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SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA), le revivificateur de l’Islam au Sénégal. mardi 27 juin 1922 – lundi 27 juin 2016


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Il y a 94 ans disparaissait SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA), plus connu sous le pseudonyme de MAODO (le Patriarche).

L’occasion ne pouvait ne pas être saisie pour apporter un éclairage nouveau sur la vie et l’itinéraire de ce grand Homme de Dieu afin qu’il puisse servir de modèle à la jeunesse musulmane de notre pays, en général, et à la jeunesse tijane sénégalaise, en particulier.

Si la date du rappel à Dieu de SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA), le 27 juin 1922, coïncidant avec le 1er jour de Dhoul Aqida (11ème mois) de l’an 1340 d l’Hégire, fait l’unanimité des historiens, il n’en est pas de même s’agissant de sa date de naissance.

Les divergences sur la date de naissance du saint homme (1846, 1853, 1855, ….) auraient pu être évitées si une attention particulière était accordée aux propos de ce dernier.

En effet, SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) avait affirmé que l’an 1274 de l’Hégire était l’année de sa naissance ! Dans quelle circonstance ?
Ecoutons Feu Serigne Makhtar DIOP, un petit-fils du Patriarche de Tivaouane ! Il est le fils de Sokhna Assiétou SY Malick et de Serigne Youssoupha DIOP, un des premiers disciples du saint Homme.

Serigne Makhtar DIOP raconte que son père lui a dit que son grand-père SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) était un honnête homme. En effet, quand il a atteint l’âge de la maturité, il est retourné à Gaya, son village natal, et après avoir rassemblé les anciens qui avaient été témoins de sa naissance et qui jouissaient encore de toutes leurs facultés, leur a tenu le langage suivant :

« Etant donné que le village de Gaya ne comporte pas de bureau d’Etat civil, je vous demande de vous rappeler d’un évènement qui coïncide avec le jour de ma naissance et sur lequel je pourrai m’appuyer pour écrire mon histoire. »

Les anciens lui répondirent en chœur : « Certainement ! La bataille de Tara (ils voulaient peut-être dire Trarza) durant laquelle Faidherbe a échangé des coups de feu avec les Maures ! C’est au petit matin (yoor yoor) de cette journée que tu es venu au monde dans la concession de ton oncle Alfa Mayoro WELLE ! »

Et SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) qui connaissait bien l’histoire du Sénégal, de s’exclamer : « Approximativement ! 1274 de l’Hégire ! » sans préciser ni le jour ni le mois.

En cherchant à convertir 1274 de l’Hégire dans le calendrier Grégorien, on obtient deux dates : 1857 et 1858 !
La consultation de WIKIPEDIA, l’Encyclopédie libre sur le Net, permet de lire dans la rubrique « Faidherbe Gouverneur du Sénégal (Conquête et Pacification du Sénégal) », ce qui suit :

« Faidherbe entreprit de pacifier le pays, repoussa les Toucouleurs à l’est du Haut-Sénégal (1855-1863), s’opposa à El Hadji Omar qui assiège le fort de Médine et prit la ville le 18 juillet 1857. Il repoussa les Maures au nord et annexa le pays Ouolof (Traité de mai 1858). »

C’est là une première raison qui justifie que l’année 1274 de l’Hégire coïncide avec l’année 1858 du calendrier Grégorien.
Une seconde raison a été développée dans la modeste contribution j’ai faite sur El Hadji Omar (cf. EL HADJI OMAR TALL (RTA), LE PRECURSEUR DE L’INTEGRATION DES PEUPLES EN AFRIQUE DE L’OUEST).

C’est ce qui permet, au demeurant, d’affirmer que SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) a vécu 66 ans (1274 – 1340 de l’Hégire).

La vie SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) peut se résumer en deux (2) périodes de trente-trois (33) ans chacune, avant le pèlerinage et après le pèlerinage :

- avant le pèlerinage, il fut connu sous le nom de MALICK FAWADE, par référence à sa pieuse mère ;
- après le pèlerinage, c’est sous le nom d’EL HADJI MALICK SY qu’il est entré dans l’Histoire.
MALICK FAWADE avait un seul souci, la quête permanente du savoir. Il parcourait tout le pays à la recherche de connaissances dans tous les domaines du savoir islamique.

