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Direct du Min’bar – Vendredi 11 Sha’bàn 1439 – 27 Avril 2018 La Montée Au Ciel : Protocole et Discipline


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Dans la lancée de son prêche de Vendredi dernier sur les deux voyages - Isrà et Mi’ràj (ascension céleste), Imam Nûrud-Dîn est resté cette fois sur le thème de l’ascension, pour décrire le protocole rigoureux et disciplinaire de la montée au ciel par le Prophète et de l’entrée dans l’espace céleste. Car, il ne faut pas s’y tromper avance-t-il, non seulement, il s’agit de deux processus différents (croisière et descente), mais chacun régi selon un protocole et une discipline rigoureuse. Et c’est Djibril qui devient le Chef du Protocole du Prophète en  cette circonstance particulière qui conduit le Prophète à quitter le monde de perception (Shuhûd) pour entrer dans le monde de sensation (Ghaïb), et n’oublions pas que Allah nous Avait alerté (Vs11-13, S53) de ne pas nier son récit car il l’a vécu au fonds, senti et assimilé.
 
Dans le récit des étapes célestes du Mi’ràj, il y a la description distincte de chacun des sept cieux, et à chacun de ces sept étapes, un Prophète parmi ses pairs l’a accueilli, mais selon un protocole conduit par Djibril, le dépositaire de la confiance dans le monde céleste (Amînus-Samà). Et c’est le Prophète l’autre Al Amin qui décrit ce protocole méticuleusement, d’où l’attention qu’il faut accorder aux détails. Arrivé aux portes du premier niveau céleste, Djibril s’annonce pour demander l’ouverture des portes. Une voix l’interroge – Qui est là ? C’est Djibril, répond-il. Es-tu accompagné ? Oui dit-il. D’autres récits disent avec qui es-tu ? Muhammad répond-il ? Est-il un envoyé (Prophéte ?), Oui répondit Djibril, alors les portes du ciel s’ouvrent et Adam apparait sur le seuil avec une formule de bienvenue – Marhaban bil Ibniç-çàlih wan-Nabiyiç-çàlih – Bienvenue au fils vertueux et au prophète béni.
 
Voilà précise l’Imam comment le Prophète est entré dans le monde du Ghaïb, mais non sans respecter le protocole d’attente, de questions de vérification et d’ouverture des portes. Djibril lui présente ensuite Adam – Voilà ton ancêtre Adam, Ils se sont échangés des amabilités pour ne pas dire des honorabilités et le Prophète monta vers le 2ème niveau céleste où selon le même protocole, Djibril doit s’annoncer, répondre aux questions de vérification, se faire ouvrir la porte avec d’entrer avec le Prophète pour lui présenter son hôte de cette étape. Ainsi ils sont allés ensemble étape après étape (V19, S84) jusqu’au 7ème niveau céleste où il trouva Ibrahim entrain d’enseigner le Qur’ân aux enfants des croyants morts avant la puberté (selon la majorité des récits).
 
L’Imam de revenir sur les leçons de ce protocole pour nous autres, aspirants à l’ambition et à la montée vers les cieux. Il faut retenir que le ciel n’est pas un espace libre, où va voguer qui veux, il est protégé, scellé, et dispose d’une sécurité infaillible (V32, S21), mais l’ouverture peut être acceptée  à certains et refusée à d’autres. Allah Désigne ceux qui n’auront pas le privilège de l’ouverture des portes du ciel (V40, S7), autant dire qu’ils ne réussiront pas à décoller, or le décollage est une nécessité de la condition humaine (V14, S15).
 
Dans le dialogue des questions de vérification, l’Imam fait aussi remarquer que Djibril ne tarit pas de titres en ce qui concerne le Prophète, il a juste répondu qu’il est avec Muhammad, car le monde céleste n’est pas étranger à celui dont l’esprit a été le premier à meubler cet espace (Wa kàna muhtajiban min ba’du fî hujubin…), espace dont chaque cm2 vibre en permanence au rythme de ses Tasbîh antiques (kullu hijàbin aqàmal badr…). Il ne s’agit donc pas de s’inventer des titres ou de falsifier pour tenter la montée et l’entrée dans l’espace céleste, il faut y être reconnu, mais plus, il faut respecter le protocole. Lors de son épreuve de la Baleine, le prophète Yûnus a élevé ce Tasbîh (V87, S21) que les Anges ont reconnu pour relayer les ondes, qui lui a valu sortie de crise, car les habitants du monde céleste étaient déjà familiers avec sa formule, sa voix et son enthousiasme en temps de paix. Voilà comment aussi il faut sécuriser son espace céleste, c’est d’y déposer une épargne de Tasbîh en toute pureté d’intention sans espérer retour, mais qui peut s’avérer fructueux en cas de crise (le Prophéte ne traversait-il pas des crises dit-on à Quraïsh à ce moment comme décrit dans le dernier DdM ?).
 
