contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
Asfiyahi.Org
ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD

Publicité



Direct du Minbar – Vendredi 23 Rabî’Al Awwal 1440 – 30 Novembre 2018






A Genève, Imam Badrud-Dîn, est resté sur la tonalité du Mawlid en visitant ce thème constant de la noblesse dans la moralité ou dans le caractère. Le prophète qui est le Champion aimait invoquer Allah en ces termes – Seigneur comme tu as parfait mon physique dans la création, accomplis en moi la perfection du caractère (Allàhumma kamà ahsanta xalqy, fa ahsin xuluqy). Seul le Prophète a acquis ce statut de perfection au sens d’inaccessible du caractère (V4, S68)…nous autres suivons selon le modèle asymptotique ou électromagnétique, en s’inspirant mais sans jamais pouvoir toucher (V6, S60). Et le Prophète aurait dit que sa Mission ne tient qu’à compléter le tableau de la noblesse du caractère. La formulation « Inna mà…li » explique l’Imam est une syntaxe d’exclusion, autrement, la mission du Prophète n’a d’autre finalité que de parachever la noblesse de caractère. La communauté des croyant est donc de fait une communauté de noblesse dans le caractère infère l’Imam, conformément d’ailleurs au vers de Imam Busairy….lammà da’Allah dà’înà…


Les premiers arguments du Prophète dans l’accomplissement de sa mission n’est ni dans le discours, ni dans la propagande ou la persuasion fait remarquer l’Imam, mais dans l’inspiration qu’il a su laisser prendre empreinte au sein de sa communauté par le seul fait de son comportement et de son caractère (Aç-çàdiqul Amin), et c’est ainsi que les premiers adeptes ont embrassé l’Islam, religion de soumission uniquement à Dieu (Balqîs – V44, S27). Le Prophète, explique l’Imam, a mis en avant un modèle de transformation des humains en humanistes, et qui dans les mots si bien choisis de Ja’far au Prêtre Najàshy a fait de sorte que les Quraïshites jadis brutaux et prédateurs, soient devenus sensibles à leurs semblables, attentifs aux préoccupations des uns et des autres, ouverts à la résolution des problèmes, prompts à partager les richesses matérielles comme spirituelles, respectueux des droits des autres – alors que le Prophéte n’a jamais gardé un dirham ou retenu une révélation sans la partager promptement. Dans ce modèle de transformation vertueuse sans slogan ni tromperie – les esclaves de l’époque sont entrés dans sa religion libre et libérés (Bilàl), les démunis sont entrés dans sa religion, riches de Dieu et enrichis du Tawhîd, débarrassé des tabous et des pesanteurs sociales dégradantes…il a su selon une approche des plus simples, parce que proche des humains et de leur condition leur montrer le meilleur en tout (Ja’far).




Voilà comment le Prophéte est devenu selon un observateur récent le plus suivi parmi les acteurs de la Société sans entrer dans les réseaux dits sociaux, pas le moindre compte, ni Facebook, ni Instagram, ou autre, et pourtant adulé par près de 2 milliards d’humains et tant d’autres créatures à notre insu. Son modèle de transformation humaniste n’a jamais été réformée, ni révisée, ni mise à jour. C’est la noblesse qui fait la différence dans le caractère, c’est l’humanisme qui fait la différence dans le traitement des faits sociaux. Il était au summum des deux. Or la définition de la noblesse de caractère selon l’Imam et aussi simple que l’offre de toute vertu dans la parole et dans l’acte en même temps que rejeter, condamner, s’éloigner de tout mal dans la parole et dans l’acte. Le Qur’àn le Résume dans le V90 de la S16, dans le double langage de ce que Allah Ordonne et de ce qu’Il Blâme. Il Ordonne trois choses - l’équité, la bienséance, et l’entraide envers les proches. Il Interdit trois choses – la turpitude, le blâmable, et la perversion. Allah Ajoute à la fin du V qu’Il nous Exhorte à observer les six afin de rester en alerte, alerte sur ce qui pourrait polluer notre élan à la noblesse du caractère, soit la passion immorale, la mauvaise conscience, les attractions purement mondaines et donc inspirées de Satan (V51, S7 ; V70, S6).




Il n y a pas plus partagé que le bon sens – qui distingue sans ambiguïté et dans toutes les cultures le commun de la noblesse du caractère comme de celui de la décadence du comportement. L’aisance d’approche (layyinul janàba), la parole apaisante, le cœur pur, l’esprit d’équité, la gentillesse, la patience dans l’épreuve et dans les crises, la loyauté, la résilience dans l’adversité, la bravoure, la confiance méritée, le don de soi envers ses proches, la disponibilité pour les situations de détresse, l’élégance envers les parents biologiques, le culte du bien et l’entêtement dans la vertu, voilà tant d’aspects que nul ne peut contester comme étant des ingrédients de la noblesse du caractère, partout, dans toutes les cultures, les nations, les peuples, à travers tous les âges. Le résultat de ces comportements est dans le journal des faits universels, raconté tous les jours dans toutes les langues sous plusieurs formules de moralité et selon divers supports pédagogiques. Çalàhud-Dîn Al Ayyuby l’a démontré lorsqu’il a vaincu Al Maqdis après les croisades, il a refusé de verser le moindre sang. Le Prophète l’a magnifié lorsqu’il a reconquis Makkah, il n’a pas usé de son pouvoir de vengeance, il a transformé le droit d’une catégorie en privilège au profit de tous et tout le monde rallia sa cause (S109). Et pourtant, ajoute l’Imam, si Allah a Pris soin de bien identifier ce qu’Il Ordonne comme ce qu’Il Interdit (V90, S16), c’est qu’il va de la poursuite de la noblesse du caractère de ne pas se laisser polluer par l’autre face (wa yanheû). Qui valoriserait le mensonge, la perfidie, la triche, l’orgueil, la calomnie, l’hypocrisie, le double jeu, la méchanceté, l’envie, la dureté de propos, le penchant pour l’injustice, l’association de malfaiteurs, la déviance ?





