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SERIGNE MOUSTAPHA SY : "Nous ne faisons que perpétuer la tradition de Cheikh Ahmet Tidiani"


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Comme il est de coutume, c'est le responsable moral des «Moustarchidines», Serigne Moustapha Sy, qui a présidé, samedi dernier, à l'ouverture de la 16e édition de l'université du ramadan qui se déroulera cette année, sous le sceau des innovations, du 30 juillet au 25 août. Le Cheikh a déclaré à l'occasion : «Aujourd'hui, le blanchiment de l'argent sale préoccupe plus les exécuteurs testamentaires du monde».



SERIGNE MOUSTAPHA SY : "Nous ne faisons que perpétuer la tradition de Cheikh Ahmet Tidiani"
«Le monde bouge et il faut bouger avec. En termes de mobilisation, nous ne pouvons faire mieux qu'au colloque de 1989, sur le plan du savoir aussi, tout a été dit au cours des 15 dernières universités du ramadan. Les 15 dernières années de Maouloud à Tivaouane ont démontré notre capacité organisationnelle. Nous ne faisons que perpétuer la tradition de Cheikh Ahmet Tidiani», a tenu à dire d'emblée Serigne Moustapha Sy, pour justifier le transfert de l'université du ramadan de la place des prières des lébous de Yoff à l'Institut sis à la cité Alia Diène. Sur le financement dudit Institut, il renseigne : «Nous n'avons reçu aucun franc des Arabes ou de l'Etat, le joyau a été financé sur fonds propres».

Le marabout a levé un coin du voile sur le thème central de cette année, qui portera sur «La part de Dieu et des citoyens eux-mêmes dans la souffrance des hommes». La première souffrance de l'homme, note-t-il, remonte à l'instant même où «Dieu a créé l'homme à son image» pour ensuite le «projeter dans un monde de contraintes». Selon lui, «les pensées, les vœux, les savoirs, les comportements, Tout, absolument Tout, est vicié de nos jours». De plus, soutient-il, «nous n'avons pas la volonté d'éradiquer la dépravation des mœurs et si rien n'est fait dans ce sens, il faut s'attendre au pire». A l'en croire, «la solution ne se trouve pas dans les connaissances livresques, il faut une réelle volonté et le concours de tous». Malheureusement, révèle-t-il, à l' «état actuel des choses, blanchir l'argent sale préoccupe plus ceux qui se réclament les exécuteurs testamentaires du monde». Le Cheikh constate, pour s'en désoler, qu'au lieu de «blanchir les cœurs», les Blancs nous apprennent plutôt à «blanchir l'argent sale». Or, conclut-il, «l'urgence, c'est le blanchiment des cœurs». Faisant allusion aux libéraux qui prônent «Œil pour œil, dent pour dent», le Cheikh convoque Mahamat Ghandi qui avait déjà averti le peuple indien sur les méfaits d'une telle pensée : « Œil pour œil finira par rendre aveugle le monde». Condamnant la guerre des religions, les guerres civiles, les génocides et la mendicité libéralisée, le guide moral accuse : «Ni l'église, ni la mosquée, encore moins l'Etat, ne sont disponibles pour trouver des solutions aux crises multiformes et omniprésentes». Se faisant plus précis, il souligne :« Dans ce monde paralysé par le syndrome du pouvoir, l'Orient musulman et l'Occident chrétien se livrent un combat qui ne dit pas son nom. Et chaque partie, à sa manière, rejette sur l'autre la responsabilité d'un drame qui secoue toute notre planète». Pour mettre fin à ce malentendu, il préconise : « Les médias occidentaux doivent cesser de montrer au monde un Islam de clichés qui falsifie la nature profonde du musulman. Mais aussi, les oulémas doivent cesser de diaboliser l'Occident aux yeux des générations montantes et d'en faire l'ennemi éternel de l'Islam.

Dieu n'a ni patrie ni famille, Il est au service de tout le monde». Et de plaider : «Il faut détruire ce mur de séparation qui s'appelle la haine». Stigmatisant les autres formes d'injustice, le Cheikh assène : «La discrimination n'est pas seulement une affaire de couleur de la peau, c'est devenu, aujourd'hui, une sorte de mode de vie. L'esclavage aussi n'est plus une affaire de colonie, mais une façon de gouverner le monde». Devant tant d'incertitudes, le marabout trace la voie à suivre à ses fidèles : «Face à cette divergence d'opinions, actives ou passives, le moustarchidine doit jouer un rôle de catalyseur, rôle devant lequel le mot mondialisation devient banal. Il les a invités à être «perfectionnistes dans un monde où toute perfection semble dérisoire».

SOURCE : L’OBS IBRAHIMA DIAKHABY

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Mardi 2 Août 2011

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1.Posté par KHALIFA ABABACAR NDIAYE le 07/01/2012 12:21 | Alerter
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n.khalifaababacar@yahoo.fr
yalna yala same SERIGNE MOUSTAHA SY nagoulko yénéme ba génération bou gneuw douye si lérame ba fawe

2.Posté par katy dieynaba diouf le 02/10/2012 14:54 | Alerter
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Amiine Khalifa Ababacar Ndiaye. je pense que nous avons un guide moral qui sait ce qu'il veut de ses adeptes et ce qu'il attend d'eux. Nous recherchons tous la voie vers la perfection, il nous montre chaque jour l'attitude à adopter pour y accéder, que la grace de Allah soit sur son père, ses grands parents ,sur lui.

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