aussi amère que la production d'effets indésirables par un usage de remèdes inadaptés.       <br />
       La théologie est indispensable au fidèle pour raffermir sa foi et pratiquer sa religion, mais l'islamologie avec la diversité d'approche et l'interdisciplinarité qu'elle exige, peut l'aider à mieux comprendre l'islam qui n'est point une simple somme de pratiques cultuelles, d'ordres et d'interdits.       <br />
              <br />
       bakary.sambe@gmail.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2166445-3019127.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/Theologien-ou-islamologue-Qui-parle-de-l-islam-au-Senegal_a336.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.asfiyahi.org,2026:rss-2142198</guid>
   <title>Des Connexions Familiales et Spirituelles centenaires au service du Tidianisme</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jun 2010 13:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>M. Sarr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités de la Hadara]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le temps qui passe et les vicissitudes de la vie n'ont pas entamé les liens familiaux et ancestraux qui existent entre la famille de El Hadji Malick Sy fondateur de la ville sainte de Tivaouane et celle de El Hadji Abdoul Hamid Kane qui était son plénipotentiaire dans le Saloum. Ce que beaucoup de personnes ignorent, c'est que leurs descendances témoins des échanges de bons procédés entre les deux érudits ne ménagent aucun effort pour entretenir ces relations qui se déclinent sur le registre aussi bien familial que spirituel.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2142198-2983986.jpg?v=1289630626" alt="Des Connexions Familiales et Spirituelles centenaires au service du Tidianisme" title="Des Connexions Familiales et Spirituelles centenaires au service du Tidianisme" />
     </div>
     <div>
      La preuve la plus vivante nous a été rapportée par le quatrième khalife de El Hadji Abdoul Hamid Kane, l'imam Souleymane Kane. A en croire, l'actuel responsable moral des Kanène de Léona, à chaque célébration de l'anniversaire de la naissance du prophète Mouhamed (Psl), la descendance de El Hadji Malick Sy se distingue par le soutien apporté à l'organisation.       <br />
              <br />
       Il a toujours été ainsi du vivant des deux hommes. Les divers khalifes qui se sont succédé à Tivaouane comme à Léona Niassène préservent jalousement cette initiative. Et cette année n'a pas fait exception, dit l'actuel khalife de Léona Niassène. D'après lui, ce sont leurs ancêtres El Hadji Malick Sy et El Hadji Abdoul Hamid Kane qui ont posé les jalons de cette pratique d'échanges de bons procédés entre les familles Sy et Kane. Selon l'imam ratib de Kanène, les deux érudits ont reçu le Wird tidiane, (la prière du Salatoul Fatiya) à peu près à la même période.       <br />
              <br />
       'La première rencontre entre El Hadji Malick Sy et El Hadji Abdoul Hamid s'est déroulée à Pout chez un de leur ami commun. Et depuis lors les deux érudits ne se sont plus quittés', rappelle l'imam Souleymane Kane. Et El Hadji Abdoul Hamid Kane, qui était un riche commerçant avant de s'engager dans la propagation du message de la tidianiya, reconnaîtra en son aîné El Hadji Malick Sy le maître qui va l'élever au rang de Moukhadam (dignitaire dans la tidjaniya).       <br />
              <br />
       El Hadji Malick Sy, qui s'était installé définitivement à Tivaouane à partir de 1902, va envoyer ses Moukhadam à travers le Sénégal pour enseigner et élargir la confrérie. C'est ainsi El Hadji Abdoul Hamid Kane est resté à Kaolack. Pour l'imam Souleymane Kane, El Hadji Abdoul Hamid kane était l'homme de confiance de El Hadji Malick Sy.       <br />
              <br />
       'El Hadji Malick Sy, dans le cadre de ses visites pour étendre la tidjaniya au Sénégal, n'est jamais venu à Kaolack. Il s'est arrêté à Gossas. Et aux gens qui l'interpellaient sur une telle stratégie, El Hadji Malick Sy répondait qu'avec la présence d'un érudit comme El Hadji Abdoul Hamid Kane, il n'a pas besoin de venir à Kaolack. Et aux Talibé tidianes qui quittaient le Saloum pour aller à Tivaouane pour célébrer, il leur demandait de rester à Léona Kanène', informe-t-il.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2142198-2983987.jpg?v=1289630626" alt="Des Connexions Familiales et Spirituelles centenaires au service du Tidianisme" title="Des Connexions Familiales et Spirituelles centenaires au service du Tidianisme" />
     </div>
     <div>
      Bien plus, El Hadji Abdoul Hamid kane a effectué plusieurs missions à la demande de El Malick Sy. C'est, par exemple, dit-il, au plus fort de la Première Guerre mondiale, les Français ont sollicité et envoyé plusieurs érudits à la Mecque pour qu'ils prient pour la fin des hostilités. 'Le seul Noir, qui était du voyage pour la Mecque, était El Hadji Abdoul Hamid kane', soouligne, l'imam ratib.       <br />
              <br />