Voilà comment le Prophète avait tranché que le Bien (Al Birr) est la totalité des nobles caractères ou comportements, le mal est tout ce qui est blâmable aux yeux de soi comme de ceux des autres. Ainsi le Prophète incitait les croyants à ne pas confondre leur échelle d’évaluation. Le meilleur d’entre vous n’est pas celui qui prie ou jeûne le plus, mais le plus constant dans la noblesse du caractère (V177, S2), car la Foi ajoutait le Prophète tient de la noblesse de caractère, et c’est aussi simple qu’aller recoller le lien avec celui qui l’a rompu, donner à celui qui nous aurait sauté dans sa distribution et pardonner toute offense. Ne pas confondre comme alerte Allah dans la S 107, celui qui s’oppose à la vertu de la religion en refusant de donner au démuni, ou d’aider l’orphelin, alors qu’il se précipite à prier sans conscience ou verse dans le m’as-tu vu ou encore détourner les biens publics.





La noblesse de caractère ajoute l’Imam est moins dans la parole que dans l’attitude et voilà pourquoi tant de domaines de la recherche sociale s’intéressent à comment le soft power et le soft knowledge peuvent influencer le monde des affaires, dans l’Economie, la Finance, la Diplomatie, la Politique, l’Environnement - qui ne s’interdisent pourtant pas de noblesse. Ne s’agit-il pas de recommander le bien et d’empêcher le mal ainsi qu’Allah nous Désigne par la Nation-modèle sur cette base (V104, S3). Recommander toute forme de bien, même ceux qui sont qualifiés de démodés comme la chasteté et qui a valu à la Vierge Marie le privilège de Seyyidunà ’Issà. Si l’acte religieux ne se contente de ne respecter que la forme, sans vraiment prendre en compte le fonds, comment Allah le validerait-il (V27, S5) ? Voilà comment la noblesse de caractère sauve tous les actes et paroles. Le Prophète avait juré 3 fois que nul ne peut prétendre être croyant sans terminer la phrase jusqu’à ce que les compagnons lui demandent – et il dit nul ne peut prétendre avoir le Foi s’il nuit à son voisinage. Or le voisinage de nos jours dans ce village planétaire où le G20 se réunit en Argentine ce week-end tient des actes politiques nuisibles comme le meurtre de Kashoggi, le massacre de Yémen, l’escalade entre Ukraine et Russie, la guerre commerciale entre USA et China, les dictatures Africaines et leur soutien impérialistes, le Brexit, les mouvements sociaux d’Europe.




Il nous faut apprendre du Prophète et de ses fidèles lieutenants comme Abou Bakr, qui avait l’habitude de venir porter main à une vielle Médinoise, remplir son jar d’eau, traire les brebis et balayer la cour. Même investi comme Chef de l’Etat, il a continué à le faire sans gêne et avec le même dévouement. C’est cela la noblesse, voilà pourquoi il reste dans le cœur des croyants pour cette noblesse légendaire. L’Imam de s’interroger d’ailleurs dans sa conclusion – comment l’Islam a pénétré les peuples d’Asie Orientale et les peuples d’Afrique si ce n’est pas la démonstration de la noblesse de caractère, qui a fini de vaincre les tabous sociaux et les impasses sociétales. Aucune guerre n’a été menée, aucun discours de propagande n’a prospéré et l’Indonésie est aujourd’hui à plus de 100 millions de croyants…




Voilà qui reste à méditer ajoute l’Imam dans un contexte où les leaders religieux usent de propagande pour leur secte ou leur camp. Ne nous trompons pas à répéter mécaniquement les gestes religieux dans la forme, si le fonds ne résonne pas dans la noblesse. Allah est le Plus Noble, et pour accéder à ses périmètres, nul doute qu’il faut porter des habits nobles…des habits intérieurs bien sûr, les vrais habits, les meilleurs habits (V26, S7),





Best Zyars



Al Amin


Par Al Amine Kebe
Lundi 3 Décembre 2018

Cet Article a été lu plus de 77 fois





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Telechargez l'application Mobile Asfiyahi pour plus de navigabilité ABONNEZ-VOUS À NOTRE NOUVELLE CHAINE YOUTUBE HD


Dans la même rubrique :