Or, la tentative de monter et de toucher les cieux est ouverte à chacun, mais le succès n’est pas garanti pour tous, car les Djinns nous rappellent leur expérience dans le Qur’ân ‘ajaban. Ils disent être allé se frotter au ciel et l’ont trouvé entouré de protection sécuritaire, avec des missiles de protection automatique qui tirent sur tout intrus ou suspect (V8, S72). Ils poursuivent leur expérience en ajoutant qu’ils ont tenté d’écouter ce qui s’y passe derrière les protections, mais quiconque tente d’écouter essuie des tirs ennemis (V9).
  

 Les gardiens du ciel ont donc levé la barrière de protection en faveur du Prophète en honneur à son rang et lui ont fait le salut protocolaire avec la formule Marhaban bihi, fa ni’mal mujî-. L’Imam de faire remarquer que lorsque les crises assaillent les partisans de Dieu sur terre (Nafs), ils peuvent trouver soulagement dans le monde céleste (Rûh), car voilà que Quraïsh et Taïf lui montrent hostilité, et voilà que les Anges l’honorent à des niveaux sans comparaison.
 
Le Prophète entre donc dans l’espace céleste qui obéit à une autre réalité – métaphysique – de perception et sensation sans distinction. Les récits ajoutent que dans le premier niveau céleste, il aura remarqué à la droite de Seyyidunà Adam un grand nombre de gens entrain de rire et à sa gauche, un grand nombre entrai de pleurer. Lorsqu’il demande Djibril qui sont ces gens à droite et qui sont les autres à gauche, Djibril lui a répondu, ce sont respectivement les habitants du Paradis et les occupants de l’Enfer (Vs 8-9, S56).
 
Il ne faut donc pas nier le Ghaïb enchaîne l’Imam, car dans les sujets de la Foi abordés dans le Qur’ân, il y a la foi au Ghaïb (V3, S2) comme préliminaire à la pratique de la çalàt et du Zakàt, mais il faut aussi comprendre que le ciel est régi par des règles spécifiques et qui ne se limitent pas seulement à ce que nous voyons comme la météo et la pluie. Ce récit rappelle aux croyants leur devoir de mener une vie meilleure qui s’échappe des pesanteurs terrestres et tentent la percée céleste. Combien de spécialistes tentent l’Everest ou encore le voltige spatial ou les sommets des montagnes par curiosité ou désir d’exploit personnel ? Voilà que le Prophète nous invite à aller au-delà de ces perceptions purement physiques et d’oser monter au ciel pour goûter au Ghaïb, car c’était la toute première fois qu’un humain embarque dans un périple céleste et c’est ce qui a ouvert la voie à toutes les expériences astronomiques et spatiales, jusqu’à envisager le voyage sur Mars. Attention toutefois alerte l’Imam, les Anges ont été enthousiastes d’accueillir le Prophète et de l’honorer, mais quiconque envisage pareille expérience doit être inspiré par le Prophète, à savoir, le bien pour tous (Tahiyàt), l’ambition encore plus élevée d’aller à la rencontre de son Seigneur (Alà himmaty…), ce qu’il a réussi (Hizbul Bahr) et l’anticipation de l’impact sur un meilleur monde (Sayfiyu), débarrassé du désordre qui le gangrène (la détente entre les deux Corés), de relier ciel et terre par le cordon de la Foi et de la Sincérité. Allah n’a-t-il pas Dit que si nous étions sincères dans ces deux expressions, il Allait libérer les bénédictions des deux – ciel et terre (V96, S7) – mais nous trichons et ne récoltons donc pas des semences plantées par le Prophète dans cet espace où lui seul a pu aller pour nous sauver (Imam Busaïry – wa anta taxtariqus-…).
 
Pourtant conclu l’Imam, Allah Descend jusqu’au premier niveau céleste pour donner l’occasion à chacun de purifier son cœur (attacher sa ceinture) comme condition de monter à sa rencontre. Le Hadith du Prophète précise que le Niçf Sha’bàn (Lundi et Mardi à venir), Allah Descendra exceptionnellement pour Amnistier les pêchés de tous, sauf deux qu’Il ne Pardonnera pas – les auteurs d’associationnisme (shirk) et les tiraillés entre les frères et sœurs. Assurez-vous donc que vous appliquez en constance la formule de Sa’d Ibn Aby Waqqàç…et n’attendez pas le Niçf Sha’bàn, faites comme lui, tous les soirs sans exception, c’est en plus un secret de montée dans l’espace céleste.
 
 
Best Zyars en ce Vendredi  de Sha’bàn, qui annonce le Ramadan dans 18 jours jours ISA.
Al Amin

 

Par AL Amine Kebe
Mardi 1 Mai 2018

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