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Direct du Min’bar – Vendredi 07 Mars 2014 ‘Moi’, ‘Je’, ‘Mon’, ces pronoms possessifs qui sonnent trop ‘mâle’


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A Genève, le jeune Imam Abou Assia a repris le Hadith du prophète sur l’amour du prochain comme condition sine qua none de la foi. Il a surtout rappelé que pour pouvoir exprimer cet amour du prochain, il ne suffit pas juste de le vouloir, il faut faire preuve d’un cœur pur, indemne d’orgueil, de jalousie, de toute sorte de rancœur et surtout forgé d’humilité et d’altruisme. Le Prophète rappela-t-il a loué celui qui a su éduquer son égo pour être dans l’esprit du bien et que du bien – ne dis jamais du mal des autres, ne divulgues jamais les défauts des autres, ne témoignes jamais en mal des autres, n’encourages jamais de pareils actes ou expressions envers les autres. La règle dit-il est si simple, c’est d’utiliser les autres comme miroir. Voudrions-nous être traités, considérés ou perçus de la sorte ? Non, les autres aussi. Ce noble comportement attendu de chaque croyant dira-t-il ne doit pas seulement être exprimé en direction des frères et sœurs de confession ou de sang, car la miséricorde qui caractérise le Prophète Muhammad est décrite dans le Qur’ân comme universelle (V107, S22), et donc, il s’agit d’un élan universel vers l’autre, tant qu’il est comme nous, descendant de l’Ancêtre Adam. Voilà dira-t-il les faveurs de l’autre monde comme avertit le Qur’ân (V83, S28), qu’Allah n’Accorde pas aux orgueilleux et détourneurs de biens comme Qàrûn - lui qui se suffisait tellement à lui qu’il déclarait ‘J’ai tout acquis par mon propre talent et de mon savoir-faire’(V78, S28) …



Et c’est justement sur ces mots à consonances trop ‘mâle’ -  ‘je’, moi’, ‘mon’ -, que l’Imam Sa’ûd Ibrahim Ash-Shuraïm de Makkah a rebondi dans sa prêche pour attirer l’attention des croyants sur leur danger et les conséquences de leur adoption. 

 

Celui qui ne se suffit qu’à son propre égo en plus d’être dans le chirk (sans le savoir !) est aveuglé naturellement par l’étroitesse de l’esprit humain et qui ne le renvoie qu’à ses faiblesses qu’il prend pour forces. N’as-tu pas vu celui dont les manœuvres malsaines lui ont été embellies par manigance et il n’y voit que du bien (V8, S35) ? Et parmi cette catégorie de nombrilistes, qui prennent leur égo comme centre de l’univers, le Qur’ân cite Iblîs à leur tête, Pharaon, Nemrûz, Qàrûn. Tous, despotes dont l’histoire a fait le tour du monde et continue d’inspirer à se démarquer de leurs méthodes et pratiques. Et l’Imam de citer plus explicitement pour chacun le propos qui illustre son mal.

 

Iblîs a fait preuve d’orgueil et de prétention à la supériorité lorsque Allah l’a interrogé sur son refus d’obtempérer à son ordre aux anges de se prosterner pour Adam - ‘Je suis supérieur à lui, tu l’as créé d’argile et Tu m’as créé à partir du feu’ opposa-t-il à Allah (V76, S38). La conséquence immédiate de cette démonstration d’orgueil fut son exclusion de la miséricorde divine, y compris de l’espace céleste (V77). Alerte donc aux orgueilleux et prétentieux à la supériorité sous quelque prétexte que ce soit, lignée familiale, ancêtre, caste, ethnie, religion, race, pays…de se retrouver dans le même sort. Le Prophète a rappelé que nous sommes tous descendants d’Adam et qu’il n y a de faveur que dans la crainte de Dieu, crainte dont nul autre qu’Allah ne détient les instruments de mesure et d’évaluation, d’où le rappel de l’Imam de Genève d’exprimer amour du prochain et altruisme de manière universelle et sans distinction entre les humains. Et ne pas prétendre juger la piété, foi ou vertu des uns et des autres !

 

Nemrûz a prétendu détenir des attributs qui ne reviennent de droit qu’à Allah et a poussé l’orgueil jusqu’à commettre un meurtre juste pour prétend-il prouver qu’il détient pouvoir de vie et de mort (V258, S2). Le jeune Ibràhim, à l’époque non encore investi Prophète, mais déjà rempli de sagesse le défia de prouver ses capacités par un autre attribut encore plus explicite, à savoir ramener le soleil qu’Allah fait transiter de l’Est à l’Ouest en sens inverse. Il ne saura quoi répondre et Ibrahim conclut sa démonstration – CQFD – que Nemrûz n’est donc rien de ce qu’il prétend, mais juste un malade. Mais les despotes sont toujours aveuglés par leur obsession de pouvoir et de supériorité et il alla ordonner le châtiment du feu contre le jeune Ibràhim. Allah qui Détient le vrai pouvoir de vie et de mort, qui initie et met fin, qui programme et déprogramme et qui Gère tout (V54, S7) finalement le laissa investir une fortune, de l’énergie, et tant d’efforts dans ce projet de brûler vif celui qui a osé le défier. Ils manigancèrent contre lui, et Allah retourna la situation en leur dérision (V98, S37).

