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Direct du Min’bar – Vendredi 18 Sha’bàn 1439. 04 Mai 2018 La çalàt : Bouclier contre le mal et le vice


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Imam Nûrud-Dîn est resté dans le récit de l’Ascension céleste du prophète à rappeler les différentes étapes de cette expédition de toutes les facultés  à travers les sept cieux, mais surtout à montrer comment le récit du Prophète dans ce que Allah avait alerté de ne pas le prendre pour des fables éclaire sur la nature profonde de la çalàt (les 5 quotidiennes), à savoir protéger contre le mal (acte répréhensible commis) et la tentation même du mal (vice). N’est-ce pas ainsi que la calât est  définie par Allah (V45, S29) dans une formulation de certitude (inna). Pourtant malgré une mention explicite de ces enseignements dans le récit du Prophète, il s’avère que les croyants n’y prêtent pas suffisamment attention. Voilà donc une occasion de s’y attarder et de refaire la corrélation de ces récits avec l’impact  de la çalàt.

 

Tout dans ce récit de l’Ascension céleste du Prophète témoigne de miracle, si seulement on peut prêter à Dieu ce terme, Lui que rien dans l’univers n’impressionne (V44, S35), et à juste titre qui a tout inventé, forgé, créé, animé et qui héritera de tout. Et au-delà des récits familiers que nous parcourons dans les S.17 et S.53, il y a de quoi revisiter l’ascension dans sa partie céleste, mais encore au summum de ce que seul le Prophète était témoin. Le protocole rigoureux décrit la semaine dernière sur l’accès aux stations célestes (analogie avec les stations de ski aussi dans les hauteurs) s’est reproduit du premier au septième ciel. L’Imam rappelle qu’à chaque fois, le Prophète est introduit par Djibril selon un procédé rigoureux, il reçoit des honneurs et prend congé pour monter vers la prochaine station. Ainsi, de Adam au premier, il a rencontré les prophètes ‘Issà et Yahyà ensemble au 2nd, Yûsuf au 3ème, Idris au 4ème, Heûrûn au 5ème, Mûsà au 6ème et Ibrahim au 7ème, le 7ème où se situe une autre station céleste le Baytul Ma’mûr (V4, S52), qui s’apparente dans sa description comme le centre de gravité des Tasbîh des anges, tout comme la Ka’ba sert sur terre de centre de gravité du Tawhîd. L’Ange Djibrîl lui aurait dit que chaque jour, 70 mille anges entrent de nouveau dans le Baytul ma’mûr et n’en sortent plus jusqu’à la fin des temps, soit plus de 25 millions d’ange chaque année ! 

 

Le prophète en vient après à une autre station – le Sidratul Muntaheû (V14, S53), autrement l’horizon des possibilités et des imaginations. Il semblerait que c’est à cette station d’ailleurs que Djibrîl a disparu, après lui avoir notifié que sa limite était atteinte ! Or Allah Dit le Janatul Ma’wà (une seule apparition au singulier dans le Qur’ân pour signifier le Paradis des paradis dans l’Eternité) se situe à cette station (conformité avec le Hadith de la description du Paradis réservé aux faiseurs de biens V19, S32 – nul œil n’a vu, nul ouïe n’a entendu, nul esprit ne peut imaginer !). Dans les Hadith, tant de récits se référant à cette  station sont répertoriés. Le Prophète aurait dit qu’il a vu sur chaque feuille immense comme des oreilles d’éléphant de cet arbre, un ange glorifier Allah, ou encore sous chaque feuille de cet arbre, une Nation de notre monde. Le Qur’àn ne mentionne aucune explication de cette station mais précise qu’il n’est pas donné à l’intellect humain de comprendre (V16). Alors Allah s’en limite à mentionner et alerter de ne rien nier sur ce que le prophète en dira, même si ce qu’il en dira est aussi sujet à embargo et code secret (V10).

 

Dans sa description encore plus explicite rapportée par Bukhary et Muslim, le Prophète dit avoir vu deux rivières visibles et deux rivières invisibles coulant de cette station. Il demanda à Djibril quels fleuves sont-ils ? Djibril répondit que les deux invisibles sont des rivières du Paradis qui ne seront dévoilés que le jour du jugement à ses bénéficiaires et que les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate. Il y a tant de versions de ces Hadith, certaines disant que le Nil (6853Kms, traversant one pays) et l’Euphrate (Iraq, Syrie, Turquie) sont bien des rivières aux sources du Paradis, d’autres disent qu’au Paradis existent deux rivières connues – dont le nom est Nil et Euphrate, et deux inconnues.