A l’âge de 31 ans, il réalisa son rêve en effectuant le pèlerinage à la Mecque (1305 H ; 1888 G).

Il a su, en effet, profiter de ce pèlerinage pour demeurer, plus de deux (2) ans, sur les terres de l’Islam afin d’en remonter les origines.
C’est pourquoi, il nous en est revenu, auréolé du titre de « EL HADJ », avec dans ses bagages, un cadeau inestimable, c’est-à-dire, « un islam originel, orthodoxe, pur et dépouillé des scories de l’associationnisme, de l’obscurantisme et du fanatisme », comme en atteste le témoignage d’un grand Homme de DIEU de chez nous :

« Diiné diou sell, diou sett withie, diou rakhoul dara, Aladji Malick laka Yalla défal ! »

Après son retour des lieux saints de l’Islam, EL HADJI MALICK SY (RTA) avait pris conscience que l’heure avait sonnée pour lui de « jouer sa partition » dans la diffusion du message de l’Islam, dans son pays. Il constata, cependant, qu’il était solitaire dans cette nouvelle mission. En effet, beaucoup de ses devanciers ou contemporains marabouts ne répondaient plus à l’appel dans le pays : certains avaient été tués dans des confrontations avec les forces coloniales ou avaient vu leurs « daaras » (écoles d’enseignement islamique) définitivement fermés ; tandis que d’autres avaient été déportés dans des pays lointains ou avaient eux-mêmes pris l’initiative de s’exiler dans des pays voisins anglophones !

A titre de rappel :
- MAMBA DIAKHOU BA (RTA), le grand disciple de CHEIKHOU OMAR FOUTIYOU TALL (RTA), est tombé à Somb dans le Sine !
- CHEIKHOU AHMADOU (RTA), le « promotionnaire » de CHEIKHOU OMAR dans la noble voie de la « Tijaniya », plus connu sous le pseudonyme de MADIHOU BA, a disparu à Samba Sadio !

- ALBOURY NDIAYE (RTA), Bourba Djoloff, ce « vieux tijane entêté », est allé répondre à l’appel d’AHMADOU CHEIKHOU « lamdé dioulbé », l’héritier de CHEIKHOU OMAR, au Macina (MALI) !

- CHEIKH AHMADOU BAMBA (RTA), Serigne Touba, est déporté au Gabon (en Afrique Centrale), dans la forêt de Mayomba, où il a pu continuer « son œuvre » qui lui a certainement valu le titre tant convoité de « Khadimou Rassoul » (le Serviteur du Prophète – PSL) !
- MAME ABDOULAYE NIASSE (RTA), l’autre « Général » de CHEIKHNA AHMED TIJANE CHERIF (RTA), à l’instar du Prophète (PSL), est allé s’exiler en terre gambienne pour pouvoir y pratiquer paisiblement ses « dévotions » !


Devant cette situation, SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) décida que le premier volet de sa stratégie serait la formation des hommes qui devraient l’assister dans cette noble mission. Il réalisa, cependant, qu’il ne pourra pas dispenser cette formation à Saint-Louis, qui était le siège du Gouverneur de la Colonie du Sénégal.

Il se résolut, alors, à aller dans la campagne de Ndiarndé, près de Kelle (Région de Louga). Il y ouvrit un séminaire de formation – on aurait parlé aujourd’hui de « séminaire de formation des formateurs » - qui dura sept (7) ans.
Il forma au séminaire de Ndiarndé plus de deux cents (200) érudits.

Après leur formation, ceux-ci, qui avaient reçu, pour la plupart, le titre de « Moukhadams » (Représentants), avaient été répartis dans tout le pays, jusqu’aux coins les plus reculés du Sénégal, mais également dans la sous-région et en Afrique Centrale.
SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) avait délivré à ses différents Moukhadams, une « feuille de route » dans laquelle il leur fixait comme mission, entre autres :
- de construire une ou plusieurs mosquées ;
- de fonder une école pour enseigner les sciences islamiques (daaras).
Ainsi, en peu de temps fut réalisé un important réseau de mosquées et de daaras à travers tout le pays.