       'Pour remercier les musulmans à la fin de la guerre, le gouvernement français avait décidé de construire une mosquée pour eux au coeur de Paris. C'est aussi El Hadji Abdoul Hamid Kane qui a posé la première pierre de la mosquée de Paris', ajoute le quatrième khalife de Léona. Et sur le chemin du retour de ce voyage, qui se faisait à l'époque par bateau, que El Hadji Abdoul Hamid Kane a appris le décès de El Hadji Malick Sy, en 1922 alors qu'il était en escale au Maroc ( ).       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Source allafrica.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2142198-2983987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/Des-Connexions-Familiales-et-Spirituelles-centenaires-au-service-du-Tidianisme_a328.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.asfiyahi.org,2026:rss-2113792</guid>
   <title>El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya</title>
   <pubDate>Fri, 21 May 2010 23:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités de la Hadara]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le khalife de Médina Baye, El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse, a été inhumé vendredi à Kaolack dans le mausolée de son père Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse, où reposent également ses défunts frères     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2113792-2936151.jpg?v=1289630623" alt="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" title="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" />
     </div>
     <div>
      .       <br />
       Les obsèques se sont déroulées aussitôt après la prière de 14h dirigée par l’imam Cheikh Tidiane Cissé, en présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, et de plusieurs autres chefs de délégations étrangères dont celle du royaume chérifien.       <br />
              <br />
       Le Premier ministre a d’ailleurs saisi l’occasion pour remercier infiniment, à travers son envoyé spécial, le roi Mohamed 6, pour “toutes les attentions dont le Cheikh a été l’objet depuis son arrivée au Maroc pour l’avoir assisté de son vivant et rapatrié ensuite sa dépouille avec une très forte délégation”.       <br />
              <br />
       Souleymane Ndéné Ndiaye s’est aussi félicité de la présence des envoyés spéciaux du président Yaya Jammeh de la Gambie, de celui de la Mauritanie et de toutes les confréries et grandes familles religieuses du pays.       <br />
              <br />
       Cela témoigne, a-t-il déclaré, de l’envergure à la fois de Baye Niasse et de l’illustre disparu pour qui il a formulé des prières au nom du chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et des membres de sa délégation.       <br />
       Il a par ailleurs magnifié les relations que le président Wade, absent du Sénégal, a selon lui toujours tissées avec la famille de Cheikh Al Islam et Cheikh Ahmed Dame Niasse. A Cheikh Ahmed Tidjiane Niasse, le Premier ministre a aussi souhaité longue vie et que la grâce de Dieu couvre sa famille et tout le pays.       <br />
              <br />
       Le nouveau khalife qui endosse ainsi la confiance de la famille, en a toutefois mesuré la responsabilité. Un sacerdoce dont il ne saurait réussir seul pour n’avoir pas “toutes les qualités”, a-t-il dit avec humilité.       <br />
              <br />
       Il en a appelé à l’engagement et à l’accompagnement de chacun pour, ensemble, réussir son khalifat, dans le sillage de son prédécesseur à qui il a rendu, à nouveau, un vibrant hommage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2113792-2936152.jpg?v=1289630623" alt="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" title="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" />
     </div>
     <div>
      A l'annonce du décès du 3ème Khalife de la grande confrérie Tidjane Niassène, Elhadji Ahmed Ibrahima Niasse, la cité religieuse de Kaolack (200 km au sud-est de Dakar) s'est plongée dans le deuil et des centaines de milliers de tidjanes des différentes régions du Sénégal se sont rendus au berceau de la confrérie Niasse pour un ultime adieu à leur illustre et vénéré cheikh.       <br />
              <br />
       Cheikh Ahmed Ibrahima Niasse, plus connu sous le nom de Serigne Dame Niasse, khalife général des Niassènes, est décédé à l'âge de 80 ans au Maroc.       <br />
              <br />
       &quot;Dame Niasse&quot;, comme l'appellent affectueusement ses disciples, avait accédé au califat de la grande confrérie Niassène en 2001, après le rappel à Dieu de son grand-frère Elhadji Abdoulaye Niasse, qui fut, après Serigne Aliou Cissé, le 2eme khalife d'Ibrahima Niasse, également fondateur de la grande mosquée &quot;Médina Baye&quot; de Kaolack.       <br />
              <br />
       Affligées par la disparition de l'actuel khalife de la confrérie Niassènes, des foules de fidèles tidjanes se sont ruées sur les routes menant à Kaolack. La petite cité religieuse baigne, depuis jeudi, dans une véritable marée humaine sous une ambiance de tristesse et de recueillement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Neuf ans de khilafa et des faits marquant </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2113792-2936155.jpg?v=1289630623" alt="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" title="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" />
     </div>
     <div>