 

Le récit indique que c’est à cet endroit même que les 50 çalàt ont été prescrites après le cérémonial (Sayfiyu) et le dialogue entre Allah et son Prophète (Vs 8-10, S53). 

Le prophète rapporte ensuite ses va-et-vient entre cette station et le 6ème ciel où le prophète Mûsà lui demanda qu’est-ce que ton Seigneur t’a prescrit ? Il répondit 50 çalàt quotidiennes pour ma communauté et Mûsà lui demanda de retourner solliciter une réduction, car 50 serait trop lourd à accomplir pour une communauté humaine qui hérite de la communauté qu’il a guidée entre l’Egypte et Israël. Le Prophète reprit donc l’ascension pour se faire diminuer 5 dans un premier temps, et ensuite 5 encore jusqu’à ce qu’il n’en reste que 5. Il s’en contenta et répondit à Mûsà qu’il se contentera des 5 (wa là kinnany ardà wa aslam). Allah a ensuite donné la garantie que quiconque les accomplit dans les règles (voilà la profondeur), aura la rétribution de 50, soit 10 fois plus et d’ailleurs cela ne concerne pas uniquement la çalàt, mais cette règle heureuse de bonification (V160, S6) provient de la çalàt.

 

Un bon nombre d’autres évènements, chacun décrivant un mal ou un vice qui serait dans le champ des tentations de la communauté du Prophète et qui se révèlera plus que factuel allait ensuite être peint par le Prophète dans des métaphores des plus illustratives. Voilà comment comprendre la corrélation que la çalàt constitue un bunker contre ces types de mal et de vice, contre tout type de mal et tout type de vice…d’où la légitime questions au constat de la prolifération du mal et des vices sommes-nous dans la çalàt ou dans le gestuel ?

Le prophète rapporte avoir vu les situations suivantes :

  • Des gens dont les lèvres étaient cisaillées par des lames de feu de manière douloureuse. Il demanda à l’Ange Djibril de quoi s’agit-il ? Djibril répondit que ce sont parmi sa communauté qui prêchent le bien sans le faire (V44, S2) et ceux qui ne recommandent aucun bien mais encouragent à agir mal (V37, S4).
  • Un gros taureau qui s’extirpe de manière spectaculaire d‘un trou de grenouille et tentant coûte que coûte à retourner là-dans vainement, mais s’agitant dans tous les sens. Le Prophète demanda à Djibril qui répondit que parmi sa communauté, il y aura des gens qui se précipiteront à juger ou proférer des propos ou des prises de position et peu après voudront les renier, mais le mal sera déjà fait et impossible de le rembobiner.
  • Des gens à qui on a servi de la bonne viande tendre et agréable, bien cuite et chaude, mais qui se chamaillent sur de la viande pourrie, nauséabonde et répugnante. Il demanda à Djibril de quoi s’agit-il, Djibril lui répondit que ce sont les fornicateurs de sa communauté, qui ont l’occasion de relations licite et agréées, mais qui s’en donnent à l’interdit.
  • D’autres qui récupèrent de leur bouche directement la nauséabonde pue qui découle de cette viande pour la boire sans se soucier de combien c’est répugnant. Djibril répondit que ce sont les calomniateurs, qui se pressent à dire le mal que les autres font et qui sont aussi malfaiteurs que les faiseurs de mal.
  • Des gens qui se griffent le visage eux-mêmes violemment avec des ongles en cuivre métal. Djibril lui aurait dit ce sont les porteurs de médisance et de calomnie, qui ne savent pas que tout le mal qu’ils disent des autres sont en eux-mêmes plus explicites mais ne s’en rendent pas compte du dégât que cela fait pour eux.
  • Des gens dont le ventre était gros et on pouvait y voir en transparence tant d’objets accumulés aussi gros que des maisons. Djibril aurait dit au Prophète que ce sont les consommateurs d’usure (Ribà – Ad’àf mudà’afa – V130, S3).

    Voilà donc un échantillon très représentatif de mal et de vice contre lesquels la çalàt protège (V45, S29), mais qui semblent constituer le terreau des comportements répréhensibles – les tricheurs dans le verbe, les hypocrites dans l’action, les exagérateurs, les fornicateurs et auteurs d’adultère, les calomniateurs et raconteurs de mal, les consommateurs d’usure et d’avoir illicites. 

    Il y a là suffisamment d’alertes pour aller se réfugier derrière la çalàt - tant qu'elle constitue un bouclier contre mal et vice. 

    Best Zyars de ce troisième Vendredi de Sha’bàn qui annonce le Ramadan dans 11 jours  ISA.

 

Al Amin
 

Par AL Amine Kebe
Lundi 21 Mai 2018

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