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DdM - Vendredi 6 Cha’bân 1437 – 13 Mai 2016. Qui Sème, Récolte…n’est-ce pas (Vs7-8, S99)?






En ce Vendredi 13, jour de chance selon certaines superstitions, correspondant au premier Vendredi de Cha’bân, annonciateur de la bénédiction du Ramadan, déjà une chance, les Imams entre Genève et Makkah sur deux thèmes différents sont restés dans le même centre d’intérêt – Al wasathiya (juste milieu) et qui est l’héritage du Prophète dans le bon sens (commonsense) ! Mais pour rester dans cette wasathiya dira Imam Abou Assia à Genève, il nous faut apprendre la religion et non la mimer par ignorance ! Le musulman ne prend que du Prophète (V7, S59), et est donc au sommet de la noblesse de caractère, par définition loyal, sincère, digne de confiance, aimable, convenable, orienté vers le bien, juste, attaché à l’équité, ancré dans le juste milieu. Ce ne sont pas des qualificatifs, ce sont des traits de caractère qui doivent être marqués au fer sur l’esprit, le cœur, les organes, pour s’exprimer en attitude et que toutes les culture, religions et sociétés magnifient. A Makkah, avertit l’Imam, ne vous écartez pas de ce juste milieu (V110, S3) qui fait la noblesse de notre communauté et surtout ne vous vous y trompez pas ! Si vous semez du bien, vous récolterez du meilleur, et si vous avez semé du mauvais, ne vous attendez à récolter que le pire ! Cette dialectique de Dieu précise-t-il s’applique à toute la création, conscients ou inconscients, croyants et non-croyants, du Sud comme du Nord, de l’Est et de l’Ouest. Elle est ainsi la meilleure motivation de justice, mais surtout illustration de la toute souveraineté d’Allah et son Attribut de pureté (Quddûs), qui l’Eloigne de causer quelque tort, ou de commettre quelque injustice. Sa Nature Jure d’avec de telles imperfections, Subhànahû !

Comment se convaincre que la récolte suit la couleur de la semence s’interroge l’Imam à Makkah? En parcourant le récit des Prophètes, des peuples, et de l’histoire de l’Humanité, mais surtout en examinant la condition humaine à travers ses soubresauts du moment, entre injustice, rébellion, soulèvement, crises, et surtout désespoir…Nul ne peut incriminer Allah rassure-t-il ! Les désagréments sont causés par la cupidité humaine, qui n’a cessé de se révéler et qui a fait l’objet de tant de rappels à l’ordre (V89, S17)!

Ceux qui se sont conformés au cahier des charges de la machine humaine, a-t-il précisé, ont su bien gérer leur robot et ont eu droit à un certificat de conformité du fabriquant. Prenez le Prophète Ibrahim, dira –t-il, dont les lettres de noblesse ont fait la fierté de l’espèce humaine, entre son courage, sa bravoure (pas la même chose !), sa fidélité au pacte d’Allah (V37, S53), sa patience à supporter les duretés et épreuves (Vs97-98, S37), sa capacité à diriger un peuple dans le fonds et dans la forme (Vs120-123, S16), et son leadership exceptionnel (Vs 120-122 S2) à orienter les monothéistes sur le Tawhîd immuable depuis toujours. Comment pourrait-il en être autrement s’interroge l’Imam ? Il a semé de l’or, il aura récolté du pur diamant, diamant qui continue de servir l’humanité (prospérité dans le golfe persique entre autres) et qui continuera de servir.

Voici Yûsuf ajoute l’Imam dans sa liste d’exemples – faisant preuve de résilience, de patience, de convenance, mais surtout investissant son expertise et sa générosité au service d’un peuple en péril (Egypte ancienne)…malgré les apparences d’épreuves (plutôt des bénédictions dans le filtre de sa perception personnelle – V33, S12), il récolta en plus du titre de Prophète acquis dès sa naissance, celui du Souverain d’Egypte, pourtant avec un statut d’origine étrangère. Comment pourrait-il en être autrement ? Tant il été constant dans la guidance de son Seigneur (V39, S12), bravant toute hostilité, mais gardant le cap de sa mission – Tawhid. Il a aussi semé de l’Or, il ne pouvait récolter que le diamant (V101).

Et voilà le Prophète Muhammad, dit-il, avec un brin d’émotion visible, qui a surmonté tant d’hostilité (V30, S8), tant de haine, tant d’animosité, mais qui n’a jamais abdiqué de sa mission de propager la miséricorde partout, de partager une nature de tolérance, d’humanisme, de conscience permanente du bien (Vs 125-fin, S16). Sa récolte est des meilleures dira-t-il, à commencer par un épouse vertueuse de noblesse – Khadijah, une fille au rang de Siddiqiyya – Fátima – mère des ancêtres de la descendance prophétique, mais surtout Princesse des femmes du Paradis (Hadith). Comment pourrait-il en être autrement ? Khadijah précise l’Imam, a été le plus prompt à croire en sa prophétie, sa solide alliée dans les devoirs du ménage, dans la vie de tous les jours, en ne ménageant ni son avoir, ni son amour, ni sa famille, ni ses biens, ni sa noble personne, tout au service de la mission du Prophète. Elle a laissé un héritage de noblesse quant au comportement de l’épouse vertueuse, qui ne stresse pas son mari, qui n’élève pas sa voix sur lui, qui ne lui pose pas des conditions, qui ne se mêle pas de ce qui ne la regarde pas, qui est toute dévouée et soumise à Allah pour servir la cause de son mari. Mais le Prophète aussi a été ce mari modèle pour elle !



