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Direct du Min’bar – Mardi 10 Zul Hijja 1439 – 21 Août 2018 Al Adhà – Le Sacrifice dans toutes les tonalités


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 A Genève, Imam Badrud-Dîn dans un remarquable prêche de ce jour de Adhà 1439 a insisté sur le sens du sacrifice, qui doit être perçu dans toutes les tonalités. La fête a-t-il dit est un esprit de joie que les prophètes ont introduit dans leur mission et celle-là héritée de l’épreuve du Prophète Ibrahim a su transformer un chagrin en bonheur, une angoisse en soulagement, une tristesse en espoir. Méditons le sens du sacrifice de Seyyidunà Ibrahim a-t-il dit, qui au plus profond de l’amour qu’il voua à son fils fut soudain contraint à le sacrifier de la plus dure et triste des manières – l’égorger (V102, S37). Seul Dieu Détient la Souveraineté de tester ses serviteurs au maximum du sacrifice mais seuls les prophètes la capacité de répondre au maximum de la soumission et voilà pourquoi au final, ce qui devrait être chagrin est finalement transformé en joie (V104), joie que le Prophète a saisie pour l’installer dans le quotidien du croyant, afin qu’il ne perde pas le sens de ses responsabilités.
 
Chaque segment de la Société - individuelle ou collective  - a une énorme part de responsabilité dans la propagation de l’esprit de fête (V58, S10), mais surtout dans le prolongement du sens du sacrifice. Le premier sacrifice étant celui de l’égo au profit de la soumission totale et inconditionnelle à Allah – et n’est-ce pas ce sacrifice qui gouverne toutes les autres tonalités et que Seyyidunà Ibrahim a anticipé de manière spontanée (V131, S2), mais aussi projeté face à l’épreuve ultime (avant-dernière phrase V102, S37). C’est justement cet esprit de sacrifice qui doit nous habiter a rappelé l’Imam dans un style solennel. Le sacrifice ou l’esprit de sacrifice est l’ADN du serviteur a-t-il dit. Tout serviteur a une part de sacrifice naturel - écho à sa réponse enthousiaste à l’interrogation des âmes dans le monde pré-existentiel (V172, S7) , mais le plus beau sacrifice est celui qui est consenti librement face à l’épreuve pour sauver l’autre, pour donner une part de soi, pour s’assurer du bien-être collectif, pour résoudre les problèmes de l’heure, dans l’humilité et dans l’altruisme (V16, S64).
 
Allons donc à la recherche des solutions du monde a–t-il dit, dans tous les domaines – insécurité, pollution, éducation des générations, souffrance, et installons le bien-être dans les familles, offrons de la citoyenneté productive. Voilà le sacrifice que Dieu Attend de chacun et de tous (V53, S8) avant de nous offrir sa Transformation - et qui se décline en une feuille de responsabilité pour chacun, dans sa nature Adamique comme dans son rôle socio-humain. Le père de famille ne doit pas s’autogolrifier de réunir les conditions d’une vie décente pour sa famille, il doit se sacrifier pour instaurer le bien-être, la sérénité, mais surtout éduquer ses enfants dans la soumission totale à Dieu et dans l’esprit du sacrifice citoyen à l’image du prophète Ibrahim justement – inspiration du jour – (V132, S2). L’épouse doit accompagner la famille dans l’installation d’un climat de sérénité, lit de tendresse et d’amour, mais doit aussi être protégée contre le stress et les sautes d’humeur ; les enfants doivent obéir aux parents si ceux-là les invitent sur la bonne voie (V15, S31), mas ne doivent jamais perdre le Nord (Soumission à Dieu, responsabilité sociale), le fonctionnaire est dans le sacrifice juste lorsqu’il s’emploie à exécuter son travail dans l’intérêt collectif, sans triche, sans corruption, sans état d’esprit négatif, mais tourné vers le sens humble du devoir quotidien. Ainsi, le militaire comme le militant, le tailleur comme l’ingénieur, le ramasseur d’ordures comme le Médecin sont tous dans le même esprit du sacrifice, chacun œuvrant selon ses compétences et ses termes de références (V74, S17), sans surestimer son rang, mais aussi sans sous-estimer l’autre –   Et c’est Allah qui Décerne les Médailles de vertu et de productivité, or lui ne sous-estime aucun rôle, jusqu’à celui immense de l’abeille dans l’équilibre écologique (Vs 68-9, S16).
 
Respirons le sens du sacrifice et propageons l’esprit festif ainsi que nous avons hérité de la Sunna du prophète ajoute l’Imam. Cela signifie que le spirituel comme le rituel doit monter vers le Seigneur qui ne laisse entrer que le spirituel pour embarquer le reste (V37, S22), et donc nous offre la chance d’exprimer toutes les tonalités du sacrifice, y compris le sang qui coule et qui ne signifie que miséricorde et faveur. Le futé pendant ces circonstances de requête de renouvellement de la miséricorde Divine avait averti le Prophète, ce n’est pas dans l’ordinaire des rituels de demander pardon ou de répondre à l’offre de pardon, mais dans l’élan surprenant au besoin de connecter le têtu, de ramener dans le troupeau l’égaré, d’offrir de toutes nouvelles connections de positive attitude, de ne pas rester dans la torpeur de la non réaction de l’autre, mais d’aller le chercher aussi loin, aussi dur, aussi inattendu, aussi inhabituel et de renouveler l’offre humaine d’amour envers les serviteurs, tous les serviteurs de Dieu, même ceux/celles qui nous haïssent, de s’entêter dans l’attachement à la vertu, de penchant pour la résolution des conflits, des plus minimes aux plus grandioses. Ainsi, nous aurons fêté dans l’esprit du sacrifice et seulement nous aurons bénéficié de la Miséricorde de Dieu, qui est la convoitise la plus englobante, mais qui n’atteint que ceux qui la sèment dans leur cœur (V70, S8), par abandon de l’orgueil, par option de l’humilité, par esprit de dépassement à l’image de la fête que Seyyidunà Yûsuf avait offerte à sa famille dans l’esprit du sacrifice dans toutes ses tonalités possibles à l’apothéose de Sa Miséricorde (V92, S12)…pour boucler la boucle de la meilleure des façons en cette fin d’année 1439, fin de série par ailleurs (chiffre 9 en témoigne), et envisager un renouveau dans toutes les tonalités aussi...


Il n y aura pas de version audio sur WhatsApp (désolé)

 
Excellente fête à tous. 

Kénn amulé ma toqqu aqq, wanté niu bàlônté reg. Mà ngi bàlu niépp, bàl nà nièpp.

Adhà Mubàrak. 

Best Zyars

Al Amine

Par AL Amine Kebe
Mardi 21 Août 2018

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