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DIRECT DU MIN'BAR : Vendredi 14 Novembre 2014 - 20 Muharram 1436: Devrais-je être Reconnaissant (Obligation) ou Ingrat (désobéissance) – V40, S27?


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Cheikh Sofiane dans une interprétation inédite du V. 36 de la S.9, a rappelé le statut des 4 mois sacrés cités par le Qur’ân dans le dit verset, qui étaient les moments choisis par les polythéistes Arabes avant l’Islam pour observer un répit dans les conflits armés. Ce répit n’était qu’une occasion pour s’adonner de multiples actes de perversion, et dans une confusion totale. En détaillant surtout le rétablissement par Allah de l’ordre en fixant ces mois sacrés dans le calendrier, il a relevé l’alerte de ne pas être dans le préjudice durant ces mois tel que mentionné à la fin du Verset. Toute connaissance des enjeux de ces mois sacrés dira l’Imam participe de la Religion immuable (Dînul Qayyim), donc une obligation pour le croyant d’acquérir. Faute de quoi la négligence de n’apprendre les lois et prescriptions de la religion devient un énorme préjudice – ce dont Allah nous Défend.



A l’opposé du préjudice, la gratitude que Imam Salih Ibn Muhammad Talib à Makkah, a parcourue sous diverses approches dans le récit des Prophètes. Attention dira l’Imam à la négligence à omettre la mention de la reconnaissance - et qui devient donc pire qu’ingratitude, exposant les communautés à une sanction divine (V.7, S.14). Le prophète invoquait Allah de ne pas l’éprouver de la négligence de la mention de Ses faveurs et bénédictions...A sa suite, nous devons adopter ces formules, qui d’ailleurs meublent diversement l’histoire de tous les prophètes et qui donc plus que formule, doivent intégrer l’héritage de l’espèce humaine dans les expressions du cœur, de la langue, des sens et des organes (Le Prophète dans le Sayfiyyu).

Si vous tentez de quantifier l’étendue de mes bénédictions, vous n’y arriverez pas…Il est établi que l’Homme est à la fois injuste et ingrat (V.34, S.14), alerte ne peut être plus explicite, et pourtant Allah précède cette alerte par un rappel dans le même verset qu’Il nous a gratifié de tout ce que nous lui avons demandé…CQFD, car si cela n’était pas le cas, nous ne serions pas en vie pour exprimer une requête à son endroit. Or l’étroitesse de vue de l’homme et son ignorance jusqu’à ce qui le sauvegarde l’expose à des désirs autodestructeurs. Allah Veille donc à filtrer ces invocations mal orientées mais perçues sous une fausse impression comme bien (V11, S17).

Et l’Imam de s’arrêter un instant sur une sorte de démonstration par l’absurde, en citant quelques-unes de ces bénédictions qu’Allah Octroie dans les plus subtils détails, à l’insu ou à l’inconscience du plus attentif d’entre nous. Allah a Créé, et Sa création revêt une multitude de formes, car touchant les matières toutes premières, les matières semi-finies, les matières finies non manipulables et les déterminants de la vie que nous ne puissions influencer (gravitation, photosynthèse). Allah Oriente par la faculté intellectuelle (fonctionnement) après avoir guidé différemment par l‘intelligence (primo nature) et qui permet à l’être de mener une vie sécurisée au milieu de dangers permanents (physique, chimique, électrique, autres) en distinguant ce qui le préserve de ce qui l’anéantit (V.10, S.90). Allah Réunit (V.11, S.30) les éléments essentiels à la vie, puis les Désunit (cycle de l’eau, pluie, évaporation, pluie) pour faciliter le développement et Il Entretient ces mécanismes dans une multitude de séquences que nous n’avons pas fini de découvrir (prix Nobel de Physique 2013 sur le Boson de Higgs)…la liste serait illimitée dans ce que Allah Embellit (prairies, montagnes et lacs), dans ce qu’il Octroie (souffle de vie et subsistance), dans ce qu’il Administre (équilibres macro comme micro), dans ce que nous ne saurons percevoir (V.8, S.16).

Et dans ce foisonnement de bénédictions jusqu’à Son Pardon de notre négligence et Sa miséricorde envers nos dérapages (V.18, S.16), celles dont nous n’avons aucune conscience sont encore plus importantes en magnitude (cycle de l’eau, processus de maturation de millions d’espèces végétales et animales ou encore la création cosmique qui gouverne l’expansion de l’univers) et en teneur (biochimie du sang et fonctionnement physiologique de la digestion et de l’influx nerveux de millions d’espèces animales). Et voilà pourquoi le Prophète avait conseillé que la gratitude, la mention de la reconnaissance à ces innombrables bénédictions représente la moitié de la pratique religieuse ! Il avait enseigné cette formule à Mu’àz – (Seigneur, assistes-moi à ton évocation, à ta reconnaissance et à parfaire ton adoration). Simplement parce qu’en se concentrant sur ces mécanismes à travers le Zikr (évocation), la reconnaissance et l’adoration, on trouve des raccourcis inattendus au Tawhîd, à la Foi, à la Soumission et vers la Pureté et la Certitude, telle est la pyramide de l’adoration. Que nous arriverait-il donc de zapper la mention des bénédictions d’Allah en guise de gratitude et de reconnaissance de ses immenses faveurs…si ce n’est de l’ingratitude, caractère de l’espèce humaine (V.54, S.18).