      En neuf années de khilafa, et malgré la maladie qui l'a longtemps alité, limitant considérablement ses sorties en public, Ahmed Ibrahima Niass a réussi d'importantes réalisations parmi lesquelles l'agrandissement et la rénovation de la mosquée de Médina Baye, la construction d'un centre d'accueil des pèlerins et le lancement du chantier d'une Université islamique.       <br />
              <br />
       L'inauguration, en février dernier, de l'agrandissement de la grande mosquée &quot;Medina Baye&quot; de Kaolack, fondée par Ibrahima Niass père en 1938, a drainé l'un des plus grands rassemblements des tidjanes en Afrique.       <br />
              <br />
       Près de deux millions de fidèles tidjanes ont assisté à cette inauguration qui a coïncidé avec la célébration de l'Aid Maoulid Nabaoui, pour se recueillir au sein de ce haut lieu spirituel des tidjanes.       <br />
              <br />
       L'imposant édifice avec ses quatre minarets typiques de la région, a été embelli aux matières nobles grâce à de longs travaux sur plusieurs années.       <br />
              <br />
       Le Maroc a apporté plusieurs contributions à la reconstruction de ce lieu de culte, devenu un joyau architectural où le savoir faire des artisans marocains est visible que ce soit pour le zellige, le bois ciselé ou les ornements éblouissants sur plâtre.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Tidjanes Niassènes, un rayonnement continental </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.asfiyahi.org/photo/art/default/2113792-2936156.jpg?v=1289630623" alt="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" title="El Hadji Ahmed Dame Ibrahima Niasse inhumé auprès de son père, Hommage à un grand khalif de la Tidjaniyya" />
     </div>
     <div>
      Depuis son accession au khilafat des tidjanes Niassènes, le défunt Serigne Dame Niasse a suivi scrupuleusement les pas de son père et œuvré pour consolider sa mission spirituelle fondée sur les enseignements soufis du Cheikh Sidi Ahmed Tijani (1150-1230 hégire), fondateur de la Tariqa Tijania qui est partie du Maroc pour rayonner sur l'ensemble de l'Afrique.       <br />
              <br />
       Le père fondateur de la confrérie des Niassènes, Ibrahima Niass, compte parmi les plus illustres guides tidjanes qui ont consacré leur vie à l'implantation de la Tariqa Tijania en Afrique subsaharienne.       <br />
              <br />
       Il effectua son premier pèlerinage à la Mecque en 1937. Pèlerinage qu'il renouvela 20 fois. Il fonda la mosquée &quot;Médina Baye&quot; autour de laquelle s'est développé une bonne partie de la ville de Kaolack.       <br />
              <br />
       Ibrahima Niass a acquis très vite une grande notoriété au Sénégal et les pays de la région d'Afrique de l'Ouest, non seulement grâce à la diversité et la richesse de son savoir spirituel, mais grâce aussi à son implication dans les causes africaines.       <br />
              <br />
       C'est un panafricaniste confirmé qui s'est rendu dans plusieurs pays de la région pour prêcher et plaider la cause du continent sous occupation étrangère à l'époque. Par la suite, il élargit son horizon et entama des voyages spirituels qui l'on mené en France, en Angleterre, en Belgique, en Indonésie, en Chine et au Pakistan.       <br />
              <br />
       Le fondateur de la confrérie Niassène avait légué aux disciples tidjanes un vaste savoir spirituel et soufi à travers 75 œuvres dont la plupart ont été traduites dans plusieurs langues. Parmi ses Âœuvres figurent notamment &quot;Noujoum Al-Houda&quot; (panégyriques à la gloire du prophète), &quot;Adawawin Sitta&quot; (pensées du soufisme tidjane) et &quot;Azakiya&quot; (panégyriques à la mémoire de Sidi Ahmed Tijani).       <br />
              <br />
       Ibrahima Niasse, qui décéda en 1975, allia la profonde pensée soufie à la beauté du mot pour composer un poème religieux de 2.972 vers à la gloire du messager de Dieu (Taysir Al-wousoul Ila Hadrati Rassoul).       <br />
              <br />
       La confrérie Tidjane des Niassènes compte des centaines de milliers de disciples au Sénégal et dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest, notamment le Nigeria. Les rassemblements de la confrérie témoignent d'un rayonnement au-delà du continent africain avec de nombreux fidèles qui affluent d'Europe, d'Asie et d'Amérique.       <br />
              <br />
       Source APS, Driss Hidass, Le Titre et les animations sont de la Rédaction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Zikr niasséne</b></div>
     <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.gamoutivaouane.com/docs/dewplayer.swf?mp3=http://mamserigne.fr/Ziarra-medinabaye2002-Sikar.mp3&amp;autostart=1&amp;showtime=1&amp;bgcolor=FFFFFF" width="300" height="40"><param name="movie" value="http://www.gamoutivaouane.com/docs/dewplayer.swf?mp3=http://mamserigne.fr/Ziarra-medinabaye2002-Sikar.mp3&amp;autostart=1&amp;showtime=1&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Asfiyahi.org - Le Portail de la Jeunesse Tidiane</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.asfiyahi.org/photo/art/imagette/2113792-2936155.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.asfiyahi.org/El-Hadji-Ahmed-Dame-Ibrahima-Niasse-inhume-aupres-de-son-pere-Hommage-a-un-grand-khalif-de-la-Tidjaniyya_a320.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