Prenons exemples de ceux-là dira l’Imam pour nous rendre compte que nul ne récolte que ce qu’il aura semé. Il y a tellement d’évidences ajoute-t-il partout, dans l’histoire, dans l’actualité, dans les enseignements divins et autres sources. Si le Prophète au sommet d’une élite de vertueux est resté dans le cœur des croyants et de plus en plus adopté comme référence, c’est surtout par sa capacité d’avoir accompli toutes les facettes de l’adoration et d’avoir laissé en héritage un code de conduite qui n’a besoin d’aucun autre code que d’appliquer. Et dans l’application, il y a lieu d’apprendre aussi bien de ceux qui ont suivi sa Voie et qui continuent de récolter diamant que de ceux qui se sont aventurés à l’opposé de son enseignement et qui vogue d’échec en échec (V6, S60).

Allah est on ne peut plus Clair que ceux qui se détournent de son ordre (V124, S20) ne peuvent s’attendre qu’à une vie dure ici et au châtiment dans l’au-delà. Quelle autre option alors que l’information est parvenue à l’humain que d’opter son ordre - mais Allah Précise et c’est l’Imam qui le rappelle que certains ont opté malgré tout pour la dure vie, celle des infidèles au sens de négateurs de la Foi (V254, S2), celle des hypocrites, au sens de tricheurs dans la Foi (V1, S63), celle des pervers au sens de déviant de la Voie (V82, S3), celle des tyrans qui s’en sont pris à leur peuple, au peuple de Dieu, dans diverses formes…chacun a eu son châtiment précise Allah (V40, S29), et nul ne peut incriminer sa souveraineté, ni sa divinité, encore moins ses attributs. Allah n’a fait de tort à personne !

La morale insista l’Imam est donc dans l’attachement à la vertu, vertu qui se dessine le plus simplement du monde dans le bon sens, cette attitude d’équilibre – à traiter les autres comme on aurait aimé être traité - et cela commence précise-t-il par l’appréhension positive de Dieu et des créatures (Hadith). Cela commence par nettoyer son intérieur, ne rien retenir de négatif, refléter le bien dans toutes ses dimensions, faire preuve d’humilité en toute circonstance, pardonner à ceux qui nous offensent, ignorer ceux qui nous contrarient, éponger le passé comme avait demandé Allah à Seyyidunà Abubakr (V22, S24) comme quitus pour bénéficier de la clémence Divine et s’évertuer à accomplir ses responsabilités de tout ordre. Voilà les principes simples, éternels et immuables d’une vie saine, remplie de bien-être, orientée vers le bien, utile et surtout productive dira l’Imam.

Sinon, quel choix s’offre à nous s’interroge-t-il ? le verbiage, l’étalage du mauvais, le dénigrement, le mensonge, la calomnie, et autres ? Seyyidunà ‘Umar avait alerté la communauté de taire les défauts et manquements des autres pour que Allah fasse autant d’eux. Il y avait disait Seyyidunà ‘Umar une communauté qui vivait à Médine, tranquille, sage, respectueuse des autres et pleine d’égards à l’endroit d’autrui. Nul ne leur connaissait la moindre tare. Un jour mal leur en prit de s’attaquer à autrui en prétendant des tares qu’ils ont divulguées. Allah Fit de sorte que leurs nombreuses tares (qui jusque-là étaient inconnues) s’affichent au grand jour et tout le monde se détourna d’eux. Une autre communauté vécut dans la même époque, pleine de tares, mais ne dit de mal de personne, s’évertua à dissimuler toute tare d’autrui et adopta la démarche de ne se mêler de rien qui concerne les autres. Allah leur couvrit de son voile de protection que nul ne peut percer et ils demeurèrent dans la considération des autres. Apprenons dira l’Imam de ces pièces d’histoire, à l’image de Ibrahim An-Naq’iy qui avait dit, je n’ai été témoin d’une faute, d’un mal, d’une déviance, d’un pêché que pour me convaincre davantage de la chance que j’ai que les miennes ne soient pas divulguées. Je tais disait-il dans ce genre, de peur que les miennes soient sues.

Voilà donc le comportement équilibré pour ne pas dire équilibriste du croyant, entre l’enthousiasme de propager le bien, de multiplier les actions de vertu, de se comporter en vecteur de bien, et la prudence de jamais verser dans la divulgation du mal, dans le commentaire des défauts des autres, dans les attaques personnelles, dans le dénigrement, car celui qui agit ainsi s’expose directement à la déchéance dans ce monde et à la punition divine dans l’autre monde (V19, S24). Or, Allah Applique une double récompense dans ce registre de l’équilibriste – Dissimuler leur mal agissement et Fructifier leur bonne attitude (V7, S29). N’est-ce pas l’avertissement de Dieu qu’il n’a éprouvé une communauté que par accumulation de fautes, mais que le soulagement n’est venu que par une requête humble de repentir (Hadith), et souvent, ce sont ceux qui n’ont pas fauté qui sollicitent le repentir pour sauver les autres, et dans la masse, nul ne distingue qui a fauté de qui n’a pas fauté (Yûnus).

Ne vous méprenez pas à croire que Allah Néglige vos actes conclut l’Imam. Tout, si petit soit-il est enregistré dans ces livres précis et complets (V53, S54) et ces livres ne font que refléter sa dialectique immuable – à savoir qui sème le vent récolte la tempête et qui plante une bonne graine, récolte une pépite (V261, S2).


Best Zyars,
Al Amin

Par AL Amine Kebe
Lundi 16 Mai 2016

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