 

Pharaon s’est autoproclamé le Seigneur Supérieur (V24, S79) du peuple d’Egypte et a prétendu en détenir la royauté (V51, S43). Son orgueil et son ostentation le poussèrent aussi à ordonner la tuerie de tout bébé garçon (V4, S28), né en Egypte lorsque les mages lui annoncèrent que celui qui le détrônera allait naître garçon. Il a ainsi tué un demi-million de bébés, mais qui peut arrêter le Plan de Dieu ?  La manière dont il a fini au tréfonds de la Mer rouge étranglé dans son expression sous contrainte de l’Unicité d’Allah, et qui est rejeté (V90, S10) démontre combien l’orgueil peut coûter cher à son auteur. Et à son sujet Allah Enseigne que ses prétentions lui ont auront coûté un double châtiment (V25, S79), et Avertis que c’est aussi un enseignement pour qui craint Allah (V26)!

 

 

Malgré ces rappels, malgré l’évidence de l’issue malheureuse de tels actes, des despotes continuent d’ignorer les droits des peuples et ne se suffisent qu’à leur prestige, ne supportent point la contradiction, encore moins l’opinion différente, ils oublient qu’ils sont soumis au même sort et Allah d’ironiser sur ceux qui avaient plus de pouvoir, d’influence et d’effectifs ou électeurs et qui pourtant ont plié devant Dieu (V78, S28). En Syrie, au Crimée, en Ukraine, au Venezuela, dans certains villages ou villes plus proches de chacun d’entre-nous, dans des familles ou encore des assemblées, dans certains cas insoupçonnés, tant de violations se passent, tant de despotes se pavanent, tant d’orgueils s’expriment, tant de fautes sont commises, tant d’impunités se passent, tant de violations s’opèrent, tant d’incongruités perdurent…le tout souvent camouflés par une indifférence coupable et peut être même une complicité implicite de ceux qui prétendent être les garants de la justice et de l’équité.

 

L’Imam de Makkah de tourner la boussole dans l’autre direction, celle du comportement attendu – altruisme, amour du prochain, humilité, culte du bien-être collectif, investissement au service des autres, sans prétention, sans mention, sans recherche de gloire ou de reconnaissance particulière. Et dans cette voie du salut que tant de Géants ont emprunté, l’Imam de noter la pertinence du pronom ‘je’, ‘moi’ ou ‘mon’ dans certaines circonstances, encore relatés dans le Qur’ân.

 

Le Chef des Djinns du Prophète Suläiman (V39, S27), en répondant à une préoccupation d’un Envoyé de Dieu dans l’exercice de sa mission a fait preuve d’appui au service de Dieu et l’usage de son ‘je’ suis celui qui le fera est en réponse à l’invite d’Allah – d’aider à l’exercice de sa mission. Son ‘je’ a ainsi abouti au ralliement de la Reine de Shaba dans la religion de la soumission (V44, S27), et on aurait souhaité que tous les ‘je’ aboutisse à de pareils résultats.

 

Le conseiller du Roi d’Egypte, qui fut codétenu du Prophète Yusuf dans la cellule a fait usage de ‘je’ également pour décanter une situation de crise nationale et faire preuve de responsabilité en l’absence de toute autre solution crédible (V45, S12). Son ‘je’ a d’ailleurs conduit non seulement à la sortie de crise, mais aussi à la double libération de Yusuf, victime d’une injustice (Etat) et lavé d’une accusation (caprice de princesse !  V51).

 

Le ‘je’ du Prophète Shu’aîb (V27, S28) dans son désir de marier une de ses filles au prophète Mûsa en récompense de son altruisme à les aider à abreuver leur troupeau n’est pas dans la catégorie des mis en cause.  Il préside un acte généreux et d’exemple à trouver bonne chaussure au pied de sa fille. Et en cette veille de la journée de la femme, signal ne peut être plus fort d’exhorter les femmes à la vertu et les parents de veiller aux jeunes filles et de les aider à trouver bonne chaussure à leur pied. 

 

Le salut de ce monde gonflé d’orgueil, d’ostentation, de prétention et de quête inutile de supériorité, un monde donc pas assez nourri d’humilité, de justice, d’équité et de bienséance, réside dans l’amour du prochain. Et dans ce registre, les femmes ont certainement une nette longueur d’avance que la nature à travers la maternité (gestation, accouchement, allaitement et affection maternelle) leur a procuré. Et c’est fort de cet amour que le monde aurait gagné à rétablir un certain équilibre et en faveur des femmes d’abord  – dans la reconnaissance de leur apport inestimable, dans le traitement salarial, dans le retour d’amour que nous leur devons dans les foyers, dans l’attention qu’elles méritent de notre part, dans la recommandation du prophète, l’ultime qu’il aurait faite – craignez Allah à travers vos épouses ! Soyons dans l’altruisme et non dans l’égoïsme, soyons donc femme dans l’âme l’espace de 24h et non mâle, faiseur de mal ! 

 

Best Zyars à toutes les femmes du Monde


Par Al Amine Kebe (GENEVE)
Vendredi 7 Mars 2014

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