A la clôture du séminaire de Ndiarndé, SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) était allé s’installer à Tivaouane. A Tivaouane, Mame MAODO rendit populaire le « Mawlid » ou annversaire de la naissance du Prophète (PSL), en y organisant le premier « Gamou » de l’histoire du pays.

Après s’être installé à Tivaouane, SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) devait prolonger son prosélytisme vers Dakar.
A Dakar, le saint Homme construisit sa troisiéme Zawiya sur un terrain que ses disciples lébous lui trouvèrent.
SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) commença alors à organiser les séances de prières et de « wasifa » dans sa nouvelle zawiya.
L’une des premières mesures qu’il prit, fut de revoir certaines heures de prières, notamment celles du crépuscule (Timis) et du matin (Soubah).
En effet, il avait trouvé que la prière de « Timis » était effectuée dès le coucher du soleil, comme c’était la pratique en Mauritanie, alors qu’il y avait encore la clarté du jour. Il recommanda, dès lors, de rajouter huit (8) minutes sur l’heure du coucher du soleil ; et les notables lébous s’exclamèrent : « NIOUL KOUK ! ».

Pour la prière de « Soubah », la pratique était de l’effectuer aux premières lueurs de l’aube, alors que le ciel était encore sombre. MAODO MALICK SY (RTA) recommanda de fixer l’heure de la prière de « Soubah », une heure avant l’heure du lever du soleil. Les notables lébous s’exclamèrent de nouveau : « LEER NAGNE ! ».

Comme il l’avait commencé à Ndiarndé, le saint Homme institua la pratique de la « wazifa », deux (2) fois dans la journée, le matin et le soir, contrairement aux règles de la Voie, qui imposent la « wazifa » une fois dans la journée, le matin ou le soir.
C’est, au demeurant, ce qui nous permet d’affirmer que, chez SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA), la dualité l’emporte sur l’alternative !
Le même constat est établi lors de la « Khadratou Joummah » ou « Haylala ».

A Fès, au Maroc, le berceau de la « Tijaniya », la « Haylala » est effectuée avec la seule formule achevée « La ilaha illa Lahou » du début à la fin. A Tivaouane, capitale de la « Malikiya », on commence avec la formule achevée et on termine, en apothéose, avec la formule singulière « Allah ! Allah ! ».

En conclusion, ce qu’il faut retenir, c’est que SEYDIL HADJI MALICK SY (RTA) n’est pas seulement le « Revivificateur » de la religion au Sénégal, mais il est également le « Refondateur » de la «Tijaniya », la voie soufie fondée par CHEIKHNA AHMED TIJANE CHERIF (RTA).
Le Maître de la Zawiya de Dakar avait réussi à instaurer son propre courant, la « Malikiya », et à faire de Tivaouane, un grand foyer de la « Tijaniya », à partir duquel ce nouveau courant de la noble Voie s’était propagé dans toutes les régions du Sénégal, et même au-delà !

Cheikh Tidiane CAMARA
Colonel des Douanes en retraite


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Dimanche 26 Juin 2016

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1.Posté par Sall le 26/06/2016 22:45 (depuis mobile) | Alerter
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Yalla na yalla dolli leram samal ko ndiabottam aki talibe yii

2.Posté par Cheikhgaye le 27/06/2016 01:07 (depuis mobile) | Alerter
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Yalla na ni où yalla sam si barkem ta MAY ni où katan baniou veyal liguey bi mou soumb.

3.Posté par madieye babou le 28/06/2016 07:02 (depuis mobile) | Alerter
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yalana yala fayalgnouko te tasgnou thi barkeme temou defgnou deug deug talibe

4.Posté par RM le 29/06/2016 07:49 | Alerter
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N'a pas d'égal au Senegal.

5.Posté par Awa DIARRA le 30/06/2016 14:11 | Alerter
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Yalnaniou Yalla taass ci barkeim. Bien rédigé vraiment. MAME MAODO SY amoul morom, keine dou mom walahi

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