Allah Rassure pourtant de la rentabilité inestimable de la gratitude et de la reconnaissance de ses bénédictions, car elle nous vaut le développement, qu’ individus comme communautés fixent comme objectif permanent. Hassan Al Basary avait dit entre la mention de la reconnaissance des bénédictions d’Allah (en guise de gratitude) et l’invocation (requête adressée à Allah), il préfère la première. Et ses partisans de s’étonner de ce qu’il interprète les deux comme mutuellement incompatibles, car le croyant peut bien bénéficier des deux en même temps. Son argument est que la première lui garantit déjà une croissance dans ce qui lui convient (V.7, S.14) - donc qu’il agrée déjà – alors que l’invocation est justement un risque (V.11, S.17) et nul ne sait vraiment si le résultat le conduit à la reconnaissance ou au regret ! Combien d’invocations non agréées ont fait l’objet de soulagement après constat que l’acceptation par Allah serait une catastrophe ?

Et dans le parcours des différentes expressions de la reconnaissance, l’Imam rappelle quelques enseignements subtils du Qur’ân tirés des récits des prophètes…savourez !

1. Allah vous a Sorti du ventre de vos mamans, vierges de connaissance, Il vous Octroie des instruments de perception – ouïe, vue, cœurs (au pluriel!), pour que vous démontriez de la reconnaissance (V.78, S.16). Donc, nos instruments de perception ne sont à l’œuvre agréée que s’ils expriment en permanence la reconnaissance légitime à Allah. Il y a dans cette formulation une invite à la réflexion de ce que nous faisons avec nos organes…comme avait conclu le Prophète Sulaiman (titre de ce DdM) en se posant la question dois-je rendre grâce ou dois-je me rebeller (par ingratitude, V.40, S.27) ?

2. Dans le récit de Seydinà Nûh, Allah le mentionne (V.3, S.17), parmi l’élite des partisans de la reconnaissance profonde sans référence à quelque bénédiction pour ancrer la reconnaissance dans le devoir envers Allah (Hadith par surcroit) ; et pourtant dans le récit de Seydinà Ibrahim, la formule anticipe le devoir de reconnaissance suite à une bénédiction spécifique…la floraison des récoltes (V.37, S.14).

3. Dans le récit de Seydina Dawûd et de Seydinà Sulaiman, il y a encore cette élégante formulation de rendre grâce à Allah pour la faveur qu’Il leur a octroyée tous les deux de la prophétie (V.15, S.27), qui suffit en soi de privilège au sein de l'espèce humaine. Là aussi, c’est une invite à la reconnaissance, car quel que soit notre statut et nous nous plaignons injustement ou par inconscience, Allah nous a favorisé par rapport à bien d’autres.

4. Dans le récit de Seydinà Yûsuf, ce dernier liste d’abord toutes les faveurs que Allah lui a accordées (Vs100-101, S12) dans son époque, au sein de sa famille, dans sa communauté et surtout dans l’héritage prophétique, alors que son itinéraire inclut aussi des épreuves dures (S.12). Il y a là une leçon de ne pas s’attarder sur les épreuves dont certaines à y voir de près constituent des hypothèses à la bénédiction (V.168, S.7), mais plutôt de remarquer la large supériorité des bénédictions.

5. Dans l’enseignement du Prophète Muhammad, S’AwS, il y a surtout la reconnaissance en retour de faveurs explicites (Vs 1- 5, S48)…qui inclut toute la communauté, lorsqu’il passait toute la nuit à adorer Allah dans des nawàfils jusqu’à enflure de ses pieds, Sayyidatunà Aïcha s’étonnait de toute cette peine alors qu’Allah lui a Pardonné tous ses pêchés du passé comme du futur. Le Prophète de reconnaître (Hadith.) qu’il a le devoir de démontrer qu’il mérite une pareille faveur d’Allah…par l’expression de la reconnaissance et de la gratitude au nom de tout son peuple. Et d’ailleurs Allah encourage à la mention explicite et fière de telles bénédictions (V11, S93).

Si la mention de la reconnaissance et la gratitude envers les bénédictions – et le seul fait du souffle de vie suffit de bénédiction – est aussi acclamée par Allah, qui agrée ce geste et rejette l’ingratitude (V7, S39), aussi magnifiée dans le récit des prophètes, aussi exaltée dans les actes d’adoration et de profession (V17, S29), il y a lieu de s’inquiéter de la nature ingrate et caractéristique de l’espèce humaine, qui ignore, omet, oublie, ou même nie la bénédiction d’Allah. Et le premier serment de Iblîs après sa rébellion fut de nous obstruer par toutes les directions possibles les voies de la reconnaissance (V17, S7), voilà pourquoi Allah Met en garde en effet contre l’ingratitude parce qu'étant un pacte avec le diable, et Rappelle dans le Récit l’exemple de ceux qui ont été dans ce pacte sous diverses formes, certains par l’entêtement dans le mal, d’autres par la désobéissance, d’autres encore dans la négation pure ou le mauvais comportement, d’autres dans l’ostentation…à chaque auteur de tels comportements déplorables, Allah a appliqué une sanction à la mesure de la faute (V40, S29) et Allah de conclure que ce n’est point Lui qui leur a fait du tort, mais qu’ils se sont eux-mêmes rebellés et le préjudice s’est retourné contre eux.

Et l’humain peut facilement tomber dans une telle ingratitude sans même s’en rendre compte, mais la pire des formes mentionnée par le Qur’ân est certainement la réponse par la rébellion à la bénédiction divine (V28, S14 ; V71, S16), car l’impact d’un tel comportement s’étend à d’autres acteurs et substitue au devoir collectif de conscience et de vertu une propagation de la mauvaise conduite sur terre (V77, S26). Allah cite donc dans un style narratif (V112, S17) l’exemple de cette cité paisible, qui a bénéficié par son adhésion à sa Voie de sérénité et de sécurité, comme gage de toute sorte de richesses venant de partout, mais qui s’est prise à inverser la tendance, dans la négation des bénédictions – exactement comme Qàrûn avait prétendu en déclarant que (V87, S28) tous ses biens sont le fruit de son œuvre personnelle et de son intelligence – et Allah de les sanctionner non parce qu’ils ont désobéi à Allah, et l’Imam d’insister sur cette nuance, mais parce qu’ils ont nié (par la rébellion) les bénédictions d’Allah. Voilà pourquoi à l’abondance s’est substitué le déficit, à la sécurité, s’est substitué la peur, et à la santé la maladie.

Et Allah de rassurer que ce n’est point Lui qui Punit, mais que le comportement des peuples dans la rébellion et la négation de Ses bénédictions engendrent une semi-automatique sanction. Il suffit de revisiter les récits de ‘Âd, Thamûd, Madyanna…Allah dans un style interrogatif s’étonne ( !) qu’ils aient élu le néant (V67, S29) comme dépositaire de leur foi ou de leur confiance (marchés financiers…avoirs virtuels, usurpation institutionnalisée) et de nier les bénédictions d’Allah (économie réelle des humains reposant sur production de biens et services).

Et Allah Rassure que jamais Il n’a Détruit une cité alors que ses habitants sont dans la vertu…de la reconnaissance et de la gratitude (V.117, S.11), La destruction de nos jours n’est plus spectaculaire dans le genre des récits de ‘Âd, Thamûd, Madyanna, mais elle est à percevoir dans la survenue de la spirale des crises inattendues et qui témoignent du décrochage des indicateurs socio-économiques, qui malgré leur solidité structurelle (OCDE) de plusieurs décennies sont secouées par des à-coups conjoncturels qui produisent chômage, dépression, inflation, déficits, dans des proportions jamais crues - et donc transforment les autosuffisances de jadis en menaces du moment, la sécurité de jadis en insécurité des lendemains, la sérénité naturelle du croyant en angoisse régulière…pourtant Allah propose un pacte (S. 106) – soit que nous lui vouions adoration et qu’il Garantisse notre autosuffisance (au sens multiple du terme) et notre sécurité (au sens multiple du terme). Et donc ne pas signer ce pacte dans un tel contexte, en plus de remettre en cause la capacité de nos institutions à nous garantir une vie équilibrée (pas besoin d’être nantie) et sereine (dans l’équité et la vertu), invite à une relecture du temps (S.103) de ce nouveau millénaire…et le choix est aussi large que les géolocalisations. Ne pas s’adonner à cet exercice encours le risque de récolter du vent au bout de son temps (DdM du 24 Octobre 2014).

Le Temps (quotidien Suisse) n’est pas mal dans ce registre, mais le Temps météorologique doit améliorer notre état d’esprit et être épargné des rebellions inconscientes exprimées à travers les états d’âmes des chroniqueurs de la météo…le Temps, comme rappelé par Allah (Hadithul Qudsiy) est une de Ses innombrables bénédictions, qui mériterait donc gratitude et non infamie…il n y a point de mauvais temps ici comme ailleurs, la grisaille, la neige, le vent, le froid, le soleil, le brouillard, sont tous des bouts de temps, et aucun n’est mauvais en soi…il y a plutôt un mauvais état d’esprit des usagers du temps…changeons notre état d’esprit pour être dans l’air du temps…du temps de la gratitude profonde - que Allah Reconnaît seulement à une infime minorité de ses serviteurs (V.13, S.34)...Maman Umu Kalsum prie toujours de faire partie de cette infime minorité, nous aussi.

(DdM du 08 Novembre 2013 réédité)

Best Zyars d’une partie du monde où le beauté du paysage (mer, fleuve, prairies, montagne, plateaux, flore verdoyante et ressource minières exceptionnelles) contraste avec une pauvreté calamiteuse des populations, amplifiée par une crise sanitaire inédite et menaçante…n’est-ce pas une certaine relecture de la S.106 ?

Par Al Amine Kébé (Genève)
Vendredi 14 Novembre 2014

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